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Penser le monde d’aujourd’hui et agir : la pauvreté au Canada

Le choix de notre sujet de recherche devait être en lien avec le thème de ce cours, Penser le monde aujourd’hui et agir. Cette phrase peut être interprétée de différentes manières, mais pour nous, « penser le monde » signifiait de se questionner sur les causes et conséquences des problèmes sociales majeures et d’« agir » en réfléchissant à des solutions possibles. Le problème social qui nous interpelle particulièrement est celui de la pauvreté, car on considère que c’est un phénomène qui a directement des conséquences néfastes sur le bien-être et le progrès de la société. On aimerait donc étudier comment se vit la pauvreté chez les Canadiens, c’est-à-dire comprendre ses causes et conséquences sociologiques, psychologiques, politiques et économiques par rapport aux individus. Pour ce faire, on a choisi de diviser notre recherche en trois et chaque partie concerne un groupe de personnes en particulier, soit les immigrants, les autochtones, et les enfants. D’ailleurs, on aimerait aussi étudier le phénomène de la pauvreté en tant que problème social, c’est-à-dire de comprendre le rôle de l’État dans la lutte contre la pauvreté ainsi que dans ses causes. L’enjeu de la pauvreté est important, car celle-ci touche beaucoup de personnes à travers le monde. La recherche consiste à recherche à établir un portrait de la pauvreté dans un pays développé comme le Canada. De plus, on s’intéresse a comment plusieurs facteurs, tels que le chômage, le faible revenu, les logements insalubres, les soins de santé inadéquats ainsi qu’à l’accès limité à l’éducation, jouent un rôle dans la pauvreté des Canadiens. Ces facteurs ont un rôle important et celui-ci sera étudié plus en détail au cours de cette recherche. Nous voulons sensibiliser les gens à prendre conscience des problèmes politiques du Canada vis-à-vis la pauvreté. Il y a très peu de structure sociale formée par le gouvernement pour aider une population visiblement en besoin de soutient. La recherche va nous permettre de comprendre se qui ce passe dans notre société et surtout ce qu’on peut faire pour l’aider. Comment pouvons-nous intégrer les immigrants dans notre société pour qu’ils se sentent valorisés? Comment permettre aux Autochtones de se sortir de cet isolement créer par les Canadiens ainsi que par la loi des Indiens? Comment sortir un enfant d’un milieu défavorisé pour lui donner le plus de chance possible dans la vie? Comment le gouvernement pourrait agir face à sa population en besoin? Ce sujet de recherche porte sur plusieurs aspects intéressants et qui touchent notre vie quotidienne. En effet, on vit dans une société remplie d’enfants, qui se caractérise par l’arrivée d’une nouvelle génération, de plusieurs immigrants, qui ont comme seul but de vivre une vie meilleure, avec plus d’opportunité, que celle qu’ils avaient dans leur pays. Il ne faut pas oublier les autochtones, qui eux sont les premiers occupants de ce territoire, mais paradoxalement, font face à une pauvreté majeure.

Heba Farawi

Jennifer Ryter

Chloey Quesnel

Marina Tawadrous

Entrevue avec Madame Nathalie Laferté

Pendant l’entrevue avec Madame Natalie Laferté, professeur à Gérald-Godin en sociologie, celle-ci a répondu à toutes nos questions sur le sujet de la pauvreté au Canada. Selon elle, les conséquences, concernant la pauvreté chez les enfants de 0 à 18 ans, sont désastreuses. Les jeunes en bas âges ont d’importants retards au niveau du développement cognitif. Elle précise que les jeunes qui ont des retards dans le développement de la langue viennent, en grande majorité, de milieux très pauvres. Ils ont une santé fragile, ce qui les entraine à manquer de l’école et ainsi, développer un retard scolaire. Madame Laferté expliquait que les retards au niveau cognitif se font entre 0 et 4 ans.

