Archives de catégorie : Les personnes âgées et la société

Vieillir est-ce un problème pour la société?

Quel est la problématique du vieillissement de la population?

Le sujet de recherche choisi porte principalement sur la population vieillissante au Canada et au Québec.  Selon nous, il est  très pertinent de se questionner davantage sur ce phénomène grandissant, puisque nous constatons que la population jeune ne se renouvelle plus autant qu’auparavant, au Québec. En d’autres mots, il est évident de remarquer qu’il y a une forte augmentation de la population vieillissante dans la société. C’est un phénomène qui peut être alarmant pour les générations futures dans tous les domaines.  Ces générations futures devront faire face à plusieurs conséquences, dont des conséquences économiques, politiques, démographiques, sociales et psychologiques. Notre sujet est donc important à analyser, car ce dernier traitera de la dénatalité, de la mauvaise intégration sociale, l’identité et de la santé mentale des personnes âgées au Canada et au Québec.

Contre l’austérité, pour la personne âgée!

Le 26 mars dernier, le budget provincial 2015-2016 a été déposé. Ce budget est qualifié comme un budget d’austérité. Ce dernier a pour but «d’alléger le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises dans le but d’encourager le travail et l’investissement, stimuler l’investissement et favoriser le développement économique de toutes les régions du Québec et encourager une plus grande participation au marché du travail en assurant une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi »(Portrait Québec, 2015). Bref, son but ultime est d’éliminer le fardeau que les Québécois traînent depuis quelques années, soit notre dette publique. Pour s’y prendre, le gouvernement libéral opte pour «un resserrement de la ceinture» caractérisé par plusieurs coupures. Prenons comme exemple les coupures de quinze millions de dollars sur l’aide sociale (Daoust, 2015) et les coupures de cent millions de dollars dans les services de santé et services sociaux (David, 2014).

CCC

http://www.lapresse.ca/la-tribune/estrie-et-regions/201501/13/01-4834666-la-liste-dattente-sallonge-dans-les-chsld.php

Il est donc très important de se questionner sur les  impacts de ce budget les personnes âgées au Québec, d’ici les prochaines années. Avant le dépôt du budget, les services offerts aux personnes âgées ne répondaient déjà plus aux besoins de la population (Statistique Québec, 2012). Ainsi, on peut affirmer que des coupures comme dans le système de santé, dans les services sociaux et dans l’aide sociale ne peuvent qu’assurer une condition de vie pour les personnes âgées plus difficile. C’est pourquoi nous jugeons qu’il est important d’étudier le vieillissement de la population et le phénomène du vieillissement chez l’individu âgé au Québec et d’en comprendre les impacts et les conséquences qui en découlent. On dénote au Québec qu’une population vieillissante a recourt à plusieurs programmes d’aide sociale ou à certains services sociaux (David, 2015). Par exemple, cette population va participer aux programmes pour les personnes âgées en perte d’autonomie. De plus, il existe des programmes pour les familles voulant prendre en charge leurs parents avec l’aide de soins de santé et des subventions pour les médicaments. Bref, toutes ces aides financières dont bénéficiaient les personnes âgées vont subir des coupures sur une période de deux ans, sans compter toutes les autres coupures qui n’affectent pas nécessairement les aînés. Les personnes âgées n’ont pas accès à un revenu élevé autre que leur fonds de retraite et en considérant que certains d’entre eux avaient déjà des problèmes financiers, ces coupures budgétaires n’amélioreront pas leur situation. Ce budget  leur enlève une partie de leur revenu. Cette mesure a une vision très restrictive du rôle des aînés où ces derniers doivent être maintenus le plus longtemps possible en emploi. Cependant, au Québec, «il n’y a que 19% des personnes de 65 à 69 ans ayant un travail. Ce n’est que ces derniers qui bénéficieront de cette mesure alors que tous les autres seront pénalisés» (Tremblay-Pépin, 2015). Il ne faut pas oublier que les retraités sont souvent des proches aidants et que même s’ils ne travaillent plus, les personnes âgées contribuent aussi à leur communauté par leur importante participation sociale et que la nouvelle mesure imposée par le gouvernement constitue un net recul pour les aînés qui vont continuer de s’appauvrir en vieillissant, malheureusement.

En somme, les compressions budgétaires sont pour assurer une stabilité financière pour les générations à suivre. Toutefois, les coupures sont dirigées vers les personnes qui en ont le plus de besoin. Donc ce budget d’austérité n’est pas la meilleure solution pour contrer les dettes du gouvernement.

