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Éditorial: la culture populaire et les pertes qu’elle entraine

Éditorial : Quels sont le ou les impacts de la culture populaire sur les jeunes de la génération Y du Québec?

De nos jours, la culture de masse est partout. Si vous pensiez qu’elle était jadis omniprésente dans la vie quotidienne, elle l’est maintenant plus que jamais. Que ce soit à travers les médias sociaux, la musique, le cinéma, la télévision et autres facettes de nos vies, la culture de masse s’infiltre et détériore nos perceptions, de manière à standardiser nos opinions (Morin, Encyclopædia Universalis). Le dictionnaire Larousse définit la culture de masse comme l’«[e]nsemble des comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel» (http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 )Dans une société occidentale où la consommation (pour ne pas dire la surconsommation) règne, il est difficile de passer une seule journée sans recevoir un lavage de cerveau à coups de publicités télévisuelles, radiophoniques, dans les rues du centre ville sur des affiches, des arrêts d’autobus et ainsi que sur les réseaux sociaux. Après tout, le consommateur moyen est exposé à près de 3000 publicités par jour en moyenne (Habilo Médias, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout)!

L’envahissement de la culture de masse pose problème notamment pour, comme dit ci-haut, la standardisation de nos points de vue (la tendance sans-gluten même pour ceux qui n’y sont pas allergiques), mais aussi pour la vie privée des individus (on a qu’à penser aux multiples démêlés de Facebook avec ses utilisateurs )et la culture propre à certaines populations moins importantes en nombre, par exemple la langue française au Québec. Comment une société comme le Québec, de 8 millions d’habitants (Statistiques Canada, 2014) et si proche géographiquement de cultures différentes, dont le Canada, comptant près de 35 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), et des États-Unis, comptant près de 320 millions d’habitants (The World Factbook, 2014), peut-elle espérer survivre de manière à conserver et même promouvoir ses propres artistes, sa propre langue et ses propres créations, alors que les cultures nommés ci-haut exerce une pression constante sur la langue et les normes sociales de la Belle Province? De plus, on peut se questionner sur la profitabilité que recherchent les industries de la mode, du cinéma, de la technologie à l’avantage de consommateurs qui n’y voient que du feu, aveuglés à coup de campagnes de marketing agressives.

Selon Edgar Morin, cette production industrielle qu’amène la culture populaire ne vise que la rentabilité et la production maximale dans les journaux, les films, les émissions de radio et de télé. Pour se faire, la production se fait comme a la chaine de montage, et conséquemment l’aspect unique de la production artisanale disparait et la standardisation elle s’installe.

Ceci étant dit, nous ne devons pas nous décourager, nous pouvons contrer les effets de la culture populaire sur notre génération en faisant des efforts tant individuels qu’en société, que ce soit en décrochant de Facebook, ou même d’aller voir un film québécois de temps en temps.

 

Médiagraphie

Site

DICTIONNAIRE LAROUSSE, http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930 (page consultée le 1 mars 2015)

HABILO MÉDIAS, http://habilomedias.ca/publicite-consommation/publicite-partout (page consultée le 6 mai 2015)

CIA, The World Factbook, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2119rank.html, (page consultée le 5 mai)

Article

MORIN, Edgar « CULTURE – Culture de masse  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2015. http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-culture-de-masse/

Publication gouvernementale

STATISTIQUE CANADA, population par année, par province et territoire (nombre), http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htm (page consultée le 14 mars)

Louis-Julien Dufresne

Alexia Jouve

Félix Dahmen

Comment les réseaux sociaux changent notre perception de la réalité

De nos jours, les réseaux sociaux occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate qui se développe depuis au moins une décennie qu’amène les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Malheureusement oui. Et de plus, il est aussi important de noter que les jeunes peuvent facilement créer une cyberdépendance, faisant en sorte qu’il s’exposent plus longtemps aux réseaux sociaux et aux messages de célébrités, de marques ou même des dernières tendances mode (à noter que les célébrités et les marques rentrent aussi dans cette dernière catégorie) partagées par leurs amis.

Un des réseaux apparus plus récemment est Snapchat. Snapchat permet à ses utilisateurs d’envoyer des photos qui s’autodétruiront après 1 à 10 secondes selon les préférences de l’individu. Il est aussi possible d’ajouter du texte et de dessiner sur la photo. Si cette application peut sembler au tout départ inoffensive, voire même joviale, plusieurs voient en Snapchat l’application parfaite pour envoyer des sextos, messages textes à caractère sexuel. Cependant, ce qui est encore mieux (ou pire, c’est selon) pour les amateurs de sextos, c’est la possibilité d’envoyer une photo qui s’autodétruira dans les secondes après l’avoir envoyé. C’est donc dire qu’ils peuvent s’amuser l’espace d’un instant sans vivre avec les conséquences par après. Selon une étude de l’Université de Washington en collaboration avec l’Université du Seattle Pacific, 14,2% des répondants admettaient avoir déjà envoyé du contenu à risque (Roesner, Gill, Kohno, 2014). Les chercheurs ont par ailleurs mentionné dans leur rapport qu’ils reconnaissent la possibilité que les répondants n’admettent pas la véritable fréquence à laquelle ils envoient du contenu à risque.

«We recognize that respondents may have underreported how often they send sensitive content.»

L’utilisation de Snapchat permet donc un changement des normes sociales, si petit soit-il pour l’instant, au niveau de la sexualité et des mœurs sexuelles. La simplicité avec laquelle on peut envoyer du contenu à risque peut porter l’individu à utiliser l’application plus souvent et de manière plus osée, vu l’auto-destruction des message après quelques secondes.

Un autre problème avec l’utilisation de Snapchat est la possibilité d’effectuer une capture d’écran. Bien que  l’application ait comme marque de commerce l’autodestruction de ses messages en quelques secondes, il est possible, sur son téléphone ou sa tablette, de prendre une capture d’écran et d’ainsi garder l’image parmi ses documents. Ceci a causé problème , notamment sur le site de blog Tumblr, où un blog s’appelant Snapchat Sluts a vu le jour en décembre 2012 et a divulgué des captures d’écran où l’on peut voir des jeunes filles nues (Dredge, 2013). Puisque, comme en pornographie, les femmes sont plus convoitées que les hommes, c’est celles-ci qui se retrouve sur ce genre de blog. Ceci laisse place à un abus technologique qui mélange de sexisme et intimidation. Une page Facebook, Snapchat Leaks, a aussi étée créée à cette fin.

