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Retard entrepreneurial du Québec : Que peut-on faire?

Le Québec fait mauvaise figure par rapport au reste du Canada, en ce qui a trait à l’entrepreneuriat. L’indice entrepreneurial, calculé par la fondation de l’entrepreneuriship, indique qu’au Qubébec, 33,6% des 35 ans et moins on l’intention de se lancer en affaire, contre 47,2% dans le reste du Canada (Fondation de l’entrepreneurship, 2014). Or, comment changer cette tendance? Certaines villes du monde, et même quelques localités québécoises, se démarquent par leur audace, et par ce désir d’avoir une forte culture entrepreneuriale. Ainsi, il est intéressant de se pencher sur ces initiatives, afin de possiblement calquer ces modèles de réussite sur le Québec, ou du moins, s’en inspirer.

Singapour, un pays d’un peu plus de cinq millions d’habitants (Larousse, s.d.), se distingue par le fait qu’elle met en place un réseau important de mentorat pour soutenir ses membres. Des mentors, qui sont formés dans des universités, apprennent à aider de jeunes entrepreneurs, et les motivant et en posant des questions (Morin, 2013). Selon la Banque Mondiale, et son indice Doing Buisness, qui classe les pays selon la facilité à faire des affaires, c’est Singapour qui occupe le premier rang (Banque mondiale, 2014). Ainsi, cette approche de mentorat semble être porteuse de succès.

La ville de Singapour est un exemple de dynamisme entrepreneurial  Source :http://pixabay.com/p-255116/?no_redirect
La ville de Singapour est un exemple de dynamisme entrepreneurial
Source :http://pixabay.com/p-255116/?no_redirect

Selon Rina Marchand, l’experte interrogée dans le cadre de cette recherche, Lotbinière et Shawinigan sont des exemples de localités ayant une forte culture entrepreneuriale. Lotbinière met en place des outils pour favoriser la culture entrepreneuriale dès le jeune âge. Elle incite ainsi les classes à développer des projets à saveur entrepreneuriale. Cette expérience est certainement enrichissante puisqu’elle accroît la confiance, l’estime de soi, la motivation scolaire, la connaissance de soi et elle éveille les qualités entrepreneuriales des jeunes. Ainisi, les étudiants sont formés très tôt sur les concepts fondamentaux des entreprises (Rollin, Daigle, Lemay, 2011). À Shawinigan, selon Rina Marchand, toutes les instances travaillent en collaboration pour créer une forte culture d’entrepreneurs.


Comme le montre la vidéo ci-dessus, Lobtbinière est très active pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes. En effet, elle met en place des initiatives pour créer un premier contact dès l’école primaire.

Le Québec prône davantage des idéologies d’interventionnisme. Or, cela se traduit par des taux d’imposition particulièrement élevés. Évidemment, de tels taux d’imposition peuvent décourager des entrepreneurs à bâtir des entreprises au Québec puisque le reste du Canada offre des taux beaucoup plus intéressants. Un taux d’imposition plus élevé décourage la croissance des entreprises. De plus, certains projets sont abandonnés, faute d’une trop lourde fiscalité (Petkantchin, 2005). En contrepartie, le Québec est particulièrement généreux au niveau des subventions. En effet, sur les 287 milliards accordées en subvention au Canada de 1980 à 2009, 40% provenaient du Québec. Prônant l’interventionnisme, le gouvernement intervient dans les mécanismes économiques. Or, il semble avoir un consensus chez les économistes en ce qui a trait aux subventions. Elles sont perçues comme un « malinvestissemnt », qui favorise artificiellement des secteurs. En effet, en intervenant, le gouvernement contrevient aux lois du libre marché. En effet, un gouvernement qui accorde une subvention à une entreprise l’avantage certainement par rapport à ses concurrents. De plus, si le gouvernement subventionne un secteur en particulier, il oriente artificiellement le choix des consommateurs vers ce secteur (Elgrably, 2006). Ainsi, les subventions sont mal perçues par les économistes. D’ailleurs, le Président du Conseil du patronat du Québec, M. Yves-Thomas Dorval soutient que l’on pourrait amputer les subventions de 50 à 75% au Québec, et il affirme que cela n’aurait aucun impact (ARGENT, 2010).

Ainsi, lorsqu’on se questionne par rapport aux solutions pour pallier au retard entrepreneurial, plusieurs solutions sont envisageables. Lorsque nous avons questionné Rina Marchand, la directrice principale, Développement des contenus et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship, celle-ci était catégorique : le jumelage entre de jeunes entrepreneurs et des entrepreneurs expérimentés permet de créer une culture entrepreneuriale. En effet, selon elle, l’accompagnement et la création de solides réseaux de contacts sont essentiels. C’est ce que Singapour a concrétisé. Le projet d’éveil entrepreneurial peut certainement être une piste à examiner pour créer cet éveil. Finalement, l’avis des économistes semble être clair : le gouvernement devrait réexaminer son approche. Pour favoriser l’entrepreneuriat, des subventions moins généreuses et des impôts plus bas pourraient favoriser la création d’entreprises.

Maxime Gauvin

Médiagraphie

Articles

ARGENT, « Le Québec, champion des subventions aux entreprises », Argent, 15 mars 2010, [En ligne], http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/le-quebec-champion-des-subventions-aux-entreprises-15032010 (Page consultée le 19 avril 2015)

MORIN, Marie-Claude. « Comment le Brésil et Singapour innovent pour stimuler l’entrepreneuriat », Les affaires, 12 janvier 2013, [En ligne], http://www.lesaffaires.com/archives/generale/comment-le-bresil-et-singapour-innovent-pour-stimuler-l-entrepreneuriat/553003 (Page consultée le 20 mars 2015)

BANQUE MONDIALE, « Classement des économies », Banque mondiale, [En ligne], http://francais.doingbusiness.org/rankings (Page consultée le 19 mars 2015)

Documents

ELGRABLY, Nathalie. Les subventions aux entreprises sont-elles efficaces ?, [En ligne], 2006, http://www.iedm.org/files/juin06_fr.pdf (Page consultée le 21 avril 2015)

FONDATION DE L’ENTREPREUNEURSHIP. Indice entrepreneurial québécois 2014, [En ligne], 2014, http://www.entrepreneurship.qc.ca/sites/default/files/docs/analyses/IEQ_CDP_2014_RapportComplet_11x8-5_VF-9.pdf (Page consultée le 20 mars 2015)

PETKANTCHIN, Valentin. Les obstacles à l’entrepreneuriat au Québec, [En ligne], 2005,  http://www.iedm.org/files/dec05_fr.pdf (Page consultée le 20 mars 2015)

ROLLIN, Joanie, et al. Entreprendre ici à l’école, [En ligne], 2011, http://www.vivreenlotbiniere.com/upload/vivre/editor/asset/EIL/EIL_ecole_web2.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Ouvrage de référence

« Singapour », Larousse, [En ligne], http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Singapour/144420 (Page consultée le 20 avril 2015)

L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Depuis l’avènement des moyens de diffusion d’information, par les vedettes du grand écran ou de la chanson, nous avons assisté au développement d’une culture populaire. Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. D’ailleurs, le Québec est la seule province du Canada possédant seulement le français comme langue officielle. Sur les 35 540, 4 milliers d’habitants au Canada, seulement 8 214,7 milliers sont québécois (Statistique Canada, www.statcan.qc.ca/tables-tableux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htmL). Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

 

