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La pauvreté chez les Autochtones du Canada

La pauvreté touche beaucoup plus le Canada que ce qu’on pourrait croire. Les Autochtones sont un des groupe les plus touchés par la réalité socio-économique des réserves.

 

La pauvreté infantile chez les Autochtones est aussi très alarmante.

Ce diagramme montre la différence entre la pauvreté chez les enfants autochtones, la pauvreté chez les Minsl et la pauvreté chez les enfants non-indigènes au Canada.

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De plus, cet article publié dans le Journal Le Devoir le 19 juin 2013 explique la pauvreté chez les enfants Autochtones.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/381176/la-pauvrete-frappe-la-moitie-des-enfants-autochtones-du-canada

Les causes et conséquences de la pauvreté chez les Autochtones du Canada

La répartition des Autochtones au Canada (Affaire autochtones et développement du Nord Canada, 2011)

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Pour commencer, dans le but de bien comprendre les conséquences liées à la pauvreté des Autochtones, il faut tout d’abord comprendre pourquoi ils sont dans cette situation dès le départ. Dans cet article, je ferais le point sur les causes de la pauvreté chez les Autochtones et ainsi des conséquences de cette pauvreté sur ce peuple.

Toutes les causes reliées à cette pauvreté remontent à une seule loi instaurée en 1876. De cette loi découlent toutes les autres causes en lien avec la pauvreté. Donc pour que vous compreniez bien la situation, il faut comprendre ce qu’est la loi des Indiens puisque cette loi brime toute la liberté des Autochtones et ne leur permet pas de sortir de leur pauvreté. La loi sur les Indiens, appelée autrefois la loi des Sauvages, a été instaurée en 1876 et elle reconnait les Autochtones comme des citoyens mineurs. Ce que cela signifie c’est que même s’ils ont plus de 18 ans, ils seront toujours considérés comme des mineurs, donc des personnes de moins de 18 ans. Au niveau politique, cela signifie qu’ils n’ont pas de pouvoir devant la loi. Le seul pouvoir qu’ils ont, et ils l’ont obtenu en 1969, c’est le droit de vote. En fait, la loi sur les Indiens ne leur donne, comme dit plus haut, très peu et même pas de liberté. Par exemple, les bungalows, qui sont mis à la disposition des Autochtones par le gouvernement, ne leur appartiennent pas. Donc, si le propriétaire du bungalow meurt, ce dernier ne revient pas aux enfants du propriétaire, le bungalow retourne au gouvernement et celui-ci lui assigne un nouveau propriétaire. La raison pour laquelle ils ne peuvent pas s’acheter une maison est très simple : ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque donc ils n’ont pas d’hypothèque, etc. Le fait qu’ils ne peuvent pas emprunter à la Banque leur est très fatal au niveau économique. Par exemple, un jeune autochtone, qui décide qu’il est a marre de vivre dans des conditions de pauvreté, aimerait partir une compagnie forestière dans le but de faire fleurir l’économie des réserves. Ce jeune n’a aucune chance de démarrer son entreprise puisqu’il ne peut pas emprunter à la Banque, donc il ne peut pas investir dans sa nouvelle entreprise. De plus, il y a aussi la question du territoire. En fait, cela signifie que les terres des réserves ne leur appartiennent pas. Elles appartiennent à la Couronne. Si les Autochtones veulent couper un arbre, ils doivent demander la permission au ministre des Affaires indiennes. Si les Autochtones veulent faire des réparations dans leur petit bungalow, ils doivent demander la permission au ministre des Affaires indiennes et ainsi de suite. Ils ne peuvent donc rien décider sur le territoire qu’ils occupent puisque celui ne leur appartient pas. Avec cette loi mise en place, il devient très difficile pour les Autochtones du Canada de se sortir de la misère et même de tout simplement vivre sans que le gouvernement intervienne.

