Archives de catégorie : Culture et réseaux sociaux

Retour sur le sondage sur la culture populaire

Retour sur le sondage sur la culture populaire

La culture populaire peut toucher beaucoup de gens en raisons de ces moyens de diffusions, tels que les chansons, les films, les réseaux sociaux, etc. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Ensuite, les réseaux sociaux, qui sont un moyen de diffusion de la culture populaire, occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate, qui se développe depuis au moins une décennie, et qu’amènent les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Finalement, la culture populaire joue un grand rôle dans la production industrielle de la culture (Morin, Encyclopædia Universalis). Les films hollywoodiens en sont un bon exemple. Est-il possible d’affirmer que le cinéma américain affecte les jeunes québécois ? Si oui c’est de quelle manière influence-t-il les jeunes québécois? L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

Sondage

Au cours de la 11e semaine nous avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple. Pour couvrir plus de terrain, nous avons divise notre sondage selon nos trois dimensions : la langue française (partie 1), les réseaux sociaux (partie 2) et le cinéma (partie 3).

 

Question 1 de la partie 1 : Quelles langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 70%, tandis que seulement 20% parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

 

Question 5 de la partie 1 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                        Surtout en anglais             Autre : __________

 

En prêtant attention au graphique 2, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 83.3 %. Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 6.7 %. Nous pouvons donc constater que l’anglais devient la langue la plus importante au niveau de l’écoute. De plus, il est à noter que du 70% des répondants qui parlent le français le plus souvent à la maison, il est inévitable que certains d’entre eux valorisent l’écoute de chansons en anglais.

 

 

 

Question 7 de la partie 1: Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?

 

En observant le graphique 3, on peut constater seulement 20 % des répondants accordent une très grande importance à la préservation du français. Ensuite, 50 % y accordent importance. Malheureusement, 30 % n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque. Cette constatation est intéressante quand on considère que 70% des répondants parlent français le plus souvent à la maison. Mais c’est lors de la remise en contexte que le constat devient frappant. En effet, le sondage a été réalisé dans un cegep francophone et 30% des répondants au sondage n’accordent aucune importance à la préservation de français.

 

 

Question 1 de la partie 2 : Combien d’heures par jour utilisez-vous Facebook, Twitter et Instagram au total?
Moins d’une heure             1h-2h             2h- 3h            3h-5h             5h et +

chart4

En observant le graphique 4, on peut constater la majorité des répondants (43.3 %) utilisent Facebook, Twitter et Instagram entre une et 2 heures par jour. Ensuite, 20% des répondants les utilisent de deux à trois heures par jour et un autre 20% les utilisent trois à cinq heures par jour. De plus, 10% des répondants utilisent ces medias sociaux plus de cinq heures par jour et une petite portion des répondants les utilisent moins d’une heure. Nous pouvons donc conclure que les jeunes québécois ne peuvent pas utiliser leur réseaux sociaux moins d’une heure par journée, car c’est le plus faible pourcentage d’utilisation. Si nous additionnons la tranche de 2h-3h et de 3h-5h, nous avons au total 40% des élèves interrogés qui utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour. Sur une journée de quatorze heures, considérant que nous n’en dormons que huit par nuit, c’est une assez grosse portion que de passer 2 à 5 heures par jour sur les réseaux sociaux. Les jeunes sont donc très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux.

Question 4 de la partie 2 : En général, vous sentez-vous sollicité(e) par les publicités diffusées sur les médias sociaux?

Jamais             Parfois             Souvent           Toujours

 chart5

 

 

 

 

 

 

 

 

En regardant le graphique 5, on peut remarquer que la plupart des répondants se sentent parfois interpellé par les publicités diffusées sur les medias sociaux. Par la suite, 36.7% se sentent souvent interpelle et 23.3% se sentent jamais interpelle. Ceci laisse entendre que les publicités qui ciblent une certaine clientèle réussissent plus souvent que pas à interpeller leur clientèle cible sur les réseaux sociaux. Ceci est causé par une certaine violation de la vie privée qui permet de cibler la clientèle voulue. De n’avoir que 23% des répondants qui ne se sentent jamais interpellé signifie que les reste des répondants, soit 77%, se sentent parfois ou souvent interpellés. Ceci signifie aussi que les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4, ce qui est très haut comme «taux de réussite». On peut donc possiblement en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. De plus, on pourrait ajouter que ceux qui ne se sentent pas interpellés voient quand même les publicités et y sont donc tout aussi exposé.

