Archives de catégorie : L’intervention de l’état

Le rôle de l’État : un choix de valeurs

Que signifie la vie en société? S’agit-il simplement d’un groupe d’individus qui vivent ensemble sur le même territoire ou est-il nécessaire qu’il y ait des liens d’union entre eux et, si oui, quel devrait être la nature de ces liens? Le principe de société étant une invention de l’Homme, il n’existe pas de réponse objective à cette question. En fait, c’est aux humains de décider ce dont ils veulent faire de leur coexistence sur la même planète. Les possibilités sont vastes et l’histoire nous montre que la nature des relations humaines a été et est toujours très variante. Par contre, bien qu’il n’ait pas de définition donnée de ce que doit constituer la vie commune des individus, l’Homme peut réfléchir par lui-même sur ce qu’il croit devrait être une vie en société. D’ailleurs, c’est ce que de nombreux intellectuels ont fait et font encore, tout en considérant les complexités de la condition humaine.

Notre société actuelle est fondée sur un contrat social où tous les Capture.PNGgggcitoyens acceptent de vivre sous la même organisation politique afin d’assurer leur sécurité et l’existence d’un État et d’un système d’impôt permet de créer des biens publics pour les bénéfices de tous. En contribuant à la société, on reçoit en retour l’assurance que celle-ci nous viendra en aide lorsqu’on est en besoin, par exemple lorsqu’on est malade et qu’on puisse bénéficier de soins de santé publics. Chaque société doit décider à quel point les biens et services seraient partagés entre les citoyens, soit du degré d’intervention de l’État et des taux d’impôt. Ce choix politique reflète la manière de percevoir et de comprendre l’humain et la vie. En fait, un État plutôt libéral qui intervient peu dans le fonctionnement social et économique  suppose que les humains devraient être le plus autonomes possible et que chacun est libre de construire la vie qu’il veut. Au contraire, un État plus social-démocratique qui intervient pour équilibrer les écarts de richesses et assurer le bien-être de tous  estime que les hommes ne naissent pas tous avec les mêmes chances ni les mêmes capacités et que leur réussite est en partie déterminée par des phénomènes en dehors de leur contrôle. Cette vision de la nature humaine, ainsi que la volonté d’entraide et la compassion envers les autres, est les fondements des choix politiques liés à l’intervention de l’État dans la société. C’est en réfléchissant sur la vie humaine et sur les valeurs qu’elle veut soutenir qu’une société peut décider  comment diriger ses actions lorsqu’elle fait face à des problèmes.

À ce sujet, un philosophe en particulier, Jean Jacques Rousseau, a conçu l’idée, en 1762, d’un «contrat social» qui devrait organiser la coexistence des individus dans le but de créer un bien-être commun. Le principe de ce contrat social est que chacun sacrifie son potentiel de gains personnels en échange d’un bien commun assuré. Pour ce faire, chacun renonce volontairement à sa liberté et à ses dépendances personnelles pour s’unir à une volonté générale, soit celle de la «conscience commune» de l’ensemble des individus qui visent le bien de tous. Ce principe repose sur l’idée que la nature de l’Homme est telle qu’il serait satisfait dans un système où tout est partagé, tant que l’égalité y règne, et ne chercherait pas à s’acquérir ses propres biens ni à abuser des autres.

Voici un site qui explique plus en profondeur la théorie du contrat social

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/notions/etatsoc/esp_prof/synthese/contrat.htm

C’est donc en ayant de forts liens de solidarités sociales et en agissant selon la volonté de la communauté que les hommes seraient dans l’état le plus paisible et favorable à leur épanouissement. En effet, selon des auteurs modernes, la cohésion sociale, formée entre les membres d’une communauté qui partagent les mêmes valeurs et projets, aide ceux-ci à mieux communiquer entre eux et se questionner sur la politique dans le but d’améliorer la qualité de leur vie. (Giroux, 2001)  En fait, les besoins de communauté reflètent des besoins humains de bases, soit de la valorisation, du soutien, et du respect.  De plus, grâce à la confiance établie, cette forte cohésion permet d’avoir une meilleure productivité qui, en conséquence, contribue à améliorer la santé et la sécurité économique et physique. Elle sert donc de «capital social» et est au bénéfice de tous.