Emma Daoust et Pascale Cloutier

DAOUST, Jean-Phillipe. «23 choses à savoir pour comprendre l’austérité», http://www.journaldemontreal.com/2015/03/24/bilan-de-lausterite

DAVID, Françoise. «Coupes libérales en santé et services sociaux – Françoise David appelle les dirigeants du réseau à dire non!», http://www.quebecsolidaire.net/coupes-liberales-en-sante-et-services-sociaux-francoise-david-appelle-les-dirigeants-du-reseau-a-dire-non/

PORTRAIT QUÉBEC. Budget 2015-2016 – Communiqué 1 de 6 – Plan économique du Québec – Un budget équilibré et un plan économique qui donneront un nouvel élan au Québec.http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?idArticle=2303266485

Statistique Québec, LE VIEILLISSEMENT DÉMOGRAPHIQUE : de nombreux enjeux à déchiffrer, [En ligne], http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/conditions-vie-societe/vieillissement.pdf(Page consultée le 1er février 2015)

 

 

 

Retour sur l’entrevue avec la chef de section adjointe du programme aide au 3e âge, Amanda Lafontaine

Le 23 mars 2015, nous avions eu un rendez-vous avec Amanda Lafontaine, chef de section adjointe du programme d’Aide au troisième âge pour la ville de Pointe-Claire à Montréal. L’entrevue s’est déroulée à son bureau, 94, avenue Douglas-Shand entre 13h et 14h. Elle travaille auprès des aînés depuis l’année 2010. Le programme d’Aide au troisième âge à la ville de Pointe-Claire existe depuis maintenant trente ans et offre plusieurs services d’entretien à domicile aux aînés de 65 ans et plus à faibles revenus seulement. Le but premier de ce programme est de garder les personnes âgées dans leur domicile le plus longtemps possible avant qu’elles soient transférées dans des centres. Le programme offre ses services gratuitement à plus de 275 aînés à Pointe-Claire. «La ville de Pointe-Claire ayant un grand nombre de personnes âgées qui résident encore chez soi, le programme d’Aide au troisième âge est très bien reconnu», me dit Amanda.

Amanda Lafontaine a pu répondre à toutes nos questions durant l’entrevue et même quelles une de plus. Nous lui avons posé, dans un premier temps, des questions personnelles par rapport à elle et son programme. Dans un deuxième temps, nous lui avons posé des questions portant sur la dénatalité du vieillissement de la population et nous avons conclu l’entrevue avec des questions par rapport à l’individu âgé et son engagement dans la société. Le but ultime de cette entrevue avec une professionnelle est de nous permettre de clairement  répondre aux questions suivantes : «Quelle est la place des personnes âgées démographiquement et quelles sont les conséquences qui en découlent?» ainsi qu’«Est-ce que les individus âgés soient exclus ou bien intégrés dans la société et quelles en sont les impacts sur leur état physique et psychologique de ces phénomènes». De ce fait, nous avons pu mieux comprendre les différentes causes de ce phénomène au Canada et au Québec de plus que les différents facteurs qui influencent les comportements liés au vieillissement de la personne. L’entrevue avec Amanda Lafontaine, nous a permis d’avoir une différente perspective sur le phénomène du vieillissement de la population. D’une part, du côté démographique de la situation, nous avions pris connaissance que le budget d’austérité n’aide aucunement le problème du vieillissement de la population. En effet, ce n’est pas un choix très judicieux de faire des coupures dans les soins de santés pour ces derniers puisque cela met finalement beaucoup de pression sur les autres organisations et programmes pour les aînés qui n’ont pas assez de subventions pour les aider. D’une autre part, au niveau de l’individu âgé, nous avions pu prendre conscience que les personnes vieillissantes veulent à tout prix rester engager dans leur société et qu’avec le taux d’espérance de vie qui ne fait que s’accroître, ces personnes restent très actives, même après l’âge de 80 ans! De nos jours, nous pouvons penser que les personnes âgées vivent un rejet social, mais au contraire, ces individus apprécient grandement les efforts entrepris par leur municipalité pour les garder engagées.

Pour avoir des informations plus amples sur le programme d’Aide au troisième âge à la ville de Pointe-Claire, veuillez consulter la page web ci-présente http://www.ville.pointe-claire.qc.ca/en/seniors-activities/aid-for-seniors.html, ou contacter Amanda Lafontaine au 514-630-1248.

