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Entretien avec Rina Marchand (Fondation de l’entrepreneurship) sur l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes

Afin de réaliser cet étude, nous avons fait appel à la directrice principale, contenu et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship afin qu’elle puisse donner sa vision de l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes.

La Fondation de l’entrepreneurship a pour mission de valoriser la culture entrepreneuriale et de stimuler l’entrepreneuriat au Québec.

L’experte interrogée a une expertise de pointe dans le domaine. Elle oeuvre à la Fondation depuis 2008, où elle a d’ailleurs occupée le poste de directrice des communication et mise en marché. Notons également qu’elle dispose d’impose d’un diplôme du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en entrepreneuriat.

Nous avons d’abord questionné notre experte sur les différences entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Il semble que partout à travers le monde, il y ait une prépondérance d’hommes qui sont en affaires. Or, elle a toutefois souligné que lorsque qu’on questionne les hommes et les femmes sur leurs intentions d’entreprendre, on remarque que, chez les femmes, il y a une plus forte proportion de ceux qui avait l’intention d’entreprendre qui passent à l’action, contrairement à leurs comparses masculins. Un second constat que Rina Marchad a tenu à souligner que les femmes entreprennent plus par « nécessité » que par opportunité. Comme le mentionne Marchand, « Plutôt que de dire “j’ai une bonne idée d’affaires”, souvent elles vont se lancer parce qu’elles n’ont pas le choix pour sécuriser leurs revenus ». Ainsi, à l’instar des hommes, elles ont parfois moins une vision de croissance.

Au Québec, on assiste à un essor de l’entrepreneuriat féminin. Selon Mme Marchand, cela est attribuable é l’émergence de groupe de soutient pour les femmes. De plus, des études montrent que cet essor est également en lien avec les mentalités des nouvelles générations d’entrepreneurs, à savoir la génération C (nés entre 1984 et 1996). Cette génération semble voir moins de risques et se lance ainsi plus facilement en affaires.

Nous nous devions de questionner la directrice par rapport à la suffisance des mesures d’encouragement mises en place par le gouvernement québécois. Mme Marchand a tenu a tous doivent mettre des efforts en soulignant au passage que même les dirigeants des petites localités doivent encourager l’entrepreneuriat. Or, elle a tout de même mentionnée le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, une initiative qui relève directement du Premier Ministre, et qui semble avoir favorisé un bon nombre d’activités entrepreneuriales. Selon elle, la clé pour favoriser l’entrepreneuriat est l’accompagnement.

Il semble toutefois qu’il y ait moins de mesures qui cible directement les femmes et que certains efforts seraient ‘il y a eu des efforts de faits pour que les femmes aillent dans tous les métiers possibles, mais ont dirais que quand vient le temps de parler d’entrepreneuriat il y a peut-être certains efforts qui sont à mettre ».

Le Québec accuse un retard entrepreneurial par rapport au reste du Canada. Selon elle, la langue pourrait être une barrière, mais il semble que cela soit une question de culture. En effet, les Québécois sont, certes, très créatifs, mais il apparaît qu’ils ont peur du risque. Cependant, comme le mentionnant Mme Marchand, les nouvelles générations sont prêtes à risquer davantage. On remarque toutefois que cette génération C semble davantage exister pour réaliser une passion que pour remplir un besoin, et selon Rina Marchand, il s’agit là du danger chez cette nouvelle génération.

Finalement, elle nous fait des exemples à suivre. Au Québec, Shawinigan et Lotbinière ont su dynamiser l’entrepreneuriat. Au niveau mondial, Singapour, malgré sa petite taille, a mis en place un système remarquable où les entrepreneurs sont encadrés par d’importants réseaux. Lyon, en France, a une forte culture entrepreneuriale puisque les universités en font une promotion active et on y tient dans cette ville le World Entrepreneurship Forum.

Le hockey maintenant, il n’y a plus un jeune qui n’ait pas une paire de patins dans les pieds en naissant. On va les accompagner, on va les amener aux pee-wee, les bantam etc., mais pourquoi ça ne serait pas comme ça en entrepreneuriat ? Pourquoi on ne serait pas aussi heureux d’accompagner nos jeunes là-dedans?

Au Québec, les médias semblent accorder de plus en pus d’importance aux entrepreneurs et il semble naître un certain vedettariat. Heureusement, il y a un vent de changement, mais il est plus « timide » chez les femmes.

