Archives de catégorie : Le décrochage scolaire

Agissons aujourd’hui pour les décrocheurs de demain!

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http://www.fusionjeunesse.org/le-decrochage-scolaire-au-quebec

Notre sujet de recherche est le décrochage scolaire visant principalement les jeunes du secondaire au Québec. Le décrochage scolaire est quand un élève de niveau secondaire arrête ses études avant l’obtention d’un diplôme d’études secondaires (DES).Les diverses dimensions étudiées sont l’évolution du décrochage à travers les années, les causes de l’abandon scolaire et les programmes mis en place par le gouvernement pour contrer le décrochage.

Ce sujet est constamment présent et affecte tous les jours notre société. C’est un sujet qui n’est pas très présent dans l’actualité, mais pourtant un problème constant dans notre société. Le décrochage scolaire affecte directement le futur de notre société, surtout avec le vieillissement de la population québécoise, puisque les jeunes seront les travailleurs de demain. D’ici 2031, les personnes âgées représenteront 25% de la population québécoise, ce qui amènera des impacts économiques, politiques, sur le système de santé et sur le monde du travail. Au niveau économique, le poids économique va diminuer parce que la population dépendante représentera plus que la moitié de la population que la population active. Au niveau politique, les futurs adultes auront un moins grand pouvoir politique, car les partis politiques investiront sur les intérêts de la population majoritaire, les personnes âgées. Les investissements vont être plus accès sur la population vieillissante que la population active ce qui pourrait amener à une hausse d’investissement dans le système de santé plutôt que dans l’éducation. De plus, il y aura une pénurie d’employées, ce qui pourrait amener les jeunes à rentrer sur le marché du travail plus tôt.  Il est important de parler de ce sujet, car il faut contrer le décrochage scolaire et aider les jeunes a rester aux études pour obtenir un diplôme d’études secondaires. Chaque étudiant est l’avenir du Québec.

Ce sujet de recherche amène plusieurs questionnements sur les différentes dimensions. Quels sont les impacts de la loi sur l’obligation à l’éducation? Quelles sont les causes qui poussent un jeune à décrocher? Quelles sont les mesures mises en place pour lutter contre le décrochage scolaire?

Pourquoi les problèmes du décrochage scolaire ne sont-ils pas encore réglés?

Selon nous, les causes qui amènent un élève à décrocher sont multiples et différentes pour chaque individu. Ainsi, il est difficile pour le gouvernement de mettre en place d’efficaces programmes adapter à chaque jeune pour contrer le décrochage. Cependant, depuis 1943, le gouvernement a mis en place une loi pour l’école obligatoire ce qui a permis d’augmenter le taux de diplomation au secondaire. Malgré la loi mise en place par le gouvernement, il y a encore de nombreux jeunes étudiants qui abandonnent leurs études secondaires.

Bibliographie

Lorena Fraser-Del Carpio, Charlotte Castonguay, François Simard

Les jeunes s’expriment sur le décrochage scolaire

http://www.ecolecsmb.com/dorvaljeanxxiii/notre-ecole/
http://www.ecolecsmb.com/dorvaljeanxxiii/notre-ecole/


 

Canevas du sondage

Dans le cadre de notre projet, nous allons effectuer un sondage auprès des étudiants de l’École Secondaire Dorval-Jean XXIII. Nous allons distribuer notre questionnaire à 20 à 30 étudiants âgés de 16 ans à 18 ans. En ce qui concerne notre méthode d’échantillonnage, nous allons demander à tous les élèves d’une classe de répondre à notre questionnaire après avoir obtenu l’autorisation du professeur.

Puisque le décrochage scolaire touche les jeunes du secondaire, ils ont le droit de parole.

Résultat du sondage

Sur un total de 24 personnes qui ont répondu à notre sondage, les deux tiers des participants sont des filles et le tiers sont des garçons. Les répondants sont âgés de 16 ans à 18 ans : la majorité d’entre eux ont 16 ans alors que 8 d’entre eux ont 17 ans et deux sont âgés de 18 ans.

Nous leur avons demandé quels sont leurs sentiments par rapport à l’école. La plupart d’entre eux (13) disent apprécier l’école. Seulement une personne dit qu’elle n’apprécie pas l’école. Le reste des répondants (10) ont affirmé qu’ils sont indifférents par rapport à l’école. En ce qui concerne leur parcours scolaire, 12 répondants planifient poursuivre leurs études jusqu’à l’université alors que 9 élèves veulent uniquement obtenir un diplôme de niveau collégial. Seulement un élève a répondu qu’il était indécis par rapport à ses choix d’études.Sans titre

 

Il y a 20 participants qui sont en accord avec la loi qui oblige les élèves à aller à l’école jusqu’à 16 ans. Plusieurs affirment que la loi est importante pour la jeunesse et aide à créer un intérêt pour l’école. Deux répondants pensent qu’il faudrait augmenter l’âge de l’obligation à la scolarité jusqu’à 18 ans.

Par rapport à la moyenne scolaire, la majorité des participants (13) ont une moyenne qui se situe entre 70% et 80%. 7 d’entre eux ont une moyenne de 60% à 70% et 4 d’entre eux ont une moyenne supérieure à 80%.

Nous leur avons demandé s’ils avaient déjà pensé à décrocher. La grande majorité des élèves (21) disent n’avoir jamais considéré cette option. Seulement 3 répondants ont dit qu’ils avaient déjà pensé à décrocher. Il y a un total de 21 répondants qui disent connaître quelqu’un qui a abandonné ses études. Pour 12 d’entre eux, il s’agit d’un ami alors que pour 7 d’entre eux il s’agit d’un membre de leur famille. Seulement 2 personnes ont répondu qu’ils ne connaissaient personne qui avait décroché.

La majorité des étudiants (17) n’ont jamais eu de problèmes avec la direction alors que 7 d’entre eux en ont eu. Les raisons que les étudiants ont données sont : les absences, les retards, les suspensions, les bagarres, le comportement et le manque d’organisation et d’attention de l’école.

