Entrevue avec Madame Nathalie Laferté

Pendant l’entrevue avec Madame Natalie Laferté, professeur à Gérald-Godin en sociologie, celle-ci a répondu à toutes nos questions sur le sujet de la pauvreté au Canada. Selon elle, les conséquences, concernant la pauvreté chez les enfants de 0 à 18 ans, sont désastreuses. Les jeunes en bas âges ont d’importants retards au niveau du développement cognitif. Elle précise que les jeunes qui ont des retards dans le développement de la langue viennent, en grande majorité, de milieux très pauvres. Ils ont une santé fragile, ce qui les entraine à manquer de l’école et ainsi, développer un retard scolaire. Madame Laferté expliquait que les retards au niveau cognitif se font entre 0 et 4 ans.

En ce qui concerne les immigrants, la plupart d’entre eux proviennent de l’Asie et s’installent surtout à Vancouver. De plus, on retrouve beaucoup d’immigrants venus d’Afrique du Nord au Québec. De plus, les immigrants qui arrivent avec un diplôme d’études universitaire, ont beaucoup de difficulté à s’intégrer au monde du travail. Comme Madame Nathalie Laferté l’explique, la principale raison de ces difficultés est que ces immigrants doivent se trouver un métier à la hauteur de leurs compétences. Alors, les immigrants, qui dans leurs pays étaient très scolarisés et vivaient généralement bien et qui avaient des métiers comme pharmacien, professeur, ingénieur ainsi que plein d’autres, recherchent un métier semblable à leur ancienne profession. Lorsqu’ils arrivent ici, ils ne se retrouvent pas pharmaciens, mais plutôt techniciens. Alors, c’est une problématique des immigrants scolarisés qui n’arrivent pas à s’intégrer. Ensuite, d’autres immigrants entrent au pays dans le but de fuir la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. D’un côté, on retrouve des femmes philippines ou haïtiennes qui font de l’aide domestiques qui ne sont pas capables de s’intégrer, et de l’autre côté, on retrouve les immigrants qui sont initialement des  médecins, des pharmaciens ou des ingénieurs, mais qui ne sont pas capables de s’intégrer non plus. Alors, on se retrouve avec un problème structurel et une forme de racisme du fait que le Canada n’accepte pas tous les diplômes étrangers. La mauvaise intégration affecte la santé également puisqu’ils ont moins de ressources que les Québécois.

Pour ce qui est de la pauvreté chez les Autochtones, celle-ci est fondamentalement basée sur la politique et sur l’historique de ce peuple. La mise en place de la loi des Indiens est une des plus grandes causes de la pauvreté chez les Autochtones du Canada. Cette loi brime la liberté de ceux-ci ce qui les empêche de se sortir de la misère. De plus, cette loi empêche aussi la croissance économique des réserves. Les conséquences liées à la pauvreté sont les mêmes que pour les allophones dans la même situation. Il y a donc beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur du problème est donc plus importante chez les Autochtones que chez les allophones.

Le désengagement actuel de l’État rend la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et nuit à son progrès. Le gouvernement coupe de plus en plus dans les services de santé et d’éducation, et ce même chez les jeunes enfants. Par contre, les subventions dans les services pour les enfants, par exemple les CPE, sont, en réalité, un investissement pour la société. En fait, les enfants ayant une meilleure éducation à la petite enfance ont plus de chance de réussir et de s’intégrer dans la société à l’âge adulte. Ils contribuent donc plus à l’économie et ont moins besoin de services de soutiens. Outre la question de rentabilité, il faut aussi se questionner sur les valeurs qu’on veut pour notre société, c’est-à-dire de choisir entre une société où chacun agit pour soi ou bien une où on protège les plus démunis et on répartit les richesses. D’ailleurs, si l’État coupe dans les services publics, on peut supposer que cela ouvrirait davantage les portes à la privatisation. Dans les services privés, non seulement les coûts sont plus élevés, mais ceux-ci doivent être rentables, ce qui n’est pas le cas pour les services liés à la culture, aux sports, aux divertissements, etc.

Questions de l’entrevue

  1. Pouvez-vous dresser un portrait de la pauvreté chez les Autochtones? Qu’est-ce qui cause cette pauvreté?

La pauvreté chez les Autochtones c’est fondamentalement basé sur l’historique et la politique.
La loi des Indiens les empêche de posséder des maisons dans la réserve, puisque la réserve appartient au conseil de banque et la terre appartient à la Couronne. Donc, lorsqu’ils veulent lancer une petite entreprise pour se débrouiller, ils ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque. La loi des Indiens les bloque donc économiquement parlant. La maison est donc prêtée par le conseil de Banque, mais lorsque les parents meurent, la maison ne revient pas aux enfants. Les familles ne prennent donc aucunement soin de la maison et il faut que le conseil de Banque approuve la réparation. Les Autochtones sont donc coincés dans un système.
Puisqu’il y a une pénurie de maisons (bungalow), ils se retrouvent souvent 10 ou 11 dans un même bungalow. Ils sortent les matelas des garde-robes le soir et les disposent dans le salon pour dormir. Il y a donc beaucoup de promiscuité et d’inceste.
Elle donne un exemple : un jeune se promenait autour de la réserve durant la nuit, parce qu’il attendait que quelqu’un se réveille pour aller prendre son matelas et dormir.
Statistique : Dans une école secondaire, il y a 250 élèves et seulement 5 d’entre eux graduent. 1 réserve sur 6 n’a pas d’eau potable.

  1. Quelles sont les conséquences de la pauvreté chez les Autochtones?

Les conséquences sont les mêmes que chez les allophones, donc il y a beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur est plus importante chez les Autochtones que chez les allophones. Ils ont aussi beaucoup moins de ressources que nous autres. De plus, la plupart des communautés autochtones ont perdu leur langue. Quand tu perds ta langue, tu perds ton identité et ta culture.

 

  1. Selon vous, comment expliquer que les immigrants qui viennent d’un pays moins développé connaissent plus de difficultés à s’intégrer? Avez-vous une idée de quelle origine on retrouve le plus ici, au Canada?

D’autres immigrants qui viennent fuyant la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. Ces immigrants démunis ne vivaient pas une belle vie dans leur pays à l’origine, alors comment ils auront une belle vie dans un pays hautement développé? Ils n’ont pas les ressources nécessaires initialement.

On retrouve plus des immigrants en provenance de l’Afrique du Nord et de l’Asie, ici au Canada.