En ce qui concerne les immigrants, la plupart d’entre eux proviennent de l’Asie et s’installent surtout à Vancouver. De plus, on retrouve beaucoup d’immigrants venus d’Afrique du Nord au Québec. De plus, les immigrants qui arrivent avec un diplôme d’études universitaire, ont beaucoup de difficulté à s’intégrer au monde du travail. Comme Madame Nathalie Laferté l’explique, la principale raison de ces difficultés est que ces immigrants doivent se trouver un métier à la hauteur de leurs compétences. Alors, les immigrants, qui dans leurs pays étaient très scolarisés et vivaient généralement bien et qui avaient des métiers comme pharmacien, professeur, ingénieur ainsi que plein d’autres, recherchent un métier semblable à leur ancienne profession. Lorsqu’ils arrivent ici, ils ne se retrouvent pas pharmaciens, mais plutôt techniciens. Alors, c’est une problématique des immigrants scolarisés qui n’arrivent pas à s’intégrer. Ensuite, d’autres immigrants entrent au pays dans le but de fuir la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. D’un côté, on retrouve des femmes philippines ou haïtiennes qui font de l’aide domestiques qui ne sont pas capables de s’intégrer, et de l’autre côté, on retrouve les immigrants qui sont initialement des  médecins, des pharmaciens ou des ingénieurs, mais qui ne sont pas capables de s’intégrer non plus. Alors, on se retrouve avec un problème structurel et une forme de racisme du fait que le Canada n’accepte pas tous les diplômes étrangers. La mauvaise intégration affecte la santé également puisqu’ils ont moins de ressources que les Québécois.

Pour ce qui est de la pauvreté chez les Autochtones, celle-ci est fondamentalement basée sur la politique et sur l’historique de ce peuple. La mise en place de la loi des Indiens est une des plus grandes causes de la pauvreté chez les Autochtones du Canada. Cette loi brime la liberté de ceux-ci ce qui les empêche de se sortir de la misère. De plus, cette loi empêche aussi la croissance économique des réserves. Les conséquences liées à la pauvreté sont les mêmes que pour les allophones dans la même situation. Il y a donc beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur du problème est donc plus importante chez les Autochtones que chez les allophones.

Le désengagement actuel de l’État rend la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et nuit à son progrès. Le gouvernement coupe de plus en plus dans les services de santé et d’éducation, et ce même chez les jeunes enfants. Par contre, les subventions dans les services pour les enfants, par exemple les CPE, sont, en réalité, un investissement pour la société. En fait, les enfants ayant une meilleure éducation à la petite enfance ont plus de chance de réussir et de s’intégrer dans la société à l’âge adulte. Ils contribuent donc plus à l’économie et ont moins besoin de services de soutiens. Outre la question de rentabilité, il faut aussi se questionner sur les valeurs qu’on veut pour notre société, c’est-à-dire de choisir entre une société où chacun agit pour soi ou bien une où on protège les plus démunis et on répartit les richesses. D’ailleurs, si l’État coupe dans les services publics, on peut supposer que cela ouvrirait davantage les portes à la privatisation. Dans les services privés, non seulement les coûts sont plus élevés, mais ceux-ci doivent être rentables, ce qui n’est pas le cas pour les services liés à la culture, aux sports, aux divertissements, etc.

Questions de l’entrevue

  1. Pouvez-vous dresser un portrait de la pauvreté chez les Autochtones? Qu’est-ce qui cause cette pauvreté?

La pauvreté chez les Autochtones c’est fondamentalement basé sur l’historique et la politique.
La loi des Indiens les empêche de posséder des maisons dans la réserve, puisque la réserve appartient au conseil de banque et la terre appartient à la Couronne. Donc, lorsqu’ils veulent lancer une petite entreprise pour se débrouiller, ils ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque. La loi des Indiens les bloque donc économiquement parlant. La maison est donc prêtée par le conseil de Banque, mais lorsque les parents meurent, la maison ne revient pas aux enfants. Les familles ne prennent donc aucunement soin de la maison et il faut que le conseil de Banque approuve la réparation. Les Autochtones sont donc coincés dans un système.
Puisqu’il y a une pénurie de maisons (bungalow), ils se retrouvent souvent 10 ou 11 dans un même bungalow. Ils sortent les matelas des garde-robes le soir et les disposent dans le salon pour dormir. Il y a donc beaucoup de promiscuité et d’inceste.
Elle donne un exemple : un jeune se promenait autour de la réserve durant la nuit, parce qu’il attendait que quelqu’un se réveille pour aller prendre son matelas et dormir.
Statistique : Dans une école secondaire, il y a 250 élèves et seulement 5 d’entre eux graduent. 1 réserve sur 6 n’a pas d’eau potable.