Un autre réseau social qui mérite notre attention est l’application Tinder. Tinder est une application permettant l’échange de messages et une possible rencontre entre deux individus d’une même ville. Inspirée de Grindr, une application permettant à des hommes homosexuels de s’approcher sans se connaitre, Tinder est en quelque sorte le nouveau site internet de rencontres. Cependant, le but est relativement différent sur Tinder que sur un site de rencontre traditionnel. Comme il est impossible de laisser une remarque ou une évaluation sur le profil d’un utilisateur, les rencontres sont donc, jusqu’à un certain point, sans conséquences pour les usagers, qu’elles soient ratées ou non.

Un article du Hull Daily Mail rapporte que la ville, faisant partie du comté de Yorkshire, détient maintenant le triste record de cas de syphilis par tranches de population de 100 000 personnes.

«The reason why people are picking up these infections is, noadays, there are websites where people can contact other people for sexual encounters. […] That’s worrying, as people don’t know each other’s names and we have to provide partner notification of sexually transmitted infections.»

Le Dr. Uday Joshi, membre du City Healthcare Partnership, affirme que le nombre de cas de syphilis a augmenté de près de 60% l’année précédente (Coggan, 2014). L’application mobile encourage donc les utilisateurs à avoir des rencontres sexuelles anodines, où, comme le dit le Dr. Joshi, certains partenaires ne connaissent même pas le noms de l’autre individu.

Des applications comme Snapchat et Tinder introduisent des mœurs sociales plus libres en ce qui concernent la sexualité, mais souvent au détriment de la santé des individus, tant physique que mentale. On peut se questionner sur la réelle pertinence de ses applications avec des sites où l’on promouvoit l’intimidation de jeunes filles ayant malheureusement fait confiance à quelqu’un indigne de cette vertu ou une hausse des cas de syphilis dans une ville d’Angleterre.

 

MÉDIAGRAPHIE

COGGAN, Allison. «Casual sex ‘hook-up’ sites and apps such as Tinder blamed as Hull becomes syphilis capital of Yorkshire», dans hulldailymail.co.uk, [En ligne], 2014, http://www.hulldailymail.co.uk/Casual-sex-hook-sites-apps-Tinder-blamed-Hull/story-23071828-detail/story.html (page consultée le 25 avril)

DREDGE, Stuart. «Tn things you need to know about Snapchat.», dans theguardian.com, [En ligne], http://www.theguardian.com/technology/2013/nov/13/snapchat-app-sexting-lawsuits-valuation (page consultée le 23 avril 2015)

ROESNER, Franziska; GILL, Brian T. & KOHNO, Tadayoshi. Sex, Lies, or Kittens? Investigating the use of Snapchat’s Self-Destructing Messages, [En ligne], 2014, https://homes.cs.washington.edu/~yoshi/papers/snapchat-FC2014.pdf (page consultée le 15 avril)

Facebook et la vie privée

À plusieurs reprises lors de sa courte vie, le réseau social Facebook a fait l’objet de nombreuses controverses en raison de la façon que celui-ci gère les informations de la vie privée d’utilisateurs. À qui les données sont-elles distribuées, ou pire encore, vendues? En effet, Facebook a, depuis sa création, toujours laisser planer une ombre douteuse sur ce qu’elle faisait avec les informations sensibles que chaque utilisateur laisse sur son compte. Il faut dire que c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité où on peut laisser tant d’informations jugées privées sur une plateforme si accessible à tous. C’est un peu comme si, avant Internet, on mettait un énorme babillard en plein centre-ville et que chacun y mettait son nom, son adresse, sa date de naissance et possiblement son adresse email ou son numéro de téléphone. L’idée semble peut-être des plus farfelues, mais en réalité, la comparaison n’est surement pas si exagérée. Justement, avec un tel moyen de communication viennent de nouvelles normes sociales et plus précisément de confidentialité. Puisqu’il y a plus de données en jeu, il faut élever la sécurité d’un cran. Toutefois, Facebook ne semble pas suivre cette tendance.

En 2009, la commissaire canadienne à la vie privée publie un rapport accablant pour Facebook. Fait quelque peu loufoque et certainement inquiétant, Facebook n’a aucune politique concernant le temps qu’est conservé la page d’une personne décédée ou ce qui arrive avec les renseignements (Gaudreau, 2009).  Bien que Facebook, dans ce cas-ci, coopère, le fait est que l’entreprise vaut aujourd’hui près de 200 milliards de dollars (Dillet, 2014). Une entreprise qui vaut autant d’argent ne se laisserait pas bouleverser par n’importe quoi. Et voila justement le problème. À moins bien sûr qu’on croit en la bonne volonté des dirigeants, Facebook est en quelque sorte comme une grande banque, le site est too big to fail. Car Facebook c’est aussi 936 millions d’utilisateurs quotidiens, ce qui représente presque 1/7e de la population mondiale . Chiffre qui monte à 1.14 milliards en utilisateurs par mois (Facebook Newsroom, 2015). C’est donc non seulement  en valeur financière que Facebook s’impose comme un géant, mais aussi avec son nombre d’abonnés.