  1. Comment une intégration difficile chez les immigrants affecte leur santé?

La mauvaise intégration affecte la santé également. Ils vont avoir moins de ressources que nous. Le revenu de certains immigrants n’est pas assez élevé afin de se procurer les aliments comme un citoyen canadien avec un revenu normal pourrait se procurer.

  1. Les conséquences de la pauvreté chez les enfants.

Les enfants pauvres, d’après plusieurs études, ont des retards du développement du langage et développement moteur. Les enfants qui sont touché par ces retards-là viennent de milieux appauvris. Il y a des conséquences directes sur le développement de l’enfant en milieux appauvris et comme nous l’avons en classe, les enfants pauvres ont une santé fragile, d’être malade, qui va manquer de l’école, ce qui entraine des retards scolaires, décrochage scolaire et donc un cercle vicieux de la pauvreté. C’est sûr que les organismes comme docteur julien ont des impacts importants chez les jeunes, mais le problème c’est qu’il manque de ressource. Plusieurs organismes ne seront pas mis en place par manque de ressource. Au départ, Docteur Julien et une autre dame s’occupaient de 300 enfants. Il est maintenant plus reconnu avec pédiatrie sociale aujourd’hui un autre organise connue a ouvert les portes, Assistance aux enfants en difficulté à côté des neiges. LE gouvernement ne veut pas s’en occuper sans avoir un moyen de pression. Et ce n’est pas avec l’austérité que tout va s’améliorer. LE défi qu’ils ont c’est les enfants de 0 à ans, car un retard à cet âge-là entraine à un retard dès la rentrée à l’école.

  1. Les solutions contre la pauvreté chez les enfants.

Les services communautaires, mais les services communautaires éteigne surtout les feux. L’UNICEF pointe du doigt le Canada pour son peu de mesure pour lutter contre la pauvreté chez les enfants. Ce n’est pas les enfants qui vont revendiquer leur droit comme le font les étudiants. Il faut s’occuper des enfants, il faut lutter massivement contre la pauvreté chez les enfants à la base, la société va en profiter. Il va avoir moins de délinquance, moins de bien-être social, ça va être moins couteux pour la société. C’est rentable d’avoir des jeunes qu’on intègre dans notre société pour peut-être créer des emplois

  1. Comment les coupures budgétaires récentes vont-elles affecter les services comme la pédiatrie sociale?

Si on coupe dans la santé et dans l’éducation, mon hypothèse est que ça laisse beaucoup la porte ouverte à la privatisation des services. Comme aux États-Unis, ça couterait très cher l’université et les services de santé. Si on privatise, il faut que ça soit rentable, et la culture les sports, ce n’est jamais rentable.

8. Pourquoi la lutte contre la pauvreté n’est-elle pas une priorité pour le gouvernement?
Le gouvernement ne priorise pas l’intérêt des plus démunis, car ils ne sont pas sa base électorale. En fait, la majorité de la population, qui a voté libéral, appuie le gouvernement en ce moment.
L’État veut qu’on coupe pour réduire les dépenses, mais on ne regarde pas les revenus, il y en a beaucoup qui sont perdu dans paradis fiscaux.
On réduit de plus en plus le rôle de l’état, il faut donc réfléchir sur les valeurs qu’on veut pour la société, si on veut ou non protéger les plus démunis et mieux répartir la richesse.

Le véritable apport des Oscars

Bien que les oscars soient considérés comme la plus importante cérémonie de récompenses de l’art cinématographique au monde, le choix des œuvres gratifiées n’est jamais incontestable. Chaque année, un débat s’impose quant à la pertinence de certains élus. On en vient à se demander sur quels critères se base le comité de sélection pour nommer leurs gagnants. Certains avancent que la popularité des films, et donc que les productions à grand budget laissent peu de chance à tout petit film au caractère plus indépendant. Mais à quel point cela est-il vrai? Et considérant cette réalité, quel est donc le véritable apport des oscars pour l’industrie du cinéma? Une célébration du septième art, ou simplement de la grandeur du cinéma américain?

Les exemples sont nombreux. On peut penser au cas du réalisateur Darren Aronofsky, dont le film Requiem for a dream n’avait fait aucun écho aux 74es oscars, en 2001. Pourtant, une dizaine d’années plus tard, ce film est reconnu comme une œuvre culte et vaut à Arofsky une certaine réputation dans le milieu. Aux Oscars de 2011, le réalisateur auparavant ignoré est bombardé d’éloges pour son nouveau film Black Swan, qui sera nominé dans cinq catégories, en emportant deux. Sur les grandes plateformes de critiques cinématographiques (IMDB, Rotten Tomatoes, AlloCiné), ces deux films ont des cotes similaires, presque identiques (http://www.imdb.com/title/tt0180093/)(http://www.imdb.com/title/tt0947798/) . Mais qu’est-ce qui explique, au sein de la même organisation, que l’un, supposément culte, ne soit digne d’aucune mention, alors que l’autre en mérite cinq? Aronofsky n’a pas miraculeusement raffiné son art dans cet intervalle de temps. Il a plutôt acquis une notoriété grâce au classique qu’il a réalisé en 2001, qu’il n’avait pas, ironiquement, lors de la diffusion de ce dernier. Le statut d’une personnalité dans le monde du cinéma la prédispose-t-il à un certain favoritisme aux Oscars? Attendons-nous qu’un artiste ait « fait ses preuves », qu’il soit considéré comme « accompli », avant de le récompenser? Probablement; il est difficile de se convaincre du contraire.

Il est également possible d’observer une certaine tendance vers la conventionnalité au sein du comité des Oscars, particulièrement quand on vient au titre du « Film de l’année ». Cette conventionnalité se reflète dans le choix de films récompensés, l’académie semblant opter pour ceux qui suivent certains standards moraux et qui se moulent bien dans le style typique du cinéma américain (sujets, valeurs, personnages, etc). Métaphoriquement, Hollywood devient en quelque sorte un lobby pour sa propre culture, délaissant ainsi l’appréciation de la créativité pure, du repoussement des limites, de l’exploitation de genres abstraits, etc. L’appréciation d’un film est subjective, mais souvent, suite à la prestigieuse cérémonie annuelle, certaines nominations victorieuses sont collectivement remises en question. On emploie d’ailleurs couramment le terme « snub » pour décrire ce phénomène, gravité vers des films créés par une recette spécifique. Par exemple, l’excentrique film de Martin Sorsese, Wolf of wall street, dépeignant la réalité noire du monde de l’investissement de manière très divertissante, ne courrait aucune chance contre 12 years a slave, une histoire d’esclavage avec Brad Pitt. L’histoire des Noirs étant d’une grande importance morale, sensationnelle, évocatrice pour les masses procurait à ce film un grand avantage face au film de Sorcese, traitant un sujet plus risqué, mais pourtant magnifiquement réussi, dans son genre. Leonardo Dicaprio, incarnant le loup de Wall Street, voyait aussi la controverse semée par le film le désavantager dans sa course pour le meilleur acteur. Car le vainqueur de cette catégorie ne doit pas entièrement sa victoire à sa performance, mais aussi au contexte, soit le film dans lequel il figure. Dicaprio, réputé pour ses rôles de personnages déjantés, ne s’est d’ailleurs jamais vu couronné d’un Oscar (http://www.nydailynews.com/entertainment/top-10-biggest-oscar-snubs-time-gallery-1.1582173). Ce même Dicaprio avait incarné le personnage principal du film Inception, qui explorait la capacité de vivre dans ses rêves. C’est pourtant, encore une fois, le film ayant un sujet bien ancré dans la culture de masse (royauté anglaise) l’emporta sur celui qui se risquait dans un univers complètement différent (Inception a reçu des critiques considérablement plus favorables que King’s speech).

