Archives de catégorie : Les causes du décrochage

Agissons aujourd’hui pour les décrocheurs de demain!

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http://www.fusionjeunesse.org/le-decrochage-scolaire-au-quebec

Notre sujet de recherche est le décrochage scolaire visant principalement les jeunes du secondaire au Québec. Le décrochage scolaire est quand un élève de niveau secondaire arrête ses études avant l’obtention d’un diplôme d’études secondaires (DES).Les diverses dimensions étudiées sont l’évolution du décrochage à travers les années, les causes de l’abandon scolaire et les programmes mis en place par le gouvernement pour contrer le décrochage.

Ce sujet est constamment présent et affecte tous les jours notre société. C’est un sujet qui n’est pas très présent dans l’actualité, mais pourtant un problème constant dans notre société. Le décrochage scolaire affecte directement le futur de notre société, surtout avec le vieillissement de la population québécoise, puisque les jeunes seront les travailleurs de demain. D’ici 2031, les personnes âgées représenteront 25% de la population québécoise, ce qui amènera des impacts économiques, politiques, sur le système de santé et sur le monde du travail. Au niveau économique, le poids économique va diminuer parce que la population dépendante représentera plus que la moitié de la population que la population active. Au niveau politique, les futurs adultes auront un moins grand pouvoir politique, car les partis politiques investiront sur les intérêts de la population majoritaire, les personnes âgées. Les investissements vont être plus accès sur la population vieillissante que la population active ce qui pourrait amener à une hausse d’investissement dans le système de santé plutôt que dans l’éducation. De plus, il y aura une pénurie d’employées, ce qui pourrait amener les jeunes à rentrer sur le marché du travail plus tôt.  Il est important de parler de ce sujet, car il faut contrer le décrochage scolaire et aider les jeunes a rester aux études pour obtenir un diplôme d’études secondaires. Chaque étudiant est l’avenir du Québec.

Ce sujet de recherche amène plusieurs questionnements sur les différentes dimensions. Quels sont les impacts de la loi sur l’obligation à l’éducation? Quelles sont les causes qui poussent un jeune à décrocher? Quelles sont les mesures mises en place pour lutter contre le décrochage scolaire?

Pourquoi les problèmes du décrochage scolaire ne sont-ils pas encore réglés?

Selon nous, les causes qui amènent un élève à décrocher sont multiples et différentes pour chaque individu. Ainsi, il est difficile pour le gouvernement de mettre en place d’efficaces programmes adapter à chaque jeune pour contrer le décrochage. Cependant, depuis 1943, le gouvernement a mis en place une loi pour l’école obligatoire ce qui a permis d’augmenter le taux de diplomation au secondaire. Malgré la loi mise en place par le gouvernement, il y a encore de nombreux jeunes étudiants qui abandonnent leurs études secondaires.

Bibliographie

Lorena Fraser-Del Carpio, Charlotte Castonguay, François Simard

Les jeunes s’expriment sur le décrochage scolaire

http://www.ecolecsmb.com/dorvaljeanxxiii/notre-ecole/
http://www.ecolecsmb.com/dorvaljeanxxiii/notre-ecole/


 

Canevas du sondage

Dans le cadre de notre projet, nous allons effectuer un sondage auprès des étudiants de l’École Secondaire Dorval-Jean XXIII. Nous allons distribuer notre questionnaire à 20 à 30 étudiants âgés de 16 ans à 18 ans. En ce qui concerne notre méthode d’échantillonnage, nous allons demander à tous les élèves d’une classe de répondre à notre questionnaire après avoir obtenu l’autorisation du professeur.

Puisque le décrochage scolaire touche les jeunes du secondaire, ils ont le droit de parole.

Résultat du sondage

Sur un total de 24 personnes qui ont répondu à notre sondage, les deux tiers des participants sont des filles et le tiers sont des garçons. Les répondants sont âgés de 16 ans à 18 ans : la majorité d’entre eux ont 16 ans alors que 8 d’entre eux ont 17 ans et deux sont âgés de 18 ans.