 

Le 6 novembre 2007, Facebook annonçait en grande pompe une toute nouvelle possibilité pour les entreprises sur le réseau social de Palo Alto. Les annonceurs eurent accès à la totalité des profils des membres de Facebook, soit plus de 50 million profils (Ducourtieux & Girard, 2010). Si Facebook argumentait à l’époque vouloir encourager l’interaction entre les marques et les consommateurs, plusieurs défenseurs des droits des consommateurs se sont levés devant ce qui représentait selon eux une atteinte à la vie privée. Même que le directeur du Center for Digital Democracy, un groupe de pression américain, Jeff Chester a invité les internautes et membres Facebook à délaisser le réseaux afin de se diriger vers d’autres sites qui seraient «plus respectueux de leur vie privée» (Ducourtieux & Girard, 2010). En plus de Chester, d’autres associations ont participé à la levée de boucliers devant le géant de la tech, dont l’Electronic Privacy Information Center et Internet Society (Ducourtieux & Girard, 2010). C’est donc dire que Facebook n’est pas très populaire auprès des organismes et associations qui ont à cœur l’intérêt du consommateur. Un article du USA Today datant de 2011 laisse perplexe devant toutes les possibilités que possède Facebook concernant les données d’utilisateurs. L’auteur de l’article, Byron Acohido, affirme même que le site retient les informations des autres sites web que vous visitez :

«Facebook thus compiles a running log of all your webpage visits for 90 days, continually deleting entries for the oldest day and adding the newest to it’s log.» (Acohido, 2011)

Ceci est inquiétant pour deux raisons. Premièrement, ceci signifie que Facebook a accès aux noms et données des autres sites que vous visitez lorsque vous êtes en ligne. Bien que cela pourrait être complètement inoffensif en théorie, les sites web que visite un utilisateur ne devraient pas être sauvegarder par Facebook. On peut sérieusement douter de la pertinence en matière de confidentialité d’un tel usage des données d’un utilisateur. Deuxièmement, Si Facebook garde de telles données, c’est afin de bâtir des profils d’usagers complets, permettant des publicités extrêmement ciblées.

«Thilo Weichert, data protection commissioner in the German state of Schleswig-Holstein expressed alarm at how Facebook’s technology could potentially be used to build extensive profiles of individual Web users.» (Acohido, 2011)

Facebook a donc bien des croûtes à manger en matière de confidentialité. Le géant de Palo Alto traîne de la patte dans ce domaine pour lequel il possède pourtant tous les outils. Comme dit plus haut dans le présent article, Facebook vaut près de 200 milliards de dollars, ce qui leur permet d’avancer plusieurs technologies de fine pointe améliorant l’expérience usager. Pourquoi alors Facebook ne procèdent-ils pas à un renforcement de leur politique de confidentialité? Probablement parce que les utilisateurs de Facebook, pour la plupart, sont naïfs. Dans une message électronique lors des premiers grands jours de Facebook, le fondateur, Mark Zuckerberg émetta des propos plutôt désobligeant envers les utilisateurs :

«I have over 4000 emails, pictures, adresses, SNS. People just submitted it. I don’t know why. They ‘trust me’. Dumb f*cks.»(The Telegraph, 2012)

Bref, si Facebook a tellement de difficultés avec les paramètres de confidentialité, c’est en espérant bâtir des profils d’utilisateurs afin de les vendre. Inutile de dire que cela, pour la grande majorité des gens qui en sont au courant, pose problème. Facebook permet donc aux marques et à leurs célèbres porte-paroles d’infiltrer notre espace supposément personnel qui est notre ordinateur afin de nous vendre des produits. Espérons (pour nous!) que l’opinion de Zuckerberg à évolué avec le temps…

MÉDIAGRAPHIE

«Mark Zuckerberg mocked Facebook users in student messages», dans telegrph.co.uk, [En ligne], http://www.telegraph.co.uk/technology/facebook/9274361/Mark-Zuckerberg-mocked-Facebook-users-in-student-messages.html (page consultée le 27 avril 2015)

ACOHIDO, Byron. «Facebook tracking is under scrutiny», dans usatoday.com, [En ligne], http://usatoday30.usatoday.com/tech/news/story/2011-11-15/facebook-privacy-tracking-data/51225112/1?loc=interstitialskip (page consultée le 23 avril 2015)

DILLET, Romain. «Facebook is now worth $190 billion», dans techcrunch.com, [En ligne], http://techcrunch.com/2014/07/24/facebook-is-now-worth-190-billion/ (page consultée le 21 avril 2015)

DUCOURTIEUX, Cécile & GIRARD, Laurence. «Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires», dans www.lemonde.fr, [En ligne], http://www.lemonde.fr/technologies/article/2007/11/10/le-site-facebook-vend-le-profil-de-ses-internautes-aux-publicitaires_976841_651865.html (page consultée le 21 avril 2015)

FACEBOOK, Newsroom, [En ligne], http://newsroom.fb.com/company-info/ (Page consultée le 21 avril 2015)

GAUDREAU, Valérie. «Facebook ne respecte pas la vie privée», dans lapresse.ca, [En ligne], http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200907/16/01-884853-facebook-ne-respecte-pas-la-vie-privee.php (page consultée le 23 avril 2015)7

Interpretation du sondage sur la langue fraçaise

Interprétation du sondage

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

Au cours de la 11e semaine mes coéquipier et moi avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple.

 

Question 1 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

Tableau 1 : Répartition des répondants selon la langue parlée le plus souvent à la maison  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 21 70.0%  
Anglais 6 20.0%  
Autre 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le tableau et la graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 21 élèves (70%), tandis que seulement 6 élèves (20%) parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

Question 2 : Quelle langue utilisez-vous le plus souvent avec vos amis?

 

Tableau 2 : Répartition des répondants selon la langue la plus souvent parlée avec leurs amis  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Français 19 63.3%  
Anglais 9 30.0%  
Autre 2 6.7%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 2, il est possible de remarquer que la langue le plus souvent utilisée avec les amis des répondants de notre sondage est le français avec 19 élèves (63.3%), tandis que l’anglais est la langue la plus souvent parlée avec les amis pour 9 élèves (30%). Ensuite, seulement 2 élèves (6.7%) parlent une langue autre que le français et l’anglais avec leurs amis. Il est possible de noter une petite baisse dans l’usage du français au profit de l’anglais. En effet, à la maison 21 élèves (70%) parlent le plus souvent le français et avec leurs amis 19 élèves (63.3%) le parlent.