  1. Quelles sont les conséquences de la pauvreté chez les Autochtones?

Les conséquences sont les mêmes que chez les allophones, donc il y a beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur est plus importante chez les Autochtones que chez les allophones. Ils ont aussi beaucoup moins de ressources que nous autres. De plus, la plupart des communautés autochtones ont perdu leur langue. Quand tu perds ta langue, tu perds ton identité et ta culture.

 

  1. Selon vous, comment expliquer que les immigrants qui viennent d’un pays moins développé connaissent plus de difficultés à s’intégrer? Avez-vous une idée de quelle origine on retrouve le plus ici, au Canada?

D’autres immigrants qui viennent fuyant la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. Ces immigrants démunis ne vivaient pas une belle vie dans leur pays à l’origine, alors comment ils auront une belle vie dans un pays hautement développé? Ils n’ont pas les ressources nécessaires initialement.

On retrouve plus des immigrants en provenance de l’Afrique du Nord et de l’Asie, ici au Canada.

  1. Comment une intégration difficile chez les immigrants affecte leur santé?

La mauvaise intégration affecte la santé également. Ils vont avoir moins de ressources que nous. Le revenu de certains immigrants n’est pas assez élevé afin de se procurer les aliments comme un citoyen canadien avec un revenu normal pourrait se procurer.

  1. Les conséquences de la pauvreté chez les enfants.

Les enfants pauvres, d’après plusieurs études, ont des retards du développement du langage et développement moteur. Les enfants qui sont touché par ces retards-là viennent de milieux appauvris. Il y a des conséquences directes sur le développement de l’enfant en milieux appauvris et comme nous l’avons en classe, les enfants pauvres ont une santé fragile, d’être malade, qui va manquer de l’école, ce qui entraine des retards scolaires, décrochage scolaire et donc un cercle vicieux de la pauvreté. C’est sûr que les organismes comme docteur julien ont des impacts importants chez les jeunes, mais le problème c’est qu’il manque de ressource. Plusieurs organismes ne seront pas mis en place par manque de ressource. Au départ, Docteur Julien et une autre dame s’occupaient de 300 enfants. Il est maintenant plus reconnu avec pédiatrie sociale aujourd’hui un autre organise connue a ouvert les portes, Assistance aux enfants en difficulté à côté des neiges. LE gouvernement ne veut pas s’en occuper sans avoir un moyen de pression. Et ce n’est pas avec l’austérité que tout va s’améliorer. LE défi qu’ils ont c’est les enfants de 0 à ans, car un retard à cet âge-là entraine à un retard dès la rentrée à l’école.

  1. Les solutions contre la pauvreté chez les enfants.

Les services communautaires, mais les services communautaires éteigne surtout les feux. L’UNICEF pointe du doigt le Canada pour son peu de mesure pour lutter contre la pauvreté chez les enfants. Ce n’est pas les enfants qui vont revendiquer leur droit comme le font les étudiants. Il faut s’occuper des enfants, il faut lutter massivement contre la pauvreté chez les enfants à la base, la société va en profiter. Il va avoir moins de délinquance, moins de bien-être social, ça va être moins couteux pour la société. C’est rentable d’avoir des jeunes qu’on intègre dans notre société pour peut-être créer des emplois

  1. Comment les coupures budgétaires récentes vont-elles affecter les services comme la pédiatrie sociale?

Si on coupe dans la santé et dans l’éducation, mon hypothèse est que ça laisse beaucoup la porte ouverte à la privatisation des services. Comme aux États-Unis, ça couterait très cher l’université et les services de santé. Si on privatise, il faut que ça soit rentable, et la culture les sports, ce n’est jamais rentable.