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Cela dit,lorsqu’il est question de politiques sociales et de partage de richesse, afin de comprendre les valeurs qui dominent dans la société, il faut se pencher sur les liens entre les individus et la communauté. Si notre société actuelle se caractérise de plus en plus par un repli sur soi et par la valorisation de l’individualisme, cela pourrait expliquer pourquoi une grande partie de la population appuie le désengagement de l’État social et préfère un système plutôt néolibéral.(Giroux, 2001) Afin de promouvoir l’action collective, il faudrait donc contrer la culture de l’individualisme en formant des individus qui sont conscients du bien-être de leur communauté. (Bouchard, 2015)

Heba El-Farawi

Sources

VÉRON, Jacques, PENNEC, Sophie et LÉGARÉ, Jacques. Âge, générations et contrat social, Paris, INED, 2004, 207 p.

GIROUX, Guy. L’État, la société civile et l’économie, Québec, Les Presse de l’Université Laval, 2001, 249 p.

Le désengagement social de l’État social

L’émergence des services d’aide contre la pauvreté débute dans les années 1960 au Québec, à la suite de pression sur l’État par les citoyens. Auparavant, les individus sans ou à faibles revenus n’étaient pas protégés par l’État, mais dépendaient des charités de l’Église. Les premières mesures instaurées sont l’impôt progressif, l’assurance chômage, les pensions de vieillisse,  l’éducation et la santé publique, et l’aide sociale. Cette dernière est alors considérée comme étant un droit fondamental des citoyens et leurs dignités sont la responsabilité de l’État. Cette vision se dégrade lentement dès les années 70, avec de plus en en plus de coupures des services d’aide. Par exemple, avant 1976, 82% des personnes sans emploi étaient qualifiés comme pouvant recevoir de l’assurance chômage, pendant qu’aujourd’hui le pourcentage est de moins de 40%. (MEPACQ, 2013) Ces changements sont liés à la doctrine du néolibéralisme qui s’ancre de plus en plus dans le système socio-économique de notre société.  Celle-ci se caractérise par la pensée que l’individu est responsable de lui-même et que l’État devrait moins intervenir dans les relations sociales et économiques. De plus, l’importance de l’aide sociale a aussi diminué depuis les années 70. En fait, l’État s’assure de prendre soin des gens considérés comme étant inaptes à travailler, mais pour les autres, il se concentre de plus en plus sur «l’investissement» des individus, c’est-à-dire dans l’assistance-emploi et dans l’éducation. Ceci à comme effet de favoriser l’autonomie des individus et à les aider à sortir de la pauvreté, mais il existe tout de même certains groupes, comme les personnes âgées, qui ont vu leur situation aggraver puisqu’ils n’ont pas profité de la croissance d’emploi ni d’accès à la formation (MARTINEAU ET BRUNET, 2011).

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En effet, le désengagement de l’État social continue de prendre de plus en plus d’ampleur et se voit dans les coupures budgétaires qui sont faites récemment, sous prétexte qu’ils sont nécessaires pour l’équilibre budgétaire. Ces mesures d’austérités ont eu ou auront des conséquences importantes sur les services publics et sont sujet de plusieurs débat. En éducation, les conséquences de ces coupures incluent des augmentations de la taille des groupes, des cours retranchés, des baisses de salaires pour les employés, des mises à pied, une baisse des budgets pour les ressources, l’abolition de certains services comme l’aide au devoir, etc.  En santé, il y a aussi beaucoup de mises à pied, une baisse des ressources, et une baisse de la qualité et de la quantité des services, par exemple par une réduction des lits dans un centre de réhabilitation. En fait, il y a des coupures dans plusieurs autres domaines, notamment dans l’aide sociale, dans les fonctions publiques, dans les programmes aidant les familles comme les CPE, dans l’aide à l’emploi, dans les programmes de logement, de justice, d’égalité homme femme et de culture. (FORTIER, HÉBERT ET TREMBLAY-PÉPIN, 2015)  Les conséquences sont différentes dans chaque domaine, mais elles résultent toutes en une diminution de la qualité des biens et services que reçoivent les citoyens du gouvernement et favorisent la privatisation. En d’autres mots, elles illustrent le désengagement de l’État social et l’instauration d’une société plus néo-libérale.