Après avoir compris d’où provenait la pauvreté chez les Autochtones, il faut maintenant comprendre les conséquences liées à cette pauvreté. Les conséquences sont donc les mêmes que chez les allophones. Une des conséquences serait les dépenses excessives dans « l’amusement, les vidéos, les bingos » (Desmarais, 1993). Ensuite, il y a beaucoup de violence des parents envers leurs enfants. Ces jeunes victimes de violence durant leur enfance sont donc grandement à risques et c’est de cette violence qu’apparaissent tous les problèmes sociaux chez les autochtones. Les parents n’inculquent pas les valeurs reliées à la réussite scolaire ou reliées aux effets néfastes de l’alcool et de la drogue chez leurs enfants, puisque les parents n’ont jamais connu ces valeurs et prennent de la drogue et de l’alcool pour fuir leurs propres problèmes de pauvreté. Le décrochage scolaire est donc un déterminant dans la pauvreté des autochtones. Par exemple, dans une école secondaire de 250 élèves, seulement 5 parmi les 250 obtiendront leur diplôme de fin d’études secondaires (Laferté, 2015). Ceux-ci n’étant pas assez éduqués, ils n’ont donc pas les critères requis pour avoir un emploi avec un revenu qui empêcherait la pauvreté chez les générations futures des autochtones : « le taux d’échec et d’abandon scolaire est en général supérieur de 250 % à 300 % à la moyenne québécoise chez les autochtones » (Larose, 2005). L’alcool et la drogue sont aussi présents chez les jeunes, car ceux-ci « veulent être ailleurs, veulent rêver à autre chose » (Desmarais, 1993) et aussi « parce que les gens boivent pour oublier le milieu dans lequel ils vivent et leur misère » (Desmarais, 1993). L’autre moyen utilisé pour s’évader de la misère dans laquelle ils vivent c’est par le suicide. Le taux de suicide est anormalement élevé chez les autochtones (5 à 8 fois plus) (Aubry, 2002). La pauvreté des autochtones est bien évidemment en lien avec le manque de travail dans les réserves qui est aussi directement lié à la loi des Indiens. Il n’y a donc « à peu près pas de possibilités de développement économique, pas de commerces, pas d’institutions » (Desmarais. 1993).

Pour finir, la pauvreté chez les Autochtones entraîne aussi beaucoup de problèmes reliés à leur santé. Elle est « associée à un risque accru de maladies chroniques, de blessures, de mauvais développement infantile, d’un éventail de problèmes de santé mentale (stress, anxiété, dépression et manque d’estime de soi), et de mort prématurée » (Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, s.d.). Il faut donc que les Autochtones agissent et rapidement dans le but d’avoir de meilleure condition de vie.

Jennifer Ryter

Médiagraphie:

AUBRY, Nicole. Les jeunes Autochtones du Québec, VHS, 50 min. Enjeux, SRC, 2002.

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, La pauvreté: un déterminant social de la santé des Premières Nations, Inuit et Métis, [En ligne], http://www.ccnsa.ca/docs/french%20fact%20sheets/social%20determinants%20fact%20sheets/1689_NCCAH_fs_poverty_FR_V2.pdf

 DESMARAIS, Danielle. Violence familiale, pauvreté et autonomie politique : défis des femmes autochtones québécoises : entrevue avec Michèle Rouleau, Nouvelles pratiques sociales, vol. 6, n° 1, 1993, p. 15-31.

 LAROSE, François. La résilience scolaire comme indice d’acculturation chez les autochtones: bilan de recherché en milieu innus, Revue des sciences de l’éducation, Vol. XXVII, n°1, 2005, p.151 à 180.