Selon les participants, les raisons qui pousseraient un étudiant à décrocher sont pour la majorité d’entre eux (12) les problèmes de motivation. De plus, 5 d’entre eux ont répondu que la raison qui amène un élève à décrocher est son travail. 5 élèves ont énuméré d’autres raisons : des problèmes financiers, de la difficulté à l’école, le manque d’aide et de ressources, la mauvaise perception de soi, ou poursuivre un DEP sans diplôme d’études secondaires. La grande majorité des répondants (21) ont affirmé avoir un soutien familial par rapport à leurs études alors que 3 d’entre eux ont répondu qu’ils n’en avaient pas.

Nous avons demandé aux élèves s’ils avaient connaissance de l’existence d’un programme contre le décrochage scolaire dans leur école. 23 d’entre eux ont répondu que non alors qu’un élève a nommé le Service d’Appui au Succès Scolaire (SASS). De plus, un élève affirme qu’il serait bien d’avoir un programme de lutte contre le décrochage scolaire. En ce qui concerne les intervenants qui sont présents à l’école, 8 ont nommé la psychoéducatrice, 9 ont répondu les professeurs et 6 ont nommé la conseillère en orientation.

En ce qui concerne la motivation des élèves pour rester à l’école, la moitié des répondants (12) ont répondu leur programme de concentration en musique. 7 élèves ont répondu vouloir avoir une bonne carrière dans le futur et 5 d’entre eux ont nommé leurs amis comme source de motivation. Ainsi nous constatons que les programmes spécialisés offerts au secondaire peuvent représenter une grande source de motivation pour les élèves.

En somme, les étudiants ont, en grande majorité, les mêmes réponses, intérêts et motivations, car ils sont dans le même programme à l’école. Cela peut, effectivement, influencer les résultats de ce sondage.

L’éducation québécoise

L’éducation est une chose que l’on prend pour acquis de nos jours, ce qui est une très bonne chose considérant qu’il y a peine quelques décennies elle n’était pas accessible à la majorité de la population québécoise. Le Québec est maintenant une province fessant parti du premier monde, un monde technologique avancé et où le niveau vie de la population est considéré assez haut et instruit, alors  qu’il n’y pas si longtemps elle ne l’était pas. L’un des facteurs majeurs de ces changements est le développement du système éducatif québécois à travers les dernières années. C’est donc ce que cet article va viser, l’historique des évènements marquants du système d’éducation et ses répercussions sur la société québécoise.

L’entité du système éducatif québécois commence en l’an 1867 avec la formation du nouveau régime constitutionnel de la Fédération canadienne qui sépare les pouvoirs en deux parties ; le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux. Selon l’article numéro 93 de la loi constitutionnelle du Canada de l’époque l’éducation a été instituée comme domaine provincial, donc le Québec maintenant gérer lui-même son système éducatif.

C’est l’année suivante que le premier ministre du Québec, Pierre-Joseph Chauveau, créer le premier ministère de l’Instruction publique et puis en 1869 mettre en effet la loi sur la confessionnalité du système scolaire du Québec  et qui créer la première division de l’organisation scolaire Québécoise ; le système scolaire catholique et le système scolaire protestant. Les deux systèmes scolaires sont complètement indépendants l’un de l’autre et n’agissent sans aucune relation à partir de maintenant.

Ce n’est qu’en 1867 que le gouvernement introduit un premier de loi donnant un peu plus de pouvoir à l’État dans le système d’éducation par l’établissement d’un ministère au dépourvue du clergé qui si oppose. En 1876, le parlement adopta une loi ayant pour but de rendre les centres urbains et ruraux des magasins scolaires sans but lucratif, de vendre des manuels à très prix pour toutes les commissions scolaires. Mais il a été immédiatement refusé par le clergé.

À la base, le programme scolaire de 1873 constituait de huit ans de cours de niveau primaire diviser en trois parties ; l’élémentaire (4 ans), le modèle (2 ans) et l’académie (2 ans). En 1923 les cours élémentaires ont été augmentés à six ans. Les changements apportés par le Comité catholique créé les premières bases de l’enseignement secondaire en offrant des études post primaires sur des formations spécifiques pour aider la société industrielle. Par contre 90% de ceux graduant du système élémentaire ne vont pas poursuivre leurs études à un niveau supérieur.

C’est alors qu’en 1901 que la question d’instruction publique obligatoire pour les jeunes est débattue pour la première fois à l’assemblé. Le projet de loi avait comme sujet de rendre l’école obligatoire pour les jeunes de 8 à 13 ans pendant au moins 16 semaines par année scolaire sous peine d’amende à payer. À l’époque, seulement six députés libéraux ont voté en faveur du projet.

C’est en 1908 que marque l’ouverture du Collège Marguerite-Bourgeoys, le premier collège classique pour filles à Montréal. Les cours classiques étaient encore seulement offerts par des institutions privées (collège), donc seulement disponibles pour les riches. Les collèges classiques sont complètement distincts et séparés du système scolaire, il avait pour but la formation d’une élite.

1926 marque l’une des premières commissions d’enquête sur le système éducatif. Elle a pour but d’y observer le fonctionnement du régime scolaire catholique, le mode de construction et de maintien des écoles pour y minimiser les coûts, l’âge des élèves et tout ce qui peut intéresser les contribuables.

En 1929, l’organisation du système scolaire ne répondait plus aux attentes et dus êtres complètement réviser. Le Comité catholique ajoute 3 ans additionnels nommés cours élémentaire supérieur ce qui rend les spécialisations professionnelles accessibles en douzième année. Ceci offrait aux jeunes moins fortunés de poursuivre de l’étude supérieure en plus de la formation générale, dont plusieurs facultés universitaires comme les sciences administratives et les sciences pures et appliquées. Les cours classiques (durée de 8 ans) permettaient après le primaire accès aux études universitaires.

Contrairement au système catholique divisé en une multitude de petits programmes divisés, en 1914, le système scolaire anglo-protestant offre une méthode axée pour encourager les jeunes a poursuivre des études supérieures. Après leurs années de primaire, ils vont au ‘’high school’’ ce qui leur donne accès, par la suite, à tous les programmes universitaires. De plus, ce système d’enseignement secondaire est public et totalement gratuit.

