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Tous les jeunes sont propices à être décrocheur: Êtes-vous à risque?

http://actualites.sympatico.ca/nouvelles/blogue/non-nos-enfants-ne-risquent-pas-de-mourir-sous-un-tsunami-de-livres
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La période de l’adolescence est souvent difficile pour la majorité des jeunes, plus précisément, le secondaire. Tous les jeunes ont dit un jour : Je ne veux plus aller à l’école. L’école peut être difficile de plusieurs manières. La scolarisation donne un bon impact sur la qualité de vie en société. Cela contribue à transmettre aux individus des savoirs, savoir-faire et savoir-être qui en feront des citoyens à part entière, des êtres responsables, engagés dans leur communauté, pleinement intégrés à leur société, capables de s’adapter aux changements et d’apprendre à apprendre. (Ouellet, 1994). Alors, il est important de parler du décrochage scolaire, car elle présente une menace pour notre société. Il y a plusieurs facteurs ou causes qui font qu’un jeune étudiant décide de quitter le secondaire avant l’obtention de son diplôme, malgré la loi sur l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 16ans. Y a-t-il un type de décrocheur? Quel jeune est à risque de décrocher?

 

Tout d’abord, il est important de préciser qu’il n’y a pas un portrait spécifique d’un décrocheur. Les étudiants sont tous à risque. Il faut reconnaitre que les décrocheurs ne sont pas tous identiques et qu’ils n’ont pas tous les mêmes besoins. (Houle, 2011). Cependant, il est possible de faire ressortir les principales caractéristiques d’un décrocheur. L’école est comme «une image écornée d’eux-mêmes insupportable, un rejet total» (Broucaret, 2012). Au cours de plusieurs recherches, il y a quatre sortes de type décrocheurs : le discret, l’inadapté, le désengagé et le sous-performant. Allons examiner, de plus près, chacun des types de décrocheurs.

 

Selon cette étude, 40% des décrocheurs sont discrets, cela signifie que tout se passe bien à l’école sauf son rendement scolaire. Les décrocheurs semblaient plus susceptibles d’avoir eu des difficultés dans des cours obligatoires (Rolland, 1994). Ils ont des notes faibles. Dans le sondage, passé à des élèves du secondaire, a révélé que les deux élèves qui ont avoué avoir déjà pensé à décrocher ont une moyenne à l’école entre 60%-70% ce qui est à la limite de l’échec. La course à la réussite amène à une rupture totale avec l’école (Broucaret, 2012). Il peut y avoir comme résultat sur l’enfant, un bulle au ventre à chaque fois qu’il met un pied à l’école, il ne voudra plus y aller pour ne pas se faire noté et comparé aux autres élèves et il aura une moins bonne estime de lui. De plus, il n’aura plus de motivation à persévérer si ses notes ne s’améliorent pas malgré ses efforts et l’enfant pourrait développer une phobie de l’école. Les notes peuvent représenter pour le jeune le réflex de son intelligent. En effet, cela peut avoir une répercussion sur la perception de lui-même ainsi qu’une baisse de sa capacité à performer. Il se sentira décourager.

 

En plus, il y a 40% des décrocheurs qui sont inadaptés, c’est-à-dire qu’ils ont souvent des échecs scolaires, problèmes de comportements, délinquants et vivent dans une situation familiale difficile. Il accumule les échecs dans la plupart des cours, car il ne porte pas attention en classe ce qui amène à des problèmes de comportements. Ce type de décrocheur s’absente souvent de la classe, accumule les retards, les retint et cela l’amène à ne plus se présenter en classe. Alors, il devient un délinquant ainsi qu’a commencé à consommer de la drogue. La consommation peut être une solution pour pouvoir s’évader de la réalité. Dans certains cas, la consommation d’alcool et de drogues constitue pour le jeune une stratégie d’évitement ou de fuite des responsabilités scolaires, dont le choix de carrière (Soyons Compères). Enfin, si le jeune n’a aucun support familial cela peut affecter sa réussite scolaire. Dans le sondage passé aux étudiants de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII, il y a une fille qui a avoué n’avoir aucun aide familial et cette même jeune a dit qu’elle a des problèmes avec la direction de son école (absence, retenue, suspension).