Les Autochtones: la pauvreté en lien avec leur histoire

Lors de l’arrivée des Français sur le territoire américain, ceux-ci n’ont pas tout de suite eu comme réflexe d’assimiler les Autochtones. Au contraire, ils voulaient s’allier avec eux dans le but de survivre sur ce nouveau continent. « Ce qui a modelé les relations entre Français et Amérindiens, c’est avant tout le commerce, la traite des fourrures » (Lepage, 2011). Cette alliance est donc très valorisée par les Européens puisque, « plutôt que par la conquête et par la force, c’est en favorisant des alliances commerciales et militaires, en concluant de nombreux traités de paix et d’amitié que les relations entre les deux peuples se sont solidifiée » (Lepage, 2011). L’aide apportée par les Autochtones est protégée lors de la capitulation de Montréal en 1760, puisque « le gouverneur français, Vaudreuil va exiger, de son vis-à-vis anglais, la protection de ces alliés » (Lepage, 2011). Il est aussi important de souligner que, lors de la période d’avant-guerre, les Amérindiens « ont tenu à affirmer leur neutralité dans la guerre qui opposait les Français et les Anglais » (Lepage, 2011). La victoire des Anglais ne marque donc pas la défaite des Amérindiens, mais bien la défaite des Français. Les Anglais n’avaient donc au départ aucune intention d’assimiler les Autochtones. Ni les Français ni les Anglais n’ont tenté d’imposer leur façon de faire aux Amérindiens. C’est plutôt les Amérindiens qui ont montré à ces deux sociétés comment vivre en Amérique. On leur doit plusieurs choses, telles que « les emprunts culinaires, allant de l’eau d’érable à la courge, au haricot, au maïs et même à la tomate… et la connaissance de plantes médicinales » (Lepage, 2011). Ensuite, la proclamation royale de 1763 a été considérée comme la Magna Carta, la grande charte, des Autochtones. Elle « reconnaît avant tout les autochtones comme des sociétés organisées avec qui il faut négocier des traités. Les éléments-clés du document sont les suivants : la reconnaissance d’un statut de “nations et tribus”, donc de groupes politiquement distincts; la reconnaissance d’une responsabilité de “protection” de la part de la Couronne; l’établissement d’une procédure de “consentement” par traité lorsqu’il s’agit de coloniser les terres » (Lepage, 2011). Avec l’arrivée des Anglais, la politique est poursuivie : « elle était fondée sur une relation d’égal à égal, de nation à nation » (Lepage, 2011). Les anciennes alliances sont renouvelées avec les Anglais et on assiste à une intense activité diplomatique. Même après la colonisation des Anglais, la paix est toujours présente entre les Amérindiens et les Anglais et entre les Amérindiens et les Français. Malgré le fait que déjà en 1867, lors de la création de la Confédération canadienne, les Amérindiens ne sont pas consultés, c’est en 1876 que tout va basculer.

La loi sur les Indiens

La loi sur les Indiens arrive en 1876 et vient tout basculer dans les droits des Autochtones. Cette loi deviendra une déformation de la protection qu’ils avaient avec la Proclamation Royale, « car si au départ ils étaient des nations et tribus dont il fallait assurer la protection, ils deviendront dans les faits des citoyens mineurs sous la tutelle du gouvernement fédéral. Ce qu’on entend par citoyen mineur c’est qu’ils n’ont aucune liberté de décision. S’ils veulent quelque chose, ils doivent avoir l’accord du conseil de banque. Au nom de la protection, on se permettra de décider ce qui est bien pour eux » (Lepage, 2011). Cette non-protection est le résultat de plusieurs changements socio-économiques tels que la baisse de l’importance du commerce des fourrures. De plus, les Anglais, suite à « la fin des hostilités entre les Américains et les Britanniques » (Lepage, 2011), n’ont plus besoin des Amérindiens pour faire la guerre. Les deux raisons qui faisaient en sorte que les nouveaux arrivants avaient besoin des Amérindiens, donc la guerre et le commerce des fourrures, ne sont plus des raisons pour s’allier avec eux. Ils « perdent donc leur position d’alliées stratégiques » (Lepage, 2011). Par contre, on a toujours besoin d’eux, mais pour leurs terres. « Les autorités gouvernementales vont en effet chercher à se doter de pouvoirs nécessaires à l’accélération de la dépossession territoriale des Indiens, et à la diminution du nombre de ceux-ci par voie d’assimilation au mode de vie blanc » (Lepage, 2011). C’est donc à ce moment même que les droits des Amérindiens se voient retirés dans le seul but de rendre ceux-ci plus faciles à assimiler. La Loi sur les Indiens c’est une loi « adoptée par le Parlement du Canada qui confère aux Indiens, telle que soulignée plus haut, un statut équivalent à celui de citoyens mineurs » (Lepage, 2011). Elle brime complètement leur autonomie. « La politique d’assimilation se fondait sur quatre a priori déshumanisants (et incorrects) au sujet des autochtones et de leurs cultures : c’étaient des peuples inférieurs, ils étaient incapables de se gouverner et les autorités coloniales étaient les mieux placées pour savoir comment protéger leurs intérêts et leur bien-être, la relation spéciale fondée sur le respect et le partage que consacraient les traités étaient une anomalie historique qui n’avait plus sa raison d’être et les idées européennes de progrès et de développement étaient de toute évidence correctes et pouvaient être imposées aux autochtones sans tenir compte des autres valeurs, opinions ou droits qui pouvaient être les leurs » (Lepage, 2011).