C’est en 1929 que le système catholique a commencé à utiliser un système similaire à celui protestant avec l’instauration du niveau d’enseignement secondaire. C’est quelques années plus tard, 1932, que l’on voit apparaître l’ancêtre des épreuves ministérielles avec la mise en effet des examens officiels uniformes pour tous par le Comité catholique, ce qui menait à l’obtention d’un véritable certificat d’études. Les autres certificats, avant l’instauration des examens officiels, n’ont aucune valeur.

François Simard

L’école obligatoire.

Pour ma part, je vais me concentrer sur l’aspect histoire et politique de la chose. Tout ce qui concerne le développement du décrochage scolaire à travers le temps, les projets de loi qui y sont associés et les répercussions sur la société québécoise.

De nos jours, l’éducation est l’une des choses les plus normales et communes de la vie de tous, autant des jeunes que des plus âgés. Notre société est tournée vers le fait qu’il faut bien performer à l’école pour atteindre un haut niveau d’éducation pour enfin obtenir un bon emploi payant et vivre une belle vie. Non seulement pour les jeunes, mais pour tous! Il n’y pas de restriction d’âge pour poursuivre des études, autant les jeunes que les âgés ont accès à l’éducation. Même une fois les études terminer et les diplômes obtint plusieurs emplois nécessaires de nombreuse formation sans cesse. Cela n’a pas toujours été le cas. Il y à peine une centaine d’années l’éducation était loin d’être l’une des priorités de la population. Ce n’est qu’en 1943 que l’école fut instaurer obligatoire de l’âge de 6 à 16 ans sous peine d’amante.

L’idée de faire l’école obligatoire pour les jeunes d’un certain groupe d’âge rode dans les idées des Québécois depuis les débuts des institutions et ministères d’éducation. Déjà en l’an 1875 un projet de loi de fréquentation obligatoire avait été proposé, mais rejeté alors même que 30% de la population était illettrée. Puis en 1901, un autre projet de loi a été déposé ayant pour but de mettre l’école obligatoire pour les jeunes âgés de 6 à 14 ans sous peine d’amende, mais il a lui aussi été refusé. L’objectif primaire était d’offrir un minimum d’éducation à la population qui, en grande majorité, n’y avait pas accès ou les parents n’y voyaient pas la nécessité. L’idée était justement de la gratuité scolaire pour la période où elle serait obligatoire.

Après encore plusieurs d’essais ce n’est qu’en 1943 que le projet de loi d’Hector Perrier que le projet de loi obligeant les jeunes de 6 à 14 ans d’aller à l’école. Ce projet de loi était le premier pas vers la gratuité scolaire pour tous en offrant déjà le niveau primaire. Par la suite, l’âge a été augmenté à 15 ans en 1961 puis à 16 ans en 1988. Par contre, il était possible pour certain d’être exempté de l’école sous certaines conditions. Auparavant il était possible pour le jeune de quitter avant l’âge obligatoire si les parents démontraient la nécessité que le jeune travail pour aider la famille. De nos jours une demande comme celle-ci n’est plus possible. Les seules raisons possibles pour de l’école ne soient pas obligatoires sont certains problèmes de santé, des handicaps ou problèmes d’apprentissage les empêchant de fréquenter l’école, l’enseignement à la maison et une expulsion par le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ). Les règles officielles concernant la fréquentation scolaire obligatoire sont que le jeune doit fréquenter l’école de 6 ans jusqu’à la fin de la période scolaire dans laquelle il atteint l’âge de 16 ans où jusqu’à l’obtention du diplôme d’études secondaires (si il est obtenu avant l’âge de 16 ans).

La Population québécoise étant une population majoritaire agricole à l’époque a beaucoup été bouleversée par le fait que l’école devient obligatoire pour les jeunes. Dès de très jeunes âges, les enfants commencent à participer aux travaux  dans la famille et mettre l’école obligatoire réduit énormément la main d’œuvres et l’aide que le jeune apporte à la famille. L’une des raisons principales pourquoi la plupart des jeunes de l’époque s’absentaient de l’école durant les périodes de récolte et n’allaient seulement à l’école que pendant les temps sans travaux. Le Québec est l’une des dernières provinces du Canada à effectuer de tels changements dans son système éducation ce qui créer un certain retard en littérature comparer au reste du Canada. Au long terme, les efforts fournis par le gouvernement et la population dans l’éducation ont porté fruit. Ce l’ont été les premiers échelons vers un Québec meilleur, instruit et développer. La productivité économique du Québec a grandement évolué à travers les années grâce à l’augmentation du niveau d’éducation et la modernisation du Québec.

Selon plusieurs enquêtes effectuées par le Canada, nous pouvons faire de fort lien entre le niveau de vie des Québécois et l’obtention d’un diplôme d’études secondaire et postsecondaire. Selon les statistiques d’une enquête sur les tendances du taux de décrochage et des résultats sur le marché du travail des jeunes décrocheurs, ceux ayant abandonné leurs études avant l’obtention d’un diplôme d’études secondaires ont une beaucoup plus grande chance d’être au chômage et ont, en moyenne, beaucoup moins de revenus.

Bien sûr, à travers les années, depuis l’instauration de l’école obligatoire en 1943 les taux de décrochage scolaire avant l’obtention de diplôme d’études secondaire ont diminué énormément. Mais il ne s’est pas uniformément à travers la population, principalement en commençant par les milieux urbains et plus riches pour finalement aboutir dans des milieux plus dépourvut et campagnard à l’extérieur des villes. Encore de nos jours le taux de décrochage continue de diminuer, plus lentement qu’auparavant, mais toujours à la baisse.

Plusieurs mentionnent, de nos jours, dans l’actualité d’augmenter l’âge obligatoire de fréquentation scolaire jusqu’à 18 ans pour que ce soit plus accommodé à notre société. Que l’âge limite de 16 ans était plus relatif à une époque où le Québec était une province agricole et que 18 ans conviendraient beaucoup plus à notre société maintenant moderne.

Lors du sondage que nous avons effectué auprès d’une classe de jeunes de secondaire 5 de l’école Jean XXIII à Dorval la majorité des participants disent être en accord avec l’école obligatoire et même que certains d’entre eux ont aussi proposé augmentée l’âge jusqu’à 18ans.