 

Question 3 : À la maison, diriez-vous que vous écoutez la télévision/films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 3 : Répartition des répondants selon la langue d’émissions à la télévision et de films le plus souvent écoutés  
 
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 6 20.0%  
Surtout en anglais 23 76.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 3, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants regardent le plus souvent la télévisons et les films est l’anglais avec 23 élèves (76.7 %). Le français est en deuxième position avec 6 élèves (20 %). Et uniquement, 1 élève ne regarde la télé ou des films surtout dans les deux langues, soit le français et l’anglais. Nous pouvons donc constater une baisse majeure dans pour du français pour l’écoute au profit de l’anglais. En effet, seulement 20 % des répondants écoutent la télévision ou des films en français, tandis que 63.3% utilise plus souvent le français avec leurs amis.

 

 

Question 4 : Au cinéma, écoutez-vous des films…

Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 4 : Répartition des répondants selon la langue d’écoute de films  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 24 80.0%  
Autre 1 3.3%  
Les deux 3 10.0%  
Total 30 100.0%  

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 4, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent des films au cinéma est l’anglais avec 24 élèves (80%). En comparant les résultats du tableau et du graphique 3 et 4, on peut constater que le français baisse avec 2 élèves (6.7%) comparativement à 6 élèves (20 %) pour le visionnement des films et de télé vue précédemment. La catégorie « les deux » augmente d’est en deuxième position avec 6 élèves (20 %) et seulement 1 élève ne va voir des films dans une langue autre que le français et l’anglais. Cette baisse du français est d’autant plus importante, car les gens qui vont au cinéma pour voir des films payent pour les visionner, contrairement au gens qui les regardent à la maison qui ne font parfois que tomber sur quelque chose accidentellement. L’aspect du choix est très important, car les gens font un choix conscient de voir des films en anglais plutôt qu’en français.

 

Question 5 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                       Surtout en anglais            Autre : __________

 

Tableau 5 : Répartition des répondants selon la langue de chansons la plus souvent écoutée  
 
Langue Nombre Pourcentage  
Surtout en français 2 6.7%  
Surtout en anglais 25 83.3%  
Autre 2 6.7%  
Les deux 1 3.3%  
Total 30 100.0%  

 

 

En prêtant attention au tableau et au graphique 5, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 25 élèves (83.3 %). Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 2 élèves (6.7 %). Nous pouvons donc constater une autre hausse pour l’anglais comparativement aux films visionnés au cinéma.

 

 

Question 7 : Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?
Pas important                     Important                 Très important

 

Tableau 7 : Répartition des répondants selon l’accord de l’importance à la préservation du français  
 
Importance Nombre Pourcentage  
Pas Important 9 30.0%  
Important 15 50.0%  
Très important 6 20.0%  
Total 30 100.0%  

 

 

En observant le tableau et le graphique 7, on peut constater que la langue seulement 6 élèves (20 %) accordent une très grade importance à la préservation du français. Ensuite, 15 élèves (50 %) y accordent importance. Malheureusement, 9 élèves (30 %) n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque.

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est second a la demande de l’anglais dans l’écoute de films et de chansons qui sont des moyens de diffusion de la culture populaire. De plus, nous pouvons affirmer que lors d’interactions sociales avec leurs amis, les répondants ont plus tendance à parler anglais que quand ils interagissent avec leurs familles a la maison. Ceci démontre que les jeunes essayent de se faire accepter par leur entourage en faisant l’usage d’une langue plus populaire mondialement. Finalement, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les ménismes de préservation sont inssufisants.

L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

L’insuffisance des mécanismes de préservation du la culture québécoise

 

La dimension du sujet traiter individuellement

 

Depuis l’avènement des moyens de diffusion d’information, par les vedettes du grand écran ou de la chanson, nous avons assisté au développement d’une culture populaire. Si vous écoutez des chanson de Drake, que vous allez sur Facebook , ou même si vous ne faites qu’écouter de films surtout en anglais, la culture populaire vous touche. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. D’ailleurs, le Québec est la seule province du Canada possédant seulement le français comme langue officielle. Sur les 35 540, 4 milliers d’habitants au Canada, seulement 8 214,7 milliers sont québécois (Statistique Canada, www.statcan.qc.ca/tables-tableux/sum-som/l02/cst01/demo02a-fra.htmL). Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Nous pensons pouvoir affirmer que les politiques culturelles et linguistiques sont insuffisantes pour promouvoir et préserver la production de chansons françaises au Québec.

 

 

 

L’Importance du sujet

L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

La consommation et l’offre culturelle en français

Tout d’abord, l’offre culturelle du Québec consiste de pièces de théâtres comme Albertine en cinq temps, de spectacles d’humoristes tels que Louis-José Houde ou Rachid Badouri, de films comme Incendie et de musique comme les chansons de Céline Dion. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a pour mandat d’encourager et de soutenir « l’implantation et le développement des entreprises culturelles, y compris les médias, dans toutes les régions du Québec. » (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/15). Elle offre plusieurs outils pour encourager la culture québécoise dans les domaines du cinéma et la production télévisuelle, la musique et les variétés, les livres et l’édition spécialisée et les métiers d’art et les arts visuels, tels que l’aide à l’exportation, l’aide financière, le financement et des mesures fiscales. Tout spécifiquement pour la musique, elle offre de l’aide à l’exportation, de l’aide financière, du financement, des mesures fiscales. L’aide à l’exportation consiste en un soutien de «la diffusion des œuvres à l’international et le développement des marchés étrangers pour les entreprises culturelles. » Dans le cadre de l’aide financière, elle se manifeste sous forme de subvention. Pour l’aide financière, «La SODEC offre aux entreprises culturelles québécoises les services d’une banque d’affaires. Ces services comprennent le prêt à terme, le crédit renouvelable, la garantie de prêt et le financement intérimaire du crédit d’impôt et, exceptionnellement, elle investit au projet et en capital-actions.  »  Finalement, les mesures fiscales sont des crédits d’impôt que peuvent réclamer les entreprises (http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/programme/route/musique). Les entreprises culturelles québécoises peuvent bénéficier des services qu’offre la SODEC s’ils adhèrent à plusieurs politiques, dont leurs politiques linguistiques. Selon la règlementation, il faut produire des œuvres en français pour pouvoir accéder aux outils de la SODEC(http://www.sodec.gouv.qc.ca/fr/page/route/-1/19 ). Nous regarderons si elle réussit à atteindre ses objectifs culturels et économiques. Même si la (SODEC) met en place des politiques culturelles pour aider l’offre de la chanson en français au Québec, l’offre et la consommation ne sont pas très élevées. Comme nous le verrons plus loin, la popularité de la musique québécoise n’est pas très élevée ni au Canada, ni à l’échelle mondiale. Pour commencer, nous pouvons constater que la chanson québécoise est enfermée par les frontières de la province à cause de la langue française. Ceci se fait sentir particulièrement par le manque de statistiques sur l’écoute de la musique québécoise dans les autres pays. Céline Dion est un des rares exemples de chanteurs québécois ayant percé le marché mondial en ayant des contrats de représentation à Las Vegas aux États-Unis (http://www.celinedion.com/ca-fr/events ). Ceci étant dit elle chante beaucoup de ses chansons en anglais. Par exemple, son nouvel album, « Loved Me Back To Life», est un album complètement en anglais.