8. Pourquoi la lutte contre la pauvreté n’est-elle pas une priorité pour le gouvernement?
Le gouvernement ne priorise pas l’intérêt des plus démunis, car ils ne sont pas sa base électorale. En fait, la majorité de la population, qui a voté libéral, appuie le gouvernement en ce moment.
L’État veut qu’on coupe pour réduire les dépenses, mais on ne regarde pas les revenus, il y en a beaucoup qui sont perdu dans paradis fiscaux.
On réduit de plus en plus le rôle de l’état, il faut donc réfléchir sur les valeurs qu’on veut pour la société, si on veut ou non protéger les plus démunis et mieux répartir la richesse.

La pauvreté chez les enfants canadiens, une réalité méconnue.

La recherche sur la pauvreté des enfants du Canada est importante, c’est grâce à elle qu’il est possible de comprendre les conséquences auxquelles ils font face. Comme il a été présenté dans l’entrevue de Natalie Laferté, les enfants ne peuvent pas revendiquer leur droit, alors il est important de sensibilisé la population à leur égard et ainsi leur permettre de vivre une vie en santé sans injustice. D’après une recherche d’UNICEF (UNICEF, 2010), il y aurait 13.3 % des enfants qui vivent dans une pauvreté relative au Canada, ce qui signifie que la famille à un revenu suffisamment bonne pour subvenir au besoin primaire de la famille. De même, au Canada il y a une plus grande population d’enfants pauvres que d’adultes pauvres. Le Canada est souvent critiqué par l’UNICEF par son manque d’action auprès des jeunes en difficulté, comme le mentionne Madame Laferté, le gouvernement ne se presse pas à résoudre ce problème de pauvreté et même qu’il en parle très peu lors des élections. Ces jeunes sont victime d’injustice. Pourquoi? Parce que les pauvres ne sont pas leur public cible, puisqu’ils ne sont pas en âge de voter et que les parents ne sont pas interpellés par les parties. Le gouvernement canadien réagit très peu au besoin des enfants et au contraire, c’est des services communautaires comme docteur Julien qui aide les familles démunies à s’en sortir. De plus, avec l’austérité d’aujourd’hui les groupes humanitaires qui recevaient de l’aide du gouvernement vont être coupés de leur subvention. Selon une autre recherche de l’UNICEF (UNICEF, 2010), le Canada se situe au 18e rang des 35 pays riches dont le taux de pauvreté est le plus élevé. Le Canada ne met pas beaucoup d’argent sur les programmes pour les familles pauvres, contrairement à d’autres pays riches qui mettent beaucoup d’effort et d’argent pour que le pourcentage de pauvreté chez les enfants soit plus bas. Comme le mentionne la recherche de l’UNICEF, le gouvernement met environ 13.2 milliards de dollars pour les enfants, par contre il met beaucoup plus que le double de cet argent aux personnes âgées, alors qu’ils ne représentent que 6.3 % de la pauvreté. Donc, encore une fois les enfants sont mises de côté. Ce sont les familles monoparentales et les familles avec des parents peu instruits qui ont le plus grand taux de pauvreté, car leur faible scolarité fait en sorte que leur travail est moins bien rémunéré. Pour ce qui est ai des familles monoparentales, le faible revenu dans les ménages n’aide pas la situation de pauvreté.

Les impacts sur le développement psychologique de l’enfant entre 0 et 18 ans.