 

 

 

Quesiton 1 de la partie 3 : Quel type de films visionnez-vous?

Films hollywoodiens     Films indépendants   Films étrangers   Films québécois

 

En prêtant attention au graphique 6, nous pouvons voir que près des trois quarts (74%) des répondants disent visionner principalement des films Hollywoodiens, écrasant les autres catégories. Cela en dit long sur la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produits.

 

 

Question 4 de la partie 3 : Comment visionnez-vous des films?

Internet (Netflix,streaming)                   Cinéma                      Télévision

 

En regardant le graphique 7, nous pouvons noter que 64% de nos participants ont répondus qu’ils utilisent principalement l’Internet comme moyen de visionnement de films. C’est une proportion qui devance largement le cinéma (23%), et la télévision (13%) qui semble réellement être en voie d’extinction. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, c’est-à-dire que le film a été visionné sans avoir été loué ou acheté. Ce qui implique que certains répondants sont prêts à commettre des actes considéré comme étant des crimes punissables pour visionner des films.

 

 

Question 5 de la partie 3 : Qu’est-ce qui vous influence le plus pour choisir les films que vous visionnez?

Publicité                         Acteurs               Critiques                     Votre entourage

 

En observant le graphique 8, nous pouvons remarquer que 49% de nos répondants disent être principalement influencés par la publicité lorsqu’ils choisissent les films qu’ils veulent visionner. Le 51% restant est divisé de manière parfaitement égale pour les autres catégories, soit les acteurs, les critiques et l’entourage, tous ayant 17%.Ceci laisse entendre que pour la majorité des répondants, le marketing joue donc vraisemblablement un rôle important. Les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnellement fort qui pourrait expliquer leur popularité à la première question, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes.

 

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de la première partie du sondage de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est seconde à la demande de l’anglais dans l’écoute de chansons qui est un des moyens de diffusion de la culture populaire. Ensuite, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire, parmi d’autres facteurs, pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les mécanismes de préservation sont insuffisants. En ce qui concerne la deuxième partie du sondage, nous pouvons constater que 40% des répondants utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour, et donc les jeunes sont très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux. Ensuite, 77% des répondants se sentent parfois ou souvent interpellés par des publicités misent sur les réseaux sociaux. Conséquemment, les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4! On peut donc en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. Et ceux qui ne se sentent pas interpellés y sont tout de même exposé. Nous pouvons alors affirmer que les jeunes québécois sont influences par les publicités sur les réseaux sociaux. Finalement, la troisième partie soulève la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produit en raison de sa popularité d’écoute, soit 74%. Ensuite, 64% des participants utilisent principalement l’Internet pour visionner des films. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, ainsi certains répondants sont prêts à commettre des crimes punissables pour visionner des films. De De plus, la publicité entourant un film est le facteur dominant dans l’influence du choix d’un film avec 49% des votes des répondants. Donc, le marketing joue vraisemblablement un rôle important. En joignant ce constat au constat sur les films hollywoodiens nous pouvons déduire que les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnel qui pourrait expliquer leur popularité, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes. Il est donc possible d’affirmer que le cinéma américain peut être une des choses qui influencent le piratage de film qui se fait sur internet.