Les pensionnats indiens

Thomas Moore avant et après son entré dans l’école « Regina Indian Residential School » en Saskatchewan en 1874. (Librairie et Archives Canada, s.d.)

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Dans le but d’assimiler les Amérindiens, le gouvernement a mis en place des institutions nommées pensionnats en 1892. « Le but de ces établissements était simple : l’évangélisation et l’assimilation progressive des peuples autochtones. À la fin de leurs études dans les pensionnats, les enfants, après avoir été resocialisés et baignés dans les valeurs de la culture européenne, seraient les prototypes d’une magnifique métamorphose : le “sauvage” devenu civilisé, prêt à accepter ses privilèges et ses responsabilités de citoyen » (Lepage, 2011). Quatre-vingts écoles étaient présentent sur le territoire canadien en 1931. Elles étaient situées principalement dans le Nord-Ouest et dans l’ouest du pays. L’arrivée des pensionnats au Québec fut tardive. Les autorités religieuses « recommandaient alors de prendre en charge les enfants dès l’âge de six ans, car il était primordial qu’ils soient suffisamment jeunes pour échapper “à toute l’influence dégénérative de leur environnement familial” » (Sbarrato, 2005). Les pensionnats ont tellement eu un effet néfaste sur les autochtones qu’en « 1998, le gouvernement du Canada s’engageait à consacrer un montant de 350 millions de dollars afin d’appuyer des initiatives dites de “guérison communautaire” pour les membres des peuples autochtones qui souffrent des séquelles laissées par les sévices physiques et sexuels subis dans les pensionnats » (Lepage, 2011). Les Amérindiens ont donc cherché à défendre leurs droits en utilisant des ressources internationales. « Les premières démarches ont pris la forme d’appels, de pétitions et de requêtes auprès des autorités impériales des différents pays colonisateurs » (Lepage, 2011).

De nos jours, l’égalité entre les Autochtones et les Canadiens est toujours négligée. Les Autochtones ont beaucoup plus de problèmes à se sortir de la misère dans laquelle le Canada les a mis. Le gouvernement ne s’occupe plus des Autochtones et c’est pour cette raison qu’ils vivent dans de telles conditions de vie. La pauvreté chez les Autochtones est donc fondamentalement basée sur l’historique et sur la politique comme ont a pu le remarquer plus haut.

Jennifer Ryter

Médiagraphie:

LEPAGE, Pierre. Mythes et réalités sur les peuples autochtones, Québec, 2e édition, CDPDJ, 2011

SBARRATO,Nicolas.  L’éducation dans les communautés autochtones au Québec. Du système d’écoles résidentielles à l’espoir contemporain, revue internationale d’étude québécoise, vol.8, n°2, 2005, p.263