Dernièrement, il est impossible d’ignorer l’implication des compagnies de production dans le processus de sélections des films. D’un point de vue commercial, la présence/victoire d’un film aux Oscars est une excellente publicité pour les maisons de productions qui les ont financés. Celles-ci ont donc grand intérêt à mettre le comité de sélection de leurs côtés. Durant la période de jugement, les maisons de productions n’ont pas le droit d’envoyer de messages inappropriés aux membres de l’Académie, mais il est commun que celles-ci organisent des séances de visionnements spéciales pour les juges. Bien qu’il ne soit pas de grande importance, ce rapprochement biaise légèrement le processus. Une maison de production ayant les moyens d’organiser une luxueuse représentation privée et de choyer les membres du jury se voit indéniablement avantagée. Ainsi l’argent, incontournable du cinéma américain, se retrouve bel et bien au sein de sa cérémonie de récompense.

Bien que les Oscars rassemblent assez bien, de manière générale, l’élite du cinéma, ils ne sont peut-être pas le reflet absolu de la qualité ultime de cet art, malgré leur titre prestigieux. Après tout, ils sont le reflet d’une industrie au modèle ultra-capitaliste, qui peut parfois avoir d’autres préoccupations que de produire de l’art de qualité, ce qui est comprenable. La place symbolique des Oscars dans notre culture de masse ne doit donc pas, à elle seule, leur concéder un pouvoir critique ultime.

Le cinéma indépendant en montée?

Nous vivons dans une société ou tout est standardisé. Effectivement, même les films diffusés au grand écran sont manifestement très uniformes dans leurs contenus et leurs formes. Cela s’explique par l’implantation des monopoles médiatiques, prenant la forme de boîtes de productions, qui misent sur des films modelés par une formule de création qui favorise l’accès collectif. Le règne de ces conglomérats culturels est assez récent, s’étant épanoui lors du 20e siècle, pour prendre toutefois encore plus d’expansion à notre entrée dans le nouveau millénaire, avec l’avènement de la technologie. Cependant, en réaction à ce phénomène de monopoles culturels est né le mouvement du cinéma indépendant, qui désigne l’ensemble des films produits à l’extérieur de la portée des immenses boîtes de productions (localisées à Hollywood), extrêmement dominantes dans l’industrie du film. Ces films sont produits dans un contexte créatif dépourvu d’obligations ou de restrictions, qui encourage une liberté artistique négligée dans le cinéma populaire, qui s’identifie de plus en plus à une industrie qu’à un art. Conséquemment, l’authenticité du cinéma indépendant attire de plus en plus d’amateurs et d’artistes, et est définitivement un phénomène rafraîchissant pour nos écrans.

Le cinéma indépendant n’a pas de définition spécifique, n’est pas un genre en tant que tel, et est donc un concept assez vague. En fait, la seule chose qui le caractérise concrètement se retrouve directement dans son nom : son indépendance. Mais son indépendance à quoi exactement? Objectivement, comme expliqué précédemment, c’est son indépendance aux boîtes de productions majeures, communément appelées les majors. On en compte aujourd’hui 6, qui se partagent plus de 80% ( varie d’année en année ) des revenus générés par le box-office en Amérique du Nord . Elles sont The Walt Disney Company, Columbia TriStar, Metro-Goldwyn-Mayer, Paramount Pictures, 20th Century Fox, Universal et Warner Bros. Ces noms vous sont sans doute familiers, et vous avez probablement pu apercevoir leurs logos au début des films que vous visionnez au cinéma, leur créditant la production du film en question. Leur caractère commun s’explique : ils génèrent à eux seuls presque l’entièreté des revenus de l’industrie du cinéma américain. Pourtant, ils ne sont responsables, collectivement, que d’un peu moins que la moitié des films diffusés aux États-Unis . Comment expliquer l’écart entre les revenus générés et les films produits? C’est parce que les majors conçoivent des films conçus pour être visionnés massivement, et remplir les salles de cinéma. Si ces compagnies vous semblent familières, c’est parce le nom de leurs films se retrouve sur des bandes-annonces, sur des affiches publicitaires, dans la bouche de vos amis et puis finalement, dans votre tête. Ils sont donc partie intégrante de notre culture de masse. Mais évidemment, ce succès commercial n’est pas le fruit du hasard. Les films financés par les majors jouissent conséquemment d’un budget élevé, utilisé pour mobiliser des éléments qui attireront l’attention du public (acteurs célèbres, scènes d’actions, décors impressionnants, effets spéciaux, etc.) Ces films sont donc tout autant le fruit des esprits capitalistes d’hommes d’affaires que du personnel artistique engagé. On ne peut négliger l’impact sur la qualité de l’art créé de cette stratégie capitaliste qu’adoptent les corporations les plus influentes du monde artistique.