Facebook et la vie privée

À plusieurs reprises lors de sa courte vie, le réseau social Facebook a fait l’objet de nombreuses controverses en raison de la façon que celui-ci gère les informations de la vie privée d’utilisateurs. À qui les données sont-elles distribuées, ou pire encore, vendues? En effet, Facebook a, depuis sa création, toujours laisser planer une ombre douteuse sur ce qu’elle faisait avec les informations sensibles que chaque utilisateur laisse sur son compte. Il faut dire que c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité où on peut laisser tant d’informations jugées privées sur une plateforme si accessible à tous. C’est un peu comme si, avant Internet, on mettait un énorme babillard en plein centre-ville et que chacun y mettait son nom, son adresse, sa date de naissance et possiblement son adresse email ou son numéro de téléphone. L’idée semble peut-être des plus farfelues, mais en réalité, la comparaison n’est surement pas si exagérée. Justement, avec un tel moyen de communication viennent de nouvelles normes sociales et plus précisément de confidentialité. Puisqu’il y a plus de données en jeu, il faut élever la sécurité d’un cran. Toutefois, Facebook ne semble pas suivre cette tendance.

En 2009, la commissaire canadienne à la vie privée publie un rapport accablant pour Facebook. Fait quelque peu loufoque et certainement inquiétant, Facebook n’a aucune politique concernant le temps qu’est conservé la page d’une personne décédée ou ce qui arrive avec les renseignements (Gaudreau, 2009).  Bien que Facebook, dans ce cas-ci, coopère, le fait est que l’entreprise vaut aujourd’hui près de 200 milliards de dollars (Dillet, 2014). Une entreprise qui vaut autant d’argent ne se laisserait pas bouleverser par n’importe quoi. Et voila justement le problème. À moins bien sûr qu’on croit en la bonne volonté des dirigeants, Facebook est en quelque sorte comme une grande banque, le site est too big to fail. Car Facebook c’est aussi 936 millions d’utilisateurs quotidiens, ce qui représente presque 1/7e de la population mondiale . Chiffre qui monte à 1.14 milliards en utilisateurs par mois (Facebook Newsroom, 2015). C’est donc non seulement  en valeur financière que Facebook s’impose comme un géant, mais aussi avec son nombre d’abonnés.

 

Le 6 novembre 2007, Facebook annonçait en grande pompe une toute nouvelle possibilité pour les entreprises sur le réseau social de Palo Alto. Les annonceurs eurent accès à la totalité des profils des membres de Facebook, soit plus de 50 million profils (Ducourtieux & Girard, 2010). Si Facebook argumentait à l’époque vouloir encourager l’interaction entre les marques et les consommateurs, plusieurs défenseurs des droits des consommateurs se sont levés devant ce qui représentait selon eux une atteinte à la vie privée. Même que le directeur du Center for Digital Democracy, un groupe de pression américain, Jeff Chester a invité les internautes et membres Facebook à délaisser le réseaux afin de se diriger vers d’autres sites qui seraient «plus respectueux de leur vie privée» (Ducourtieux & Girard, 2010). En plus de Chester, d’autres associations ont participé à la levée de boucliers devant le géant de la tech, dont l’Electronic Privacy Information Center et Internet Society (Ducourtieux & Girard, 2010). C’est donc dire que Facebook n’est pas très populaire auprès des organismes et associations qui ont à cœur l’intérêt du consommateur. Un article du USA Today datant de 2011 laisse perplexe devant toutes les possibilités que possède Facebook concernant les données d’utilisateurs. L’auteur de l’article, Byron Acohido, affirme même que le site retient les informations des autres sites web que vous visitez :

«Facebook thus compiles a running log of all your webpage visits for 90 days, continually deleting entries for the oldest day and adding the newest to it’s log.» (Acohido, 2011)

Ceci est inquiétant pour deux raisons. Premièrement, ceci signifie que Facebook a accès aux noms et données des autres sites que vous visitez lorsque vous êtes en ligne. Bien que cela pourrait être complètement inoffensif en théorie, les sites web que visite un utilisateur ne devraient pas être sauvegarder par Facebook. On peut sérieusement douter de la pertinence en matière de confidentialité d’un tel usage des données d’un utilisateur. Deuxièmement, Si Facebook garde de telles données, c’est afin de bâtir des profils d’usagers complets, permettant des publicités extrêmement ciblées.