Penser le monde d’aujourd’hui et agir : la pauvreté au Canada

Le choix de notre sujet de recherche devait être en lien avec le thème de ce cours, Penser le monde aujourd’hui et agir. Cette phrase peut être interprétée de différentes manières, mais pour nous, « penser le monde » signifiait de se questionner sur les causes et conséquences des problèmes sociales majeures et d’« agir » en réfléchissant à des solutions possibles. Le problème social qui nous interpelle particulièrement est celui de la pauvreté, car on considère que c’est un phénomène qui a directement des conséquences néfastes sur le bien-être et le progrès de la société. On aimerait donc étudier comment se vit la pauvreté chez les Canadiens, c’est-à-dire comprendre ses causes et conséquences sociologiques, psychologiques, politiques et économiques par rapport aux individus. Pour ce faire, on a choisi de diviser notre recherche en trois et chaque partie concerne un groupe de personnes en particulier, soit les immigrants, les autochtones, et les enfants. D’ailleurs, on aimerait aussi étudier le phénomène de la pauvreté en tant que problème social, c’est-à-dire de comprendre le rôle de l’État dans la lutte contre la pauvreté ainsi que dans ses causes. L’enjeu de la pauvreté est important, car celle-ci touche beaucoup de personnes à travers le monde. La recherche consiste à recherche à établir un portrait de la pauvreté dans un pays développé comme le Canada. De plus, on s’intéresse a comment plusieurs facteurs, tels que le chômage, le faible revenu, les logements insalubres, les soins de santé inadéquats ainsi qu’à l’accès limité à l’éducation, jouent un rôle dans la pauvreté des Canadiens. Ces facteurs ont un rôle important et celui-ci sera étudié plus en détail au cours de cette recherche. Nous voulons sensibiliser les gens à prendre conscience des problèmes politiques du Canada vis-à-vis la pauvreté. Il y a très peu de structure sociale formée par le gouvernement pour aider une population visiblement en besoin de soutient. La recherche va nous permettre de comprendre se qui ce passe dans notre société et surtout ce qu’on peut faire pour l’aider. Comment pouvons-nous intégrer les immigrants dans notre société pour qu’ils se sentent valorisés? Comment permettre aux Autochtones de se sortir de cet isolement créer par les Canadiens ainsi que par la loi des Indiens? Comment sortir un enfant d’un milieu défavorisé pour lui donner le plus de chance possible dans la vie? Comment le gouvernement pourrait agir face à sa population en besoin? Ce sujet de recherche porte sur plusieurs aspects intéressants et qui touchent notre vie quotidienne. En effet, on vit dans une société remplie d’enfants, qui se caractérise par l’arrivée d’une nouvelle génération, de plusieurs immigrants, qui ont comme seul but de vivre une vie meilleure, avec plus d’opportunité, que celle qu’ils avaient dans leur pays. Il ne faut pas oublier les autochtones, qui eux sont les premiers occupants de ce territoire, mais paradoxalement, font face à une pauvreté majeure.

Heba Farawi

Jennifer Ryter

Chloey Quesnel

Marina Tawadrous

Entrevue avec Madame Nathalie Laferté

Pendant l’entrevue avec Madame Natalie Laferté, professeur à Gérald-Godin en sociologie, celle-ci a répondu à toutes nos questions sur le sujet de la pauvreté au Canada. Selon elle, les conséquences, concernant la pauvreté chez les enfants de 0 à 18 ans, sont désastreuses. Les jeunes en bas âges ont d’importants retards au niveau du développement cognitif. Elle précise que les jeunes qui ont des retards dans le développement de la langue viennent, en grande majorité, de milieux très pauvres. Ils ont une santé fragile, ce qui les entraine à manquer de l’école et ainsi, développer un retard scolaire. Madame Laferté expliquait que les retards au niveau cognitif se font entre 0 et 4 ans.

En ce qui concerne les immigrants, la plupart d’entre eux proviennent de l’Asie et s’installent surtout à Vancouver. De plus, on retrouve beaucoup d’immigrants venus d’Afrique du Nord au Québec. De plus, les immigrants qui arrivent avec un diplôme d’études universitaire, ont beaucoup de difficulté à s’intégrer au monde du travail. Comme Madame Nathalie Laferté l’explique, la principale raison de ces difficultés est que ces immigrants doivent se trouver un métier à la hauteur de leurs compétences. Alors, les immigrants, qui dans leurs pays étaient très scolarisés et vivaient généralement bien et qui avaient des métiers comme pharmacien, professeur, ingénieur ainsi que plein d’autres, recherchent un métier semblable à leur ancienne profession. Lorsqu’ils arrivent ici, ils ne se retrouvent pas pharmaciens, mais plutôt techniciens. Alors, c’est une problématique des immigrants scolarisés qui n’arrivent pas à s’intégrer. Ensuite, d’autres immigrants entrent au pays dans le but de fuir la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. D’un côté, on retrouve des femmes philippines ou haïtiennes qui font de l’aide domestiques qui ne sont pas capables de s’intégrer, et de l’autre côté, on retrouve les immigrants qui sont initialement des  médecins, des pharmaciens ou des ingénieurs, mais qui ne sont pas capables de s’intégrer non plus. Alors, on se retrouve avec un problème structurel et une forme de racisme du fait que le Canada n’accepte pas tous les diplômes étrangers. La mauvaise intégration affecte la santé également puisqu’ils ont moins de ressources que les Québécois.