C’est dans ce contexte que le cinéma indépendant prend toute son importance. Alors que les films issus du cinéma populaire sont conçus dans le but de satisfaire plusieurs autres intérêts que de produire du cinéma de qualité, l’autonomie du cinéma indépendant désigne donc plus qu’une indépendance au niveau de la production, mais aussi dans les procédés créatifs et dans la vision artistique. Dépourvu de l’emprise des conventions, des politiques et des méthodes standardisées qui façonne les fruits du cinéma populaire, le mouvement du cinéma indépendant offre la possibilité de créer sans restriction, et surtout de viser des objectifs de création autres que le divertissement. Le cinéma indépendant permet donc, entre autres, de faire vivre des genres impopulaires, tel que le cinéma expérimental, par exemple. Il permet également l’exploration de certaines méthodes de tournage, de différents formats de film, des possibilités de mise en scène. Bref, d’explorer certains éléments techniques et scénaristiques qui ne pourraient pas s’incorporer aux films produits chez les majors, qui ne peuvent se permettre une telle divergence, car ceux-ci doivent, comme toute bonne entreprise, se plier aux préférences de leur clientèle. Le film d’horreur Blair Witch Project, sorti en 1999, est un excellent exemple de l’opportunisme artistique qui définit le cinéma indépendant. Produit avec un budget de 22,500$ (http://www.forbes.com/sites/markhughes/2013/10/30/the-top-ten-best-low-budget-horror-movies-of-all-time/ ), le film, présenté sous la forme d’une vieille cassette retrouvée dans les bois, est venu populariser le style de  » l’enregistrement trouvé  » dans le monde entier, totalisant une somme de 248,6 millions de dollars au box-office ( http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=blairwitchproject.htm). Inspirant plusieurs réalisateurs, cette initiative a permis d’introduire un nouveau genre de films d’épouvantes et d’élargir la variété cinématographique collective (http://www.ew.com/article/2009/07/09/blair-witch).

 

L’importance du cinéma indépendant ne se limite cependant pas à l’introduction de nouveautés stylistique et à la création de nouveaux genres. Plusieurs personnalités du monde du cinéma prétendent que la formule du cinéma indépendant permet de dépeindre la réalité de manière réelle, et ainsi de faire passer des messages importants, qui doivent se faire entendre. Le cinéma indépendant se voit donc remplir, en quelque sorte, une certaine fonction d’éducation et de sensibilisation. Le film 12 Years A Slave par exemple, dépeignant la triste histoire de l’esclavage des Noirs en adaptant l’autobiographie historique d’un esclave. Bien qu’il ne fut produit qu’avec le budget minime de 20 millions de dollars et soit donc considéré comme une production indépendante (http://variety.com/2013/film/awards/is-12-years-a-slave-an-indie-here-are-the-spirit-awards-rules-of-eligibility-1200883428/ ), le film emporta l’Oscar de l’année en 2013. L’actrice Lupita Nyong’o, elle aussi récompensée d’un Oscar pour sa performance dans le film, salua l’importance du cinéma indépendant, prétendant qu’il  » décrit des choses qui arrivent pour de vrai, des choses importantes.  » (http://www.lapresse.ca/cinema/ceremonies/autres-ceremonies/201403/01/01-4743813-12-years-a-slave-simpose-aux-oscars-du-cinema-independant.php )

 

Finalement, ce qui est intéressant dans le phénomène du cinéma indépendant, c’est l’ampleur qu’il a pris dans les dernières décennies, qui semble être encore grandissante, lui prédisant ainsi de plus en plus d’exposition. Effectivement, le cinéma indépendant est à ce jour célébré un peu partout dans le monde, à travers des festivals tels que celui de Sundance, en Utah, qui a mené à la découverte de plusieurs artistes talentueux. Alors que le mécanisme capitaliste du cinéma américain traditionnel commence à se faire vieux, l’attention des gens se dirige graduellement vers le cinéma indépendant, qui gagne des amateurs chaque année. Car après tout, ce que le cinéma indépendant promeut, c’est bel et bien la liberté d’expression ( http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18639400.html ) , valeur très actuelle, qui nous tient tous à cœur et qui maintient notre équilibre démocratique.

LE PORTRAIT DE L’INTIMIDATEUR, DES SUIVEURS ET DE L’INTIMIDÉ

C’est durant l’adolescence que le phénomène de l’intimidation atteint son pic et c’est aussi à ce moment que les enjeux plus graves apparaissent. C’est une période très difficile, car c’est là où chacun et chacune essayent de découvrir qui ils sont et comment ils se définissent en tant que personne. Déjà que le fait de passer par cette étape est extrêmement difficile, avoir un intimidateur qui nous harcèle et nous met des bâtons dans les routes rajoute un poids énorme et souvent la personne craque. Elle commence peu à peu à tomber en dépression et à haïr sa vie. Elle perd le gout de participer, elle ne voit pas le but de continuer sa scolarisation, car elle se sent prisonnière de cette intimidation qu’elle subit. Ce phénomène s’accroit rapidement et sur longue durée . Nous avons constaté à travers notre recherche qu’il y un continument entre les personnes qui se font intimider et celles qui intimident.

Donc, le phénomène s’engendre à l’enfance et s’amplifie grandement à l’adolescence. Sous un angle technique, l’intimidation est une forme de harcèlement qui nuit au bien-être de la personne. Selon M, Deroy-Ringuette, on parle d’intimidation ou de harcèlement quand une ou plusieurs personnes éprouvent du plaisir à utiliser leur pouvoir pour maltraiter de façon répétitive et constante une ou plusieurs autres personnes. Mon but principal est d’analyser ce phénomène et d’acquérir assez d’informations afin de pouvoir répondre à ma question de recherche : l’intimidation au secondaire affecte-t-elle la scolarisation du jeune. La majorité de mes hypothèses tendent vers le oui et nous avons maintenant des preuves concrètes qui viennent affirmer la question de recherche. Avoir à lutter contre son intimidateur et sa dépression amène le jeune adolescent à bout de ses forces et c’est ainsi que s’engendre le phénomène du décrochage scolaire. L’intimidé quitte son lieu d’éducation afin de pouvoir se mettre à l’abri de son intimidateur. Cela affecte son parcours scolaire et crée un retard qui est difficilement rattrapé.

Mais d’abord, il est important de définir les acteurs de ce phénomène. En effet, l’analyse de l’enjeu de l’intimidation doit partir de la racine du problème qui est composée de trois acteurs distincts : les intimidateurs, les suiveurs dont on entend moins parler, mais qui jouent un rôle tout aussi important, et bien sûr l’intimidé. C’est à partir de ces personnes que le phénomène est créé.

Tout d’abord, on retrouve les intimidateurs qui sont des personnes ayant beaucoup de courage, qui n’ont pas de gêné à interagir avec les autres et qui sont souvent amis avec toute la classe et ils entrainent les autres à les suivre. Leur comportement de mauvaise qualité impressionne les autres jeunes autour et ces derniers désirent être aussi populaires que le meneur et copient donc son caractère. Ce comportement est influencé par plusieurs concepts, les plus importants étant la famille et les amis. Le jeune prend exemple sur les évènements qu’il voit à la maison et il projette un comportement qui est fondé sur l’éducation fournie par sa famille. Les jeunes qui sont plus à risques de devenir des intimidateurs proviennent souvent d’une famille qui n’a pas le temps pour lui et n’accorde pas assez d’importance au jeune. Celui-ci, dépourvu du manque d’efforts de sa famille, s’auto-éduque en s’inspirant des autres choses qui l’entourent comme les réseaux sociaux, la télévision, les jeux vidéo, le comportement de ses amis.