Voici un vidéo par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui illustre l’importance des services de soutien dans les écoles

Heba El-Farawi

Sources

MEPACQ, La lutte contre la pauvreté Québec, [En ligne], 2013, http://www.mepacq.qc.ca/wp-content/uploads/2013/06/MPDMpauvrete2013.pdf (Page consultée le 2015-02-21)

Fannie BRUNET et Véronique MARTINEAU, L’histoire du droit à l’aide sociale au Québec (1969-2011), [En ligne], 2011,  http://www.fcpasq.qc.ca/DOC/histoire%20aide%20sociale.pdf (page consultée le 2015-02-21)

FORTIER, Francis, HÉBERT, Guillaume et TREMBLAY-PEPIN, Simon, Budget 2015 : L’austérité silencieuse annonce la suite du plan néolibéral, dans IRIS, Institut de recherche et d’informations socio-économique, [En ligne] , 2015 http://iris-recherche.qc.ca/blogue/budget-2015-lausterite-silencieuse-annonce-la-suite-du-plan-neoliberal (Page consultée le 2015-04-26)

Penser le monde d’aujourd’hui et agir : la pauvreté au Canada

Le choix de notre sujet de recherche devait être en lien avec le thème de ce cours, Penser le monde aujourd’hui et agir. Cette phrase peut être interprétée de différentes manières, mais pour nous, « penser le monde » signifiait de se questionner sur les causes et conséquences des problèmes sociales majeures et d’« agir » en réfléchissant à des solutions possibles. Le problème social qui nous interpelle particulièrement est celui de la pauvreté, car on considère que c’est un phénomène qui a directement des conséquences néfastes sur le bien-être et le progrès de la société. On aimerait donc étudier comment se vit la pauvreté chez les Canadiens, c’est-à-dire comprendre ses causes et conséquences sociologiques, psychologiques, politiques et économiques par rapport aux individus. Pour ce faire, on a choisi de diviser notre recherche en trois et chaque partie concerne un groupe de personnes en particulier, soit les immigrants, les autochtones, et les enfants. D’ailleurs, on aimerait aussi étudier le phénomène de la pauvreté en tant que problème social, c’est-à-dire de comprendre le rôle de l’État dans la lutte contre la pauvreté ainsi que dans ses causes. L’enjeu de la pauvreté est important, car celle-ci touche beaucoup de personnes à travers le monde. La recherche consiste à recherche à établir un portrait de la pauvreté dans un pays développé comme le Canada. De plus, on s’intéresse a comment plusieurs facteurs, tels que le chômage, le faible revenu, les logements insalubres, les soins de santé inadéquats ainsi qu’à l’accès limité à l’éducation, jouent un rôle dans la pauvreté des Canadiens. Ces facteurs ont un rôle important et celui-ci sera étudié plus en détail au cours de cette recherche. Nous voulons sensibiliser les gens à prendre conscience des problèmes politiques du Canada vis-à-vis la pauvreté. Il y a très peu de structure sociale formée par le gouvernement pour aider une population visiblement en besoin de soutient. La recherche va nous permettre de comprendre se qui ce passe dans notre société et surtout ce qu’on peut faire pour l’aider. Comment pouvons-nous intégrer les immigrants dans notre société pour qu’ils se sentent valorisés? Comment permettre aux Autochtones de se sortir de cet isolement créer par les Canadiens ainsi que par la loi des Indiens? Comment sortir un enfant d’un milieu défavorisé pour lui donner le plus de chance possible dans la vie? Comment le gouvernement pourrait agir face à sa population en besoin? Ce sujet de recherche porte sur plusieurs aspects intéressants et qui touchent notre vie quotidienne. En effet, on vit dans une société remplie d’enfants, qui se caractérise par l’arrivée d’une nouvelle génération, de plusieurs immigrants, qui ont comme seul but de vivre une vie meilleure, avec plus d’opportunité, que celle qu’ils avaient dans leur pays. Il ne faut pas oublier les autochtones, qui eux sont les premiers occupants de ce territoire, mais paradoxalement, font face à une pauvreté majeure.

Heba Farawi

Jennifer Ryter

Chloey Quesnel

Marina Tawadrous

Entrevue avec Madame Nathalie Laferté

Pendant l’entrevue avec Madame Natalie Laferté, professeur à Gérald-Godin en sociologie, celle-ci a répondu à toutes nos questions sur le sujet de la pauvreté au Canada. Selon elle, les conséquences, concernant la pauvreté chez les enfants de 0 à 18 ans, sont désastreuses. Les jeunes en bas âges ont d’importants retards au niveau du développement cognitif. Elle précise que les jeunes qui ont des retards dans le développement de la langue viennent, en grande majorité, de milieux très pauvres. Ils ont une santé fragile, ce qui les entraine à manquer de l’école et ainsi, développer un retard scolaire. Madame Laferté expliquait que les retards au niveau cognitif se font entre 0 et 4 ans.