 

François Simard

Tous les jeunes sont propices à être décrocheur: Êtes-vous à risque?

http://actualites.sympatico.ca/nouvelles/blogue/non-nos-enfants-ne-risquent-pas-de-mourir-sous-un-tsunami-de-livres
http://actualites.sympatico.ca/nouvelles/blogue/non-nos-enfants-ne-risquent-pas-de-mourir-sous-un-tsunami-de-livres

La période de l’adolescence est souvent difficile pour la majorité des jeunes, plus précisément, le secondaire. Tous les jeunes ont dit un jour : Je ne veux plus aller à l’école. L’école peut être difficile de plusieurs manières. La scolarisation donne un bon impact sur la qualité de vie en société. Cela contribue à transmettre aux individus des savoirs, savoir-faire et savoir-être qui en feront des citoyens à part entière, des êtres responsables, engagés dans leur communauté, pleinement intégrés à leur société, capables de s’adapter aux changements et d’apprendre à apprendre. (Ouellet, 1994). Alors, il est important de parler du décrochage scolaire, car elle présente une menace pour notre société. Il y a plusieurs facteurs ou causes qui font qu’un jeune étudiant décide de quitter le secondaire avant l’obtention de son diplôme, malgré la loi sur l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 16ans. Y a-t-il un type de décrocheur? Quel jeune est à risque de décrocher?

 

Tout d’abord, il est important de préciser qu’il n’y a pas un portrait spécifique d’un décrocheur. Les étudiants sont tous à risque. Il faut reconnaitre que les décrocheurs ne sont pas tous identiques et qu’ils n’ont pas tous les mêmes besoins. (Houle, 2011). Cependant, il est possible de faire ressortir les principales caractéristiques d’un décrocheur. L’école est comme «une image écornée d’eux-mêmes insupportable, un rejet total» (Broucaret, 2012). Au cours de plusieurs recherches, il y a quatre sortes de type décrocheurs : le discret, l’inadapté, le désengagé et le sous-performant. Allons examiner, de plus près, chacun des types de décrocheurs.

 

Selon cette étude, 40% des décrocheurs sont discrets, cela signifie que tout se passe bien à l’école sauf son rendement scolaire. Les décrocheurs semblaient plus susceptibles d’avoir eu des difficultés dans des cours obligatoires (Rolland, 1994). Ils ont des notes faibles. Dans le sondage, passé à des élèves du secondaire, a révélé que les deux élèves qui ont avoué avoir déjà pensé à décrocher ont une moyenne à l’école entre 60%-70% ce qui est à la limite de l’échec. La course à la réussite amène à une rupture totale avec l’école (Broucaret, 2012). Il peut y avoir comme résultat sur l’enfant, un bulle au ventre à chaque fois qu’il met un pied à l’école, il ne voudra plus y aller pour ne pas se faire noté et comparé aux autres élèves et il aura une moins bonne estime de lui. De plus, il n’aura plus de motivation à persévérer si ses notes ne s’améliorent pas malgré ses efforts et l’enfant pourrait développer une phobie de l’école. Les notes peuvent représenter pour le jeune le réflex de son intelligent. En effet, cela peut avoir une répercussion sur la perception de lui-même ainsi qu’une baisse de sa capacité à performer. Il se sentira décourager.

 

En plus, il y a 40% des décrocheurs qui sont inadaptés, c’est-à-dire qu’ils ont souvent des échecs scolaires, problèmes de comportements, délinquants et vivent dans une situation familiale difficile. Il accumule les échecs dans la plupart des cours, car il ne porte pas attention en classe ce qui amène à des problèmes de comportements. Ce type de décrocheur s’absente souvent de la classe, accumule les retards, les retint et cela l’amène à ne plus se présenter en classe. Alors, il devient un délinquant ainsi qu’a commencé à consommer de la drogue. La consommation peut être une solution pour pouvoir s’évader de la réalité. Dans certains cas, la consommation d’alcool et de drogues constitue pour le jeune une stratégie d’évitement ou de fuite des responsabilités scolaires, dont le choix de carrière (Soyons Compères). Enfin, si le jeune n’a aucun support familial cela peut affecter sa réussite scolaire. Dans le sondage passé aux étudiants de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII, il y a une fille qui a avoué n’avoir aucun aide familial et cette même jeune a dit qu’elle a des problèmes avec la direction de son école (absence, retenue, suspension).

 

De plus, les décrocheurs désengagés (10% des décrocheurs) sont ceux qu’ils ont des notes moyennes, mais qu’ils n’ont aucun intérêt pour l’école ou ne participe à aucune activité parascolaire. Selon leurs propres perceptions des choses, les jeunes seraient en quelque sorte incités à s’éloigner progressivement de l’école, car celle-ci, par les rigidités de sa structure et de son fonctionnement, ne saurait répondre adéquatement à leurs besoins et leurs attentes (Rolland, 1994). Le désengagement qu’il éprouve envers l’école peut se refléter dans leurs notes, ce qui fait qu’ils ne performent pas de façon exceptionnelle. Selon les résultats de notre sondage, la moitié des élèves ont révélé que leur motivation, qui les pousse à persévérer à l’école est leur programme de concentration musique. Les décrocheurs étaient moins susceptibles que les autres de participer aux activités sportives, artistiques, théâtrales ou à des leçons de musique ou de faire partie de clubs à l’extérieur de l’école (Statistique Canada, 2008). Alors, il est important pour l’élève de s’engager de quelconque façon, que ce soit de faire du sport ou d’être dans un programme spécialisé, cela peut devenir une source de motivation à vouloir persévérer à l’école et ne jamais n’abandonne seulement pour la simple raison de faire ce qu’il aime pour quelques instants dans sa journée.

 

Finalement, les décrocheurs sous-performant (soit 10%) ont des troubles d’apprentissages, désengagements envers l’école, ainsi que l’accumulation d’échecs. Les élèves avec des troubles d’apprentissages ont souvent de mauvais résultats, car ils n’apprennent pas aussi vite qu’un personne qui n’en a pas. Ainsi, l’étudiant perd toute confiance en lui, il se répète constamment qu’il n’est pas capable, que ça ne sert à rien de continuer ou de me forcer, car cela n’amène nulle part (désengagement). Ce qui amène à la structure de l’école. Pour rejoindre le plus d’élèves, il faudrait offrir davantage de stratégies d’apprentissage, dans certains cas des horaires plus flexibles et remettre en valeur les cours pratiques professionnels (Hardy, 1994). Les écoles font leur part dans la réussite des élèves en difficultés. Ces écoles définies comme efficaces font usage de stratégies de gestion novatrices, d’un bon système d’encadrement ainsi que d’un système de reconnaissance axé sur le renforcement plutôt que sur la punition (Robertson et Collerette, 2005).

