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L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Depuis l’avènement des moyens de diffusion d’information, par les vedettes du grand écran ou de la chanson, nous avons assisté au développement d’une culture populaire. Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. D’ailleurs, le Québec est la seule province du Canada possédant seulement le français comme langue officielle. Sur les 35 540, 4 milliers d’habitants au Canada, seulement 8 214,7 milliers sont québécois (Statistique Canada, www.statcan.qc.ca/tables-tableux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htmL). Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

 

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

La consommation et l’offre culturelle en français

Tout d’abord, l’offre culturelle du Québec consiste de pièces de théâtres comme Albertine en cinq temps, de spectacles d’humoristes tels que Louis-José Houde ou Rachid Badouri, de films comme Incendie et de musique comme les chansons de Céline Dion. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a pour mandat d’encourager et de soutenir « l’implantation et le développement des entreprises culturelles, y compris les médias, dans toutes les régions du Québec. » (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/15). Elle offre plusieurs outils pour encourager la culture québécoise dans les domaines du cinéma et la production télévisuelle, la musique et les variétés, les livres et l’édition spécialisée et les métiers d’art et les arts visuels, tels que l’aide à l’exportation, l’aide financière, le financement et des mesures fiscales. Tout spécifiquement pour la musique, elle offre de l’aide à l’exportation, de l’aide financière, du financement, des mesures fiscales. L’aide à l’exportation consiste en un soutien de «la diffusion des œuvres à l’international et le développement des marchés étrangers pour les entreprises culturelles. » Dans le cadre de l’aide financière, elle se manifeste sous forme de subvention. Pour l’aide financière, «La SODEC offre aux entreprises culturelles québécoises les services d’une banque d’affaires. Ces services comprennent le prêt à terme, le crédit renouvelable, la garantie de prêt et le financement intérimaire du crédit d’impôt et, exceptionnellement, elle investit au projet et en capital-actions.  »  Finalement, les mesures fiscales sont des crédits d’impôt que peuvent réclamer les entreprises (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/programme/route/musique). Les entreprises culturelles québécoises peuvent bénéficier des services qu’offre la SODEC s’ils adhèrent à plusieurs politiques, dont leurs politiques linguistiques. Selon la règlementation, il faut produire des œuvres en français pour pouvoir accéder aux outils de la SODEC(http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/19 ). Nous regarderons si elle réussit à atteindre ses objectifs culturels et économiques. Même si la (SODEC) met en place des politiques culturelles pour aider l’offre de la chanson en français au Québec, l’offre et la consommation ne sont pas très élevées. Comme nous le verrons plus loin, la popularité de la musique québécoise n’est pas très élevée ni au Canada, ni à l’échelle mondiale. Pour commencer, nous pouvons constater que la chanson québécoise est enfermée par les frontières de la province à cause de la langue française. Ceci se fait sentir particulièrement par le manque de statistiques sur l’écoute de la musique québécoise dans les autres pays. Céline Dion est un des rares exemples de chanteurs québécois ayant percé le marché mondial en ayant des contrats de représentation à Las Vegas aux États-Unis (http://www.celinedion.com/ca-fr/events ). Ceci étant dit elle chante beaucoup de ses chansons en anglais. Par exemple, son nouvel album, « Loved Me Back To Life», est un album complètement en anglais.

 

Une part de marché trop réduite

La part de marché québécoise est à la baisse. En 2013, la part de marché de la musique québécoise, du CD et  des enregistrements numérique était de 38 %. Elle est en baisse par rapport à l’année précédente où elle était de 42 % (Radio-Canada avec La Presse Canadienne, 2013). À Québec, en 2010, 62 % des représentations payantes en chanson étaient de langue française, par contre, seulement 47 % de l’auditoire total a assisté à ces représentations. Plus inquiétant encore, à Montréal, seulement 24 % de l’auditoire a assisté à des représentations en français.  De plus, en 2011, de tous les albums vendus au Québec, seulement 34 % étaient en français et 61 % étaient en anglais (http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/avis206/a206.pdf ). Ceci vient appuyer l’hypothèse que les politiques culturelles sont insuffisantes dans le domaine la musique, puisqu’un des buts de la SODEC est de réussir à faire augmenter l’offre et la consommation des produits culturelle.  (Voir figure 1 et figure 2) La figure 1 et la figure 2 sont des graphiques édifiés par l’observatoire de la culture et des communications, et cet organisme est une autre source qui témoigne de l’offre et de la vente culturelles du Québec en français, à la baisse.