 

Une part de marché trop réduite

La part de marché québécoise est à la baisse. En 2013, la part de marché de la musique québécoise, du CD et  des enregistrements numérique était de 38 %. Elle est en baisse par rapport à l’année précédente où elle était de 42 % (Radio-Canada avec La Presse Canadienne, 2013). À Québec, en 2010, 62 % des représentations payantes en chanson étaient de langue française, par contre, seulement 47 % de l’auditoire total a assisté à ces représentations. Plus inquiétant encore, à Montréal, seulement 24 % de l’auditoire a assisté à des représentations en français.  De plus, en 2011, de tous les albums vendus au Québec, seulement 34 % étaient en français et 61 % étaient en anglais (http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/avis206/a206.pdf ). Ceci vient appuyer l’hypothèse que les politiques culturelles sont insuffisantes dans le domaine la musique, puisqu’un des buts de la SODEC est de réussir à faire augmenter l’offre et la consommation des produits culturelle.  (Voir figure 1 et figure 2) La figure 1 et la figure 2 sont des graphiques édifiés par l’observatoire de la culture et des communications, et cet organisme est une autre source qui témoigne de l’offre et de la vente culturelles du Québec en français, à la baisse.

La figure suivante présente la part de marche des produits en français parmi les ventes d’enregistrements audio au Québec de 2009 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 1

figure1

La figure suivante présente la répartition des ventes d’albums québécois selon la langue, au Québec, de 2004 à 2013. (http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/bulletins/optique-culture-31.pdf)

Figure 2

figure2

En observant la première figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’enregistrements audio en français au Québec entre 2012 et 2013. De plus, même si les ventes ont remonté entre 2010 et 2012 respectivement à 40,2 % et 33.5 %, elles n’ont jamais atteint l’apogée de 2009 soit 40,3 % pour les supports physiques et 37,7 %. Même si la différence est minime, la tendance à la baisse s’est confirmée en 2013 lorsque les ventes se sont stabilisées respectivement à 37,4 % et à 29,8 %. Ceci laisse présager une baisse encore plus accrue pour les années à suivre. En regardant la deuxième figure nous pouvons constater qu’il y a une baisse des dans les ventes d’albums québécois en français au Québec entre 2004 et 2013. En effet, entre 2004 et 2013 les ventes en français sont passées de 83,6 % à 72,5 %, soit une diminution  11.1 %. De plus, contrairement à la vente d’albums en français, la vente en anglais est à la hausse entre 2004 et 2013. Effectivement,  entre 2004 et 2013 les ventes en anglais sont passées de 12,3 % à 24,0 %, soit une augmentation de presque le double (11,7 %) de ce qu’elle était en 2004. Ceci laisse entendre  qu’elle sera probablement à la hausse dans les années à suivre. Ceci étant dit, il faut noter que ces graphiques ont été érigés avec un échantillon dont tous les âges sont confondus. On peut penser que chez les jeunes de la génération Y, la baisse de la consommation culturelle en français ou la hausse de la consommation en anglais au Québec pourrait être beaucoup plus accrue. Voici un lien pour un article sur l’interprétation d’un sondage sur la culture.

 

Une nuisance plus qu’autre chose

De plus, les conditions de la SODEC ruinent parfois les chances de groupes musicaux ou de chanteurs québécois de se faire considérer. Dans le cadre de la 11e semaine, j’ai eu l’opportunité d’assister  à une conférence sur les jeux vidéo. Selon Louis-René Auclair, CBO chefs des marques chez Hibernum Creations, sa compagnie n’engage pas de groupes ou de chanteurs musicaux, car la SODEC impose une redevance du profit que réalise leur produit final. Pour ne pas devoir payer cette redevance, Hibernun Creations, décide plutôt de payer une indépendante de musique (Auclair, 2015). Ceci n’est pas le seul exemple du tort que peut causer la SODEC. En effet, de nombreux groupes de musique comme Arcade fire, optent de ne pas accéder à ces outils puisqu’ils veulent avoir du succès mondial. Nous pouvons donc conclure que cette politique nuit clairement aux artistes québécois.

 

En vue de nos constats, nous pouvons affirmer que les mécanismes qu’utilise la SODEC sont insuffisants. Leurs réglementations restrictives nuisent parfois au choix d’un artiste qu’elle soutient. De plus, beaucoup de statistiques sur l’offre et la vente culturelle du Québec en français, vues précédemment, montrent une baisse dans l’offre et la production. Toutefois, il serait impossible de dire que la SODEC n’a aucun effet sur personne. Elle réussit quand même à soutenir certains filmographes dans le domaine du cinéma comme Xavier Dolan et elle réussit à soutenir des festivals de musique comme Francouvertes qui permet à des chanteurs et groupes émergents de se produire. Quand nous y pensons un peu, nous pouvons déduire que la SODEC ne devrait même pas exister, parce que la valorisation du français devrait être quelque chose qui se fait dans les ménages québécois et même de façon individuelle. Nous devrions vouloir garder notre langue, mais avec l’avènement de la culture populaire, la standardisation de la culture se fait sentir et conséquemment les gens optent pour l’apprentissage d’une langue qui leur ouvrira le plus de portes dans le futur. Pour contrer ceci, la SODEC pourrait envisager un relâchement de ses règlementations en imposant quand même un certain pourcentage de l’album à être fait en français, mais laisser un certain pourcentage en anglais. En faisant ceci, la SODEC pourrait attirer plus de groupes ou de chanteurs connus, et conséquemment elle améliorerait sa diffusion mondiale de la culture québécoise.