 

En somme, que ce soit des difficultés d’apprentissage, un désengagement, des mauvaises notes, tous peut les amener à abandonner. Il y a plusieurs types de décrocheurs. Il n’y en a pas un qui est plus propice que l’autre, car on parle ici des problèmes du jeune avec des facteurs familiaux et de l’école. Une cause où plusieurs font que l’étudiant abandonne. Il n’y a pas un qui est plus important que l’autre, cela peut dépendre des priorités de l’élève. Tous les étudiants sont à risque. Êtes-vous à risque?

 

Médiagraphie

COLLERETTE, Pierre et ROBERTSON, Andrée. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

HARDY, Jean-Yves. « Le décrochage scolaire au secondaire : phénomène complexe», Québec français, [En ligne], no 95, 1994, p. 71-74, dans Érudit (Page consultée le 17 février 2015)

OUELLET, Rolland. « Le décrochage scolaire : perspective générale », Éducation et francophonie, [En ligne], vol 22, Avril 1994, p. 4-11, dans Repères (Page consultée le 17 février 2015)

« Les premiers indicateurs du risque de décrochage au secondaire», dans Questions d’éducation, Statistique Canada, [En ligne], http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2004006/7781-fra.htm (Page consultée le 18 mars 2015)

« Les déterminants de la persévérance scolaire », dans Le décrochage, Soyons Compères, [En ligne], http://www.soyonscomperes.com/decrochage/les-determinants-de-la-perseverance-scolaire (Page consultée le 18 mars 2015)

 

Lorena Fraser-Del Carpio

La famille, un facteur majeur dans la réussite de l’enfant

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-rencontres-avec-les-parents-un-outil-efficace-contre-le-decrochage-2014-11-18-1238623
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-rencontres-avec-les-parents-un-outil-efficace-contre-le-decrochage-2014-11-18-1238623

Depuis toujours, la famille a un impact positif ou négatif dans notre vie. Que ce soit maman, papa, frère, sœur, grand-maman, grand-papa, n’importe quel membre de notre famille peut nous influencer dans nos décisions de vie. Le support familial est super important quelque soit le problème. La famille a-t-elle vraiment un impact sur notre réussite scolaire ? Comment la famille peut être un véritable support ?

 

Tout d’abord, la famille a une grande influence sur notre vie, ce sont eux qu’ils nous ont appris tous ce que nous savons aujourd’hui. La famille peut être un grand support ou être un obstacle à notre réussite. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent jouer en défaveur de la réussite scolaire. La famille exerce une influence déterminante sur le développement de l’enfant (Soyons Compères).

 

La situation familiale est un facteur plutôt important à prendre en compte. Il y a six caractéristiques identifiées à l’échec scolaire : famille monoparentale, famille à faible revenue, un jeune laissé à lui-même plus de trois heures par jour, dont l’un des parents a été un décrocheur, dont le frère ou la sœur, a été décrocheur et dont la langue maternelle n’est pas le français.

 

Un élève qui vit seulement un de ses parents est plus à risque d’abandonner. En outre, même si la plupart des diplômés et des décrocheurs vivaient avec leurs deux parents pendant leur dernière année scolaire, les décrocheurs étaient deux fois plus nombreux à faire partie de familles monoparentales (Rolland, 1994). Si le jeune vit n’a qu’un seul parent, cela peut amener à une plus faible présence parentale, car le parent doit subvenir à leur besoin tout seul. Alors, le parent pourrait venir à demander à l’enfant de travailler pour qu’il puisse contribuer à la situation économique de la famille. En effet, il pourrait jusqu’à lui demander d’arrêter l’école et de travailler à temps plein. Les études longitudinales sur le fonctionnement familial montrent que les enfants ont plus de risque de décrocher dans les familles où les parents valorisent peu l’école et s’impliquent peu dans l’encadrement scolaire de leur enfant (CTREQ, 2002).

 

De plus, un jeune qui vit en milieu défavorisé peut avoir un effet négatif sur sa réussite. Quand, une famille a un faible revenu, cela peut avoir des répercussions sur l’enfant. Ces élèves seraient moins encouragés à poursuivre leurs études parce que leurs parents ont peu d’attentes à cet égard; il se peut aussi qu’on les incite à faire leur part pour subvenir aux besoins de la famille. (Rolland, 1994). En effet, ces jeunes ne pourraient confronter leur parent, car ils seront contents de ne plus aller à l’école et ainsi faire de l’argent. Cependant, tout le monde sait que personne ne peut vivent avec un salaire minimum et être capable de subvenir à tous ses besoins.

 

Par ailleurs, les élèves dont l’un des parents a été un décrocheur ou avoir une sœur ou un frère décrocheur est beaucoup plus à risquer d’abandonner à son tour. Il semble, par ailleurs, que le niveau d’instructions des parents et la situation familiale influencent aussi sur le taux d’abandon scolaire des élèves du secondaire. (Rolland, 1994). Dans ce genre de situation, la famille ne montre aucune importance aux études ainsi qu’aucun intérêt. L’élève ne recevra jamais de support, car les parents ont montré que l’école peut passer en second. Des attitudes et des comportements parentaux tels qu’encourager son enfant dans ses études, le féliciter pour ses réalisations, lui exprimer de la tendresse, le superviser adéquatement, avoir des attentes élevées et une attitude positive face à l’éducation, à l’école et aux tâches scolaires, être un modèle de parent-lecteur et s’impliquer dans la vie de l’école ont des effets positifs sur la réussite du jeune (Soyons Compères).