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

La consommation et l’offre culturelle en français

Tout d’abord, l’offre culturelle du Québec consiste de pièces de théâtres comme Albertine en cinq temps, de spectacles d’humoristes tels que Louis-José Houde ou Rachid Badouri, de films comme Incendie et de musique comme les chansons de Céline Dion. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a pour mandat d’encourager et de soutenir « l’implantation et le développement des entreprises culturelles, y compris les médias, dans toutes les régions du Québec. » (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/15). Elle offre plusieurs outils pour encourager la culture québécoise dans les domaines du cinéma et la production télévisuelle, la musique et les variétés, les livres et l’édition spécialisée et les métiers d’art et les arts visuels, tels que l’aide à l’exportation, l’aide financière, le financement et des mesures fiscales. Tout spécifiquement pour la musique, elle offre de l’aide à l’exportation, de l’aide financière, du financement, des mesures fiscales. L’aide à l’exportation consiste en un soutien de «la diffusion des œuvres à l’international et le développement des marchés étrangers pour les entreprises culturelles. » Dans le cadre de l’aide financière, elle se manifeste sous forme de subvention. Pour l’aide financière, «La SODEC offre aux entreprises culturelles québécoises les services d’une banque d’affaires. Ces services comprennent le prêt à terme, le crédit renouvelable, la garantie de prêt et le financement intérimaire du crédit d’impôt et, exceptionnellement, elle investit au projet et en capital-actions.  »  Finalement, les mesures fiscales sont des crédits d’impôt que peuvent réclamer les entreprises (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/programme/route/musique). Les entreprises culturelles québécoises peuvent bénéficier des services qu’offre la SODEC s’ils adhèrent à plusieurs politiques, dont leurs politiques linguistiques. Selon la règlementation, il faut produire des œuvres en français pour pouvoir accéder aux outils de la SODEC(http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/19 ). Nous regarderons si elle réussit à atteindre ses objectifs culturels et économiques. Même si la (SODEC) met en place des politiques culturelles pour aider l’offre de la chanson en français au Québec, l’offre et la consommation ne sont pas très élevées. Comme nous le verrons plus loin, la popularité de la musique québécoise n’est pas très élevée ni au Canada, ni à l’échelle mondiale. Pour commencer, nous pouvons constater que la chanson québécoise est enfermée par les frontières de la province à cause de la langue française. Ceci se fait sentir particulièrement par le manque de statistiques sur l’écoute de la musique québécoise dans les autres pays. Céline Dion est un des rares exemples de chanteurs québécois ayant percé le marché mondial en ayant des contrats de représentation à Las Vegas aux États-Unis (http://www.celinedion.com/ca-fr/events ). Ceci étant dit elle chante beaucoup de ses chansons en anglais. Par exemple, son nouvel album, « Loved Me Back To Life», est un album complètement en anglais.

 

Une part de marché trop réduite

La part de marché québécoise est à la baisse. En 2013, la part de marché de la musique québécoise, du CD et  des enregistrements numérique était de 38 %. Elle est en baisse par rapport à l’année précédente où elle était de 42 % (Radio-Canada avec La Presse Canadienne, 2013). À Québec, en 2010, 62 % des représentations payantes en chanson étaient de langue française, par contre, seulement 47 % de l’auditoire total a assisté à ces représentations. Plus inquiétant encore, à Montréal, seulement 24 % de l’auditoire a assisté à des représentations en français.  De plus, en 2011, de tous les albums vendus au Québec, seulement 34 % étaient en français et 61 % étaient en anglais (http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/avis206/a206.pdf ). Ceci vient appuyer l’hypothèse que les politiques culturelles sont insuffisantes dans le domaine la musique, puisqu’un des buts de la SODEC est de réussir à faire augmenter l’offre et la consommation des produits culturelle.  (Voir figure 1 et figure 2) La figure 1 et la figure 2 sont des graphiques édifiés par l’observatoire de la culture et des communications, et cet organisme est une autre source qui témoigne de l’offre et de la vente culturelles du Québec en français, à la baisse.

La figure suivante présente la part de marche des produits en français parmi les ventes d’enregistrements audio au Québec de 2009 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 1

figure1

La figure suivante présente la répartition des ventes d’albums québécois selon la langue, au Québec, de 2004 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 2

figure2

En observant la première figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’enregistrements audio en français au Québec entre 2012 et 2013. De plus, même si les ventes ont remonté entre 2010 et 2012 respectivement à 40,2 % et 33.5 %, elles n’ont jamais atteint l’apogée de 2009 soit 40,3 % pour les supports physiques et 37,7 %. Même si la différence est minime, la tendance à la baisse s’est confirmée en 2013 lorsque les ventes se sont stabilisées respectivement à 37,4 % et à 29,8 %. Ceci laisse présager une baisse encore plus accrue pour les années à suivre. En regardant la deuxième figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’albums québécois en français au Québec entre 2004 et 2013. En effet, entre 2004 et 2013 les ventes en français sont passées de 83,6 % à 72,5 %, soit une diminution  11.1 %. De plus, contrairement à la vente d’albums en français, la vente en anglais est à la hausse entre 2004 et 2013. Effectivement,  entre 2004 et 2013 les ventes en anglais sont passées de 12,3 % à 24,0 %, soit une augmentation de presque le double (11,7 %) de ce qu’elle était en 2004. Ceci laisse entendre  qu’elle sera probablement à la hausse dans les années à suivre. Ceci étant dit, il faut noter que ces graphiques ont été érigés avec un échantillon dont tous les âges sont confondus. On peut penser que chez les jeunes de la génération Y, la baisse de la consommation culturelle en français ou la hausse de la consommation en anglais au Québec pourrait être beaucoup plus accrue. Voici un lien pour un article sur l’interprétation d’un sondage sur la culture.

 

Une nuisance plus qu’autre chose

De plus, les conditions de la SODEC ruinent parfois les chances de groupes musicaux ou de chanteurs québécois de se faire considérer. Dans le cadre de la 11e semaine, j’ai eu l’opportunité d’assister  à une conférence sur les jeux vidéo. Selon Louis-René Auclair, CBO chefs des marques chez Hibernum Creations, sa compagnie n’engage pas de groupes ou de chanteurs musicaux, car la SODEC impose une redevance du profit que réalise leur produit final. Pour ne pas devoir payer cette redevance, Hibernun Creations, décide plutôt de payer une indépendante de musique (Auclair, 2015). Ceci n’est pas le seul exemple du tort que peut causer la SODEC. En effet, de nombreux groupes de musique comme Arcade fire, optent de ne pas accéder à ces outils puisqu’ils veulent avoir du succès mondial. Nous pouvons donc conclure que cette politique nuit clairement aux artistes québécois.

 

En vue de nos constats, nous pouvons affirmer que les mécanismes qu’utilise la SODEC sont insuffisants. Leurs réglementations restrictives nuisent parfois au choix d’un artiste qu’elle soutient. De plus, beaucoup de statistiques sur l’offre et la vente culturelle du Québec en français, vues précédemment, montrent une baisse dans l’offre et la production. Toutefois, il serait impossible de dire que la SODEC n’a aucun effet sur personne. Elle réussit quand même à soutenir certains filmographes dans le domaine du cinéma comme Xavier Dolan et elle réussit à soutenir des festivals de musique comme Francouvertes qui permet à des chanteurs et groupes émergents de se produire. Quand nous y pensons un peu, nous pouvons déduire que la SODEC ne devrait même pas exister, parce que la valorisation du français devrait être quelque chose qui se fait dans les ménages québécois et même de façon individuelle. Nous devrions vouloir garder notre langue, mais avec l’avènement de la culture populaire, la standardisation de la culture se fait sentir et conséquemment les gens optent pour l’apprentissage d’une langue qui leur ouvrira le plus de portes dans le futur. Pour contrer ceci, la SODEC pourrait envisager un relâchement de ses règlementations en imposant quand même un certain pourcentage de l’album à être fait en français, mais laisser un certain pourcentage en anglais. En faisant ceci, la SODEC pourrait attirer plus de groupes ou de chanteurs connus, et conséquemment elle améliorerait sa diffusion mondiale de la culture québécoise.