En ce qui concerne les immigrants, la plupart d’entre eux proviennent de l’Asie et s’installent surtout à Vancouver. De plus, on retrouve beaucoup d’immigrants venus d’Afrique du Nord au Québec. De plus, les immigrants qui arrivent avec un diplôme d’études universitaire, ont beaucoup de difficulté à s’intégrer au monde du travail. Comme Madame Nathalie Laferté l’explique, la principale raison de ces difficultés est que ces immigrants doivent se trouver un métier à la hauteur de leurs compétences. Alors, les immigrants, qui dans leurs pays étaient très scolarisés et vivaient généralement bien et qui avaient des métiers comme pharmacien, professeur, ingénieur ainsi que plein d’autres, recherchent un métier semblable à leur ancienne profession. Lorsqu’ils arrivent ici, ils ne se retrouvent pas pharmaciens, mais plutôt techniciens. Alors, c’est une problématique des immigrants scolarisés qui n’arrivent pas à s’intégrer. Ensuite, d’autres immigrants entrent au pays dans le but de fuir la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. D’un côté, on retrouve des femmes philippines ou haïtiennes qui font de l’aide domestiques qui ne sont pas capables de s’intégrer, et de l’autre côté, on retrouve les immigrants qui sont initialement des  médecins, des pharmaciens ou des ingénieurs, mais qui ne sont pas capables de s’intégrer non plus. Alors, on se retrouve avec un problème structurel et une forme de racisme du fait que le Canada n’accepte pas tous les diplômes étrangers. La mauvaise intégration affecte la santé également puisqu’ils ont moins de ressources que les Québécois.

Pour ce qui est de la pauvreté chez les Autochtones, celle-ci est fondamentalement basée sur la politique et sur l’historique de ce peuple. La mise en place de la loi des Indiens est une des plus grandes causes de la pauvreté chez les Autochtones du Canada. Cette loi brime la liberté de ceux-ci ce qui les empêche de se sortir de la misère. De plus, cette loi empêche aussi la croissance économique des réserves. Les conséquences liées à la pauvreté sont les mêmes que pour les allophones dans la même situation. Il y a donc beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur du problème est donc plus importante chez les Autochtones que chez les allophones.

Le désengagement actuel de l’État rend la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et nuit à son progrès. Le gouvernement coupe de plus en plus dans les services de santé et d’éducation, et ce même chez les jeunes enfants. Par contre, les subventions dans les services pour les enfants, par exemple les CPE, sont, en réalité, un investissement pour la société. En fait, les enfants ayant une meilleure éducation à la petite enfance ont plus de chance de réussir et de s’intégrer dans la société à l’âge adulte. Ils contribuent donc plus à l’économie et ont moins besoin de services de soutiens. Outre la question de rentabilité, il faut aussi se questionner sur les valeurs qu’on veut pour notre société, c’est-à-dire de choisir entre une société où chacun agit pour soi ou bien une où on protège les plus démunis et on répartit les richesses. D’ailleurs, si l’État coupe dans les services publics, on peut supposer que cela ouvrirait davantage les portes à la privatisation. Dans les services privés, non seulement les coûts sont plus élevés, mais ceux-ci doivent être rentables, ce qui n’est pas le cas pour les services liés à la culture, aux sports, aux divertissements, etc.

Questions de l’entrevue

  1. Pouvez-vous dresser un portrait de la pauvreté chez les Autochtones? Qu’est-ce qui cause cette pauvreté?

La pauvreté chez les Autochtones c’est fondamentalement basé sur l’historique et la politique.
La loi des Indiens les empêche de posséder des maisons dans la réserve, puisque la réserve appartient au conseil de banque et la terre appartient à la Couronne. Donc, lorsqu’ils veulent lancer une petite entreprise pour se débrouiller, ils ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque. La loi des Indiens les bloque donc économiquement parlant. La maison est donc prêtée par le conseil de Banque, mais lorsque les parents meurent, la maison ne revient pas aux enfants. Les familles ne prennent donc aucunement soin de la maison et il faut que le conseil de Banque approuve la réparation. Les Autochtones sont donc coincés dans un système.
Puisqu’il y a une pénurie de maisons (bungalow), ils se retrouvent souvent 10 ou 11 dans un même bungalow. Ils sortent les matelas des garde-robes le soir et les disposent dans le salon pour dormir. Il y a donc beaucoup de promiscuité et d’inceste.
Elle donne un exemple : un jeune se promenait autour de la réserve durant la nuit, parce qu’il attendait que quelqu’un se réveille pour aller prendre son matelas et dormir.
Statistique : Dans une école secondaire, il y a 250 élèves et seulement 5 d’entre eux graduent. 1 réserve sur 6 n’a pas d’eau potable.