 

De plus, les enfants immigrants ont beaucoup plus de risque à abandonner à cause de leurs difficultés de bien maitriser la langue française. Ils n’auront pas de support pour faire leurs devoirs ou aider à réviser, car leurs parents n’ont pas étudié ici (ce qui peut être différent). Plusieurs sondages ont montré que le soutien familial est très important pour les jeunes surtouts au secondaire. Les aides pédagogiques laissent parfois à désirer dans l’établissement scolaire.

 

En effet, les parents devraient donner le bon exemple à leur enfant. Ils ne doivent pas dévalorisés l’école ou les programmes offerts, ils ne doivent pas directement punir l’enfant, mais comprendre ce qui ne va pas et ils ne doivent pas mettre de la pression à leur enfant, cela pourrait les faire fuir. Il faut éviter de mettre une pression trop forte sur les enfants (Broucaret, 2012). L’école ne devrait pas être toujours dans la conversation sinon cela pourrait énerver l’enfant. Ils doivent être présents quand l’enfant le souhaite, mais montrez un intérêt particulier dans leurs études. Finalement, le support familial est primordial dans la réussite scolaire de l’enfant.

 

Médiagraphie

BROUCARET, Fabienne , «Le décrochage scolaire n’est pas un fatalité », dans Scolarité, Psychologie.com, [En ligne],  http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Articles-et-Dossiers/Le-decrochage-scolaire-n-est-pas-une-fatalite  (Page consultée le 14 avril 2015)

COLLERETTE, Pierre et ROBERTSON, Andrée. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

OUELLET, Rolland. « Le décrochage scolaire : perspective générale », Éducation et francophonie, [En ligne], vol 22, Avril 1994, p. 4-11, dans Repères (Page consultée le 17 février 2015)

« Les déterminants de la persévérance scolaire », dans Le décrochage, Soyons Compères, [En ligne], http://www.soyonscomperes.com/decrochage/les-determinants-de-la-perseverance-scolaire (Page consultée le 18 mars 2015)

 

Lorena Fraser-Del Carpio

Ensemble pour contrer le décrochage scolaire!

La société entretient de nombreux préjugés à propos du problème du décrochage scolaire. La plupart des individus pensent que les élèves qui abandonnent l’école sont paresseux, qu’il est de leur responsabilité d’aller à l’école et de faire des efforts jusqu’à l’obtention de leur diplôme, et que les seules personnes qui sont impliquées dans le décrochage scolaire sont les élèves qui choisissent d’abandonner l’école.

http://www.education.gouv.fr/decrochage-scolaire/
http://www.education.gouv.fr/decrochage-scolaire/

Il est important d’aborder le sujet puisque, contrairement aux croyances populaires, le décrochage scolaire nous concerne tous. En effet, afin d’enrayer le problème du décrochage scolaire au secondaire, il est important que la communauté dans son ensemble, le milieu de l’emploi, le gouvernement, les directeurs des commissions scolaires et des écoles, les enseignants et les intervenants scolaires, les parents ainsi que les élèves travaillent conjointement (Gouvernement du Québec, 2012).

Tout d’abord, il est important de souligner que la communauté dans laquelle les élèves évoluent contribue à leur développement. Certaines personnes et certains groupes, par exemple les organismes dédiés à la culture et aux loisirs ainsi que les groupes communautaires, apportent une contribution importante pour l’avenir des élèves. La persévérance et la réussite scolaire des jeunes doivent compter parmi leurs préoccupations. De plus, le milieu de l’emploi a une responsabilité en ce qui concerne la valorisation de l’éducation auprès des jeunes. Les entreprises doivent favoriser la conciliation entre le travail et les études, offrir des opportunités de stage aux jeunes et prendre les moyens nécessaires afin de favoriser leur diplomation (Gouvernement du Québec, 2012).

Quant au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, il détient une responsabilité importante en ce qui a trait à la réussite scolaire des élèves. Il doit approuver les politiques et les programmes qui seront mis en place par les commissions scolaires et les écoles. De plus, le Ministère doit travailler avec les commissions scolaires afin de définir les objectifs à atteindre et les moyens qui seront utilisés afin d’y arriver (Gouvernement du Québec, 2012). Le Ministère détermine le montant à investir dans la lutte contre le décrochage scolaire pour chaque commission scolaire. En ce qui concerne les commissions scolaires et les directeurs d’école, ils doivent s’assurer que leurs établissements offrent des services et des ressources qui répondent aux besoins des élèves. Pour ce qui est des intervenants scolaires, il est de leur devoir de repérer les difficultés d’apprentissage des étudiants et d’intervenir afin de favoriser la persévérance et la réussite scolaire. Les enseignants ont également la responsabilité de mettre en œuvre les plans d’intervention appropriés pour chaque élève éprouvant des difficultés d’apprentissage (Gouvernement du Québec, 2012).

De plus, les parents ont une responsabilité importante en ce qui concerne la réussite scolaire de leur enfant étant donné qu’ils doivent lui apporter le soutien dont il a besoin. En collaborant avec l’école que leur enfant fréquente, les parents doivent prendre les moyens nécessaires afin de le mener vers la réussite scolaire. Les parents doivent transmettre à leurs enfants des valeurs liées à l’apprentissage et insister sur l’importance de l’éducation. Quant aux élèves, ils sont les acteurs centraux de la réussite scolaire. Chaque élève doit adopter une attitude positive et faire preuve d’engagement ainsi que de persévérance sur le plan scolaire (Gouvernement du Québec, 2012).

Afin d’agir de manière efficace pour de contrer l’abandon scolaire, les acteurs énumérés précédemment doivent d’une part intervenir en repérant les élèves à risque, et d’autre part organiser le fonctionnement du milieu scolaire dans le but de promouvoir la réussite scolaire (Robertson, 2005). En tant que citoyens, il est de notre devoir de nous préoccuper des personnes qui nous entourent, de prendre conscience de notre rôle dans la société ainsi que d’avoir une volonté d’agir. Par conséquent, il est important de souligner que l’ensemble des acteurs doivent unir leurs forces et se mobiliser de manière concertée afin d’enrayer le problème du décrochage scolaire. Ensemble, nous pouvons agir afin de combattre le décrochage scolaire et d’offrir un meilleur avenir aux étudiants d’aujourd’hui et à la société de demain.