Nous leur avons demandé quels sont leurs sentiments par rapport à l’école. La plupart d’entre eux (13) disent apprécier l’école. Seulement une personne dit qu’elle n’apprécie pas l’école. Le reste des répondants (10) ont affirmé qu’ils sont indifférents par rapport à l’école. En ce qui concerne leur parcours scolaire, 12 répondants planifient poursuivre leurs études jusqu’à l’université alors que 9 élèves veulent uniquement obtenir un diplôme de niveau collégial. Seulement un élève a répondu qu’il était indécis par rapport à ses choix d’études.Sans titre

 

Il y a 20 participants qui sont en accord avec la loi qui oblige les élèves à aller à l’école jusqu’à 16 ans. Plusieurs affirment que la loi est importante pour la jeunesse et aide à créer un intérêt pour l’école. Deux répondants pensent qu’il faudrait augmenter l’âge de l’obligation à la scolarité jusqu’à 18 ans.

Par rapport à la moyenne scolaire, la majorité des participants (13) ont une moyenne qui se situe entre 70% et 80%. 7 d’entre eux ont une moyenne de 60% à 70% et 4 d’entre eux ont une moyenne supérieure à 80%.

Nous leur avons demandé s’ils avaient déjà pensé à décrocher. La grande majorité des élèves (21) disent n’avoir jamais considéré cette option. Seulement 3 répondants ont dit qu’ils avaient déjà pensé à décrocher. Il y a un total de 21 répondants qui disent connaître quelqu’un qui a abandonné ses études. Pour 12 d’entre eux, il s’agit d’un ami alors que pour 7 d’entre eux il s’agit d’un membre de leur famille. Seulement 2 personnes ont répondu qu’ils ne connaissaient personne qui avait décroché.

La majorité des étudiants (17) n’ont jamais eu de problèmes avec la direction alors que 7 d’entre eux en ont eu. Les raisons que les étudiants ont données sont : les absences, les retards, les suspensions, les bagarres, le comportement et le manque d’organisation et d’attention de l’école.

Selon les participants, les raisons qui pousseraient un étudiant à décrocher sont pour la majorité d’entre eux (12) les problèmes de motivation. De plus, 5 d’entre eux ont répondu que la raison qui amène un élève à décrocher est son travail. 5 élèves ont énuméré d’autres raisons : des problèmes financiers, de la difficulté à l’école, le manque d’aide et de ressources, la mauvaise perception de soi, ou poursuivre un DEP sans diplôme d’études secondaires. La grande majorité des répondants (21) ont affirmé avoir un soutien familial par rapport à leurs études alors que 3 d’entre eux ont répondu qu’ils n’en avaient pas.

Nous avons demandé aux élèves s’ils avaient connaissance de l’existence d’un programme contre le décrochage scolaire dans leur école. 23 d’entre eux ont répondu que non alors qu’un élève a nommé le Service d’Appui au Succès Scolaire (SASS). De plus, un élève affirme qu’il serait bien d’avoir un programme de lutte contre le décrochage scolaire. En ce qui concerne les intervenants qui sont présents à l’école, 8 ont nommé la psychoéducatrice, 9 ont répondu les professeurs et 6 ont nommé la conseillère en orientation.

En ce qui concerne la motivation des élèves pour rester à l’école, la moitié des répondants (12) ont répondu leur programme de concentration en musique. 7 élèves ont répondu vouloir avoir une bonne carrière dans le futur et 5 d’entre eux ont nommé leurs amis comme source de motivation. Ainsi nous constatons que les programmes spécialisés offerts au secondaire peuvent représenter une grande source de motivation pour les élèves.

En somme, les étudiants ont, en grande majorité, les mêmes réponses, intérêts et motivations, car ils sont dans le même programme à l’école. Cela peut, effectivement, influencer les résultats de ce sondage.

Tous les jeunes sont propices à être décrocheur: Êtes-vous à risque?

http://actualites.sympatico.ca/nouvelles/blogue/non-nos-enfants-ne-risquent-pas-de-mourir-sous-un-tsunami-de-livres
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La période de l’adolescence est souvent difficile pour la majorité des jeunes, plus précisément, le secondaire. Tous les jeunes ont dit un jour : Je ne veux plus aller à l’école. L’école peut être difficile de plusieurs manières. La scolarisation donne un bon impact sur la qualité de vie en société. Cela contribue à transmettre aux individus des savoirs, savoir-faire et savoir-être qui en feront des citoyens à part entière, des êtres responsables, engagés dans leur communauté, pleinement intégrés à leur société, capables de s’adapter aux changements et d’apprendre à apprendre. (Ouellet, 1994). Alors, il est important de parler du décrochage scolaire, car elle présente une menace pour notre société. Il y a plusieurs facteurs ou causes qui font qu’un jeune étudiant décide de quitter le secondaire avant l’obtention de son diplôme, malgré la loi sur l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 16ans. Y a-t-il un type de décrocheur? Quel jeune est à risque de décrocher?