La figure suivante présente la part de marche des produits en français parmi les ventes d’enregistrements audio au Québec de 2009 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 1

figure1

La figure suivante présente la répartition des ventes d’albums québécois selon la langue, au Québec, de 2004 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 2

figure2

En observant la première figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’enregistrements audio en français au Québec entre 2012 et 2013. De plus, même si les ventes ont remonté entre 2010 et 2012 respectivement à 40,2 % et 33.5 %, elles n’ont jamais atteint l’apogée de 2009 soit 40,3 % pour les supports physiques et 37,7 %. Même si la différence est minime, la tendance à la baisse s’est confirmée en 2013 lorsque les ventes se sont stabilisées respectivement à 37,4 % et à 29,8 %. Ceci laisse présager une baisse encore plus accrue pour les années à suivre. En regardant la deuxième figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’albums québécois en français au Québec entre 2004 et 2013. En effet, entre 2004 et 2013 les ventes en français sont passées de 83,6 % à 72,5 %, soit une diminution  11.1 %. De plus, contrairement à la vente d’albums en français, la vente en anglais est à la hausse entre 2004 et 2013. Effectivement,  entre 2004 et 2013 les ventes en anglais sont passées de 12,3 % à 24,0 %, soit une augmentation de presque le double (11,7 %) de ce qu’elle était en 2004. Ceci laisse entendre  qu’elle sera probablement à la hausse dans les années à suivre. Ceci étant dit, il faut noter que ces graphiques ont été érigés avec un échantillon dont tous les âges sont confondus. On peut penser que chez les jeunes de la génération Y, la baisse de la consommation culturelle en français ou la hausse de la consommation en anglais au Québec pourrait être beaucoup plus accrue. Voici un lien pour un article sur l’interprétation d’un sondage sur la culture.

 

Une nuisance plus qu’autre chose

De plus, les conditions de la SODEC ruinent parfois les chances de groupes musicaux ou de chanteurs québécois de se faire considérer. Dans le cadre de la 11e semaine, j’ai eu l’opportunité d’assister  à une conférence sur les jeux vidéo. Selon Louis-René Auclair, CBO chefs des marques chez Hibernum Creations, sa compagnie n’engage pas de groupes ou de chanteurs musicaux, car la SODEC impose une redevance du profit que réalise leur produit final. Pour ne pas devoir payer cette redevance, Hibernun Creations, décide plutôt de payer une indépendante de musique (Auclair, 2015). Ceci n’est pas le seul exemple du tort que peut causer la SODEC. En effet, de nombreux groupes de musique comme Arcade fire, optent de ne pas accéder à ces outils puisqu’ils veulent avoir du succès mondial. Nous pouvons donc conclure que cette politique nuit clairement aux artistes québécois.

 

En vue de nos constats, nous pouvons affirmer que les mécanismes qu’utilise la SODEC sont insuffisants. Leurs réglementations restrictives nuisent parfois au choix d’un artiste qu’elle soutient. De plus, beaucoup de statistiques sur l’offre et la vente culturelle du Québec en français, vues précédemment, montrent une baisse dans l’offre et la production. Toutefois, il serait impossible de dire que la SODEC n’a aucun effet sur personne. Elle réussit quand même à soutenir certains filmographes dans le domaine du cinéma comme Xavier Dolan et elle réussit à soutenir des festivals de musique comme Francouvertes qui permet à des chanteurs et groupes émergents de se produire. Quand nous y pensons un peu, nous pouvons déduire que la SODEC ne devrait même pas exister, parce que la valorisation du français devrait être quelque chose qui se fait dans les ménages québécois et même de façon individuelle. Nous devrions vouloir garder notre langue, mais avec l’avènement de la culture populaire, la standardisation de la culture se fait sentir et conséquemment les gens optent pour l’apprentissage d’une langue qui leur ouvrira le plus de portes dans le futur. Pour contrer ceci, la SODEC pourrait envisager un relâchement de ses règlementations en imposant quand même un certain pourcentage de l’album à être fait en français, mais laisser un certain pourcentage en anglais. En faisant ceci, la SODEC pourrait attirer plus de groupes ou de chanteurs connus, et conséquemment elle améliorerait sa diffusion mondiale de la culture québécoise.