Maxime Gauvin

Adriane Paquin-Côté

L’entrepreneuriat féminin des années 1960 aux années 2000 : un phénomène récent

Au Québec, c’est à partir des années 1960 que les conditions deviennent plus avantageuses pour le développement de l’entrepreneuriat féminin. Elles intègrent le marché du travail, elles participent au mouvement féministe et elles s’instruisent de plus en plus. On assiste à de grands changements dans le but d’atteindre l’égalité des sexes, mais surtout, à la naissance du phénomène récent qu’est l’entrepreneuriat féminin québécois.

Source: www.chefdentreprise.com
Source: www.chefdentreprise.com
De meilleures conditions pour devenir entrepreneure

 

Les premiers grands changements permettant réellement la naissance de l’entrepreneuriat chez les femmes sont surtout de nature juridique. Le mouvement féministe étant devenu un groupe de pression (Dumont et Toupin, 2003), son influence se fait sentir au niveau législatif. En 1964, le Code Civil québécois est modifié, accordant de nouveaux droits civils aux femmes. On reconnait la capacité juridique de la femme mariée, ce qui lui permet de ne plus être considérée comme une mineure devant la loi (Noël, s.d.).

Cette reconnaissance permet à la femme mariée d’acquérir l’autonomie et la reconnaissance nécessaires à son développement entrepreneurial. Désormais, elle pourra administrer des affaires, ce qui lui était autrefois interdit. Avant les années 1960, toute activité entrepreneuriale de la femme n’était pas reconnue puisque  « le travail des épouses au chapitre de la gestion des entreprises familiales n’a longtemps été perçu que comme le prolongement de leurs responsabilités familiales, un phénomène de collaboration naturelle avec leur conjoint » (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000, p. 9).  Avec l’acquisition du droit de contracter un prêt à la banque, au milieu des années 1960, et avec l’acquisition du droit de signer un contrat d’hypothèque en 1973, les femmes mariées sont dans une meilleure position pour se lancer en affaires (Femmessor, 2011).

L’un des changements les plus importants demeure cependant l’adoption de la Charte des droits et des libertés de la personne par le gouvernement du Québec en 1975, ainsi que celle de la Charte canadienne des droits et libertés en 1982. Ces chartes garantissent l’égalité entre les sexes. La charte québécoise, tout particulièrement, « interdit toute forme de discrimination, dont la discrimination en emploi et introduit le principe du « salaire égal pour un travail équivalent » » (Descarries, 2006).  Cette reconnaissance officielle par l’État de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes montre qu’elles sont aussi capables que les hommes à devenir entrepreneures.

L’entrepreneuriat intéresse les femmes

 

Les femmes ont commencé à particulièrement montrer de l’intérêt pour l’entrepreneuriat au début des années 1970, alors qu’elles intégraient massivement le marché du travail et commençaient à toucher à un salaire qui leur profiterait individuellement (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000).

L’arrivée des femmes entrepreneures modifie la littérature scientifique concernant l’entrepreneuriat dans les années 1980. On cesse de ne considérer exclusivement l’homme d’affaires et on définit la femme entrepreneure pour l’inclure dans les recherches. D’un point de vue scientifique, on assiste à la reconnaissance de l’entrepreneuriat féminin. (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000). L’entrepreneure est définit comme « la femme qui, seule ou avec un ou des partenaires, a fondé, acheté ou accepté en héritage une entreprise, qui assume les risques et responsabilités financières, administratives et sociales et qui participe quotidiennement à sa gestion courante. » (Lavoie, 1988, p.3).

L’émergence actuelle de l’entrepreneuriat féminin

 

Le phénomène qu’est l’entrepreneuriat féminin n’a cessé de croître depuis sa naissance. Les femmes étudient de plus en plus en gestion et en administration. Pourtant, les hommes occupent toujours majoritairement les postes de gestion et sont plus nombreux à se lancer en affaires (Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, 2000).

Selon Rina Marchand, directrice principale, contenu et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship, dans les dernières années, c’est-à-dire depuis le  début du 21ème siècle, on assiste à une émergence de l’entrepreneuriat chez les femmes grâce à la création de plusieurs groupes de soutien et de réseaux de femmes d’affaires, comme Femmessor. De plus, les générations Y et C aiment davantage prendre des risques, ce qui devrait augmenter le nombre de jeunes femmes entrepreneures dans les prochaines années.