Pour ce qui en a du développement psychologique des jeunes vivant dans un milieu appauvri. Erikson, psychologue du développement de l’enfant, croit que le développement de l’enfant dès la naissance est très important. Entre l’âge de 0 à 18 mois, le poupon doit faire aveuglément confiance à son environnement. De 18 mois à 3 ans, le bambin doit apprendre à avoir un contrôle sur lui-même et sur ses émotions et ensuite à communiquer. Ensuite, de 3 à 6 ans, il doit apprendre à se faire confiance et à suivre ses propres idées. Finalement, de 6 ans à la puberté, le jeune doit apprendre à se débrouiller par soi-même. Comme il est expliqué dans le vidéo La pauvreté en héritage, les enfants ne doivent manquer de rien, sinon les retards peuvent s’accumuler et entrainer des difficultés d’apprentissage. Si un des besoins primaires est affecté, le reste va l’être aussi. Cela signifie que les besoins primaires sont essentiels à la réussite scolaire chez l’enfant. Les retards peuvent s’accumuler chez l’enfant et entrainer des difficultés d’apprentissage qui vont le handicaper pour plus tard. Dès la naissance, l’enfant doit créer une confiance à la vie et il a besoin que tous ses besoins vitaux soient assouvis, pour s’épanouir, si jamais l’enfant manque de nourriture, les retards se font. Après, l’enfant doit apprendre à communiquer avec son entourage, donc il doit se développer cognitivement et les parents doivent constamment le stimuler en l’exposant à plus de connaissances possibles et d’expériences. S’il n’est pas assez stimulé et pas assez poussé à communiquer, l’enfant va aussi subir un retard et il va avoir de la difficulté à s’exprimer, ce qui peut engendrer de la frustration et ainsi d’autres problèmes psychologiques.

            De plus, l’enfant doit être constamment stimulé tout au long de son enfant pour améliorer son développement cognitif. Il doit faire ses devoirs avec un soutien constant de ses parents qui l’encourage et le motive, ce qui n’est pas toujours le cas. Les parents travaillent beaucoup pour arriver à payer la nourriture et les soins essentiels de la famille, donc ils sont moins présents pour les enfants. Les enfants doivent pratiquer leur mémoire à long terme et à court terme, pratiquer leur habilité pour pouvoir ensuite se développer normalement. Par contre, dans des milieux plus chaotiques, l’apprentissage se fait plus difficilement. Donc, l’enfant doit avoir un lieu tranquille pour faire ses devoirs et avoir accès à des personnes qui peuvent les aider, comme l’aide au devoir qui est offert à certaines écoles primaires.

            En outre, les enfants ressentent énormément le stress que vivent les parents lorsqu’ils sont à la maison et les enfants le vivent à leur façon. Ils ont beaucoup de difficulté à gérer cette émotion, donc il le refoule et le refoule jusqu’à tant que ça explose en crise et en larme. Ils ont beaucoup de difficulté à gérer ce genre d’émotion d’adulte. Ses enfants sont ainsi plus sensibles au changement dans leur vie. Ils sont plus prompts à faire des crises de colère sans contrôle, car ils ne peuvent pas s’exprimer comme le font les adultes. Ce refoulement d’émotions peut ainsi créer certaines maladies mentales à très jeune âge, comme l’hyperactivité et les troubles de déficit d’attention. C’est pourquoi il est important d’aider les familles défavorisées, car il faut aider les jeunes et leur permettre un avenir prometteur comme tout le monde.

Les impacts sur le développement social de l’enfant entre 0 et 18 ans.

La pauvreté, chez les enfants, peut engendrer plusieurs problèmes au niveau social et psychologique, ce qui peut entraîner une injustice importante envers l’enfant. Le cercle vicieux de la pauvreté en est un exemple. En effet, comme l’explique Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les enfants, dont les parents ont une faible scolarité, vont être pris dans une spirale, car ils vont systématiquement faire le même trajet que leurs parents. Ils vont développer des retards dès le tout jeune âge et plusieurs vont décrocher. Ce décrochage de ces jeunes va les empêcher d’avoir accès à de bons emplois rémunérés. Alors, ils vont avoir moins de revenues ce qui les entraine dans une vie de pauvreté. Ces jeunes vont ensuite léguer leur pauvreté à leur enfant. C’est ce qui crée le cercle vicieux de la pauvreté. Certains s’en sortent grâce à une grande volonté de réussir. Les jeunes quittent plus tôt l’école pour subvenir à sa famille, mais principalement à cause d’un manque d’estime de soi causé par plusieurs échecs à l’école qui n’est pas fait pour subvenir à ses besoins. L’abandon de ces jeunes à l’école cause une augmentation de l’aide sociale et du chômage, car ils ne sont pas assez formés pour se trouver un emploi. C’est pourquoi qu’il est important que le gouvernement aide les jeunes pour les insister à rester à l’école et ainsi avoir accès à de meilleurs emplois. En plus d’aider les jeunes, le gouvernement va aider l’économie.