 

Charlotte Castonguay Gagnon

 

Médiagraphie :

Gouvernement du Québec. Combattre le décrochage scolaire, [En ligne], https://www.jeunes.gouv.qc.ca/strategie/defi-education-emploi/decrochage-scolaire.asp, (Page consultée le 15 février 2015)

Gouvernement du Québec. Stratégie d’action visant la persévérance et la réussite scolaire, [En ligne], http://www.mels.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/lutte-contre-le-decrochage-et-reussite-scolaire/strategie-daction-visant-la-perseverance-et-la-reussite-scolaires/, (Page consultée le 15 février 2015)

ROBERTSON, Andrée et Pierre COLLERETTE. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

Quelles sont les mesures mises en place par le gouvernement afin de contrer le décrochage scolaire?

Les investissements du gouvernement

Dans les prochaines années, le gouvernement québécois souhaite investir un montant s’élevant à 1 626 746 644$ pour mettre en place des programmes ayant pour but de contrer le décrochage scolaire. Au Québec, l’éducation fait partie des priorités de notre société et des valeurs encouragées. En effet, le gouvernement investit beaucoup d’argent dans l’éducation et dans les programmes pour combattre le décrochage scolaire afin de favoriser le bien être collectif. De plus, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il s’associera avec la Fondation Lucie-et-André-Chagnon et que les deux institutions investiront conjointement sur une période de cinq ans un montant de 50 000 000$ afin de soutenir les régions pour combattre le décrochage scolaire (Gouvernement du Québec, 2012). Il s’agit de l’un des moyens employés par le gouvernement pour augmenter le taux de diplomation chez les élèves du secondaire.

Cependant, le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire au Québec, présidé par Jacques Ménard de la Banque de Montréal, estime que le gouvernement devrait investir entre 137 000 000$ et 237 000 000$ par année afin d’atteindre l’objectif souhaité, c’est-à-dire un taux de diplomation de 80% des élèves du secondaire avant l’âge de 20 ans (Cauchy, 2009).

De plus, les pertes économiques liées au décrochage scolaire sont chiffrées à 120 000$ par décrocheur, c’est-à-dire 1,9 milliard de dollars par cohorte annuelle. Par conséquent, en tenant compte des prévisions démographiques et du vieillissement de la population, le décrochage scolaire représente un facteur qui désavantage l’économie en général (Doray, 2011).

 

Les mesures mises en place par le gouvernement

Les programmes pour combattre l’abandon scolaire privilégient la prévention et l’intervention auprès des élèves à risque (Thibert, 2013). Afin de pouvoir intervenir auprès des élèves, il est important de repérer dans un premier temps les étudiants qui présentent des difficultés d’adaptation et d’apprentissage. Différents outils de dépistage ont été élaborés sous forme de questionnaires permettant d’évaluer les élèves à risque de décrochage scolaire. Les questionnaires comportent des questions par rapport au milieu familial, aux caractéristiques personnelles de l’étudiant, aux habiletés scolaires, aux relations entre les élèves et les enseignants et à la motivation de l’élève (Roberston, 2005).

Évolution du taux de diplomation
www.reseaureussitemontreal.ca

Le Fonds pour le développement des jeunes enfants a été créé par le Ministère de la Famille et des Aînés afin d’investir dans des projets s’adressant aux enfants et aux parents en situation de pauvreté. Le Ministère de la Santé et des Services sociaux investit quant à lui afin de favoriser le développement des enfants de moins de cinq ans qui sont dans une situation vulnérable. En ce qui concerne le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, il soutient les écoles accueillant des élèves provenant de milieux défavorisés. De plus, il met en place des projets de conciliation travail-études. Il existe également un plan d’action afin de soutenir les élèves handicapés ou ayant des troubles d’adaptation et d’apprentissage. De plus le Secrétariat à la jeunesse offre un accompagnement personnalisé aux jeunes décrocheurs (Gouvernement du Québec, 2012).

En plus d’investir des montants importants dans la lutte contre le décrochage scolaire à chaque année, le gouvernement québécois cherche à diminuer le nombre d’élèves par classe et à offrir aux étudiants un accompagnement personnalisé, et ce en particulier dans les milieux défavorisés (Gouvernement du Québec, 2012). Les principales mesures prises par le gouvernement québécois pour combattre le décrochage scolaire sont les suivantes : l’enrichissement de la préparation pour l’entrée à l’école des enfants de moins de cinq ans, l’accompagnement des jeunes afin d’augmenter les facteurs de réussite scolaire et le soutien des régions afin de lutter contre le décrochage (Gouvernement du Québec, 2012). Cependant, suite au dernier budget, le gouvernement québécois a effectué de nombreuses coupures dans le domaine de l’éducation. Par conséquent, les écoles et les organismes communautaires auront accès à moins de ressources pour financer les programmes contre le décrochage scolaire. Par ailleurs, le budget du gouvernement pourrait affecter les élèves qui sont à risque d’abandonner leurs études. Entre autres, les programmes auront accès à moins de financement, il y aura moins d’enseignants et d’intervenants, et le nombre d’élèves par classe va augmenter (Lessard, 2015).

 

Charlotte Castonguay Gagnon

 Médiagraphie :

CAUCHY, Clairandrée. « Stratégie jeunesse – Échec au décrochage scolaire », Le Devoir, 28 mars 2009, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/education/242301/strategie-jeunesse-echec-au-decrochage-scolaire, (Page consultée le 15 février 2015)

DORAY, Pierre et al. « Usages des statistiques et actions publiques : les politiques de lutte contre le décrochage scolaire au Québec », Sociologie et sociétés, [En ligne], volume 43, numéro 2 (automne 2011), p. 201-221, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

Gouvernement du Québec. Combattre le décrochage scolaire, [En ligne], https://www.jeunes.gouv.qc.ca/strategie/defi-education-emploi/decrochage-scolaire.asp, (Page consultée le 15 février 2015)

LESSARD, Denis. « Budget équilibré, la santé et l’éducation écopent », La Presse, 26 mars 2015, [En ligne], http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201503/26/01-4855793-budget-equilibre-la-sante-et-leducation-ecopent.php, (Page consultée le 21 avril 2015)

ROBERTSON, Andrée et Pierre COLLERETTE. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)