Source: www.cclevis.com
Source: www.cclevis.com
L’entrepreneuriat d’aujourd’hui et sa visibilité médiatique

 

On voit de plus en plus de médias parler de femmes entrepreneures et de leurs entreprises. Cela est un signe annonciateur du vent de changement dans la société par rapport à l’entrepreneuriat féminin. Rina Marchand confirme l’importance de cette visibilité médiatique : « Il y a quelques années, on ne les aurait pas vu à la télé ces femmes-là donc, oui, je pense qu’il y a un vent de changement. Je pense aussi que les médias portent plus attention à ça, on entend de plus en plus parler d’histoires à succès».

Danièle Henkel, influente femme d'affaire et ange investisseur dans l'émission "Dans l'oeil du dragon". Source: servicesfrancais.radio-canada.ca
Danièle Henkel, influente femme d’affaire et ange investisseur dans l’émission « Dans l’oeil du dragon ». Source: servicesfrancais.radio-canada.ca

Parmi les modèles d’entrepreneuriat chez les femmes, on peut compter Danièle Henkel, entrepreneure et ange investisseur à l’émission « Dans l’œil du dragon ». Sa présence comme unique femme du panel de juges lui permet d’inspirer plusieurs Québécoises qui aimeraient se lancer en affaires. Geneviève Everell est une autre entrepreneure québécoise inspirante à la visibilité médiatique grandissante. Son entreprise Sushis à la maison emploie une majorité de femmes, et valorise grandement le travail de ses dernières.

Geneviève Everell, propriétaire de Sushi à la maison et entrepreneure à grande visibilité médiatique. Source: www.journallehavre.ca
Geneviève Everell, propriétaire de Sushi à la maison et entrepreneure à grande visibilité médiatique. Source: www.journallehavre.ca

Rina Marchand souligne qu’il est aussi qu’il n’y a pas que les succès médiatisés des entrepreneures qui sont bénéfiques. Elle se réjouit de voir que certaines parlent aussi de leurs moins bons coups : « La bonne nouvelle aussi c’est qu’on entend de plus en plus les entrepreneurs nous parler de leurs échecs. C’est tout aussi important pour apprendre, on apprend autant de nos erreurs que de nos réussites ».

En conclusion, depuis les années 1960, l’entrepreneuriat chez les femmes a beaucoup évolué. Nous assistons actuellement à la croissance du mouvement entrepreneurial féminin dans la province, ce qui est même visible dans les médias. Il appartient aux femmes des jeunes générations d’assurer la relève entrepreneuriale féminine.

Adriane Paquin-Côté

Médiagraphie

Document

FEMMESSOR. Mémoire des FEMMESSOR | L’entrepreneuriat féminin comme stratégie pour l’égalité, [En ligne], 2011, www.assnat.qc.ca/Media/Process.aspx?MediaId=ANQ.Vigie…025m_femmessor.pdf (page consultée le 22 février 2015)

Livre

DUMONT, Micheline et Lise TOUPIN, La pensée féministe au Québec. Anthologie (1900-1985), Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2003, 750

LINTEAU, Paul-André, René DUROCHER et Jean-Claude ROBERT. « La situation des femmes » dans, Histoire du Québec contemporain, De la Confédération à la crise (1867-1929), Tome 1, Montréal, Les éditions du Boréal, 1989, pp.245-254, 587-598, 609-621.

 Publication gouvernementale

QUÉBEC, Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Portrait statistique des femmes entrepreneures,  [En ligne], 2000, http://www.economie.gouv.qc.ca/pageSingleCFile/bibliotheques/etudes-analyses/analyses-sur-lentrepreneuriat-et-les-pme/portrait-statistique-des-femmes-entrepreneures/?tx_igfileimagectypes_pi1%5Buid%5D=1265&tx_igfileimagectypes_pi1%5BdlImage%5D=1&tx_igfileimagectypes_pi1%5Bindex%5D=0 (Page consultée le 21 février 2015)

Sites internet

DESCARRIES, Francine, Chronologie de l’histoire des femmes au Québec et rappel d’événements marquants à travers le monde, [En ligne], 2006, www.unites.uqam.ca/arir/pdf/chronologieNouvelleVersionJuin2007.pdf (page consultée le 16 février 2015)

NOËL, Mathieu, « Le féminisme québécois », dans MUSÉE McCORD: NOTRE MONDE, NOS HISTOIRES, [En ligne],www.mccord-museum.qc.ca/scripts/explore.php?Lang=2&elementid=104__true&tableid=11&tablename=theme&contentlong (Page consultée le 16 février 2015)

L’égalité des sexes sur le marché du travail: première étape à l’entrepreneuriat féminin

Au début du 20ème siècle, les Québécoises ne sont pas prêtes à devenir entrepreneures. Elles intègrent à peine le marché du travail pour assurer la subsistance de leur famille, et ce, dans des conditions considérablement inférieures à celles des hommes. On assiste à la naissance d’une idéologie qui marquera le sort des femmes dans les prochaines décennies : le féminisme. En luttant pour notamment le droit de vote, l’accès à l’enseignement supérieur et l’égalité sur le marché du travail, les femmes ont franchis la première étape à l’entrepreneuriat féminin.