            L’exclusion sociale des jeunes est aussi un aspect important causé par pauvreté, car elle a des impacts négatifs sur le développement de l’enfant. Les jeunes décrochent des écoles puisqu’ils ne se sentent pas comme les autres, ils sont exclus de la société des classes moyennes. Ils ont moins d’argent pour être habillés à la dernière mode et souvent ils ont un retard au niveau scolaire. C’est pourquoi ils quittent l’école au lieu de subir cette pression et pour trouver un travail ou un domaine d’étude où ils sont acceptés comme ils sont. Par contre, comme l’explique encore Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les activités et les groupes scolaires peuvent avoir un impact positif sur la vie des jeunes. Si les jeunes peuvent participer à des activités qu’ils aiment, ils vont se faire accepter dans des groupes de jeunes plus sains que ceux qui se retrouvent dans la rue. Ces jeunes sont de meilleures influences que les décrocheurs. Cette intégration des jeunes dans des milieux sociaux brise automatiquement l’isolement créé par la pauvreté et ses injustices. Malheureusement, ce n’est pas toutes les écoles qui ont plusieurs activités parascolaires. C’est à ce moment-là que les enfants se sentent différents et exclus de la société. Si les enfants ne sont pas inscrits dans les sports, cela entraine facilement le rejet, car les sports sont un lieu de socialisation important à l’école. Par contre, les sports coûtent très cher. Comme il est présenté dans la vidéo la pauvreté en héritage, les sports sont couteux, car il faut acheter l’équipement et il y a souvent des déplacements. Par exemple le ski, il faut acheter les skis, les cours, le remonte-pente et se déplacer. Ce n’est pas toutes les familles qui peuvent se le permettre.

            De plus en plus dans les écoles, il est possible de retrouver une travailleuse sociale, qui aide les familles à s’intégrer et facilité l’entrée en milieu scolaire de l’enfant, ainsi, il s’assure de la réussite de l’enfant[1]. La travailleuse sociale s’assure que l’adaptation de l’enfant en classe se fait bien et que l’enfant obtienne le plus de support possible et qui est nécessaire pour sa réussite en milieu scolaire et ainsi prévenir le décrochage scolaire. Elle est présente pour l’aider en tout temps à l’école. En outre, la travailleuse sociale peut aussi organiser des thérapies de groupe d’entraide pour aider les parents à gérer les enfants en difficulté, le travail et les crises des enfants.

            L’isolement qui entoure ces enfants fait en sorte qu’ils sont constamment à la recherche de leurs identités. Ils cherchent un modèle parmi les adultes qui le côtoient, mais un bon exemple de modèle qui a réussi à se sortir de la pauvreté est plus difficile à avoir, car ils sont isolés du reste de la société. Leurs modèles sont souvent leurs parents qui vivent dans des milieux appauvris. Les enfants ont donc tendance à imiter le comportement de leurs parents en grandissant. Comme Paul Makdissi et Mathieu Audet dans La pauvreté chez les jeunes de 0 à 17 ans au Québec : Une perspective comparative, les jeunes ont absolument besoin d’un modèle, d’un mentor pour se sentir compris et sécurisé. Ils sont donc des modèles qui vont leur montrer comment vivre dans une société qui les rejette. Donc, il est primordial de créer des groupes d’aide, comme du parrainage, pour aider les jeunes enfants à avoir des modèles qui ont réussi et qui peuvent les guidés dans la bonne direction.

[1] Adje  VAN DE SANDE et Gilles RENAULT, « Le travail social auprès des enfants », Reflet : revue d’intervention sociale et communautaire, vol. 7, n. 2, 2001, p.76-91, Dans Érudit, p. p85.