Par la suite, on retrouve les suiveurs qui sont en fait les autres jeunes de la classe et de l’entourage qui suivent l’intimidateur dans son processus d’intimidation. Selon Michaud et Deroy-Ringuette (2015) : « Leur présence plus ou moins silencieuse et leur abdication devant l’expression de la violence viennent cautionner et renforcer les conduites de l’intimidateur.» Ils font cela pour deux raisons distinctes. D’abord, ils désirent à leur tour gagner de la popularité et se faire respecter par les autres et, donc, ils intimident aussi. Par contre, ils peuvent aussi être suiveurs, car ils craignent que si ils ne suivent pas l’intimidateur, c’est eux qui vont finir en tant qu’intimités. Ce paradoxe serait éliminé si tous les élèves tournaient le dos à l’intimidateur, car ce dernier se retrouverait seul et ce serait lui le jeune marginalisé. Le rôle des suiveurs dans l’intimidation est second, mais il affecte pour autant l’intimidé.

Par la suite, on retrouve l’intimidé qui est le jeune qui s’isole du reste des élèves. Il a passé toute sa vie dans un manque d’attention et il se sent bien seul. Il a souvent beaucoup de misère à communiquer avec les autres qui le trouvent bizarre. Il ne sait pas comment se faire des amis et, puisque son comportement est diffèrent des autres, il devient la cible parfaite d’intimidation. Comme pour l’intimidateur, il y a de fortes chances que ce jeune ait passé une enfance difficile ou on lui accordait très peu d’attention et il se retrouvait souvent seul. La famille est la chose la plus importante dans le développement de l’enfant et si celle-ci n’est pas présente pour lui former une éducation le jeune vit alors une dissociation de la société qui l’affectera dans le futur.

Par rapport à ce phénomène, sur le site internet et la chaine TV de Canal Vie, on retrouve une série de plusieurs coutres vidéo qui portent sur l’intimidation au secondaire. Ces épisodes ont un lien direct avec la recherche, car on peut percevoir les divers angles du phénomène de l’intimidation soit l’intimidé, l’intimidateur, l’entourage amical et familial, etc. On voit clairement les différents stéréotypes et comment la victime en est affectée.

Bref, avant de pouvoir poser des actions pour prévenir le phénomène d’intimidation, il faut d’abord bien définir les catégories et employer les moyens adéquats pour chacune.

 

-Oana Nicolau

 

Médiagraphie

BEE, Helen, Denis BOYD. Les Âges de la vie, 4e éd., Québec, Édition en ligne, 2011, 499 p. (Éducation Innovation Passion)

CLOUTIER, Pierre, Guy PARENT. Initiation à la psychologie, 2e éd., Québec, Chenelière Éducation, 2013, 434 p.

DEROY-RINGUETTE Rachel, et MICHAUD, Sophie. « Regard sur l’intimidation», Association Lurelu, [En ligne], Volume 37, numéro 3, hiver 2015, p. 7-10, dans ÉRUDIT

 

ÉDITORIAL

Le phénomène de l’intimidation est un enjeu qui s’agrandit à travers la planète. Lorsqu’on parle d’intimidation, on se réfère à l’action de faire du mal à une autre personne soit par des moyens physiques et verbaux ou encore par les médias sociaux. L’intimidation se retrouve à diverses places, mais ma recherche se base au niveau secondaire. Mon but est d’analyser les impacts de l’intimidation sur la scolarisation de l’élève. Bien sûr, il y a plusieurs degrés d’intimidation qui dictent l’ampleur des conséquences sur l’intimidé par la suite, mais plusieurs recherches démontrent les liens forts entre un étudiant qui se fait intimider et lâche l’école par la suite. Après avoir pu communiquer avec la psycho éducatrice Johanne Laviolette, les hypothèses par rapport au taux de décrochage et de l’intimidation ont été confirmées. Elle parle beaucoup de la démotivation de l’élève par rapport à ses cours, car celui-ci vit constamment avec la crainte de se faire humilier et ridiculiser par son intimidateur devant toute la classe. Puis, elle fait référence à un rapport qu’elle fait compléter à l’élève. Ce rapport permet d’évaluer la gravité de la situation et on peut par la suite appliquer les solutions adéquates afin de contrer le phénomène. Dans mon article, j’explique en détail l’importance des programmes mis en place dans les écoles secondaires par le gouvernement de l’éducation. Malgré qu’il reste beaucoup de travail à faire avant de mettre fin à l’intimidation, les témoignages des experts et même des élèves démontrent une amélioration face à l’enjeu de l’intimidation grâce à ces programmes.

 

-Oana Nicolau

Les impacts sur le développement psychologique de l’enfant entre 0 et 18 ans.

Pour ce qui en a du développement psychologique des jeunes vivant dans un milieu appauvri. Erikson, psychologue du développement de l’enfant, croit que le développement de l’enfant dès la naissance est très important. Entre l’âge de 0 à 18 mois, le poupon doit faire aveuglément confiance à son environnement. De 18 mois à 3 ans, le bambin doit apprendre à avoir un contrôle sur lui-même et sur ses émotions et ensuite à communiquer. Ensuite, de 3 à 6 ans, il doit apprendre à se faire confiance et à suivre ses propres idées. Finalement, de 6 ans à la puberté, le jeune doit apprendre à se débrouiller par soi-même. Comme il est expliqué dans le vidéo La pauvreté en héritage, les enfants ne doivent manquer de rien, sinon les retards peuvent s’accumuler et entrainer des difficultés d’apprentissage. Si un des besoins primaires est affecté, le reste va l’être aussi. Cela signifie que les besoins primaires sont essentiels à la réussite scolaire chez l’enfant. Les retards peuvent s’accumuler chez l’enfant et entrainer des difficultés d’apprentissage qui vont le handicaper pour plus tard. Dès la naissance, l’enfant doit créer une confiance à la vie et il a besoin que tous ses besoins vitaux soient assouvis, pour s’épanouir, si jamais l’enfant manque de nourriture, les retards se font. Après, l’enfant doit apprendre à communiquer avec son entourage, donc il doit se développer cognitivement et les parents doivent constamment le stimuler en l’exposant à plus de connaissances possibles et d’expériences. S’il n’est pas assez stimulé et pas assez poussé à communiquer, l’enfant va aussi subir un retard et il va avoir de la difficulté à s’exprimer, ce qui peut engendrer de la frustration et ainsi d’autres problèmes psychologiques.