 

 

 

Interpretation du sondage sur la langue fraçaise

Interprétation du sondage

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

Au cours de la 11e semaine mes coéquipier et moi avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple.

 

Question 1 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

Tableau 1 : Répartition des répondants selon la langue parlée le plus souvent à la maison  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 21 70.0%  
Anglais 6 20.0%  
Autre 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le tableau et la graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 21 élèves (70%), tandis que seulement 6 élèves (20%) parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

Question 2 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent avec vos amis?

 

Tableau 2 : Répartition des répondants selon la langue la plus souvent parlée avec leurs amis  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 19 63.3%  
Anglais 9 30.0%  
Autre 2 6.7%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 2, il est possible de remarquer que la langue le plus souvent utilisée avec les amis des répondants de notre sondage est le français avec 19 élèves (63.3%), tandis que l’anglais est la langue la plus souvent parlée avec les amis pour 9 élèves (30%). Ensuite, seulement 2 élèves (6.7%) parlent une langue autre que le français et l’anglais avec leurs amis. Il est possible de noter une petite baisse dans l’usage du français au profit de l’anglais. En effet, à la maison 21 élèves (70%) parlent le plus souvent le français et avec leurs amis 19 élèves (63.3%) le parlent.

 

Question 3 : À la maison, diriez-vous que vous écoutez la télévision/films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 3 : Répartition des répondants selon la langue d’émissions à la télévision et de films le plus souvent écoutés  
 
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 6 20.0%  
Surtout en anglais 23 76.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 3, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants regardent le plus souvent la télévisons et les films est l’anglais avec 23 élèves (76.7 %). Le français est en deuxième position avec 6 élèves (20 %). Et uniquement, 1 élève ne regarde la télé ou des films surtout dans les deux langues, soit le français et l’anglais. Nous pouvons donc constater une baisse majeure dans pour du français pour l’écoute au profit de l’anglais. En effet, seulement 20 % des répondants écoutent la télévision ou des films en français, tandis que 63.3% utilise plus souvent le français avec leurs amis.

 

 

Question 4 : Au cinéma, écoutez-vous des films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 4 : Répartition des répondants selon la langue d’écoute de films  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 24 80.0%  
Autre 1 3.3%  
Les deux 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 4, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent des films au cinéma est l’anglais avec 24 élèves (80%). En comparant les résultats du tableau et du graphique 3 et 4, on peut constater que le français baisse avec 2 élèves (6.7%) comparativement à 6 élèves (20 %) pour le visionnement des films et de télé vue précédemment. La catégorie « les deux » augmente d’est en deuxième position avec 6 élèves (20 %) et seulement 1 élève ne va voir des films dans une langue autre que le français et l’anglais. Cette baisse du français est d’autant plus importante, car les gens qui vont au cinéma pour voir des films payent pour les visionner, contrairement au gens qui les regardent à la maison qui ne font parfois que tomber sur quelque chose accidentellement. L’aspect du choix est très important, car les gens font un choix conscient de voir des films en anglais plutôt qu’en français.

 

Question 5 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 5 : Répartition des répondants selon la langue de chansons la plus souvent écoutée  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 25 83.3%  
Autre 2 6.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 5, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 25 élèves (83.3 %). Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 2 élèves (6.7 %). Nous pouvons donc constater une autre hausse pour l’anglais comparativement aux films visionnés au cinéma.

 

 

Question 7 : Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?
Pas important                     Important                 Très important

 

Tableau 7 : Répartition des répondants selon l’accord de l’importance à la préservation du français  
 
Importance Nombre Pourcentage  
Pas Important 9 30.0%  
Important 15 50.0%  
Très important 6 20.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 7, on peut constater que la langue seulement 6 élèves (20 %) accordent une très grade importance à la préservation du français. Ensuite, 15 élèves (50 %) y accordent importance. Malheureusement, 9 élèves (30 %) n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque.

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est second a la demande de l’anglais dans l’écoute de films et de chansons qui sont des moyens de diffusion de la culture populaire. De plus, nous pouvons affirmer que lors d’interactions sociales avec leurs amis, les répondants ont plus tendance à parler anglais que quand ils interagissent avec leurs familles a la maison. Ceci démontre que les jeunes essayent de se faire accepter par leur entourage en faisant l’usage d’une langue plus populaire mondialement. Finalement, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les ménismes de préservation sont inssufisants.

Retour sur le sondage sur la culture populaire

Retour sur le sondage sur la culture populaire

La culture populaire peut toucher beaucoup de gens en raisons de ces moyens de diffusions, tels que les chansons, les films, les réseaux sociaux, etc. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Ensuite, les réseaux sociaux, qui sont un moyen de diffusion de la culture populaire, occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate, qui se développe depuis au moins une décennie, et qu’amènent les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Finalement, la culture populaire joue un grand rôle dans la production industrielle de la culture (Morin, Encyclopædia Universalis). Les films hollywoodiens en sont un bon exemple. Est-il possible d’affirmer que le cinéma américain affecte les jeunes québécois ? Si oui c’est de quelle manière influence-t-il les jeunes québécois? L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

Sondage

Au cours de la 11e semaine nous avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple. Pour couvrir plus de terrain, nous avons divise notre sondage selon nos trois dimensions : la langue française (partie 1), les réseaux sociaux (partie 2) et le cinéma (partie 3).

 

Question 1 de la partie 1 : Quelles langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 70%, tandis que seulement 20% parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

 

Question 5 de la partie 1 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                        Surtout en anglais             Autre : __________

 

En prêtant attention au graphique 2, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 83.3 %. Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 6.7 %. Nous pouvons donc constater que l’anglais devient la langue la plus importante au niveau de l’écoute. De plus, il est à noter que du 70% des répondants qui parlent le français le plus souvent à la maison, il est inévitable que certains d’entre eux valorisent l’écoute de chansons en anglais.

 

 

 

Question 7 de la partie 1: Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?

 

En observant le graphique 3, on peut constater seulement 20 % des répondants accordent une très grande importance à la préservation du français. Ensuite, 50 % y accordent importance. Malheureusement, 30 % n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque. Cette constatation est intéressante quand on considère que 70% des répondants parlent français le plus souvent à la maison. Mais c’est lors de la remise en contexte que le constat devient frappant. En effet, le sondage a été réalisé dans un cegep francophone et 30% des répondants au sondage n’accordent aucune importance à la préservation de français.

 

 

Question 1 de la partie 2 : Combien d’heures par jour utilisez-vous Facebook, Twitter et Instagram au total?
Moins d’une heure             1h-2h             2h- 3h            3h-5h             5h et +

chart4

En observant le graphique 4, on peut constater la majorité des répondants (43.3 %) utilisent Facebook, Twitter et Instagram entre une et 2 heures par jour. Ensuite, 20% des répondants les utilisent de deux à trois heures par jour et un autre 20% les utilisent trois à cinq heures par jour. De plus, 10% des répondants utilisent ces medias sociaux plus de cinq heures par jour et une petite portion des répondants les utilisent moins d’une heure. Nous pouvons donc conclure que les jeunes québécois ne peuvent pas utiliser leur réseaux sociaux moins d’une heure par journée, car c’est le plus faible pourcentage d’utilisation. Si nous additionnons la tranche de 2h-3h et de 3h-5h, nous avons au total 40% des élèves interrogés qui utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour. Sur une journée de quatorze heures, considérant que nous n’en dormons que huit par nuit, c’est une assez grosse portion que de passer 2 à 5 heures par jour sur les réseaux sociaux. Les jeunes sont donc très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux.