 

 

 

Le cinéma indépendant en montée?

Nous vivons dans une société ou tout est standardisé. Effectivement, même les films diffusés au grand écran sont manifestement très uniformes dans leurs contenus et leurs formes. Cela s’explique par l’implantation des monopoles médiatiques, prenant la forme de boîtes de productions, qui misent sur des films modelés par une formule de création qui favorise l’accès collectif. Le règne de ces conglomérats culturels est assez récent, s’étant épanoui lors du 20e siècle, pour prendre toutefois encore plus d’expansion à notre entrée dans le nouveau millénaire, avec l’avènement de la technologie. Cependant, en réaction à ce phénomène de monopoles culturels est né le mouvement du cinéma indépendant, qui désigne l’ensemble des films produits à l’extérieur de la portée des immenses boîtes de productions (localisées à Hollywood), extrêmement dominantes dans l’industrie du film. Ces films sont produits dans un contexte créatif dépourvu d’obligations ou de restrictions, qui encourage une liberté artistique négligée dans le cinéma populaire, qui s’identifie de plus en plus à une industrie qu’à un art. Conséquemment, l’authenticité du cinéma indépendant attire de plus en plus d’amateurs et d’artistes, et est définitivement un phénomène rafraîchissant pour nos écrans.

Le cinéma indépendant n’a pas de définition spécifique, n’est pas un genre en tant que tel, et est donc un concept assez vague. En fait, la seule chose qui le caractérise concrètement se retrouve directement dans son nom : son indépendance. Mais son indépendance à quoi exactement? Objectivement, comme expliqué précédemment, c’est son indépendance aux boîtes de productions majeures, communément appelées les majors. On en compte aujourd’hui 6, qui se partagent plus de 80% ( varie d’année en année ) des revenus générés par le box-office en Amérique du Nord . Elles sont The Walt Disney Company, Columbia TriStar, Metro-Goldwyn-Mayer, Paramount Pictures, 20th Century Fox, Universal et Warner Bros. Ces noms vous sont sans doute familiers, et vous avez probablement pu apercevoir leurs logos au début des films que vous visionnez au cinéma, leur créditant la production du film en question. Leur caractère commun s’explique : ils génèrent à eux seuls presque l’entièreté des revenus de l’industrie du cinéma américain. Pourtant, ils ne sont responsables, collectivement, que d’un peu moins que la moitié des films diffusés aux États-Unis . Comment expliquer l’écart entre les revenus générés et les films produits? C’est parce que les majors conçoivent des films conçus pour être visionnés massivement, et remplir les salles de cinéma. Si ces compagnies vous semblent familières, c’est parce le nom de leurs films se retrouve sur des bandes-annonces, sur des affiches publicitaires, dans la bouche de vos amis et puis finalement, dans votre tête. Ils sont donc partie intégrante de notre culture de masse. Mais évidemment, ce succès commercial n’est pas le fruit du hasard. Les films financés par les majors jouissent conséquemment d’un budget élevé, utilisé pour mobiliser des éléments qui attireront l’attention du public (acteurs célèbres, scènes d’actions, décors impressionnants, effets spéciaux, etc.) Ces films sont donc tout autant le fruit des esprits capitalistes d’hommes d’affaires que du personnel artistique engagé. On ne peut négliger l’impact sur la qualité de l’art créé de cette stratégie capitaliste qu’adoptent les corporations les plus influentes du monde artistique.

C’est dans ce contexte que le cinéma indépendant prend toute son importance. Alors que les films issus du cinéma populaire sont conçus dans le but de satisfaire plusieurs autres intérêts que de produire du cinéma de qualité, l’autonomie du cinéma indépendant désigne donc plus qu’une indépendance au niveau de la production, mais aussi dans les procédés créatifs et dans la vision artistique. Dépourvu de l’emprise des conventions, des politiques et des méthodes standardisées qui façonne les fruits du cinéma populaire, le mouvement du cinéma indépendant offre la possibilité de créer sans restriction, et surtout de viser des objectifs de création autres que le divertissement. Le cinéma indépendant permet donc, entre autres, de faire vivre des genres impopulaires, tel que le cinéma expérimental, par exemple. Il permet également l’exploration de certaines méthodes de tournage, de différents formats de film, des possibilités de mise en scène. Bref, d’explorer certains éléments techniques et scénaristiques qui ne pourraient pas s’incorporer aux films produits chez les majors, qui ne peuvent se permettre une telle divergence, car ceux-ci doivent, comme toute bonne entreprise, se plier aux préférences de leur clientèle. Le film d’horreur Blair Witch Project, sorti en 1999, est un excellent exemple de l’opportunisme artistique qui définit le cinéma indépendant. Produit avec un budget de 22,500$ (http://www.forbes.com/sites/markhughes/2013/10/30/the-top-ten-best-low-budget-horror-movies-of-all-time/ ), le film, présenté sous la forme d’une vieille cassette retrouvée dans les bois, est venu populariser le style de  » l’enregistrement trouvé  » dans le monde entier, totalisant une somme de 248,6 millions de dollars au box-office ( http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=blairwitchproject.htm). Inspirant plusieurs réalisateurs, cette initiative a permis d’introduire un nouveau genre de films d’épouvantes et d’élargir la variété cinématographique collective (http://www.ew.com/article/2009/07/09/blair-witch).