«Thilo Weichert, data protection commissioner in the German state of Schleswig-Holstein expressed alarm at how Facebook’s technology could potentially be used to build extensive profiles of individual Web users.» (Acohido, 2011)

Facebook a donc bien des croûtes à manger en matière de confidentialité. Le géant de Palo Alto traîne de la patte dans ce domaine pour lequel il possède pourtant tous les outils. Comme dit plus haut dans le présent article, Facebook vaut près de 200 milliards de dollars, ce qui leur permet d’avancer plusieurs technologies de fine pointe améliorant l’expérience usager. Pourquoi alors Facebook ne procèdent-ils pas à un renforcement de leur politique de confidentialité? Probablement parce que les utilisateurs de Facebook, pour la plupart, sont naïfs. Dans une message électronique lors des premiers grands jours de Facebook, le fondateur, Mark Zuckerberg émetta des propos plutôt désobligeant envers les utilisateurs :

«I have over 4000 emails, pictures, adresses, SNS. People just submitted it. I don’t know why. They ‘trust me’. Dumb f*cks.»(The Telegraph, 2012)

Bref, si Facebook a tellement de difficultés avec les paramètres de confidentialité, c’est en espérant bâtir des profils d’utilisateurs afin de les vendre. Inutile de dire que cela, pour la grande majorité des gens qui en sont au courant, pose problème. Facebook permet donc aux marques et à leurs célèbres porte-paroles d’infiltrer notre espace supposément personnel qui est notre ordinateur afin de nous vendre des produits. Espérons (pour nous!) que l’opinion de Zuckerberg à évolué avec le temps…

MÉDIAGRAPHIE

«Mark Zuckerberg mocked Facebook users in student messages», dans telegrph.co.uk, [En ligne], http://www.telegraph.co.uk/technology/facebook/9274361/Mark-Zuckerberg-mocked-Facebook-users-in-student-messages.html (page consultée le 27 avril 2015)

ACOHIDO, Byron. «Facebook tracking is under scrutiny», dans usatoday.com, [En ligne], http://usatoday30.usatoday.com/tech/news/story/2011-11-15/facebook-privacy-tracking-data/51225112/1?loc=interstitialskip (page consultée le 23 avril 2015)

DILLET, Romain. «Facebook is now worth $190 billion», dans techcrunch.com, [En ligne], http://techcrunch.com/2014/07/24/facebook-is-now-worth-190-billion/ (page consultée le 21 avril 2015)

DUCOURTIEUX, Cécile & GIRARD, Laurence. «Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires», dans www.lemonde.fr, [En ligne], http://www.lemonde.fr/technologies/article/2007/11/10/le-site-facebook-vend-le-profil-de-ses-internautes-aux-publicitaires_976841_651865.html (page consultée le 21 avril 2015)

FACEBOOK, Newsroom, [En ligne], http://newsroom.fb.com/company-info/ (Page consultée le 21 avril 2015)

GAUDREAU, Valérie. «Facebook ne respecte pas la vie privée», dans lapresse.ca, [En ligne], http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200907/16/01-884853-facebook-ne-respecte-pas-la-vie-privee.php (page consultée le 23 avril 2015)7

Comment les réseaux sociaux changent notre perception de la réalité

De nos jours, les réseaux sociaux occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate qui se développe depuis au moins une décennie qu’amène les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Malheureusement oui. Et de plus, il est aussi important de noter que les jeunes peuvent facilement créer une cyberdépendance, faisant en sorte qu’il s’exposent plus longtemps aux réseaux sociaux et aux messages de célébrités, de marques ou même des dernières tendances mode (à noter que les célébrités et les marques rentrent aussi dans cette dernière catégorie) partagées par leurs amis.