Question 4 de la partie 2 : En général, vous sentez-vous sollicité(e) par les publicités diffusées sur les médias sociaux?

Jamais             Parfois             Souvent           Toujours

 chart5

 

 

 

 

 

 

 

 

En regardant le graphique 5, on peut remarquer que la plupart des répondants se sentent parfois interpellé par les publicités diffusées sur les medias sociaux. Par la suite, 36.7% se sentent souvent interpelle et 23.3% se sentent jamais interpelle. Ceci laisse entendre que les publicités qui ciblent une certaine clientèle réussissent plus souvent que pas à interpeller leur clientèle cible sur les réseaux sociaux. Ceci est causé par une certaine violation de la vie privée qui permet de cibler la clientèle voulue. De n’avoir que 23% des répondants qui ne se sentent jamais interpellé signifie que les reste des répondants, soit 77%, se sentent parfois ou souvent interpellés. Ceci signifie aussi que les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4, ce qui est très haut comme «taux de réussite». On peut donc possiblement en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. De plus, on pourrait ajouter que ceux qui ne se sentent pas interpellés voient quand même les publicités et y sont donc tout aussi exposé.

 

 

 

Quesiton 1 de la partie 3 : Quel type de films visionnez-vous?

Films hollywoodiens     Films indépendants   Films étrangers   Films québécois

 

En prêtant attention au graphique 6, nous pouvons voir que près des trois quarts (74%) des répondants disent visionner principalement des films Hollywoodiens, écrasant les autres catégories. Cela en dit long sur la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produits.

 

 

Question 4 de la partie 3 : Comment visionnez-vous des films?

Internet (Netflix,streaming)                   Cinéma                      Télévision

 

En regardant le graphique 7, nous pouvons noter que 64% de nos participants ont répondus qu’ils utilisent principalement l’Internet comme moyen de visionnement de films. C’est une proportion qui devance largement le cinéma (23%), et la télévision (13%) qui semble réellement être en voie d’extinction. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, c’est-à-dire que le film a été visionné sans avoir été loué ou acheté. Ce qui implique que certains répondants sont prêts à commettre des actes considéré comme étant des crimes punissables pour visionner des films.

 

 

Question 5 de la partie 3 : Qu’est-ce qui vous influence le plus pour choisir les films que vous visionnez?

Publicité                         Acteurs               Critiques                     Votre entourage

 

En observant le graphique 8, nous pouvons remarquer que 49% de nos répondants disent être principalement influencés par la publicité lorsqu’ils choisissent les films qu’ils veulent visionner. Le 51% restant est divisé de manière parfaitement égale pour les autres catégories, soit les acteurs, les critiques et l’entourage, tous ayant 17%.Ceci laisse entendre que pour la majorité des répondants, le marketing joue donc vraisemblablement un rôle important. Les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnellement fort qui pourrait expliquer leur popularité à la première question, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes.

 

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de la première partie du sondage de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est seconde à la demande de l’anglais dans l’écoute de chansons qui est un des moyens de diffusion de la culture populaire. Ensuite, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire, parmi d’autres facteurs, pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les mécanismes de préservation sont insuffisants. En ce qui concerne la deuxième partie du sondage, nous pouvons constater que 40% des répondants utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour, et donc les jeunes sont très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux. Ensuite, 77% des répondants se sentent parfois ou souvent interpellés par des publicités misent sur les réseaux sociaux. Conséquemment, les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4! On peut donc en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. Et ceux qui ne se sentent pas interpellés y sont tout de même exposé. Nous pouvons alors affirmer que les jeunes québécois sont influences par les publicités sur les réseaux sociaux. Finalement, la troisième partie soulève la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produit en raison de sa popularité d’écoute, soit 74%. Ensuite, 64% des participants utilisent principalement l’Internet pour visionner des films. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, ainsi certains répondants sont prêts à commettre des crimes punissables pour visionner des films. De De plus, la publicité entourant un film est le facteur dominant dans l’influence du choix d’un film avec 49% des votes des répondants. Donc, le marketing joue vraisemblablement un rôle important. En joignant ce constat au constat sur les films hollywoodiens nous pouvons déduire que les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnel qui pourrait expliquer leur popularité, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes. Il est donc possible d’affirmer que le cinéma américain peut être une des choses qui influencent le piratage de film qui se fait sur internet.

Les dangers d’une ressource vitale au Québec

tableau consommation eau
http://www.william.coop/ZoneInformations/Accueil/FicheArticles/30

La nature a fourni aux êtres vivants une ressource naturelle d’une valeur unique qui permet de maintenir la survie de tous. Malheureusement, l’humanité fait souvent surexploitation de cette ressource unique et nécessaire. Sur terre, l’eau douce est déjà très rare et le devient encore plus. Elle correspond seulement à 2,5% de l’eau sur terre et de cette petite quantité, le deux tiers est emprisonnée sous forme de glacier, donc nous devons prendre le reste dans les eaux souterraines ou les lacs et les rivières. (Consommation de l’eau à la maison, s.d.) Le Québec à lui seul possède 3% de l’eau douce renouvelable de la planète représentée par plus de 4500 rivières et un demi-million de lacs. L’eau potable étant très facilement accessible à la population du Québec en général, crée de mauvaises habitudes dans la société.

Effectivement, la surconsommation de l’eau potable et le gaspillage excessif qui empêche la conservation durable de cette ressource. (L’eau, ressource à protéger, à mettre en valeur, 2000) Chaque jour, nous consommons des quantités immenses chez nous, comme au travail comme si nous avions une ressource inépuisable. (Agostini, 2007) « À l’échelle mondiale, la consommation d’eau a augmenté deux fois plus vite que l’augmentation de la population. »(Surconsommation d’eau, s.d.) La disponibilité des ressources d’eau devient de plus en plus minime, mais ceci n’est pas vu comme l’un des problèmes les plus importants au Québec, puisque nous avons la chance d’avoir de grandes quantités d’eau sur notre territoire. En croyant que nous en avons bien assez pour longtemps, nous n’accordons aucune importance à notre utilisation de l’eau et ne pensons aucunement aux problèmes futurs que cela pourrait causer.  Au Québec, les habitants ont en leur possession énormément d’eau, dépassant même de huit fois la moyenne mondiale. (Surconsommation d’eau, s.d) Donc, nous serions les derniers à dire que nous avons un problème de pénurie d’eau. Par contre, si nous continuons à consommer autant d’eau, soit environ 424 litres par jour pour un québécois en faisant tout simplement des tâches quotidiennes comme le lavage, prendre sa douche, se brosser les dents, et cetera, plusieurs conséquences vont apparaîtres. (Guide CPE responsable, 2012) Une des premières sera l’assèchement des nappes phréatiques. Effectivement, celles-ci sont une des ressources d’eau les plus importantes pour près d’un quart des Canadiens correspondant à leur seule source d’eau potable de leur quotidien. Elle assure également l’approvisionnement pour l’agriculture et pour le côté industriel.05pollution copie.ashxLa contamination de ces eaux souterraines devient un problème même encore plus grand et urgent au Québec et un danger pour tous ceux qui l’utilisent. (Environnement Canada, 2013) Comme l’a mentionné Daphne Ferguson, dans notre entrevue que nous avons effectuée avec elle et Sidney Ribaux, ce serait là le problème le plus important au Québec, étant la pollution de l’eau. Elle mentionne dans l’entrevue que malgré que nous avons plusieurs solutions pour améliorer la qualité de l’eau, nous avons beaucoup de rattrapage à faire même par rapport aux autres villes du Canada. Nous avons plusieurs grandes villes au Québec qui n’ont pas nécessairement les bons systèmes pour traiter l’eau, alors nous, en tant qu’habitants, nous buvons l’eau que nous polluons. Elle mentionne bien sûr que l’eau est traitée, mais que cela n’enlève pas tous les polluants et surtout pas les nouveaux polluants comme les pesticides, les hormones, les médicaments, etc. Ceux-ci ont alors un grand impact sur notre écosystème et bientôt vont certainement avoir un impact sur notre propre santé. Pour terminer, elle conclut en mentionnant que lorsqu’on parle de l’eau, tout le monde pense tout d’abord à la pénurie, qui est un des enjeux importants dans le monde, mais qu’il faut réfléchir aussi et même principalement à la qualité qui est un des enjeux les plus importants au Québec .(Duchesne, 2015) « Des milliers de produits chimiques différents sont utilisés dans la fabrication des biens de consommation courants. Bien souvent, ces produits chimiques se retrouvent dans l’eau, puis rejetés dans l’environnement après que les eaux aient été traitées. En juillet 2001 le ministère de l’Environnement du Québec a publié́ une étude qui démontrait que les eaux usées traitées rejetées dans les cours d’eau demeuraient toxiques. Elles contenaient par exemple des pesticides, des déchets industriels, de l’arsenic, des métaux, des graisses, des diluants à peinture, de l’antigel, de l’huile à moteur, etc. » (Comité de recherche et de sensibilisation d’eau secours, 2006)Il y a aussi l’agriculture qui pollue beaucoup notre eau du Québec avec l’utilisation des fertilisants et les pesticides, très mauvais pour l’environnement. Effectivement, si aucune solution n’est mise de l’avant, cette pollution de l’eau aura un grand impact sur la santé de tous.