            De plus, l’enfant doit être constamment stimulé tout au long de son enfant pour améliorer son développement cognitif. Il doit faire ses devoirs avec un soutien constant de ses parents qui l’encourage et le motive, ce qui n’est pas toujours le cas. Les parents travaillent beaucoup pour arriver à payer la nourriture et les soins essentiels de la famille, donc ils sont moins présents pour les enfants. Les enfants doivent pratiquer leur mémoire à long terme et à court terme, pratiquer leur habilité pour pouvoir ensuite se développer normalement. Par contre, dans des milieux plus chaotiques, l’apprentissage se fait plus difficilement. Donc, l’enfant doit avoir un lieu tranquille pour faire ses devoirs et avoir accès à des personnes qui peuvent les aider, comme l’aide au devoir qui est offert à certaines écoles primaires.

            En outre, les enfants ressentent énormément le stress que vivent les parents lorsqu’ils sont à la maison et les enfants le vivent à leur façon. Ils ont beaucoup de difficulté à gérer cette émotion, donc il le refoule et le refoule jusqu’à tant que ça explose en crise et en larme. Ils ont beaucoup de difficulté à gérer ce genre d’émotion d’adulte. Ses enfants sont ainsi plus sensibles au changement dans leur vie. Ils sont plus prompts à faire des crises de colère sans contrôle, car ils ne peuvent pas s’exprimer comme le font les adultes. Ce refoulement d’émotions peut ainsi créer certaines maladies mentales à très jeune âge, comme l’hyperactivité et les troubles de déficit d’attention. C’est pourquoi il est important d’aider les familles défavorisées, car il faut aider les jeunes et leur permettre un avenir prometteur comme tout le monde.

Les impacts sur le développement social de l’enfant entre 0 et 18 ans.

La pauvreté, chez les enfants, peut engendrer plusieurs problèmes au niveau social et psychologique, ce qui peut entraîner une injustice importante envers l’enfant. Le cercle vicieux de la pauvreté en est un exemple. En effet, comme l’explique Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les enfants, dont les parents ont une faible scolarité, vont être pris dans une spirale, car ils vont systématiquement faire le même trajet que leurs parents. Ils vont développer des retards dès le tout jeune âge et plusieurs vont décrocher. Ce décrochage de ces jeunes va les empêcher d’avoir accès à de bons emplois rémunérés. Alors, ils vont avoir moins de revenues ce qui les entraine dans une vie de pauvreté. Ces jeunes vont ensuite léguer leur pauvreté à leur enfant. C’est ce qui crée le cercle vicieux de la pauvreté. Certains s’en sortent grâce à une grande volonté de réussir. Les jeunes quittent plus tôt l’école pour subvenir à sa famille, mais principalement à cause d’un manque d’estime de soi causé par plusieurs échecs à l’école qui n’est pas fait pour subvenir à ses besoins. L’abandon de ces jeunes à l’école cause une augmentation de l’aide sociale et du chômage, car ils ne sont pas assez formés pour se trouver un emploi. C’est pourquoi qu’il est important que le gouvernement aide les jeunes pour les insister à rester à l’école et ainsi avoir accès à de meilleurs emplois. En plus d’aider les jeunes, le gouvernement va aider l’économie.

            L’exclusion sociale des jeunes est aussi un aspect important causé par pauvreté, car elle a des impacts négatifs sur le développement de l’enfant. Les jeunes décrochent des écoles puisqu’ils ne se sentent pas comme les autres, ils sont exclus de la société des classes moyennes. Ils ont moins d’argent pour être habillés à la dernière mode et souvent ils ont un retard au niveau scolaire. C’est pourquoi ils quittent l’école au lieu de subir cette pression et pour trouver un travail ou un domaine d’étude où ils sont acceptés comme ils sont. Par contre, comme l’explique encore Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les activités et les groupes scolaires peuvent avoir un impact positif sur la vie des jeunes. Si les jeunes peuvent participer à des activités qu’ils aiment, ils vont se faire accepter dans des groupes de jeunes plus sains que ceux qui se retrouvent dans la rue. Ces jeunes sont de meilleures influences que les décrocheurs. Cette intégration des jeunes dans des milieux sociaux brise automatiquement l’isolement créé par la pauvreté et ses injustices. Malheureusement, ce n’est pas toutes les écoles qui ont plusieurs activités parascolaires. C’est à ce moment-là que les enfants se sentent différents et exclus de la société. Si les enfants ne sont pas inscrits dans les sports, cela entraine facilement le rejet, car les sports sont un lieu de socialisation important à l’école. Par contre, les sports coûtent très cher. Comme il est présenté dans la vidéo la pauvreté en héritage, les sports sont couteux, car il faut acheter l’équipement et il y a souvent des déplacements. Par exemple le ski, il faut acheter les skis, les cours, le remonte-pente et se déplacer. Ce n’est pas toutes les familles qui peuvent se le permettre.

            De plus en plus dans les écoles, il est possible de retrouver une travailleuse sociale, qui aide les familles à s’intégrer et facilité l’entrée en milieu scolaire de l’enfant, ainsi, il s’assure de la réussite de l’enfant[1]. La travailleuse sociale s’assure que l’adaptation de l’enfant en classe se fait bien et que l’enfant obtienne le plus de support possible et qui est nécessaire pour sa réussite en milieu scolaire et ainsi prévenir le décrochage scolaire. Elle est présente pour l’aider en tout temps à l’école. En outre, la travailleuse sociale peut aussi organiser des thérapies de groupe d’entraide pour aider les parents à gérer les enfants en difficulté, le travail et les crises des enfants.

            L’isolement qui entoure ces enfants fait en sorte qu’ils sont constamment à la recherche de leurs identités. Ils cherchent un modèle parmi les adultes qui le côtoient, mais un bon exemple de modèle qui a réussi à se sortir de la pauvreté est plus difficile à avoir, car ils sont isolés du reste de la société. Leurs modèles sont souvent leurs parents qui vivent dans des milieux appauvris. Les enfants ont donc tendance à imiter le comportement de leurs parents en grandissant. Comme Paul Makdissi et Mathieu Audet dans La pauvreté chez les jeunes de 0 à 17 ans au Québec : Une perspective comparative, les jeunes ont absolument besoin d’un modèle, d’un mentor pour se sentir compris et sécurisé. Ils sont donc des modèles qui vont leur montrer comment vivre dans une société qui les rejette. Donc, il est primordial de créer des groupes d’aide, comme du parrainage, pour aider les jeunes enfants à avoir des modèles qui ont réussi et qui peuvent les guidés dans la bonne direction.