 

L’importance du cinéma indépendant ne se limite cependant pas à l’introduction de nouveautés stylistique et à la création de nouveaux genres. Plusieurs personnalités du monde du cinéma prétendent que la formule du cinéma indépendant permet de dépeindre la réalité de manière réelle, et ainsi de faire passer des messages importants, qui doivent se faire entendre. Le cinéma indépendant se voit donc remplir, en quelque sorte, une certaine fonction d’éducation et de sensibilisation. Le film 12 Years A Slave par exemple, dépeignant la triste histoire de l’esclavage des Noirs en adaptant l’autobiographie historique d’un esclave. Bien qu’il ne fut produit qu’avec le budget minime de 20 millions de dollars et soit donc considéré comme une production indépendante (http://variety.com/2013/film/awards/is-12-years-a-slave-an-indie-here-are-the-spirit-awards-rules-of-eligibility-1200883428/ ), le film emporta l’Oscar de l’année en 2013. L’actrice Lupita Nyong’o, elle aussi récompensée d’un Oscar pour sa performance dans le film, salua l’importance du cinéma indépendant, prétendant qu’il  » décrit des choses qui arrivent pour de vrai, des choses importantes.  » (http://www.lapresse.ca/cinema/ceremonies/autres-ceremonies/201403/01/01-4743813-12-years-a-slave-simpose-aux-oscars-du-cinema-independant.php )

 

Finalement, ce qui est intéressant dans le phénomène du cinéma indépendant, c’est l’ampleur qu’il a pris dans les dernières décennies, qui semble être encore grandissante, lui prédisant ainsi de plus en plus d’exposition. Effectivement, le cinéma indépendant est à ce jour célébré un peu partout dans le monde, à travers des festivals tels que celui de Sundance, en Utah, qui a mené à la découverte de plusieurs artistes talentueux. Alors que le mécanisme capitaliste du cinéma américain traditionnel commence à se faire vieux, l’attention des gens se dirige graduellement vers le cinéma indépendant, qui gagne des amateurs chaque année. Car après tout, ce que le cinéma indépendant promeut, c’est bel et bien la liberté d’expression ( http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18639400.html ) , valeur très actuelle, qui nous tient tous à cœur et qui maintient notre équilibre démocratique.

Le véritable apport des Oscars

Bien que les oscars soient considérés comme la plus importante cérémonie de récompenses de l’art cinématographique au monde, le choix des œuvres gratifiées n’est jamais incontestable. Chaque année, un débat s’impose quant à la pertinence de certains élus. On en vient à se demander sur quels critères se base le comité de sélection pour nommer leurs gagnants. Certains avancent que la popularité des films, et donc que les productions à grand budget laissent peu de chance à tout petit film au caractère plus indépendant. Mais à quel point cela est-il vrai? Et considérant cette réalité, quel est donc le véritable apport des oscars pour l’industrie du cinéma? Une célébration du septième art, ou simplement de la grandeur du cinéma américain?

Les exemples sont nombreux. On peut penser au cas du réalisateur Darren Aronofsky, dont le film Requiem for a dream n’avait fait aucun écho aux 74es oscars, en 2001. Pourtant, une dizaine d’années plus tard, ce film est reconnu comme une œuvre culte et vaut à Arofsky une certaine réputation dans le milieu. Aux Oscars de 2011, le réalisateur auparavant ignoré est bombardé d’éloges pour son nouveau film Black Swan, qui sera nominé dans cinq catégories, en emportant deux. Sur les grandes plateformes de critiques cinématographiques (IMDB, Rotten Tomatoes, AlloCiné), ces deux films ont des cotes similaires, presque identiques (http://www.imdb.com/title/tt0180093/)(http://www.imdb.com/title/tt0947798/) . Mais qu’est-ce qui explique, au sein de la même organisation, que l’un, supposément culte, ne soit digne d’aucune mention, alors que l’autre en mérite cinq? Aronofsky n’a pas miraculeusement raffiné son art dans cet intervalle de temps. Il a plutôt acquis une notoriété grâce au classique qu’il a réalisé en 2001, qu’il n’avait pas, ironiquement, lors de la diffusion de ce dernier. Le statut d’une personnalité dans le monde du cinéma la prédispose-t-il à un certain favoritisme aux Oscars? Attendons-nous qu’un artiste ait « fait ses preuves », qu’il soit considéré comme « accompli », avant de le récompenser? Probablement; il est difficile de se convaincre du contraire.

Il est également possible d’observer une certaine tendance vers la conventionnalité au sein du comité des Oscars, particulièrement quand on vient au titre du « Film de l’année ». Cette conventionnalité se reflète dans le choix de films récompensés, l’académie semblant opter pour ceux qui suivent certains standards moraux et qui se moulent bien dans le style typique du cinéma américain (sujets, valeurs, personnages, etc). Métaphoriquement, Hollywood devient en quelque sorte un lobby pour sa propre culture, délaissant ainsi l’appréciation de la créativité pure, du repoussement des limites, de l’exploitation de genres abstraits, etc. L’appréciation d’un film est subjective, mais souvent, suite à la prestigieuse cérémonie annuelle, certaines nominations victorieuses sont collectivement remises en question. On emploie d’ailleurs couramment le terme « snub » pour décrire ce phénomène, gravité vers des films créés par une recette spécifique. Par exemple, l’excentrique film de Martin Sorsese, Wolf of wall street, dépeignant la réalité noire du monde de l’investissement de manière très divertissante, ne courrait aucune chance contre 12 years a slave, une histoire d’esclavage avec Brad Pitt. L’histoire des Noirs étant d’une grande importance morale, sensationnelle, évocatrice pour les masses procurait à ce film un grand avantage face au film de Sorcese, traitant un sujet plus risqué, mais pourtant magnifiquement réussi, dans son genre. Leonardo Dicaprio, incarnant le loup de Wall Street, voyait aussi la controverse semée par le film le désavantager dans sa course pour le meilleur acteur. Car le vainqueur de cette catégorie ne doit pas entièrement sa victoire à sa performance, mais aussi au contexte, soit le film dans lequel il figure. Dicaprio, réputé pour ses rôles de personnages déjantés, ne s’est d’ailleurs jamais vu couronné d’un Oscar (http://www.nydailynews.com/entertainment/top-10-biggest-oscar-snubs-time-gallery-1.1582173). Ce même Dicaprio avait incarné le personnage principal du film Inception, qui explorait la capacité de vivre dans ses rêves. C’est pourtant, encore une fois, le film ayant un sujet bien ancré dans la culture de masse (royauté anglaise) l’emporta sur celui qui se risquait dans un univers complètement différent (Inception a reçu des critiques considérablement plus favorables que King’s speech).