http://pixabay.com/fr/eaux-usées-l-eau-la-pollution-310853/
http://pixabay.com/fr/eaux-usées-l-eau-la-pollution-310853/

Plusieurs solutions sont mises de l’avant depuis plusieurs années pour régler ce problème de pollution. Par exemple, le code de gestions des pesticides qui a été mis en vigueur en avril 2006, interdisant l’utilisation de pesticides à moins de 3 mètres d’un cours d’eau. Celui-ci n’est pas très bien respecté dans le milieu agricole et menace quand même de beaucoup les cours d’eau.(Comité de recherche et de sensibilisation d’eau secours, 2006)  De plus, en 2001, le Règlement sur la qualité de l’eau potable est adopté, mais il a subi des modifications au fil des années. Ce Règlement vise surtout la santé publique, car il établit les normes de l’eau potable, le contrôle sur les réseaux de distribution et oblige la désinfection de l’eau provenant d’eaux de surface et souterraines.

Il est dans le devoir des citoyens du Québec de faire attention à ce qu’ils jettent dans l’eau et aux entreprises de trouver de nouveaux moyens de déverser leurs déchets. Les citoyens doivent également apprendre à gérer leur eau et à prendre tous les moyens possibles pour ne pas la gaspiller, car il est clair que l’homme dépend complètement de l’eau pour sa survie, mais aussi pour son bien-être et pour la réalisation de ses activités quotidiennes. Pour cela, d’innombrables solutions peuvent s’offrir à nous, que l’on peut faire à la maison pour réduire notre utilisation d’eau comme par exemple, prendre des douches plus rapides, récolter l’eau de pluie et l’utiliser pour arroser les plantes, garder de l’eau potable dans le réfrigérateur pour éviter le gaspillage d’eau qui coule du robinet,etc.

Comparaisons économie d'eau

 

 

 

 

 

 

Noémie Duchesne

27 avril 2015

 

Éditorial: la culture populaire et les pertes qu’elle entraine

Éditorial : Quels sont le ou les impacts de la culture populaire sur les jeunes de la génération Y du Québec?

De nos jours, la culture de masse est partout. Si vous pensiez qu’elle était jadis omniprésente dans la vie quotidienne, elle l’est maintenant plus que jamais. Que ce soit à travers les médias sociaux, la musique, le cinéma, la télévision et autres facettes de nos vies, la culture de masse s’infiltre et détériore nos perceptions, de manière à standardiser nos opinions (Morin, Encyclopædia Universalis). Le dictionnaire Larousse définit la culture de masse comme l’«[e]nsemble des comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel» (http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 )Dans une société occidentale où la consommation (pour ne pas dire la surconsommation) règne, il est difficile de passer une seule journée sans recevoir un lavage de cerveau à coups de publicités télévisuelles, radiophoniques, dans les rues du centre ville sur des affiches, des arrêts d’autobus et ainsi que sur les réseaux sociaux. Après tout, le consommateur moyen est exposé à près de 3000 publicités par jour en moyenne (Habilo Médias, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout)!

L’envahissement de la culture de masse pose problème notamment pour, comme dit ci-haut, la standardisation de nos points de vue (la tendance sans-gluten même pour ceux qui n’y sont pas allergiques), mais aussi pour la vie privée des individus (on a qu’à penser aux multiples démêlés de Facebook avec ses utilisateurs )et la culture propre à certaines populations moins importantes en nombre, par exemple la langue française au Québec. Comment une société comme le Québec, de 8 millions d’habitants (Statistiques Canada, 2014) et si proche géographiquement de cultures différentes, dont le Canada, comptant près de 35 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), et des États-Unis, comptant près de 320 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), peut-elle espérer survivre de manière à conserver et même promouvoir ses propres artistes, sa propre langue et ses propres créations, alors que les cultures nommés ci-haut exerce une pression constante sur la langue et les normes sociales de la Belle Province? De plus, on peut se questionner sur la profitabilité que recherchent les industries de la mode, du cinéma, de la technologie à l’avantage de consommateurs qui n’y voient que du feu, aveuglés à coup de campagnes de marketing agressives.

Selon Edgar Morin, cette production industrielle qu’amène la culture populaire ne vise que la rentabilité et la production maximale dans les journaux, les films, les émissions de radio et de télé. Pour se faire, la production se fait comme a la chaine de montage, et conséquemment l’aspect unique de la production artisanale disparait et la standardisation elle s’installe.

Ceci étant dit, nous ne devons pas nous décourager, nous pouvons contrer les effets de la culture populaire sur notre génération en faisant des efforts tant individuels qu’en société, que ce soit en décrochant de Facebook, ou même d’aller voir un film québécois de temps en temps.

 

Médiagraphie

Site

DICTIONNAIRE LAROUSSE, http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 (page consultée le 1 mars 2015)

HABILO MÉDIAS, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout (page consultée le 6 mai 2015)

CIA, The World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2119rank.html, (page consultée le 5 mai)

Article

MORIN, Edgar « CULTURE – Culture de masse  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2015. http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-culture-de-masse/

Publication gouvernementale

STATISTIQUE CANADA, population par année, par province et territoire (nombre), http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htm (page consultée le 14 mars)

Louis-Julien Dufresne

Alexia Jouve

Félix Dahmen

Entrepreneurs et économie : un duo indissociable

On dit que l’entrepreneuriat est à la base de la création de richesses. Dressons une légère analyse économique pour comprendre de façon plus concrète les effets d’une forte culture entrepreneuriale. Ainsi, nous serons en mesure de comprendre l’importance de entrepreneurriat.