[1] Adje  VAN DE SANDE et Gilles RENAULT, « Le travail social auprès des enfants », Reflet : revue d’intervention sociale et communautaire, vol. 7, n. 2, 2001, p.76-91, Dans Érudit, p. p85.

La pauvreté chez les enfants canadiens, une réalité méconnue.

La recherche sur la pauvreté des enfants du Canada est importante, c’est grâce à elle qu’il est possible de comprendre les conséquences auxquelles ils font face. Comme il a été présenté dans l’entrevue de Natalie Laferté, les enfants ne peuvent pas revendiquer leur droit, alors il est important de sensibilisé la population à leur égard et ainsi leur permettre de vivre une vie en santé sans injustice. D’après une recherche d’UNICEF (UNICEF, 2010), il y aurait 13.3 % des enfants qui vivent dans une pauvreté relative au Canada, ce qui signifie que la famille à un revenu suffisamment bonne pour subvenir au besoin primaire de la famille. De même, au Canada il y a une plus grande population d’enfants pauvres que d’adultes pauvres. Le Canada est souvent critiqué par l’UNICEF par son manque d’action auprès des jeunes en difficulté, comme le mentionne Madame Laferté, le gouvernement ne se presse pas à résoudre ce problème de pauvreté et même qu’il en parle très peu lors des élections. Ces jeunes sont victime d’injustice. Pourquoi? Parce que les pauvres ne sont pas leur public cible, puisqu’ils ne sont pas en âge de voter et que les parents ne sont pas interpellés par les parties. Le gouvernement canadien réagit très peu au besoin des enfants et au contraire, c’est des services communautaires comme docteur Julien qui aide les familles démunies à s’en sortir. De plus, avec l’austérité d’aujourd’hui les groupes humanitaires qui recevaient de l’aide du gouvernement vont être coupés de leur subvention. Selon une autre recherche de l’UNICEF (UNICEF, 2010), le Canada se situe au 18e rang des 35 pays riches dont le taux de pauvreté est le plus élevé. Le Canada ne met pas beaucoup d’argent sur les programmes pour les familles pauvres, contrairement à d’autres pays riches qui mettent beaucoup d’effort et d’argent pour que le pourcentage de pauvreté chez les enfants soit plus bas. Comme le mentionne la recherche de l’UNICEF, le gouvernement met environ 13.2 milliards de dollars pour les enfants, par contre il met beaucoup plus que le double de cet argent aux personnes âgées, alors qu’ils ne représentent que 6.3 % de la pauvreté. Donc, encore une fois les enfants sont mises de côté. Ce sont les familles monoparentales et les familles avec des parents peu instruits qui ont le plus grand taux de pauvreté, car leur faible scolarité fait en sorte que leur travail est moins bien rémunéré. Pour ce qui est ai des familles monoparentales, le faible revenu dans les ménages n’aide pas la situation de pauvreté.

Penser le monde d’aujourd’hui et agir : la pauvreté au Canada

Le choix de notre sujet de recherche devait être en lien avec le thème de ce cours, Penser le monde aujourd’hui et agir. Cette phrase peut être interprétée de différentes manières, mais pour nous, « penser le monde » signifiait de se questionner sur les causes et conséquences des problèmes sociales majeures et d’« agir » en réfléchissant à des solutions possibles. Le problème social qui nous interpelle particulièrement est celui de la pauvreté, car on considère que c’est un phénomène qui a directement des conséquences néfastes sur le bien-être et le progrès de la société. On aimerait donc étudier comment se vit la pauvreté chez les Canadiens, c’est-à-dire comprendre ses causes et conséquences sociologiques, psychologiques, politiques et économiques par rapport aux individus. Pour ce faire, on a choisi de diviser notre recherche en trois et chaque partie concerne un groupe de personnes en particulier, soit les immigrants, les autochtones, et les enfants. D’ailleurs, on aimerait aussi étudier le phénomène de la pauvreté en tant que problème social, c’est-à-dire de comprendre le rôle de l’État dans la lutte contre la pauvreté ainsi que dans ses causes. L’enjeu de la pauvreté est important, car celle-ci touche beaucoup de personnes à travers le monde. La recherche consiste à recherche à établir un portrait de la pauvreté dans un pays développé comme le Canada. De plus, on s’intéresse a comment plusieurs facteurs, tels que le chômage, le faible revenu, les logements insalubres, les soins de santé inadéquats ainsi qu’à l’accès limité à l’éducation, jouent un rôle dans la pauvreté des Canadiens. Ces facteurs ont un rôle important et celui-ci sera étudié plus en détail au cours de cette recherche. Nous voulons sensibiliser les gens à prendre conscience des problèmes politiques du Canada vis-à-vis la pauvreté. Il y a très peu de structure sociale formée par le gouvernement pour aider une population visiblement en besoin de soutient. La recherche va nous permettre de comprendre se qui ce passe dans notre société et surtout ce qu’on peut faire pour l’aider. Comment pouvons-nous intégrer les immigrants dans notre société pour qu’ils se sentent valorisés? Comment permettre aux Autochtones de se sortir de cet isolement créer par les Canadiens ainsi que par la loi des Indiens? Comment sortir un enfant d’un milieu défavorisé pour lui donner le plus de chance possible dans la vie? Comment le gouvernement pourrait agir face à sa population en besoin? Ce sujet de recherche porte sur plusieurs aspects intéressants et qui touchent notre vie quotidienne. En effet, on vit dans une société remplie d’enfants, qui se caractérise par l’arrivée d’une nouvelle génération, de plusieurs immigrants, qui ont comme seul but de vivre une vie meilleure, avec plus d’opportunité, que celle qu’ils avaient dans leur pays. Il ne faut pas oublier les autochtones, qui eux sont les premiers occupants de ce territoire, mais paradoxalement, font face à une pauvreté majeure.

Heba Farawi

Jennifer Ryter

Chloey Quesnel

Marina Tawadrous

Retard entrepreneurial du Québec : Que peut-on faire?