 

Tout d’abord, il est important de préciser qu’il n’y a pas un portrait spécifique d’un décrocheur. Les étudiants sont tous à risque. Il faut reconnaitre que les décrocheurs ne sont pas tous identiques et qu’ils n’ont pas tous les mêmes besoins. (Houle, 2011). Cependant, il est possible de faire ressortir les principales caractéristiques d’un décrocheur. L’école est comme «une image écornée d’eux-mêmes insupportable, un rejet total» (Broucaret, 2012). Au cours de plusieurs recherches, il y a quatre sortes de type décrocheurs : le discret, l’inadapté, le désengagé et le sous-performant. Allons examiner, de plus près, chacun des types de décrocheurs.

 

Selon cette étude, 40% des décrocheurs sont discrets, cela signifie que tout se passe bien à l’école sauf son rendement scolaire. Les décrocheurs semblaient plus susceptibles d’avoir eu des difficultés dans des cours obligatoires (Rolland, 1994). Ils ont des notes faibles. Dans le sondage, passé à des élèves du secondaire, a révélé que les deux élèves qui ont avoué avoir déjà pensé à décrocher ont une moyenne à l’école entre 60%-70% ce qui est à la limite de l’échec. La course à la réussite amène à une rupture totale avec l’école (Broucaret, 2012). Il peut y avoir comme résultat sur l’enfant, un bulle au ventre à chaque fois qu’il met un pied à l’école, il ne voudra plus y aller pour ne pas se faire noté et comparé aux autres élèves et il aura une moins bonne estime de lui. De plus, il n’aura plus de motivation à persévérer si ses notes ne s’améliorent pas malgré ses efforts et l’enfant pourrait développer une phobie de l’école. Les notes peuvent représenter pour le jeune le réflex de son intelligent. En effet, cela peut avoir une répercussion sur la perception de lui-même ainsi qu’une baisse de sa capacité à performer. Il se sentira décourager.

 

En plus, il y a 40% des décrocheurs qui sont inadaptés, c’est-à-dire qu’ils ont souvent des échecs scolaires, problèmes de comportements, délinquants et vivent dans une situation familiale difficile. Il accumule les échecs dans la plupart des cours, car il ne porte pas attention en classe ce qui amène à des problèmes de comportements. Ce type de décrocheur s’absente souvent de la classe, accumule les retards, les retint et cela l’amène à ne plus se présenter en classe. Alors, il devient un délinquant ainsi qu’a commencé à consommer de la drogue. La consommation peut être une solution pour pouvoir s’évader de la réalité. Dans certains cas, la consommation d’alcool et de drogues constitue pour le jeune une stratégie d’évitement ou de fuite des responsabilités scolaires, dont le choix de carrière (Soyons Compères). Enfin, si le jeune n’a aucun support familial cela peut affecter sa réussite scolaire. Dans le sondage passé aux étudiants de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII, il y a une fille qui a avoué n’avoir aucun aide familial et cette même jeune a dit qu’elle a des problèmes avec la direction de son école (absence, retenue, suspension).

 

De plus, les décrocheurs désengagés (10% des décrocheurs) sont ceux qu’ils ont des notes moyennes, mais qu’ils n’ont aucun intérêt pour l’école ou ne participe à aucune activité parascolaire. Selon leurs propres perceptions des choses, les jeunes seraient en quelque sorte incités à s’éloigner progressivement de l’école, car celle-ci, par les rigidités de sa structure et de son fonctionnement, ne saurait répondre adéquatement à leurs besoins et leurs attentes (Rolland, 1994). Le désengagement qu’il éprouve envers l’école peut se refléter dans leurs notes, ce qui fait qu’ils ne performent pas de façon exceptionnelle. Selon les résultats de notre sondage, la moitié des élèves ont révélé que leur motivation, qui les pousse à persévérer à l’école est leur programme de concentration musique. Les décrocheurs étaient moins susceptibles que les autres de participer aux activités sportives, artistiques, théâtrales ou à des leçons de musique ou de faire partie de clubs à l’extérieur de l’école (Statistique Canada, 2008). Alors, il est important pour l’élève de s’engager de quelconque façon, que ce soit de faire du sport ou d’être dans un programme spécialisé, cela peut devenir une source de motivation à vouloir persévérer à l’école et ne jamais n’abandonne seulement pour la simple raison de faire ce qu’il aime pour quelques instants dans sa journée.