  1. Quelles sont les conséquences de la pauvreté chez les Autochtones?

Les conséquences sont les mêmes que chez les allophones, donc il y a beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur est plus importante chez les Autochtones que chez les allophones. Ils ont aussi beaucoup moins de ressources que nous autres. De plus, la plupart des communautés autochtones ont perdu leur langue. Quand tu perds ta langue, tu perds ton identité et ta culture.

 

  1. Selon vous, comment expliquer que les immigrants qui viennent d’un pays moins développé connaissent plus de difficultés à s’intégrer? Avez-vous une idée de quelle origine on retrouve le plus ici, au Canada?

D’autres immigrants qui viennent fuyant la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. Ces immigrants démunis ne vivaient pas une belle vie dans leur pays à l’origine, alors comment ils auront une belle vie dans un pays hautement développé? Ils n’ont pas les ressources nécessaires initialement.

On retrouve plus des immigrants en provenance de l’Afrique du Nord et de l’Asie, ici au Canada.

  1. Comment une intégration difficile chez les immigrants affecte leur santé?

La mauvaise intégration affecte la santé également. Ils vont avoir moins de ressources que nous. Le revenu de certains immigrants n’est pas assez élevé afin de se procurer les aliments comme un citoyen canadien avec un revenu normal pourrait se procurer.

  1. Les conséquences de la pauvreté chez les enfants.

Les enfants pauvres, d’après plusieurs études, ont des retards du développement du langage et développement moteur. Les enfants qui sont touché par ces retards-là viennent de milieux appauvris. Il y a des conséquences directes sur le développement de l’enfant en milieux appauvris et comme nous l’avons en classe, les enfants pauvres ont une santé fragile, d’être malade, qui va manquer de l’école, ce qui entraine des retards scolaires, décrochage scolaire et donc un cercle vicieux de la pauvreté. C’est sûr que les organismes comme docteur julien ont des impacts importants chez les jeunes, mais le problème c’est qu’il manque de ressource. Plusieurs organismes ne seront pas mis en place par manque de ressource. Au départ, Docteur Julien et une autre dame s’occupaient de 300 enfants. Il est maintenant plus reconnu avec pédiatrie sociale aujourd’hui un autre organise connue a ouvert les portes, Assistance aux enfants en difficulté à côté des neiges. LE gouvernement ne veut pas s’en occuper sans avoir un moyen de pression. Et ce n’est pas avec l’austérité que tout va s’améliorer. LE défi qu’ils ont c’est les enfants de 0 à ans, car un retard à cet âge-là entraine à un retard dès la rentrée à l’école.

  1. Les solutions contre la pauvreté chez les enfants.

Les services communautaires, mais les services communautaires éteigne surtout les feux. L’UNICEF pointe du doigt le Canada pour son peu de mesure pour lutter contre la pauvreté chez les enfants. Ce n’est pas les enfants qui vont revendiquer leur droit comme le font les étudiants. Il faut s’occuper des enfants, il faut lutter massivement contre la pauvreté chez les enfants à la base, la société va en profiter. Il va avoir moins de délinquance, moins de bien-être social, ça va être moins couteux pour la société. C’est rentable d’avoir des jeunes qu’on intègre dans notre société pour peut-être créer des emplois

  1. Comment les coupures budgétaires récentes vont-elles affecter les services comme la pédiatrie sociale?

Si on coupe dans la santé et dans l’éducation, mon hypothèse est que ça laisse beaucoup la porte ouverte à la privatisation des services. Comme aux États-Unis, ça couterait très cher l’université et les services de santé. Si on privatise, il faut que ça soit rentable, et la culture les sports, ce n’est jamais rentable.

8. Pourquoi la lutte contre la pauvreté n’est-elle pas une priorité pour le gouvernement?
Le gouvernement ne priorise pas l’intérêt des plus démunis, car ils ne sont pas sa base électorale. En fait, la majorité de la population, qui a voté libéral, appuie le gouvernement en ce moment.
L’État veut qu’on coupe pour réduire les dépenses, mais on ne regarde pas les revenus, il y en a beaucoup qui sont perdu dans paradis fiscaux.
On réduit de plus en plus le rôle de l’état, il faut donc réfléchir sur les valeurs qu’on veut pour la société, si on veut ou non protéger les plus démunis et mieux répartir la richesse.