L’arrivée de la femme sur le marché du travail

 

Vers la fin du 19ème siècle, les femmes font leur entrée sur le marché du travail pour faire vivre leurs enfants. Or, à l’époque, on considère que la place de la femme est à la maison, à justement élever ses enfants. Elle doit donc jouer son rôle de mère de famille en plus de tenter de gagner assez d’argent pour aider son mari à nourrir et loger la famille.

Les opportunités de travail les plus courantes sont dans le secteur manufacturier au Québec. Les femmes peuvent notamment y travailler en tant qu’ouvrières dans les industries du textile, du caoutchouc, du vêtement, du tabac et de la chaussure. À Montréal, la main d’œuvre industrielle féminine occupe une place importante. On estime qu’« elles représentent environ 30% des effectifs du secteur manufacturier» (Linteau, Durocher et Robert, 1989, p. 248).

L’autre secteur d’emploi accessible aux femmes est le travail domestique, malgré que ses conditions soient plus difficiles que dans les manufactures. Certaines femmes peuvent aussi occuper certains emplois autrefois réservés exclusivement aux religieuses comme les métiers d’infirmière ou d’institutrice. Cependant, ces emplois sont encore occupés majoritairement par les religieuses, puisque la religion monopolise les domaines de la santé et de l’éducation. Finalement, quelques femmes ont la chance de travailler dans des bureaux ou des commerces, mais en raison de a valorisation de ces carrières, ce sont des postes davantage comblés par des hommes. (Linteau, Durocher et Robert, 1989)

Les injustices salariales et professionnelles

 

Malgré que les femmes aient réussi à se tailler une place dans le marché du travail, surtout lors de la Première Guerre mondiale et lors de la Seconde Guerre mondiale, leurs conditions demeurent inférieures à celles des hommes. Les travailleuses sont concentrées dans les secteurs les moins payés. Leurs salaires sont considérablement plus bas que ceux de leurs homologues masculins, correspondant même à la moitié de ceux-ci dans le secteur manufacturier. (Linteau, Durocher et Robert, 1989)

 

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Source: Musée McCord. Fait par Aislin (alias Terry Mosher)

 

De plus, les femmes n’ont pas accès à de nombreuses professions bien payées, puisque ces dernières exigent des études supérieures. La lutte pour l’accessibilité à l’enseignement supérieur dans les universités québécoises débute dans les milieux anglophones vers la fin du 19ème siècle afin que les femmes aient l’opportunité d’obtenir d’autres spécialités que celle offerte par l’école normale. Ces revendications porteront leurs fruits au niveau des études, mais tarderont à offrir aux femmes une véritable place au niveau professionnel. Ce ne sera qu’en 1930 que les femmes auront le droit de pratiquer la médecine et la comptabilité. (Linteau, Durocher et Robert, 1989)

Des conditions essentielles à la naissance de l’entrepreneuriat féminin

 

Le féminisme a contribué à l’établissement de conditions essentielles à la naissance de l’entrepreneuriat féminin. L’entrée des femmes sur le marché du travail est véritablement le premier pas vers l’émergence de l’entrepreneuriat chez les femmes. Elle est à la base de l’autonomie financière, critère incontournable chez l’entrepreneure. Le travail rémunéré passe du statut de nécessité pour certaines femmes responsables du bien-être familial, au statut de droit, offrant liberté et indépendance aux travailleuses (Dumont et Toupin, 2003).

En lien avec cette arrivée sur le marché du travail, on peut considérer les revendications féministes en termes de conditions de travail et de salaire comme deuxième condition favorisant l’entrepreneuriat féminin. Elles permettent notamment, en 1919, qu’une loi sur le salaire minimum des femmes soit votée par le gouvernement (Linteau, Durocher et Robert, 1989). De meilleures conditions de travail permettent aux travailleuses de s’épanouir en acquérant de l’expérience, des connaissances, des savoirs faires et des savoirs êtres transférables dans la création d’entreprise.