 

Emma Daoust et Pascale Cloutier

Comprendre le vieillissement de la personne âgée, comme facteur d’exclusion

photo_370_news_104http://intergeneration.be/ACTUblog.php?dossier=83

 

Les personnes vieillissantes ont toutes des droits, comme toute autre personne et demandent une bonne intégration sociale, c’est-à-dire de vivre dans un milieu adapté et dans un environnement qui leur est accessible (Larousse, 2012). Par contre, ce n’est pas toujours le cas. En effet, il existe des liens entre l’exclusion sociale et le vieillissement de la personne âgée. Le concept d’exclusion sociale s’est imposé au début des années 1990 surtout dans le contexte de questionnement sur la pauvreté (Billette.V et Lavoie.J, 2010). Le concept d’exclusion permet à la société de se questionner davantage sur les différentes organisations des structures, sur les diverses priorités politiques et pratiques qui peuvent mener à la marginalisation d’un groupe social.

Par ailleurs, ce concept s’est élargi à plusieurs autres groupes sociaux comme les immigrants et ce processus d’exclusion peut s’aggraver lorsque la dimension du vieillissement s’ajoute.  L’exclusion du vieillissement de la personne âgée, dont nous sommes tous coresponsables,  semble être une conséquence d’une survalorisation de la jeunesse (Billette.V et Lavoie.J, 2010) et des qualités stéréotypées comme la beauté, la vitesse, l’efficacité, la productivité, la créativité, etc. Pourtant, ces stéréotypes de la jeunesse sont les images négatives des aînés et de la vieillesse. Depuis longtemps maintenant, les personnes âgées sont considérés, comme des personnes improductives qui coûtent très cher. En effet, la population âgée est davantage présentée à la fois comme gâtée et comme un fardeau pour la société, une menace pour les finances publiques et un obstacle à l’efficacité des services publics comme dans les hôpitaux.

Un autre facteur qui peut être directement à l’exclusion social d’une personne vieillissante serait l’évolution du statut social de cette dernière. En effet, chaque âge représente un stade de développement différent, comme la jeunesse et la vieillesse, qui classe chaque individu vieillissant selon leurs rôles sociaux qui sont conformes aux normes d’une société.  À chaque étape de leur vie, la personne vieillissante est confrontée à la société ainsi qu’à ses nombreuses structures privées et publiques tout comme la famille, le marché du travail, la politique, etc. Toutes ces structures ont pour but premier d’assigner un rôle social spécifique à chaque personne au cours de leur vie. Tout au long de la vie, ces rôles sociaux évoluent et se transforment. Mais parfois, ces rôles sociaux vieillissent mal. En d’autres mots, on voit apparaître des difficultés de santé et des phénomènes d’isolement, de solitude et de perte d’identité chez la personne vieillissante. La personne âgée peut souvent s’isoler pour des raisons multiples comme le départ à la retraite, la perte de mobilité, les troubles mentaux, la perte d’un membre de sa famille. Bref, petit à petit, la solitude occasionnelle devient un isolement avéré et les aidants professionnels constituent alors l’unique vie sociale de la personne.

Le suicide chez la personne âgée peut être perçu comme une réaction au phénomène d’exclusion social. Dr. Bouley, psychiatre au Centre Hospitalier Universitaie de Saint-Etienne, souligne que «Le suicide de la personne âgée ne produit en général que peu d’émoi médiatique(…). Parce que la personne âgée est considérée comme malade, incurable et que son état ne suscite aucun espoir, le suicide est confusément amalgamé au délicat problème de l’euthanasie. Il est ainsi, pour la plupart, un geste compréhensible et légitime» (Bouley, 2010). Comme conséquence, on constate que le taux de suicide s’élève considérablement à mesure que l’âge augmente.

Emma Daoust

BILLETTE, Véronique et LAVOIE, Jean-Pierre. Vieillissements, exclusions sociales et solidarités, [En ligne], 2010, file:///C:/Users/MJ/Downloads/Pages_de_Introduction_g%C3%A9n%C3%A9rale_-_Vieillir_au_pluriel-web3.pdf (page consultée le 03/03/2015)

BOULEY, focus sur la prévention des conduites suicidaires de la personne âgée, [En ligne], 2010, http://www.acjb.org/files/downloads/Focus_P.A_A4.pdf (page consultée le 23 avril 2015)

La personne âgée: engagée ou désengagée?