Pour ce qui est de la pauvreté chez les Autochtones, celle-ci est fondamentalement basée sur la politique et sur l’historique de ce peuple. La mise en place de la loi des Indiens est une des plus grandes causes de la pauvreté chez les Autochtones du Canada. Cette loi brime la liberté de ceux-ci ce qui les empêche de se sortir de la misère. De plus, cette loi empêche aussi la croissance économique des réserves. Les conséquences liées à la pauvreté sont les mêmes que pour les allophones dans la même situation. Il y a donc beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur du problème est donc plus importante chez les Autochtones que chez les allophones.

Le désengagement actuel de l’État rend la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et nuit à son progrès. Le gouvernement coupe de plus en plus dans les services de santé et d’éducation, et ce même chez les jeunes enfants. Par contre, les subventions dans les services pour les enfants, par exemple les CPE, sont, en réalité, un investissement pour la société. En fait, les enfants ayant une meilleure éducation à la petite enfance ont plus de chance de réussir et de s’intégrer dans la société à l’âge adulte. Ils contribuent donc plus à l’économie et ont moins besoin de services de soutiens. Outre la question de rentabilité, il faut aussi se questionner sur les valeurs qu’on veut pour notre société, c’est-à-dire de choisir entre une société où chacun agit pour soi ou bien une où on protège les plus démunis et on répartit les richesses. D’ailleurs, si l’État coupe dans les services publics, on peut supposer que cela ouvrirait davantage les portes à la privatisation. Dans les services privés, non seulement les coûts sont plus élevés, mais ceux-ci doivent être rentables, ce qui n’est pas le cas pour les services liés à la culture, aux sports, aux divertissements, etc.

Questions de l’entrevue

  1. Pouvez-vous dresser un portrait de la pauvreté chez les Autochtones? Qu’est-ce qui cause cette pauvreté?

La pauvreté chez les Autochtones c’est fondamentalement basé sur l’historique et la politique.
La loi des Indiens les empêche de posséder des maisons dans la réserve, puisque la réserve appartient au conseil de banque et la terre appartient à la Couronne. Donc, lorsqu’ils veulent lancer une petite entreprise pour se débrouiller, ils ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque. La loi des Indiens les bloque donc économiquement parlant. La maison est donc prêtée par le conseil de Banque, mais lorsque les parents meurent, la maison ne revient pas aux enfants. Les familles ne prennent donc aucunement soin de la maison et il faut que le conseil de Banque approuve la réparation. Les Autochtones sont donc coincés dans un système.
Puisqu’il y a une pénurie de maisons (bungalow), ils se retrouvent souvent 10 ou 11 dans un même bungalow. Ils sortent les matelas des garde-robes le soir et les disposent dans le salon pour dormir. Il y a donc beaucoup de promiscuité et d’inceste.
Elle donne un exemple : un jeune se promenait autour de la réserve durant la nuit, parce qu’il attendait que quelqu’un se réveille pour aller prendre son matelas et dormir.
Statistique : Dans une école secondaire, il y a 250 élèves et seulement 5 d’entre eux graduent. 1 réserve sur 6 n’a pas d’eau potable.

  1. Quelles sont les conséquences de la pauvreté chez les Autochtones?

Les conséquences sont les mêmes que chez les allophones, donc il y a beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur est plus importante chez les Autochtones que chez les allophones. Ils ont aussi beaucoup moins de ressources que nous autres. De plus, la plupart des communautés autochtones ont perdu leur langue. Quand tu perds ta langue, tu perds ton identité et ta culture.