 

De plus, les décrocheurs désengagés (10% des décrocheurs) sont ceux qu’ils ont des notes moyennes, mais qu’ils n’ont aucun intérêt pour l’école ou ne participe à aucune activité parascolaire. Selon leurs propres perceptions des choses, les jeunes seraient en quelque sorte incités à s’éloigner progressivement de l’école, car celle-ci, par les rigidités de sa structure et de son fonctionnement, ne saurait répondre adéquatement à leurs besoins et leurs attentes (Rolland, 1994). Le désengagement qu’il éprouve envers l’école peut se refléter dans leurs notes, ce qui fait qu’ils ne performent pas de façon exceptionnelle. Selon les résultats de notre sondage, la moitié des élèves ont révélé que leur motivation, qui les pousse à persévérer à l’école est leur programme de concentration musique. Les décrocheurs étaient moins susceptibles que les autres de participer aux activités sportives, artistiques, théâtrales ou à des leçons de musique ou de faire partie de clubs à l’extérieur de l’école (Statistique Canada, 2008). Alors, il est important pour l’élève de s’engager de quelconque façon, que ce soit de faire du sport ou d’être dans un programme spécialisé, cela peut devenir une source de motivation à vouloir persévérer à l’école et ne jamais n’abandonne seulement pour la simple raison de faire ce qu’il aime pour quelques instants dans sa journée.

 

Finalement, les décrocheurs sous-performant (soit 10%) ont des troubles d’apprentissages, désengagements envers l’école, ainsi que l’accumulation d’échecs. Les élèves avec des troubles d’apprentissages ont souvent de mauvais résultats, car ils n’apprennent pas aussi vite qu’un personne qui n’en a pas. Ainsi, l’étudiant perd toute confiance en lui, il se répète constamment qu’il n’est pas capable, que ça ne sert à rien de continuer ou de me forcer, car cela n’amène nulle part (désengagement). Ce qui amène à la structure de l’école. Pour rejoindre le plus d’élèves, il faudrait offrir davantage de stratégies d’apprentissage, dans certains cas des horaires plus flexibles et remettre en valeur les cours pratiques professionnels (Hardy, 1994). Les écoles font leur part dans la réussite des élèves en difficultés. Ces écoles définies comme efficaces font usage de stratégies de gestion novatrices, d’un bon système d’encadrement ainsi que d’un système de reconnaissance axé sur le renforcement plutôt que sur la punition (Robertson et Collerette, 2005).

 

En somme, que ce soit des difficultés d’apprentissage, un désengagement, des mauvaises notes, tous peut les amener à abandonner. Il y a plusieurs types de décrocheurs. Il n’y en a pas un qui est plus propice que l’autre, car on parle ici des problèmes du jeune avec des facteurs familiaux et de l’école. Une cause où plusieurs font que l’étudiant abandonne. Il n’y a pas un qui est plus important que l’autre, cela peut dépendre des priorités de l’élève. Tous les étudiants sont à risque. Êtes-vous à risque?

 

Médiagraphie

COLLERETTE, Pierre et ROBERTSON, Andrée. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

HARDY, Jean-Yves. « Le décrochage scolaire au secondaire : phénomène complexe», Québec français, [En ligne], no 95, 1994, p. 71-74, dans Érudit (Page consultée le 17 février 2015)

OUELLET, Rolland. « Le décrochage scolaire : perspective générale », Éducation et francophonie, [En ligne], vol 22, Avril 1994, p. 4-11, dans Repères (Page consultée le 17 février 2015)

« Les premiers indicateurs du risque de décrochage au secondaire», dans Questions d’éducation, Statistique Canada, [En ligne], http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2004006/7781-fra.htm (Page consultée le 18 mars 2015)

« Les déterminants de la persévérance scolaire », dans Le décrochage, Soyons Compères, [En ligne], http://www.soyonscomperes.com/decrochage/les-determinants-de-la-perseverance-scolaire (Page consultée le 18 mars 2015)

 

Lorena Fraser-Del Carpio

Portrait: Adriane Paquin-Côté

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Source: Adriane Paquin-Côté

Bonjour,

Je m’appelle Adriane. Je suis étudiante dans le profil administration du programme des sciences humaines du Cégep Gérald-Godin.

On me qualifie souvent d’étudiante travaillante, déterminée, polyvalente et minutieuse.  Je suis une personne aux multiples intérêts et je valorise grandement le développement de la culture générale chez l’individu.

Dans le cadre de mon cours de Démarche d’intégration des acquis des sciences humaines, j’ai décidé d’aborder une cause qui me tient à cœur: L’entrepreneuriat chez les femmes au Québec.

Afin de vous familiarisez avec le sujet, je vous propose de jeter un coup d’oeil à cet article rédigé par un organisme d’aide aux femmes entrepreneures, Femmessor. Vous pourrez y trouver des informations sur quelques caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin ainsi que sur l’organisme Femmessor-Montérégie.

Voici également une entrevue donnée par Gérald Fillion pour RDI (Radio Canada). L’invitée de cette émission, Jocelyne Munger, est la cofondatrice et directrice générale de Mon projet d’affaires, le premier organisme québécois ayant pour mission de développer l’entrepreneuriat féminin en offrant aux femmes une approche de « coaching d’affaires ».

J’espère que, tout comme moi, vous prendrez plaisir à découvrir l’entrepreneuriat féminin québécois. C’est un enjeu important dans notre société et vous n’avez pas fini d’en entendre parler.