 

 

 

Interpretation du sondage sur la langue fraçaise

Interprétation du sondage

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

Au cours de la 11e semaine mes coéquipier et moi avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple.

 

Question 1 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

Tableau 1 : Répartition des répondants selon la langue parlée le plus souvent à la maison  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 21 70.0%  
Anglais 6 20.0%  
Autre 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le tableau et la graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 21 élèves (70%), tandis que seulement 6 élèves (20%) parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

Question 2 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent avec vos amis?

 

Tableau 2 : Répartition des répondants selon la langue la plus souvent parlée avec leurs amis  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 19 63.3%  
Anglais 9 30.0%  
Autre 2 6.7%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 2, il est possible de remarquer que la langue le plus souvent utilisée avec les amis des répondants de notre sondage est le français avec 19 élèves (63.3%), tandis que l’anglais est la langue la plus souvent parlée avec les amis pour 9 élèves (30%). Ensuite, seulement 2 élèves (6.7%) parlent une langue autre que le français et l’anglais avec leurs amis. Il est possible de noter une petite baisse dans l’usage du français au profit de l’anglais. En effet, à la maison 21 élèves (70%) parlent le plus souvent le français et avec leurs amis 19 élèves (63.3%) le parlent.

 

Question 3 : À la maison, diriez-vous que vous écoutez la télévision/films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 3 : Répartition des répondants selon la langue d’émissions à la télévision et de films le plus souvent écoutés  
 
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 6 20.0%  
Surtout en anglais 23 76.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 3, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants regardent le plus souvent la télévisons et les films est l’anglais avec 23 élèves (76.7 %). Le français est en deuxième position avec 6 élèves (20 %). Et uniquement, 1 élève ne regarde la télé ou des films surtout dans les deux langues, soit le français et l’anglais. Nous pouvons donc constater une baisse majeure dans pour du français pour l’écoute au profit de l’anglais. En effet, seulement 20 % des répondants écoutent la télévision ou des films en français, tandis que 63.3% utilise plus souvent le français avec leurs amis.

 

 

Question 4 : Au cinéma, écoutez-vous des films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 4 : Répartition des répondants selon la langue d’écoute de films  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 24 80.0%  
Autre 1 3.3%  
Les deux 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 4, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent des films au cinéma est l’anglais avec 24 élèves (80%). En comparant les résultats du tableau et du graphique 3 et 4, on peut constater que le français baisse avec 2 élèves (6.7%) comparativement à 6 élèves (20 %) pour le visionnement des films et de télé vue précédemment. La catégorie « les deux » augmente d’est en deuxième position avec 6 élèves (20 %) et seulement 1 élève ne va voir des films dans une langue autre que le français et l’anglais. Cette baisse du français est d’autant plus importante, car les gens qui vont au cinéma pour voir des films payent pour les visionner, contrairement au gens qui les regardent à la maison qui ne font parfois que tomber sur quelque chose accidentellement. L’aspect du choix est très important, car les gens font un choix conscient de voir des films en anglais plutôt qu’en français.

 

Question 5 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 5 : Répartition des répondants selon la langue de chansons la plus souvent écoutée  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 25 83.3%  
Autre 2 6.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 5, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 25 élèves (83.3 %). Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 2 élèves (6.7 %). Nous pouvons donc constater une autre hausse pour l’anglais comparativement aux films visionnés au cinéma.

 

 

Question 7 : Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?
Pas important                     Important                 Très important

 

Tableau 7 : Répartition des répondants selon l’accord de l’importance à la préservation du français  
 
Importance Nombre Pourcentage  
Pas Important 9 30.0%  
Important 15 50.0%  
Très important 6 20.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 7, on peut constater que la langue seulement 6 élèves (20 %) accordent une très grade importance à la préservation du français. Ensuite, 15 élèves (50 %) y accordent importance. Malheureusement, 9 élèves (30 %) n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque.