Lorsque l’on jumèle l’indice de la facilité à faire des affaires, créé par le projet Doing Buisness de la Banque mondiale avec le PIB par habitant, un second indice certainement très pertinent qui est un indicateur de la richesse produite par personne dans un pays, nous obtenons des résultats plutôt intéressants. En effet, il semble y avoir une corrélation entre le PIB par habitant et l’indice de la Banque mondiale, car 5 des 10 pays ayant le plus haut PIB par habitant se retrouvent parmi les 10 économies où il est le plus facile de faire des affaires (Banque mondiale, 2013). De plus, en examinant les données sur le taux d’emploi, on peut affirmer que sur les 20 pays ayant le plus haut taux d’emploi, 13 se retrouvent des le palmarès des 20 économies où il est le plus facile de faire des affaires selon l’indice de la Banque mondiale. Ainsi, il semble y avoir une corrélation positive entre l’indice de la facilité à faire des faires, le PIB par habitant et le taux d’emploi.

Ainsi, l’entrepreneuriat est ainsi le moyen de créer une prospérité économique. Ainsi, lorsque l’on se questionne à savoir si le Québec génère suffisamment d’entrepreneurs, il serait intéressant d’examiner la situation économique du Québec. Le Québec, en ce qui a trait au PIB par habitant, est sous la moyenne de l’OCDE (différence de 6,5%), et également sous la moyenne de l’Union européenne (différence de 8%) (CIRANO, 2015).

Ainsi, il semble clair que le Québec accuse un certain retard sur les pays industrialisés. Encourager l’entrepreneuriat est certainement une façon de rattraper cet écart.

L’entrepreneuriat a, certes, de puissances vertus économiques. Or, recourir aux mécanismes du marché a certaines vertus sociales. En effet, comme le soulignait Rina Marchand de la Fondation de l’entrepreneurship, on voit l’émergence d’une nouvelle façon d’entreprendre : l’entrepreneuriat social. L’entrepreneuriat social crée des entreprises ayant principalement deux objectifs : faire des profits et changer le monde. Pour mieux comprendre le phénomène, on ne peut passer sous silence l’entreprise TOMS Shoes. Blake Mycoskie a fondé une entreprise avec l’idée que pour chaque paire de souliers vendue, TOMS Shoes en donnerait une à des gens dans le besoin. En 2006, TOMS vendait 10 000 paires. En 2010, soit 4 ans plus tard, l’entreprise avait remis un total d’un million de paires (Taylor, 2012). Au Québec, Catherine Rintoul, celle qui est à l’origine de la plateforme Provender, est l’une de ces entrepreneurs qui ont un impact social. Provender se veut comme étant le seul intermédiaire entre les vendeurs et les commerçants. Les intermédiaires étant ainsi limités à un seul, cela permet aux producteurs de faire des plus grosses marges et cela favorise ainsi la relève agricole (Bérard, 2015). L’entrepreneuriat social est donc une seconde façon d’entreprendre.

Blake Mycoskie, fondateur de TOMS Source : Sternberg, 2010,https://www.flickr.com/photos/revolute/5014619086/in/photostream/
Blake Mycoskie, fondateur de TOMS
Source : Sternberg, 2010,https://www.flickr.com/photos/revolute/5014619086/in/photostream/

Entreprendre crée de la richesse, et cela peut également, selon l’entrepreneur, créer un impact social. Le Québec aurait tout avantage a encourager l’entrepreneuriat chez les jeunes, pour créer une prospérité économique, et possiblement, changer le monde.

Vidéo réalisé par Investissement Québec pour attirer les entrepreneurs du monde entier. Cela montre que les entrepreneurs sont importants pour bâtir une économie solide et que le gouvernement est conscient que l’entrepreneuriat est un enjeu important.

 

 

Maxime Gauvin

 

Médiagraphie

Articles

BANQUE MONDIALE, « Classement des économies », Banque mondiale, [En ligne], http://francais.doingbusiness.org/rankings (Page consultée le 19 mars 2015)

BÉRARD, Diane. «Entrepreneuriat social, naissance de l’écosystème québécois», Les affaires, 21 mars 2015, [En ligne] http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/entreprendre/entrepreneuriat-social/577161 (Page consultée le 20 avril 2015)

CIRANO. « PIB et croissance économique », dans CIRANO, Le Québec économique, [En ligne], http://qe.cirano.qc.ca/theme/activite_economique/pib_et_croissance_economique

TAYLOR, Kate. « 6 Entrepreneurs Who Turned Service Into A Career », Forbes, 18 juin 2012, [En ligne], http://www.forbes.com/sites/katetaylor/2012/06/18/6-entrepreneurs-who-turned-service-into-a-career/ (Page consultée le 25 avril 2015)

Entretien avec Rina Marchand (Fondation de l’entrepreneurship) sur l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes

Afin de réaliser cet étude, nous avons fait appel à la directrice principale, contenu et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship afin qu’elle puisse donner sa vision de l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes.

La Fondation de l’entrepreneurship a pour mission de valoriser la culture entrepreneuriale et de stimuler l’entrepreneuriat au Québec.

L’experte interrogée a une expertise de pointe dans le domaine. Elle oeuvre à la Fondation depuis 2008, où elle a d’ailleurs occupée le poste de directrice des communication et mise en marché. Notons également qu’elle dispose d’impose d’un diplôme du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en entrepreneuriat.

Nous avons d’abord questionné notre experte sur les différences entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Il semble que partout à travers le monde, il y ait une prépondérance d’hommes qui sont en affaires. Or, elle a toutefois souligné que lorsque qu’on questionne les hommes et les femmes sur leurs intentions d’entreprendre, on remarque que, chez les femmes, il y a une plus forte proportion de ceux qui avait l’intention d’entreprendre qui passent à l’action, contrairement à leurs comparses masculins. Un second constat que Rina Marchad a tenu à souligner que les femmes entreprennent plus par « nécessité » que par opportunité. Comme le mentionne Marchand, « Plutôt que de dire “j’ai une bonne idée d’affaires”, souvent elles vont se lancer parce qu’elles n’ont pas le choix pour sécuriser leurs revenus ». Ainsi, à l’instar des hommes, elles ont parfois moins une vision de croissance.

Au Québec, on assiste à un essor de l’entrepreneuriat féminin. Selon Mme Marchand, cela est attribuable é l’émergence de groupe de soutient pour les femmes. De plus, des études montrent que cet essor est également en lien avec les mentalités des nouvelles générations d’entrepreneurs, à savoir la génération C (nés entre 1984 et 1996). Cette génération semble voir moins de risques et se lance ainsi plus facilement en affaires.

Nous nous devions de questionner la directrice par rapport à la suffisance des mesures d’encouragement mises en place par le gouvernement québécois. Mme Marchand a tenu a tous doivent mettre des efforts en soulignant au passage que même les dirigeants des petites localités doivent encourager l’entrepreneuriat. Or, elle a tout de même mentionnée le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, une initiative qui relève directement du Premier Ministre, et qui semble avoir favorisé un bon nombre d’activités entrepreneuriales. Selon elle, la clé pour favoriser l’entrepreneuriat est l’accompagnement.

Il semble toutefois qu’il y ait moins de mesures qui cible directement les femmes et que certains efforts seraient ‘il y a eu des efforts de faits pour que les femmes aillent dans tous les métiers possibles, mais ont dirais que quand vient le temps de parler d’entrepreneuriat il y a peut-être certains efforts qui sont à mettre ».

Le Québec accuse un retard entrepreneurial par rapport au reste du Canada. Selon elle, la langue pourrait être une barrière, mais il semble que cela soit une question de culture. En effet, les Québécois sont, certes, très créatifs, mais il apparaît qu’ils ont peur du risque. Cependant, comme le mentionnant Mme Marchand, les nouvelles générations sont prêtes à risquer davantage. On remarque toutefois que cette génération C semble davantage exister pour réaliser une passion que pour remplir un besoin, et selon Rina Marchand, il s’agit là du danger chez cette nouvelle génération.