concert-12-mars-2013

http://perrico.over-blog.com/tag/humour%20politique/10

De nos jours, la personne âgée gagne beaucoup au niveau de leur espérance de vie. Les Canadiens vivent plus longtemps et ils sont en meilleure santé physiques et mentaux beaucoup plus qu’auparavant. En effet, « un homme âgé de 65 ans a une espérance de vie de près de 18 années additionnelles; une femme âgée de 65 ans aujourd’hui a une espérance de vie de 21 ans de plus» (Dobie, 2006). Dans la société, nous devons faire la distinction entre trois catégories d’âges (Durst, 2006) lorsque nous abordons le sujet de la personne âgée. Dans un premier temps, il y a les aînés âgés de 65 ans à 75 ans qui se situent dans la catégorie du troisième âge. Ces individus sont majoritairement en bonne santé et en bonne forme et sont à l’aise financièrement. Ils veulent voyager et profiter des diverses activités dans la société. Dans un deuxième temps, les personnes âgées de 75 à 85 ans constituent le quatrième âge où le rythme social et actif commence petit à petit à ralentir. Ces individus vont plutôt passer du temps à relaxer avec leurs petits-enfants, à jardiner, à jouer à des jeux de patience. Dans un denier temps,  les aînés de 85 ans et plus forment le cinquième âge et se retrouvent majoritairement en centres d’hébergement parce qu’ils ont développé des troubles et/ou des maladies chroniques et qui ne sont, d’dorénavant, plus autonomes. Il est vrai, par ailleurs, qu’il y a certaines personnes âgées vont rester très autonomes tout au long de leur vie.

Avoir une certaine autonomie c’est d’avoir «la possibilité de se disposer librement de soi, de se gouverner de ses propres lois (Larousse, 2012)», tandis qu’à l’opposé, être dépendant de quelqu’un ou de quelque chose c’est d’être «subordonné à quelqu’un ou à quelque chose, comme une personne malade ou âgée qui ne peut assurer seule les gestes et les soins nécessaires à sa survie (Larousse, 2012)».  La perte d’autonomie chez la personne âgée se voit souvent quelques années après leur retraite. La société compte un nombre grandissant d’aînés, la diminution de la capacité d’adaptation associée à des pertes d’autonomie physique ou psychique amène un changement de rôle social difficile à définir. Par contre, les personnes du troisième et du quatrième âge préfèrent rester autonomes et veulent participer activement dans leur municipalité. Il faut tout de même respecter leur autonomie, leur liberté de choix et leur solidarité sociale. En effet, l’engagement social de l’individu âgé dans sa municipalité peut se manifester dans la pratique d’activités productives et dans le maintien, voir même l’extension, de son réseau de relations sociales. De plus, les spécialistes ont démontrés que l’individu n’est pas perçu comme «vieux» par son entourage, tant qu’il conserve des activités productives (Le Rouzo, 2008).

De ce fait, l’intervenante dans le programme d’aide au troisième âge pour la ville de Pointe-Claire, Amanda Lafontaine évoque que la personne âgée est fortement engagée socialement et reste très active au niveau des multiples activités offertes pour favoriser son inclusion dans sa municipalité. Mme. Lafontaine assure qu’il n’y a qu’un petit pourcentage de la population vieillissante qui s’isole. Le programme d’aide au troisième âge à Pointe-Claire a pour but d’encourager le plus possible l’inclusion sociale de la personne âgée dans diverse activités sociales et font appel aux bénévoles de contacter par téléphones ceux et celles qui ne peuvent plus se déplacer pour les garder engagées. Ainsi, chaque municipalité supporte fortement l’engagement des seniors jusqu’à leur mort.

Pour plus d’information concernant le programme d’aide au troisième âge de la ville de Pointe-Claire, veuillez suivre le lien suivant http://www.ville.pointe-claire.qc.ca/en/seniors-activities/aid-for-seniors.html ou contacter Amanda Lafontaine au 514-630-1248.

Participer activement dans sa municipalité après l’âge de 65 ans, permet à l’individu de développer une image positive de ses capacités et de garder une bonne santé physique ainsi qu’une bonne santé mentale et ce, même après leur retraite. En effet, les seniors ont tendance à rester sur le marché du travail plus longtemps avant de prendre leur retraite et ne cessent de rester engagé dans leur municipalité après en participant aux multiples activités et en aidant les autres en faisant du bénévolat.

Emma Daoust

Durst DOUGLAS, Université de Regina, Témoignages, 27 novembre 2006.