 

  1. Selon vous, comment expliquer que les immigrants qui viennent d’un pays moins développé connaissent plus de difficultés à s’intégrer? Avez-vous une idée de quelle origine on retrouve le plus ici, au Canada?

D’autres immigrants qui viennent fuyant la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. Ces immigrants démunis ne vivaient pas une belle vie dans leur pays à l’origine, alors comment ils auront une belle vie dans un pays hautement développé? Ils n’ont pas les ressources nécessaires initialement.

On retrouve plus des immigrants en provenance de l’Afrique du Nord et de l’Asie, ici au Canada.

  1. Comment une intégration difficile chez les immigrants affecte leur santé?

La mauvaise intégration affecte la santé également. Ils vont avoir moins de ressources que nous. Le revenu de certains immigrants n’est pas assez élevé afin de se procurer les aliments comme un citoyen canadien avec un revenu normal pourrait se procurer.

  1. Les conséquences de la pauvreté chez les enfants.

Les enfants pauvres, d’après plusieurs études, ont des retards du développement du langage et développement moteur. Les enfants qui sont touché par ces retards-là viennent de milieux appauvris. Il y a des conséquences directes sur le développement de l’enfant en milieux appauvris et comme nous l’avons en classe, les enfants pauvres ont une santé fragile, d’être malade, qui va manquer de l’école, ce qui entraine des retards scolaires, décrochage scolaire et donc un cercle vicieux de la pauvreté. C’est sûr que les organismes comme docteur julien ont des impacts importants chez les jeunes, mais le problème c’est qu’il manque de ressource. Plusieurs organismes ne seront pas mis en place par manque de ressource. Au départ, Docteur Julien et une autre dame s’occupaient de 300 enfants. Il est maintenant plus reconnu avec pédiatrie sociale aujourd’hui un autre organise connue a ouvert les portes, Assistance aux enfants en difficulté à côté des neiges. LE gouvernement ne veut pas s’en occuper sans avoir un moyen de pression. Et ce n’est pas avec l’austérité que tout va s’améliorer. LE défi qu’ils ont c’est les enfants de 0 à ans, car un retard à cet âge-là entraine à un retard dès la rentrée à l’école.

  1. Les solutions contre la pauvreté chez les enfants.

Les services communautaires, mais les services communautaires éteigne surtout les feux. L’UNICEF pointe du doigt le Canada pour son peu de mesure pour lutter contre la pauvreté chez les enfants. Ce n’est pas les enfants qui vont revendiquer leur droit comme le font les étudiants. Il faut s’occuper des enfants, il faut lutter massivement contre la pauvreté chez les enfants à la base, la société va en profiter. Il va avoir moins de délinquance, moins de bien-être social, ça va être moins couteux pour la société. C’est rentable d’avoir des jeunes qu’on intègre dans notre société pour peut-être créer des emplois

  1. Comment les coupures budgétaires récentes vont-elles affecter les services comme la pédiatrie sociale?

Si on coupe dans la santé et dans l’éducation, mon hypothèse est que ça laisse beaucoup la porte ouverte à la privatisation des services. Comme aux États-Unis, ça couterait très cher l’université et les services de santé. Si on privatise, il faut que ça soit rentable, et la culture les sports, ce n’est jamais rentable.

8. Pourquoi la lutte contre la pauvreté n’est-elle pas une priorité pour le gouvernement?
Le gouvernement ne priorise pas l’intérêt des plus démunis, car ils ne sont pas sa base électorale. En fait, la majorité de la population, qui a voté libéral, appuie le gouvernement en ce moment.
L’État veut qu’on coupe pour réduire les dépenses, mais on ne regarde pas les revenus, il y en a beaucoup qui sont perdu dans paradis fiscaux.
On réduit de plus en plus le rôle de l’état, il faut donc réfléchir sur les valeurs qu’on veut pour la société, si on veut ou non protéger les plus démunis et mieux répartir la richesse.