Les revendications juridiques en matière de droit de vote et de statut juridique de la femme forment également une troisième condition essentielle à la naissance de l’entrepreneuriat. La femme mariée ne peut rien administrer et est soumise à l’autorisation de son mari pour de nombreuses actions politiques, sociales et financières importantes. Elle ne peut même pas disposer d’un compte bancaire personnel, droit qui sera acquis beaucoup plus tard (Linteau, Durocher et Robert, 1989). L’obtention du droit de vote en 1940 permettra aux Québécoises de faire partie des décisions de l’État en votant pour ceux qui représenteront le mieux leurs intérêts économiques et sociaux. Les femmes acquièrent un pouvoir d’influence et une légitimité sociale, des caractéristiques importantes pour devenir entrepreneures.

La dernière condition favorisant l’émergence de l’entrepreneuriat féminin est la création d’associations de femmes. De nouvelles associations de nature politique, économique, professionnelle et éducative permettent aux femmes de faire valoir leurs revendications, notamment en termes d’égalité professionnelle (Dumont et Toupin, 2003). Elles leur permettent aussi de partager leurs expériences, comme dans les réseaux d’entrepreneures d’aujourd’hui. Le partage et l’entraide amenés par ces associations sont essentiels à l’entrepreneuriat féminin.

L’égalité des sexes sur le marché du travail est-elle atteinte aujourd’hui?

 

Malgré ce que l’on pourrait croire, l’égalité des sexes sur le marché du travail n’est pas totalement atteinte aujourd’hui. Il existe encore des inégalités salariales, bien que les écarts soient considérablement moins élevés que ceux auxquels les femmes ont dû faire face au début du 20ème siècle. Il existe aussi d’autres inégalités au niveau social qui ont un impact sur l’avancement professionnel des Québécoises. (Conseil du statut de la femme, 2013)

Afin de mieux comprendre en quoi l’égalité n’est pas encore atteinte, voici une vidéo du Conseil du statut de la femme :

En conclusion, lorsque nous aurons véritablement atteint l’égalité des sexes, grâce au féminisme notamment, cela aura un impact considérable sur l’entrepreneuriat féminin. Les réalités des hommes et des femmes entrepreneurs deviendront plus similaires et ces conditions pourront véritablement favoriser le développement de l’entrepreneuriat au Québec.

Adriane Paquin-Côté

Médiagraphie

Livre

DUMONT, Micheline et Lise TOUPIN, La pensée féministe au Québec. Anthologie (1900-1985), Montréal, Les éditions du remue-ménage, 2003, 750 p.

LINTEAU, Paul-André, René DUROCHER et Jean-Claude ROBERT. « La situation des femmes » dans, Histoire du Québec contemporain, De la Confédération à la crise (1867-1929), Tome 1, Montréal, Les éditions du Boréal, 1989, pp.245-254, 587-598, 609-621.

Portrait: Adriane Paquin-Côté

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Source: Adriane Paquin-Côté

Bonjour,

Je m’appelle Adriane. Je suis étudiante dans le profil administration du programme des sciences humaines du Cégep Gérald-Godin.

On me qualifie souvent d’étudiante travaillante, déterminée, polyvalente et minutieuse.  Je suis une personne aux multiples intérêts et je valorise grandement le développement de la culture générale chez l’individu.

Dans le cadre de mon cours de Démarche d’intégration des acquis des sciences humaines, j’ai décidé d’aborder une cause qui me tient à cœur: L’entrepreneuriat chez les femmes au Québec.

Afin de vous familiarisez avec le sujet, je vous propose de jeter un coup d’oeil à cet article rédigé par un organisme d’aide aux femmes entrepreneures, Femmessor. Vous pourrez y trouver des informations sur quelques caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin ainsi que sur l’organisme Femmessor-Montérégie.

Voici également une entrevue donnée par Gérald Fillion pour RDI (Radio Canada). L’invitée de cette émission, Jocelyne Munger, est la cofondatrice et directrice générale de Mon projet d’affaires, le premier organisme québécois ayant pour mission de développer l’entrepreneuriat féminin en offrant aux femmes une approche de « coaching d’affaires ».

J’espère que, tout comme moi, vous prendrez plaisir à découvrir l’entrepreneuriat féminin québécois. C’est un enjeu important dans notre société et vous n’avez pas fini d’en entendre parler.