 

Finalement, les décrocheurs sous-performant (soit 10%) ont des troubles d’apprentissages, désengagements envers l’école, ainsi que l’accumulation d’échecs. Les élèves avec des troubles d’apprentissages ont souvent de mauvais résultats, car ils n’apprennent pas aussi vite qu’un personne qui n’en a pas. Ainsi, l’étudiant perd toute confiance en lui, il se répète constamment qu’il n’est pas capable, que ça ne sert à rien de continuer ou de me forcer, car cela n’amène nulle part (désengagement). Ce qui amène à la structure de l’école. Pour rejoindre le plus d’élèves, il faudrait offrir davantage de stratégies d’apprentissage, dans certains cas des horaires plus flexibles et remettre en valeur les cours pratiques professionnels (Hardy, 1994). Les écoles font leur part dans la réussite des élèves en difficultés. Ces écoles définies comme efficaces font usage de stratégies de gestion novatrices, d’un bon système d’encadrement ainsi que d’un système de reconnaissance axé sur le renforcement plutôt que sur la punition (Robertson et Collerette, 2005).

 

En somme, que ce soit des difficultés d’apprentissage, un désengagement, des mauvaises notes, tous peut les amener à abandonner. Il y a plusieurs types de décrocheurs. Il n’y en a pas un qui est plus propice que l’autre, car on parle ici des problèmes du jeune avec des facteurs familiaux et de l’école. Une cause où plusieurs font que l’étudiant abandonne. Il n’y a pas un qui est plus important que l’autre, cela peut dépendre des priorités de l’élève. Tous les étudiants sont à risque. Êtes-vous à risque?

 

Médiagraphie

COLLERETTE, Pierre et ROBERTSON, Andrée. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

HARDY, Jean-Yves. « Le décrochage scolaire au secondaire : phénomène complexe», Québec français, [En ligne], no 95, 1994, p. 71-74, dans Érudit (Page consultée le 17 février 2015)

OUELLET, Rolland. « Le décrochage scolaire : perspective générale », Éducation et francophonie, [En ligne], vol 22, Avril 1994, p. 4-11, dans Repères (Page consultée le 17 février 2015)

« Les premiers indicateurs du risque de décrochage au secondaire», dans Questions d’éducation, Statistique Canada, [En ligne], http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2004006/7781-fra.htm (Page consultée le 18 mars 2015)

« Les déterminants de la persévérance scolaire », dans Le décrochage, Soyons Compères, [En ligne], http://www.soyonscomperes.com/decrochage/les-determinants-de-la-perseverance-scolaire (Page consultée le 18 mars 2015)

 

Lorena Fraser-Del Carpio

La famille, un facteur majeur dans la réussite de l’enfant

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-rencontres-avec-les-parents-un-outil-efficace-contre-le-decrochage-2014-11-18-1238623
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-rencontres-avec-les-parents-un-outil-efficace-contre-le-decrochage-2014-11-18-1238623

Depuis toujours, la famille a un impact positif ou négatif dans notre vie. Que ce soit maman, papa, frère, sœur, grand-maman, grand-papa, n’importe quel membre de notre famille peut nous influencer dans nos décisions de vie. Le support familial est super important quelque soit le problème. La famille a-t-elle vraiment un impact sur notre réussite scolaire ? Comment la famille peut être un véritable support ?

 

Tout d’abord, la famille a une grande influence sur notre vie, ce sont eux qu’ils nous ont appris tous ce que nous savons aujourd’hui. La famille peut être un grand support ou être un obstacle à notre réussite. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent jouer en défaveur de la réussite scolaire. La famille exerce une influence déterminante sur le développement de l’enfant (Soyons Compères).

 

La situation familiale est un facteur plutôt important à prendre en compte. Il y a six caractéristiques identifiées à l’échec scolaire : famille monoparentale, famille à faible revenue, un jeune laissé à lui-même plus de trois heures par jour, dont l’un des parents a été un décrocheur, dont le frère ou la sœur, a été décrocheur et dont la langue maternelle n’est pas le français.