Finalement, elle nous fait des exemples à suivre. Au Québec, Shawinigan et Lotbinière ont su dynamiser l’entrepreneuriat. Au niveau mondial, Singapour, malgré sa petite taille, a mis en place un système remarquable où les entrepreneurs sont encadrés par d’importants réseaux. Lyon, en France, a une forte culture entrepreneuriale puisque les universités en font une promotion active et on y tient dans cette ville le World Entrepreneurship Forum.

Le hockey maintenant, il n’y a plus un jeune qui n’ait pas une paire de patins dans les pieds en naissant. On va les accompagner, on va les amener aux pee-wee, les bantam etc., mais pourquoi ça ne serait pas comme ça en entrepreneuriat ? Pourquoi on ne serait pas aussi heureux d’accompagner nos jeunes là-dedans?

Au Québec, les médias semblent accorder de plus en pus d’importance aux entrepreneurs et il semble naître un certain vedettariat. Heureusement, il y a un vent de changement, mais il est plus « timide » chez les femmes.

Maxime Gauvin

Adriane Paquin-Côté

Comment se porte la santé entrepreneuriale au Québec?

Il est plutôt évident que l’entrepreneuriat est ce qui crée la richesse. En effet, l’entrepreneuriat est à la base du dynamisme économique. Ce sont les entrepreneurs, qui par leurs inventivités, font prospérer les nations. Ainsi, la santé entrepreneuriale est particulièrement importante. De plus, il faut certainement ajouter que la population est vieillissante. Il s’agit donc d’un enjeu particulièrement important pour la pérennité de la culture entrepreneuriale. En effet, on estime que d’ici 2031, alors que 20% de la population aura moins de 30 ans, c’est 26% qui auront plus de 65 ans (Institut de la statistique du Québec, 2013).

Au Québec on remarque que de nombreuses initiatives ont été mises en branle. Notons l’instauration du parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux de l’école de Hautes Études commerciales de Montréal qui ne vise rien de moins que de « créer » de nouveaux entrepreneurs (HEC, s.d.).  On ne eut également pas passer sous silence l’école entrepreneurship de Beauce, fondée en 2010, est une institution qui a acquis un certain auprès auprès de la communauté entrepreneuriale. L’école, fondée par des entrepreneurs, offre différents programmes aux dirigeants pour leur permettre une progression optimale (École d’entrepreneurship de Beauce, s.d.).

L’école d’entrepreneurship de Beauce.  Source : Enseigne EEB, 2011, http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Enseigne_EEB.JPG

Ainsi, il ne fait nul doute que des actions sont mises en place pour dynamiser l’entrepreneuriat. Toutefois, qu’en est-il de la santé entrepreneuriale du Québec? Le Québec est-il un exemple à suivre, ou est-ce que la province devrait en faire davantage?

Pour répondre à cela, il est pertinent de d’abord comparer le Canada au reste du monde. La Banque mondiale propose un indice composite particulièrement intéressant, appelé l’indicateur de la facilité à faire des affaires. L’indice est composé dix sous-indices, tels que l’indice de création d’entreprises, l’indice de paiement des taxes et impôts ou celui du règlement de l’insolvabilité. Alors que Singapour, la République administrative spéciale de Hong Kong et la Nouvelle-Zélande se classent parmi les trois économies en tête, le Canada se classe en 16e position. Le Canada arrive toutefois en 2e position dans la catégorie de la création d’entreprises (procédures, délais) (Banque mondiale, 2014).

Qu’en est-il de la position du Québec? En 2002, le Québec se classait en dernier rang en ce qui a trait à la liberté économique. L’indice entrepreneurial de la fondation de l’entrepreneurship est un outil ayant acquis une solide réputation. Le plus récent indice entrepreneurial, à savoir l’indice de 2014, nous indique qu’au Québec c’est 33,6% des jeunes (moins de 35 ans) qui ont l’intention d’entreprendre comparativement à 47,2% dans le reste du Canada. Or, on remarque toutefois une nette augmentation, car en 2013, 25,0% des Québécois des moins de 35 ans avaient des intentions entrepreneuriales (Fondation de l’entrepreneurship, 2014).

Toutefois, une récente étude sur la situation entrepreneuriale québécoise réalisée dans le cadre du Global Entrepreneurship Monitor révèle parmi tous les pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni), c’est au Canada où l’entrepreneuriat est le plus valorisé. De plus, 79,1% des Québécois considèrent que l’entrepreneuriat est un bon choix de carrière, contre 50,5% dans le reste du Canada (Duhamel, 2015).

Nous pouvons ainsi conclure que le Canada valorise l’entrepreneuriat. Toutefois, le Canada semble être une région où des améliorations pourraient être nécessaires pour améliorer la facilité à faire des affaires. En ce qui a trait au Québec, il semble y avoir un certain retard par rapport au reste du Canada, en ce qui a trait aux intentions entrepreneuriales. Force est du constater qu’il y a eu une très forte progression durant la dernière année. En effet, cette remarquablement progression de plus de 8% est signe que l’entrepreneuriat chez les jeunes semble être de plus en plus présent.

Maxime Gauvin

Médiagraphie

Articles

BANQUE MONDIALE, « Classement des économies », Banque mondiale, [En ligne], http://francais.doingbusiness.org/rankings (Page consultée le 19 mars 2015)

DUHAMEL, Pierre, « Le Québec, un champion mondial de l’entrepreneuriat », L’Actualité, [En ligne], http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/le-quebec-un-champion-mondial-de-lentrepreneuriat/ (Page consultée le 27 avril 2015)

HEC MONTRÉAL, «Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux Attestation d’excellence», dans HEC MONTRÉAL., B.A.A., [En ligne], http://www.hec.ca/etudiant_actuel/mon_programme/baa/perm/ (Page consultée le 22 avril 2015)

Document

FONDATION DE L’ENTREPREUNEURSHIP. Indice entrepreneurial québécois 2014, [En ligne], 2014, http://www.entrepreneurship.qc.ca/sites/default/files/docs/analyses/IEQ_CDP_2014_RapportComplet_11x8-5_VF-9.pdf (Page consultée le 20 mars 2015)

Publication gouvernementale

QUÉBEC, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC, Le bilan démographique du Québec, Québec, Institut de la statistique du Québec, 2013, p.15.

L’entrepreneuriat féminin des années 1960 aux années 2000 : un phénomène récent

Au Québec, c’est à partir des années 1960 que les conditions deviennent plus avantageuses pour le développement de l’entrepreneuriat féminin. Elles intègrent le marché du travail, elles participent au mouvement féministe et elles s’instruisent de plus en plus. On assiste à de grands changements dans le but d’atteindre l’égalité des sexes, mais surtout, à la naissance du phénomène récent qu’est l’entrepreneuriat féminin québécois.

Source: www.chefdentreprise.com
Source: www.chefdentreprise.com
De meilleures conditions pour devenir entrepreneure

 

Les premiers grands changements permettant réellement la naissance de l’entrepreneuriat chez les femmes sont surtout de nature juridique. Le mouvement féministe étant devenu un groupe de pression (Dumont et Toupin, 2003), son influence se fait sentir au niveau législatif. En 1964, le Code Civil québécois est modifié, accordant de nouveaux droits civils aux femmes. On reconnait la capacité juridique de la femme mariée, ce qui lui permet de ne plus être considérée comme une mineure devant la loi (Noël, s.d.).