Un des réseaux apparus plus récemment est Snapchat. Snapchat permet à ses utilisateurs d’envoyer des photos qui s’autodétruiront après 1 à 10 secondes selon les préférences de l’individu. Il est aussi possible d’ajouter du texte et de dessiner sur la photo. Si cette application peut sembler au tout départ inoffensive, voire même joviale, plusieurs voient en Snapchat l’application parfaite pour envoyer des sextos, messages textes à caractère sexuel. Cependant, ce qui est encore mieux (ou pire, c’est selon) pour les amateurs de sextos, c’est la possibilité d’envoyer une photo qui s’autodétruira dans les secondes après l’avoir envoyé. C’est donc dire qu’ils peuvent s’amuser l’espace d’un instant sans vivre avec les conséquences par après. Selon une étude de l’Université de Washington en collaboration avec l’Université du Seattle Pacific, 14,2% des répondants admettaient avoir déjà envoyé du contenu à risque (Roesner, Gill, Kohno, 2014). Les chercheurs ont par ailleurs mentionné dans leur rapport qu’ils reconnaissent la possibilité que les répondants n’admettent pas la véritable fréquence à laquelle ils envoient du contenu à risque.

«We recognize that respondents may have underreported how often they send sensitive content.»

L’utilisation de Snapchat permet donc un changement des normes sociales, si petit soit-il pour l’instant, au niveau de la sexualité et des mœurs sexuelles. La simplicité avec laquelle on peut envoyer du contenu à risque peut porter l’individu à utiliser l’application plus souvent et de manière plus osée, vu l’auto-destruction des message après quelques secondes.

Un autre problème avec l’utilisation de Snapchat est la possibilité d’effectuer une capture d’écran. Bien que  l’application ait comme marque de commerce l’autodestruction de ses messages en quelques secondes, il est possible, sur son téléphone ou sa tablette, de prendre une capture d’écran et d’ainsi garder l’image parmi ses documents. Ceci a causé problème , notamment sur le site de blog Tumblr, où un blog s’appelant Snapchat Sluts a vu le jour en décembre 2012 et a divulgué des captures d’écran où l’on peut voir des jeunes filles nues (Dredge, 2013). Puisque, comme en pornographie, les femmes sont plus convoitées que les hommes, c’est celles-ci qui se retrouve sur ce genre de blog. Ceci laisse place à un abus technologique qui mélange de sexisme et intimidation. Une page Facebook, Snapchat Leaks, a aussi étée créée à cette fin.

Un autre réseau social qui mérite notre attention est l’application Tinder. Tinder est une application permettant l’échange de messages et une possible rencontre entre deux individus d’une même ville. Inspirée de Grindr, une application permettant à des hommes homosexuels de s’approcher sans se connaitre, Tinder est en quelque sorte le nouveau site internet de rencontres. Cependant, le but est relativement différent sur Tinder que sur un site de rencontre traditionnel. Comme il est impossible de laisser une remarque ou une évaluation sur le profil d’un utilisateur, les rencontres sont donc, jusqu’à un certain point, sans conséquences pour les usagers, qu’elles soient ratées ou non.

Un article du Hull Daily Mail rapporte que la ville, faisant partie du comté de Yorkshire, détient maintenant le triste record de cas de syphilis par tranches de population de 100 000 personnes.

«The reason why people are picking up these infections is, noadays, there are websites where people can contact other people for sexual encounters. […] That’s worrying, as people don’t know each other’s names and we have to provide partner notification of sexually transmitted infections.»

Le Dr. Uday Joshi, membre du City Healthcare Partnership, affirme que le nombre de cas de syphilis a augmenté de près de 60% l’année précédente (Coggan, 2014). L’application mobile encourage donc les utilisateurs à avoir des rencontres sexuelles anodines, où, comme le dit le Dr. Joshi, certains partenaires ne connaissent même pas le noms de l’autre individu.

Des applications comme Snapchat et Tinder introduisent des mœurs sociales plus libres en ce qui concernent la sexualité, mais souvent au détriment de la santé des individus, tant physique que mentale. On peut se questionner sur la réelle pertinence de ses applications avec des sites où l’on promouvoit l’intimidation de jeunes filles ayant malheureusement fait confiance à quelqu’un indigne de cette vertu ou une hausse des cas de syphilis dans une ville d’Angleterre.