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est second a la demande de l’anglais dans l’écoute de films et de chansons qui sont des moyens de diffusion de la culture populaire. De plus, nous pouvons affirmer que lors d’interactions sociales avec leurs amis, les répondants ont plus tendance à parler anglais que quand ils interagissent avec leurs familles a la maison. Ceci démontre que les jeunes essayent de se faire accepter par leur entourage en faisant l’usage d’une langue plus populaire mondialement. Finalement, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les ménismes de préservation sont inssufisants.

Retour sur le sondage sur la culture populaire

Retour sur le sondage sur la culture populaire

La culture populaire peut toucher beaucoup de gens en raisons de ces moyens de diffusions, tels que les chansons, les films, les réseaux sociaux, etc. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Ensuite, les réseaux sociaux, qui sont un moyen de diffusion de la culture populaire, occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate, qui se développe depuis au moins une décennie, et qu’amènent les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Finalement, la culture populaire joue un grand rôle dans la production industrielle de la culture (Morin, Encyclopædia Universalis). Les films hollywoodiens en sont un bon exemple. Est-il possible d’affirmer que le cinéma américain affecte les jeunes québécois ? Si oui c’est de quelle manière influence-t-il les jeunes québécois? L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

Sondage

Au cours de la 11e semaine nous avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple. Pour couvrir plus de terrain, nous avons divise notre sondage selon nos trois dimensions : la langue française (partie 1), les réseaux sociaux (partie 2) et le cinéma (partie 3).

 

Question 1 de la partie 1 : Quelles langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 70%, tandis que seulement 20% parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

 

Question 5 de la partie 1 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                        Surtout en anglais             Autre : __________

 

En prêtant attention au graphique 2, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 83.3 %. Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 6.7 %. Nous pouvons donc constater que l’anglais devient la langue la plus importante au niveau de l’écoute. De plus, il est à noter que du 70% des répondants qui parlent le français le plus souvent à la maison, il est inévitable que certains d’entre eux valorisent l’écoute de chansons en anglais.

 

 

 

Question 7 de la partie 1: Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?

 

En observant le graphique 3, on peut constater seulement 20 % des répondants accordent une très grande importance à la préservation du français. Ensuite, 50 % y accordent importance. Malheureusement, 30 % n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque. Cette constatation est intéressante quand on considère que 70% des répondants parlent français le plus souvent à la maison. Mais c’est lors de la remise en contexte que le constat devient frappant. En effet, le sondage a été réalisé dans un cegep francophone et 30% des répondants au sondage n’accordent aucune importance à la préservation de français.

 

 

Question 1 de la partie 2 : Combien d’heures par jour utilisez-vous Facebook, Twitter et Instagram au total?
Moins d’une heure             1h-2h             2h- 3h            3h-5h             5h et +

chart4

En observant le graphique 4, on peut constater la majorité des répondants (43.3 %) utilisent Facebook, Twitter et Instagram entre une et 2 heures par jour. Ensuite, 20% des répondants les utilisent de deux à trois heures par jour et un autre 20% les utilisent trois à cinq heures par jour. De plus, 10% des répondants utilisent ces medias sociaux plus de cinq heures par jour et une petite portion des répondants les utilisent moins d’une heure. Nous pouvons donc conclure que les jeunes québécois ne peuvent pas utiliser leur réseaux sociaux moins d’une heure par journée, car c’est le plus faible pourcentage d’utilisation. Si nous additionnons la tranche de 2h-3h et de 3h-5h, nous avons au total 40% des élèves interrogés qui utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour. Sur une journée de quatorze heures, considérant que nous n’en dormons que huit par nuit, c’est une assez grosse portion que de passer 2 à 5 heures par jour sur les réseaux sociaux. Les jeunes sont donc très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux.

Question 4 de la partie 2 : En général, vous sentez-vous sollicité(e) par les publicités diffusées sur les médias sociaux?