 

Un élève qui vit seulement un de ses parents est plus à risque d’abandonner. En outre, même si la plupart des diplômés et des décrocheurs vivaient avec leurs deux parents pendant leur dernière année scolaire, les décrocheurs étaient deux fois plus nombreux à faire partie de familles monoparentales (Rolland, 1994). Si le jeune vit n’a qu’un seul parent, cela peut amener à une plus faible présence parentale, car le parent doit subvenir à leur besoin tout seul. Alors, le parent pourrait venir à demander à l’enfant de travailler pour qu’il puisse contribuer à la situation économique de la famille. En effet, il pourrait jusqu’à lui demander d’arrêter l’école et de travailler à temps plein. Les études longitudinales sur le fonctionnement familial montrent que les enfants ont plus de risque de décrocher dans les familles où les parents valorisent peu l’école et s’impliquent peu dans l’encadrement scolaire de leur enfant (CTREQ, 2002).

 

De plus, un jeune qui vit en milieu défavorisé peut avoir un effet négatif sur sa réussite. Quand, une famille a un faible revenu, cela peut avoir des répercussions sur l’enfant. Ces élèves seraient moins encouragés à poursuivre leurs études parce que leurs parents ont peu d’attentes à cet égard; il se peut aussi qu’on les incite à faire leur part pour subvenir aux besoins de la famille. (Rolland, 1994). En effet, ces jeunes ne pourraient confronter leur parent, car ils seront contents de ne plus aller à l’école et ainsi faire de l’argent. Cependant, tout le monde sait que personne ne peut vivent avec un salaire minimum et être capable de subvenir à tous ses besoins.

 

Par ailleurs, les élèves dont l’un des parents a été un décrocheur ou avoir une sœur ou un frère décrocheur est beaucoup plus à risquer d’abandonner à son tour. Il semble, par ailleurs, que le niveau d’instructions des parents et la situation familiale influencent aussi sur le taux d’abandon scolaire des élèves du secondaire. (Rolland, 1994). Dans ce genre de situation, la famille ne montre aucune importance aux études ainsi qu’aucun intérêt. L’élève ne recevra jamais de support, car les parents ont montré que l’école peut passer en second. Des attitudes et des comportements parentaux tels qu’encourager son enfant dans ses études, le féliciter pour ses réalisations, lui exprimer de la tendresse, le superviser adéquatement, avoir des attentes élevées et une attitude positive face à l’éducation, à l’école et aux tâches scolaires, être un modèle de parent-lecteur et s’impliquer dans la vie de l’école ont des effets positifs sur la réussite du jeune (Soyons Compères).

 

De plus, les enfants immigrants ont beaucoup plus de risque à abandonner à cause de leurs difficultés de bien maitriser la langue française. Ils n’auront pas de support pour faire leurs devoirs ou aider à réviser, car leurs parents n’ont pas étudié ici (ce qui peut être différent). Plusieurs sondages ont montré que le soutien familial est très important pour les jeunes surtouts au secondaire. Les aides pédagogiques laissent parfois à désirer dans l’établissement scolaire.

 

En effet, les parents devraient donner le bon exemple à leur enfant. Ils ne doivent pas dévalorisés l’école ou les programmes offerts, ils ne doivent pas directement punir l’enfant, mais comprendre ce qui ne va pas et ils ne doivent pas mettre de la pression à leur enfant, cela pourrait les faire fuir. Il faut éviter de mettre une pression trop forte sur les enfants (Broucaret, 2012). L’école ne devrait pas être toujours dans la conversation sinon cela pourrait énerver l’enfant. Ils doivent être présents quand l’enfant le souhaite, mais montrez un intérêt particulier dans leurs études. Finalement, le support familial est primordial dans la réussite scolaire de l’enfant.

 

Médiagraphie

BROUCARET, Fabienne , «Le décrochage scolaire n’est pas un fatalité », dans Scolarité, Psychologie.com, [En ligne],  http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Articles-et-Dossiers/Le-decrochage-scolaire-n-est-pas-une-fatalite  (Page consultée le 14 avril 2015)

COLLERETTE, Pierre et ROBERTSON, Andrée. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

OUELLET, Rolland. « Le décrochage scolaire : perspective générale », Éducation et francophonie, [En ligne], vol 22, Avril 1994, p. 4-11, dans Repères (Page consultée le 17 février 2015)

« Les déterminants de la persévérance scolaire », dans Le décrochage, Soyons Compères, [En ligne], http://www.soyonscomperes.com/decrochage/les-determinants-de-la-perseverance-scolaire (Page consultée le 18 mars 2015)

 

Lorena Fraser-Del Carpio