THIBERT, Rémi. « Le décrochage scolaire : diversité des approches, diversité des   dispositifs », Dossier d’actualité Veille & Analyses IFÉ, [En ligne], numéro 84 (mai 2013), http://edupass.hypotheses.org/221#A3, (Page consultée le 15 février 2015)


 

L’évaluation des programmes contre l’abandon scolaire

http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr
http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr

Parmi les programmes ayant pour objectif de combattre l’abandon scolaire dont les impacts ont été évalués, certains d’entre eux ont rapporté des baisses du taux de décrochage scolaire de 15% et plus. Il est important de noter que les programmes ayant rapporté une importante diminution du taux de décrochage agissent à deux niveaux : dans un premier temps, en offrant un soutien individuel pour les élèves éprouvant des difficultés d’apprentissage, et dans un deuxième temps, en s’assurant que le milieu scolaire dans son ensemble offre un environnement d’apprentissage positif aux élèves. Les programmes contre le décrochage scolaire doivent prévoir des interventions destinées spécifiquement aux élèves à risque en vue de leur fournir une aide adaptée à leur profil. Les intervenants doivent faire un suivi individuel et prendre les mesures adaptées à chaque élève (Robertson, 2005).

Parmi les programmes mis en place afin de contrer le décrochage scolaire, cinq d’entre eux ont notamment fait l’objet d’une recherche qui permet de déterminer leur efficacité au sein de la société et auprès des élèves du secondaire. Les programmes qui ont été étudiés ont des caractéristiques communes : ils sont situés dans des milieux défavorisés, ils comportent plusieurs stratégies d’intervention connues pour leur efficacité, ils s’adressent à des élèves à risque de décrocher, ils offrent un programme de scolarisation basé sur des pratiques éducatives et pédagogiques ainsi qu’un soutien psychosocial individualisé, et ils comportent un volet communautaire.

En ce qui concerne le Foyer 316 de la Polyvalente Pierre-Dupuy, le programme est efficace par rapport à la qualité de l’adaptation scolaire des élèves. Le niveau de motivation des adolescents augmente par rapport à celui des élèves du secteur de l’enseignement régulier. Les étudiants développent un attachement envers leur milieu et leurs enseignants. De plus, le comportement des élèves et leur rendement scolaire s’améliorent. Cependant, les effets du programme sont limités au contexte de la classe. Selon les élèves, leurs parents ne se sont pas impliqués dans leur cheminement scolaire (Janosz, 2001).

Pour ce qui est de la Classe Alternative de la Polyvalente Saint-Henri, peu d’améliorations ont été observées par rapport au programme. L’intervention ne semble pas avoir eu de conséquences positives sur l’adaptation psychosociale des adolescents. Cependant, au cours de leur fréquentation du programme, les étudiants à risque très élevé de décrochage scolaire ont été amenés à persévérer et à se responsabiliser. Après avoir fréquenté la Classe Alternative, 71% de ceux-ci sont en mesure de poursuivre leur scolarisation (Janosz, 2001).

Par rapport au Foyer 321 et au programme Alternative au Décrochage, une amélioration au niveau de l’intégration scolaire a été observée chez les étudiants qui ont participé aux activités offertes par le milieu. Par ailleurs, les problèmes de comportement ont diminué, alors que la motivation et le rendement scolaire se sont améliorés. Les élèves ont été en mesure de développer de meilleures relations avec leurs enseignants et de modifier leur vision par rapport au décrochage scolaire. De manière générale, le risque d’abandon scolaire diminue chez les jeunes qui ont fréquenté le programme (Janosz, 2001).

En ce qui a trait au programme de collaboration avec l’école et de revalorisation de l’Ancre des Jeunes, la perception de la scolarisation chez les élèves à risque très élevé de décrochage a été modifiée. Les adolescents évalués rapportent une augmentation de leur motivation et ils disent se sentir davantage compétents et en contrôle face à leurs travaux scolaires. Par ailleurs, leurs performances scolaires et leur comportement se sont améliorés. Cependant, les élèves qui fréquentent le programme sont nombreux à abandonner l’école en fin d’année. De plus, les interventions ne sont pas efficaces pour contrer les difficultés d’adaptation des adolescents (Janosz, 2001).

À l’égard du groupe d’intervention pédagogique et communautaire de la polyvalente Lucien-Pagé, les résultats ne permettent pas de conclure que la participation des élèves au programme a eu un impact significatif. Le programme a eu des effets positifs sur l’appréciation générale de la vie scolaire et les relations entre les élèves. De plus, en ce qui concerne le comportement des élèves, les participants au programme ne laissent pas entrevoir de problèmes importants (Janosz, 2001).

Des changements ont été observés dans la majorité des milieux dans lesquels des programmes pour lutter contre le décrochage scolaire ont été implantés. Les problèmes liés à l’implantation des programmes concernent principalement la stabilité du personnel, qui a un impact sur la qualité d’animation des programmes et qui entraîne des modifications dans leur contenu. Les programmes sont efficaces afin d’empêcher le décrochage et d’améliorer la qualité de l’adaptation scolaire des élèves qui y participent. Une augmentation de la motivation scolaire, une amélioration des relations entre les étudiants et les enseignants, ainsi qu’une diminution des troubles de comportement ont été observées auprès des élèves participants aux programmes. De manière générale, l’évaluation de la mise en œuvre des programmes visant à contrer l’abandon scolaire se situe entre bonne et passable (Janosz, 2001).

 

Charlotte Castonguay Gagnon

 

Médiagraphie :

JANOSZ Michel et Marc-André DENIGER. Évaluation de programmes de prévention du décrochage scolaire pour adolescents de milieux défavorisés, [En ligne], 2001, http://sehr-csq.qc.ca/fileadmin/user_upload/syndicats/z28/documents_pdf/Évaluation_de_programmes_de_prévention_du_décrochage_scolaire_pour_adolescent_de_milieux_défavorisés.pdf, (Page consultée le 15 février 2015)

ROBERTSON, Andrée et Pierre COLLERETTE. « L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions », Revue des sciences et de l’éducation, [En ligne], volume 31, numéro 3 (2005), p. 687-707, dans Érudit (Page consultée le 15 février 2015)