Jamais             Parfois             Souvent           Toujours

 chart5

 

 

 

 

 

 

 

 

En regardant le graphique 5, on peut remarquer que la plupart des répondants se sentent parfois interpellé par les publicités diffusées sur les medias sociaux. Par la suite, 36.7% se sentent souvent interpelle et 23.3% se sentent jamais interpelle. Ceci laisse entendre que les publicités qui ciblent une certaine clientèle réussissent plus souvent que pas à interpeller leur clientèle cible sur les réseaux sociaux. Ceci est causé par une certaine violation de la vie privée qui permet de cibler la clientèle voulue. De n’avoir que 23% des répondants qui ne se sentent jamais interpellé signifie que les reste des répondants, soit 77%, se sentent parfois ou souvent interpellés. Ceci signifie aussi que les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4, ce qui est très haut comme «taux de réussite». On peut donc possiblement en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. De plus, on pourrait ajouter que ceux qui ne se sentent pas interpellés voient quand même les publicités et y sont donc tout aussi exposé.

 

 

 

Quesiton 1 de la partie 3 : Quel type de films visionnez-vous?

Films hollywoodiens     Films indépendants   Films étrangers   Films québécois

 

En prêtant attention au graphique 6, nous pouvons voir que près des trois quarts (74%) des répondants disent visionner principalement des films Hollywoodiens, écrasant les autres catégories. Cela en dit long sur la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produits.

 

 

Question 4 de la partie 3 : Comment visionnez-vous des films?

Internet (Netflix,streaming)                   Cinéma                      Télévision

 

En regardant le graphique 7, nous pouvons noter que 64% de nos participants ont répondus qu’ils utilisent principalement l’Internet comme moyen de visionnement de films. C’est une proportion qui devance largement le cinéma (23%), et la télévision (13%) qui semble réellement être en voie d’extinction. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, c’est-à-dire que le film a été visionné sans avoir été loué ou acheté. Ce qui implique que certains répondants sont prêts à commettre des actes considéré comme étant des crimes punissables pour visionner des films.

 

 

Question 5 de la partie 3 : Qu’est-ce qui vous influence le plus pour choisir les films que vous visionnez?

Publicité                         Acteurs               Critiques                     Votre entourage

 

En observant le graphique 8, nous pouvons remarquer que 49% de nos répondants disent être principalement influencés par la publicité lorsqu’ils choisissent les films qu’ils veulent visionner. Le 51% restant est divisé de manière parfaitement égale pour les autres catégories, soit les acteurs, les critiques et l’entourage, tous ayant 17%.Ceci laisse entendre que pour la majorité des répondants, le marketing joue donc vraisemblablement un rôle important. Les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnellement fort qui pourrait expliquer leur popularité à la première question, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes.

 

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de la première partie du sondage de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est seconde à la demande de l’anglais dans l’écoute de chansons qui est un des moyens de diffusion de la culture populaire. Ensuite, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire, parmi d’autres facteurs, pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les mécanismes de préservation sont insuffisants. En ce qui concerne la deuxième partie du sondage, nous pouvons constater que 40% des répondants utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour, et donc les jeunes sont très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux. Ensuite, 77% des répondants se sentent parfois ou souvent interpellés par des publicités misent sur les réseaux sociaux. Conséquemment, les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4! On peut donc en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. Et ceux qui ne se sentent pas interpellés y sont tout de même exposé. Nous pouvons alors affirmer que les jeunes québécois sont influences par les publicités sur les réseaux sociaux. Finalement, la troisième partie soulève la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produit en raison de sa popularité d’écoute, soit 74%. Ensuite, 64% des participants utilisent principalement l’Internet pour visionner des films. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, ainsi certains répondants sont prêts à commettre des crimes punissables pour visionner des films. De De plus, la publicité entourant un film est le facteur dominant dans l’influence du choix d’un film avec 49% des votes des répondants. Donc, le marketing joue vraisemblablement un rôle important. En joignant ce constat au constat sur les films hollywoodiens nous pouvons déduire que les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnel qui pourrait expliquer leur popularité, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes. Il est donc possible d’affirmer que le cinéma américain peut être une des choses qui influencent le piratage de film qui se fait sur internet.