Cette reconnaissance permet à la femme mariée d’acquérir l’autonomie et la reconnaissance nécessaires à son développement entrepreneurial. Désormais, elle pourra administrer des affaires, ce qui lui était autrefois interdit. Avant les années 1960, toute activité entrepreneuriale de la femme n’était pas reconnue puisque  « le travail des épouses au chapitre de la gestion des entreprises familiales n’a longtemps été perçu que comme le prolongement de leurs responsabilités familiales, un phénomène de collaboration naturelle avec leur conjoint » (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000, p. 9).  Avec l’acquisition du droit de contracter un prêt à la banque, au milieu des années 1960, et avec l’acquisition du droit de signer un contrat d’hypothèque en 1973, les femmes mariées sont dans une meilleure position pour se lancer en affaires (Femmessor, 2011).

L’un des changements les plus importants demeure cependant l’adoption de la Charte des droits et des libertés de la personne par le gouvernement du Québec en 1975, ainsi que celle de la Charte canadienne des droits et libertés en 1982. Ces chartes garantissent l’égalité entre les sexes. La charte québécoise, tout particulièrement, « interdit toute forme de discrimination, dont la discrimination en emploi et introduit le principe du « salaire égal pour un travail équivalent » » (Descarries, 2006).  Cette reconnaissance officielle par l’État de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes montre qu’elles sont aussi capables que les hommes à devenir entrepreneures.

L’entrepreneuriat intéresse les femmes

 

Les femmes ont commencé à particulièrement montrer de l’intérêt pour l’entrepreneuriat au début des années 1970, alors qu’elles intégraient massivement le marché du travail et commençaient à toucher à un salaire qui leur profiterait individuellement (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000).

L’arrivée des femmes entrepreneures modifie la littérature scientifique concernant l’entrepreneuriat dans les années 1980. On cesse de ne considérer exclusivement l’homme d’affaires et on définit la femme entrepreneure pour l’inclure dans les recherches. D’un point de vue scientifique, on assiste à la reconnaissance de l’entrepreneuriat féminin. (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000). L’entrepreneure est définit comme « la femme qui, seule ou avec un ou des partenaires, a fondé, acheté ou accepté en héritage une entreprise, qui assume les risques et responsabilités financières, administratives et sociales et qui participe quotidiennement à sa gestion courante. » (Lavoie, 1988, p.3).

L’émergence actuelle de l’entrepreneuriat féminin

 

Le phénomène qu’est l’entrepreneuriat féminin n’a cessé de croître depuis sa naissance. Les femmes étudient de plus en plus en gestion et en administration. Pourtant, les hommes occupent toujours majoritairement les postes de gestion et sont plus nombreux à se lancer en affaires (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000).

Selon Rina Marchand, directrice principale, contenu et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship, dans les dernières années, c’est-à-dire depuis le  début du 21ème siècle, on assiste à une émergence de l’entrepreneuriat chez les femmes grâce à la création de plusieurs groupes de soutien et de réseaux de femmes d’affaires, comme Femmessor. De plus, les générations Y et C aiment davantage prendre des risques, ce qui devrait augmenter le nombre de jeunes femmes entrepreneures dans les prochaines années.

Source: www.cclevis.com
Source: www.cclevis.com
L’entrepreneuriat d’aujourd’hui et sa visibilité médiatique

 

On voit de plus en plus de médias parler de femmes entrepreneures et de leurs entreprises. Cela est un signe annonciateur du vent de changement dans la société par rapport à l’entrepreneuriat féminin. Rina Marchand confirme l’importance de cette visibilité médiatique : « Il y a quelques années, on ne les aurait pas vu à la télé ces femmes-là donc, oui, je pense qu’il y a un vent de changement. Je pense aussi que les médias portent plus attention à ça, on entend de plus en plus parler d’histoires à succès».

Danièle Henkel, influente femme d'affaire et ange investisseur dans l'émission "Dans l'oeil du dragon". Source: servicesfrancais.radio-canada.ca
Danièle Henkel, influente femme d’affaire et ange investisseur dans l’émission « Dans l’oeil du dragon ». Source: servicesfrancais.radio-canada.ca

Parmi les modèles d’entrepreneuriat chez les femmes, on peut compter Danièle Henkel, entrepreneure et ange investisseur à l’émission « Dans l’œil du dragon ». Sa présence comme unique femme du panel de juges lui permet d’inspirer plusieurs Québécoises qui aimeraient se lancer en affaires. Geneviève Everell est une autre entrepreneure québécoise inspirante à la visibilité médiatique grandissante. Son entreprise Sushis à la maison emploie une majorité de femmes, et valorise grandement le travail de ses dernières.

Geneviève Everell, propriétaire de Sushi à la maison et entrepreneure à grande visibilité médiatique. Source: www.journallehavre.ca
Geneviève Everell, propriétaire de Sushi à la maison et entrepreneure à grande visibilité médiatique. Source: www.journallehavre.ca

Rina Marchand souligne qu’il est aussi qu’il n’y a pas que les succès médiatisés des entrepreneures qui sont bénéfiques. Elle se réjouit de voir que certaines parlent aussi de leurs moins bons coups : « La bonne nouvelle aussi c’est qu’on entend de plus en plus les entrepreneurs nous parler de leurs échecs. C’est tout aussi important pour apprendre, on apprend autant de nos erreurs que de nos réussites ».

En conclusion, depuis les années 1960, l’entrepreneuriat chez les femmes a beaucoup évolué. Nous assistons actuellement à la croissance du mouvement entrepreneurial féminin dans la province, ce qui est même visible dans les médias. Il appartient aux femmes des jeunes générations d’assurer la relève entrepreneuriale féminine.

Adriane Paquin-Côté

Médiagraphie

Document

FEMMESSOR. Mémoire des FEMMESSOR | L’entrepreneuriat féminin comme stratégie pour l’égalité, [En ligne], 2011, www.assnat.qc.ca/Media/Process.aspx?MediaId=ANQ.Vigie…025m_femmessor.pdf (page consultée le 22 février 2015)

Livre

DUMONT, Micheline et Lise TOUPIN, La pensée féministe au Québec. Anthologie (1900-1985), Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2003, 750

LINTEAU, Paul-André, René DUROCHER et Jean-Claude ROBERT. « La situation des femmes » dans, Histoire du Québec contemporain, De la Confédération à la crise (1867-1929), Tome 1, Montréal, Les éditions du Boréal, 1989, pp.245-254, 587-598, 609-621.

 Publication gouvernementale

QUÉBEC, Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Portrait statistique des femmes entrepreneures,  [En ligne], 2000, http://www.economie.gouv.qc.ca/pageSingleCFile/bibliotheques/etudes-analyses/analyses-sur-lentrepreneuriat-et-les-pme/portrait-statistique-des-femmes-entrepreneures/?tx_igfileimagectypes_pi1%5Buid%5D=1265&tx_igfileimagectypes_pi1%5BdlImage%5D=1&tx_igfileimagectypes_pi1%5Bindex%5D=0 (Page consultée le 21 février 2015)

Sites internet

DESCARRIES, Francine, Chronologie de l’histoire des femmes au Québec et rappel d’événements marquants à travers le monde, [En ligne], 2006, www.unites.uqam.ca/arir/pdf/chronologieNouvelleVersionJuin2007.pdf (page consultée le 16 février 2015)

NOËL, Mathieu, « Le féminisme québécois », dans MUSÉE McCORD: NOTRE MONDE, NOS HISTOIRES, [En ligne],www.mccord-museum.qc.ca/scripts/explore.php?Lang=2&elementid=104__true&tableid=11&tablename=theme&contentlong (Page consultée le 16 février 2015)