Le Québec fait mauvaise figure par rapport au reste du Canada, en ce qui a trait à l’entrepreneuriat. L’indice entrepreneurial, calculé par la fondation de l’entrepreneuriship, indique qu’au Qubébec, 33,6% des 35 ans et moins on l’intention de se lancer en affaire, contre 47,2% dans le reste du Canada (Fondation de l’entrepreneurship, 2014). Or, comment changer cette tendance? Certaines villes du monde, et même quelques localités québécoises, se démarquent par leur audace, et par ce désir d’avoir une forte culture entrepreneuriale. Ainsi, il est intéressant de se pencher sur ces initiatives, afin de possiblement calquer ces modèles de réussite sur le Québec, ou du moins, s’en inspirer.

Singapour, un pays d’un peu plus de cinq millions d’habitants (Larousse, s.d.), se distingue par le fait qu’elle met en place un réseau important de mentorat pour soutenir ses membres. Des mentors, qui sont formés dans des universités, apprennent à aider de jeunes entrepreneurs, et les motivant et en posant des questions (Morin, 2013). Selon la Banque Mondiale, et son indice Doing Buisness, qui classe les pays selon la facilité à faire des affaires, c’est Singapour qui occupe le premier rang (Banque mondiale, 2014). Ainsi, cette approche de mentorat semble être porteuse de succès.

La ville de Singapour est un exemple de dynamisme entrepreneurial  Source :http://pixabay.com/p-255116/?no_redirect
La ville de Singapour est un exemple de dynamisme entrepreneurial
Source :http://pixabay.com/p-255116/?no_redirect

Selon Rina Marchand, l’experte interrogée dans le cadre de cette recherche, Lotbinière et Shawinigan sont des exemples de localités ayant une forte culture entrepreneuriale. Lotbinière met en place des outils pour favoriser la culture entrepreneuriale dès le jeune âge. Elle incite ainsi les classes à développer des projets à saveur entrepreneuriale. Cette expérience est certainement enrichissante puisqu’elle accroît la confiance, l’estime de soi, la motivation scolaire, la connaissance de soi et elle éveille les qualités entrepreneuriales des jeunes. Ainisi, les étudiants sont formés très tôt sur les concepts fondamentaux des entreprises (Rollin, Daigle, Lemay, 2011). À Shawinigan, selon Rina Marchand, toutes les instances travaillent en collaboration pour créer une forte culture d’entrepreneurs.


Comme le montre la vidéo ci-dessus, Lobtbinière est très active pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes. En effet, elle met en place des initiatives pour créer un premier contact dès l’école primaire.

Le Québec prône davantage des idéologies d’interventionnisme. Or, cela se traduit par des taux d’imposition particulièrement élevés. Évidemment, de tels taux d’imposition peuvent décourager des entrepreneurs à bâtir des entreprises au Québec puisque le reste du Canada offre des taux beaucoup plus intéressants. Un taux d’imposition plus élevé décourage la croissance des entreprises. De plus, certains projets sont abandonnés, faute d’une trop lourde fiscalité (Petkantchin, 2005). En contrepartie, le Québec est particulièrement généreux au niveau des subventions. En effet, sur les 287 milliards accordées en subvention au Canada de 1980 à 2009, 40% provenaient du Québec. Prônant l’interventionnisme, le gouvernement intervient dans les mécanismes économiques. Or, il semble avoir un consensus chez les économistes en ce qui a trait aux subventions. Elles sont perçues comme un « malinvestissemnt », qui favorise artificiellement des secteurs. En effet, en intervenant, le gouvernement contrevient aux lois du libre marché. En effet, un gouvernement qui accorde une subvention à une entreprise l’avantage certainement par rapport à ses concurrents. De plus, si le gouvernement subventionne un secteur en particulier, il oriente artificiellement le choix des consommateurs vers ce secteur (Elgrably, 2006). Ainsi, les subventions sont mal perçues par les économistes. D’ailleurs, le Président du Conseil du patronat du Québec, M. Yves-Thomas Dorval soutient que l’on pourrait amputer les subventions de 50 à 75% au Québec, et il affirme que cela n’aurait aucun impact (ARGENT, 2010).

Ainsi, lorsqu’on se questionne par rapport aux solutions pour pallier au retard entrepreneurial, plusieurs solutions sont envisageables. Lorsque nous avons questionné Rina Marchand, la directrice principale, Développement des contenus et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship, celle-ci était catégorique : le jumelage entre de jeunes entrepreneurs et des entrepreneurs expérimentés permet de créer une culture entrepreneuriale. En effet, selon elle, l’accompagnement et la création de solides réseaux de contacts sont essentiels. C’est ce que Singapour a concrétisé. Le projet d’éveil entrepreneurial peut certainement être une piste à examiner pour créer cet éveil. Finalement, l’avis des économistes semble être clair : le gouvernement devrait réexaminer son approche. Pour favoriser l’entrepreneuriat, des subventions moins généreuses et des impôts plus bas pourraient favoriser la création d’entreprises.

Maxime Gauvin

Médiagraphie

Articles

ARGENT, « Le Québec, champion des subventions aux entreprises », Argent, 15 mars 2010, [En ligne], http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/le-quebec-champion-des-subventions-aux-entreprises-15032010 (Page consultée le 19 avril 2015)

MORIN, Marie-Claude. « Comment le Brésil et Singapour innovent pour stimuler l’entrepreneuriat », Les affaires, 12 janvier 2013, [En ligne], http://www.lesaffaires.com/archives/generale/comment-le-bresil-et-singapour-innovent-pour-stimuler-l-entrepreneuriat/553003 (Page consultée le 20 mars 2015)

BANQUE MONDIALE, « Classement des économies », Banque mondiale, [En ligne], http://francais.doingbusiness.org/rankings (Page consultée le 19 mars 2015)

Documents

ELGRABLY, Nathalie. Les subventions aux entreprises sont-elles efficaces ?, [En ligne], 2006, http://www.iedm.org/files/juin06_fr.pdf (Page consultée le 21 avril 2015)

FONDATION DE L’ENTREPREUNEURSHIP. Indice entrepreneurial québécois 2014, [En ligne], 2014, http://www.entrepreneurship.qc.ca/sites/default/files/docs/analyses/IEQ_CDP_2014_RapportComplet_11x8-5_VF-9.pdf (Page consultée le 20 mars 2015)

PETKANTCHIN, Valentin. Les obstacles à l’entrepreneuriat au Québec, [En ligne], 2005,  http://www.iedm.org/files/dec05_fr.pdf (Page consultée le 20 mars 2015)

ROLLIN, Joanie, et al. Entreprendre ici à l’école, [En ligne], 2011, http://www.vivreenlotbiniere.com/upload/vivre/editor/asset/EIL/EIL_ecole_web2.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Ouvrage de référence

« Singapour », Larousse, [En ligne], http://www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Singapour/144420 (Page consultée le 20 avril 2015)