Larousse de poche, 2012

Marie Louise LE ROUZO, La personne âgée psychologie du vieillissement, [En ligne], 2008, https://books.google.ca/books?id=JZAb7PMDiLYC&dq=%C3%A9ditorial+sur+la+personne+ag%C3%A9e&hl=fr&source=gbs_navlinks_s (page consultée le 21 avril 2015)

Robert DOBIE, Conseil consultatif national sur le troisième âge, Témoignages, 27 novembre 2006

L’état de santé des seniors

AAA

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201209/28/01-4578439-pas-assez-de-lits-pour-les-aines-dans-les-hopitaux.php

La capacité d’accomplir les tâches quotidiennes et de s’adapter au milieu dans des circonstances normales ou stressantes est essentielle au bien-être psychologique. En vieillissant, la capacité d’adaptation s’avère plus difficile en raison de la diminution des ressources psychologiques, biologiques, sociales et économiques de l’individu.

La majorité des troubles mentaux ne sont généralement pas plus présents chez les aînés que chez les autres groupes d’âge. Les troubles mentaux les plus fréquents que l’on retrouve chez les aînés sont : la dépression (la prévalence de la dépression clinique chez les aînés vivant dans la collectivité varie entre 2 % et 4 % (Pushkar.d et Arbuckle.T, 2002)), les troubles psychotiques (les symptômes psychotiques des personnes âgées sont souvent associés à la démence ou au délire), les troubles d’anxiété, la démence (Il semble que la maladie d’Alzheimer soit la forme la plus courante de démence) et le délire (qui se manifeste chez plus de 30 % des personnes âgées hospitalisées (MSSS, 2012)). Ainsi, avec le vieillissement rapide de la population, les soins prodigués aux personnes souffrant de troubles mentaux deviennent une grande priorité pour les professionnels de la santé et des services sociaux.

On associe souvent l’isolement social et la solitude à la santé. En effet, l’isolement social et la solitude ont une forte influence négative sur la santé. De la même façon, la détérioration de l’état de santé peut mener à un plus grand isolement social et au sentiment de solitude. Des études ont démontré que la solitude représente un des principaux prédicateurs de l’état de santé chez les personnes âgées placées en établissement (Pushkar.d et Arbuckle.T, 2002). La solitude chez la personne âgée peut avoir un effet négatif sur son système immunitaire et  peut entraîner davantage des problèmes de santé.

Pour de plus amples informations au sujet de l’état de santé de la personne âgée, veuillez consulter le lien suivant : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs381/fr/

 

La santé mentale et physique de la personne âgée est souvent perçue comme un phénomène de détérioration du cycle de la vie, soit, plus on vieillit, plus on est malade. Comme en fait, la perception du vieillissement a changé; plutôt que de considérer les aînés comme des individus improductifs qui ne font que passer le temps à se plaindre, on reconnaît leurs capacités de s’adapter à leur état et à leur milieu. La perception des relations personnelles influence le sentiment de santé physique ainsi que la santé physique elle-même chez les seniors. De plus, les membres de la famille représentent la principale source de contact et d’aide pour les personnes âgées. Par contre, le fait d’avoir en de garder un réseau social de ses amis est essentiel au bien-être de l’individu âgé. Ces liens sont créés majoritairement pour accroître le moral et d’éviter de manquer de soutien social et d’éprouver de plus en plus de problèmes de santé, devenant ainsi vulnérables à la solitude et à la dépression. La stimulation sociale et intellectuelle semble d’dorénavant aussi importante l’une que pour l’autre. Nous pouvons alors déduire que les personnes âgées qui ne souffrent pas de solitude ont une perception plus positive de leurs relations personnelles et de  leur santé et qu’elles acceptent le vieillissement et les changements qui l’accompagnent.

Emma Daoust

Approche adaptée à la personne âgée en milieu hospitalier, [En ligne], 2012, http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2012/12-830-08W.pdf (Page consultée le 25 avril 2015)

Conseil consultatif national sur le troisième âge. Santé mentale et vieillissement, [En ligne], 2002, http://pvsq.org/articles/santementalevieillissement.pdf (Page consulté le 25 avril 2015)

HÉBERT, Dominique. La santé mentale et les personnes âgées, [En ligne], 2011, http://www.aqpamm.ca/wp-content/uploads/2011/04/Mentalit%C3%A9-La-sant%C3%A9-mentale-et-les-personnes-%C3%A2g%C3%A9es.pdf (page consultée le 25 avril 2015)

Organisation mondial de la Santé, [En ligne], http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs381/fr/ (page consultée le 25 avril 2015)