 

MÉDIAGRAPHIE

COGGAN, Allison. «Casual sex ‘hook-up’ sites and apps such as Tinder blamed as Hull becomes syphilis capital of Yorkshire», dans hulldailymail.co.uk, [En ligne], 2014, http://www.hulldailymail.co.uk/Casual-sex-hook-sites-apps-Tinder-blamed-Hull/story-23071828-detail/story.html (page consultée le 25 avril)

DREDGE, Stuart. «Tn things you need to know about Snapchat.», dans theguardian.com, [En ligne], http://www.theguardian.com/technology/2013/nov/13/snapchat-app-sexting-lawsuits-valuation (page consultée le 23 avril 2015)

ROESNER, Franziska; GILL, Brian T. & KOHNO, Tadayoshi. Sex, Lies, or Kittens? Investigating the use of Snapchat’s Self-Destructing Messages, [En ligne], 2014, https://homes.cs.washington.edu/~yoshi/papers/snapchat-FC2014.pdf (page consultée le 15 avril)

Éditorial: la culture populaire et les pertes qu’elle entraine

Éditorial : Quels sont le ou les impacts de la culture populaire sur les jeunes de la génération Y du Québec?

De nos jours, la culture de masse est partout. Si vous pensiez qu’elle était jadis omniprésente dans la vie quotidienne, elle l’est maintenant plus que jamais. Que ce soit à travers les médias sociaux, la musique, le cinéma, la télévision et autres facettes de nos vies, la culture de masse s’infiltre et détériore nos perceptions, de manière à standardiser nos opinions (Morin, Encyclopædia Universalis). Le dictionnaire Larousse définit la culture de masse comme l’«[e]nsemble des comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel» (http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 )Dans une société occidentale où la consommation (pour ne pas dire la surconsommation) règne, il est difficile de passer une seule journée sans recevoir un lavage de cerveau à coups de publicités télévisuelles, radiophoniques, dans les rues du centre ville sur des affiches, des arrêts d’autobus et ainsi que sur les réseaux sociaux. Après tout, le consommateur moyen est exposé à près de 3000 publicités par jour en moyenne (Habilo Médias, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout)!

L’envahissement de la culture de masse pose problème notamment pour, comme dit ci-haut, la standardisation de nos points de vue (la tendance sans-gluten même pour ceux qui n’y sont pas allergiques), mais aussi pour la vie privée des individus (on a qu’à penser aux multiples démêlés de Facebook avec ses utilisateurs )et la culture propre à certaines populations moins importantes en nombre, par exemple la langue française au Québec. Comment une société comme le Québec, de 8 millions d’habitants (Statistiques Canada, 2014) et si proche géographiquement de cultures différentes, dont le Canada, comptant près de 35 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), et des États-Unis, comptant près de 320 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), peut-elle espérer survivre de manière à conserver et même promouvoir ses propres artistes, sa propre langue et ses propres créations, alors que les cultures nommés ci-haut exerce une pression constante sur la langue et les normes sociales de la Belle Province? De plus, on peut se questionner sur la profitabilité que recherchent les industries de la mode, du cinéma, de la technologie à l’avantage de consommateurs qui n’y voient que du feu, aveuglés à coup de campagnes de marketing agressives.

Selon Edgar Morin, cette production industrielle qu’amène la culture populaire ne vise que la rentabilité et la production maximale dans les journaux, les films, les émissions de radio et de télé. Pour se faire, la production se fait comme a la chaine de montage, et conséquemment l’aspect unique de la production artisanale disparait et la standardisation elle s’installe.

Ceci étant dit, nous ne devons pas nous décourager, nous pouvons contrer les effets de la culture populaire sur notre génération en faisant des efforts tant individuels qu’en société, que ce soit en décrochant de Facebook, ou même d’aller voir un film québécois de temps en temps.

 

Médiagraphie

Site

DICTIONNAIRE LAROUSSE, http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 (page consultée le 1 mars 2015)

HABILO MÉDIAS, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout (page consultée le 6 mai 2015)

CIA, The World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2119rank.html, (page consultée le 5 mai)

Article

MORIN, Edgar « CULTURE – Culture de masse  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2015. http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-culture-de-masse/

Publication gouvernementale

STATISTIQUE CANADA, population par année, par province et territoire (nombre), http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htm (page consultée le 14 mars)

Louis-Julien Dufresne

Alexia Jouve

Félix Dahmen