Dernièrement, il est impossible d’ignorer l’implication des compagnies de production dans le processus de sélections des films. D’un point de vue commercial, la présence/victoire d’un film aux Oscars est une excellente publicité pour les maisons de productions qui les ont financés. Celles-ci ont donc grand intérêt à mettre le comité de sélection de leurs côtés. Durant la période de jugement, les maisons de productions n’ont pas le droit d’envoyer de messages inappropriés aux membres de l’Académie, mais il est commun que celles-ci organisent des séances de visionnements spéciales pour les juges. Bien qu’il ne soit pas de grande importance, ce rapprochement biaise légèrement le processus. Une maison de production ayant les moyens d’organiser une luxueuse représentation privée et de choyer les membres du jury se voit indéniablement avantagée. Ainsi l’argent, incontournable du cinéma américain, se retrouve bel et bien au sein de sa cérémonie de récompense.

Bien que les Oscars rassemblent assez bien, de manière générale, l’élite du cinéma, ils ne sont peut-être pas le reflet absolu de la qualité ultime de cet art, malgré leur titre prestigieux. Après tout, ils sont le reflet d’une industrie au modèle ultra-capitaliste, qui peut parfois avoir d’autres préoccupations que de produire de l’art de qualité, ce qui est comprenable. La place symbolique des Oscars dans notre culture de masse ne doit donc pas, à elle seule, leur concéder un pouvoir critique ultime.

Retour sur le sondage sur la culture populaire

Retour sur le sondage sur la culture populaire

La culture populaire peut toucher beaucoup de gens en raisons de ces moyens de diffusions, tels que les chansons, les films, les réseaux sociaux, etc. « La culture de masse est l’ensemble de comportements et des cadres de l’opinion publique caractéristiques d’une société de masse et produits par les moyens d’information de type industriel. » http://www.larousse.fr/archives/grade-encyclopedie/page/3930. Il ressort des lectures qui ont été faites, que le fait qu’elle soit une culture qui standardise par sa popularité nuit aux cultures moins populaires ou moins représentées (Morin, Encyclopædia Universalis). C’est le cas de la culture québécoise qui se caractérise principalement par sa langue officielle qui est le français. Les mécanismes pour préserver la culture sont-ils suffisants pour préserver la consommation si l’offre culturelle en français est à la baisse? Ensuite, les réseaux sociaux, qui sont un moyen de diffusion de la culture populaire, occupent une place importante, voire centrale à la vie quotidienne de tout individu. Selon une étude du CEFRIO, le CEntre Facilitant la Recherche et l’Innovation dans les Organisations (CEFRIO, 2014), 85% des Québécois utilisent les réseaux sociaux, dont 100% des étudiants interrogés. Il devient donc facile de dire que les réseaux sociaux envahissent nos vies qu’on le veuille ou non et que très peu de gens y échappent. Si les médias sociaux tel que Facebook et Twitter changent la façon dont nous voyons le monde grâce à leur flux d’informations en continu, des réseaux Tinder et Snapchat changent peu à peu la façon dont nous abordons les relations sexuelles, tandis qu’Instagram semble amplifier notre volonté de surconsommer. Devons-nous ceci au phénomène d’instantanéité, de la gratification immédiate, qui se développe depuis au moins une décennie, et qu’amènent les réseaux sociaux? Aussi, est-il juste d’affirmer que les réseaux sociaux nous rendent plus individualistes? Comment les jeunes perçoivent-ils le contenu que publient les célébrités et les marques sur ces réseaux sociaux? En sont-ils plus influencés? Finalement, la culture populaire joue un grand rôle dans la production industrielle de la culture (Morin, Encyclopædia Universalis). Les films hollywoodiens en sont un bon exemple. Est-il possible d’affirmer que le cinéma américain affecte les jeunes québécois ? Si oui c’est de quelle manière influence-t-il les jeunes québécois? L’importance du sujet vient du fait que la culture populaire, qui est étroitement liée à la diffusion d’information, touche principalement les jeunes d’aujourd’hui qui sont l’avenir de notre société. Cette jeune audience accorde une importance sacrée aux « œuvres » de leurs artistes favoris, et cette vénération est d’autant plus facilitée par la diffusion quasi ininterrompue de leurs œuvres. Ceci étant dit, selon M. Edgar Morin, celles-ci sont issues d’un système qui cherche à maximiser une certaine profitabilité (Morin, Encyclopædia Universalis).

 

Sondage

Au cours de la 11e semaine nous avons pu sonder notre population, la génération y, sur l’impact de la culture populaire. Notre échantillon consiste de 30 élèves que nous avons interrogés de façon aléatoire simple. Pour couvrir plus de terrain, nous avons divise notre sondage selon nos trois dimensions : la langue française (partie 1), les réseaux sociaux (partie 2) et le cinéma (partie 3).

 

Question 1 de la partie 1 : Quelles langue utilisez-vous le plus souvent à la maison?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet échantillon de 30 élèves, nous pouvons observer , sur le graphique 1, que la grande majorité des élèves parlent français le plus fréquemment à la maison à la maison, c’est-à-dire 70%, tandis que seulement 20% parlent l’anglais le plus fréquemment a la maison. Finalement, 3 élèves soit 10% de la population sondée parle autre que le français ou l’anglais. Ceci nous permet de constater que le français est valorisé à la maison.

 

 

Question 5 de la partie 1 : Diriez-vous que vous écoutez la chanson…
Surtout en français                        Surtout en anglais             Autre : __________

 

En prêtant attention au graphique 2, il est possible de noter que la langue dans laquelle les répondants écoutent le plus souvent la chanson est l’anglais avec 83.3 %. Le français égal avec la catégorie « autre » en deuxième position avec 6.7 %. Nous pouvons donc constater que l’anglais devient la langue la plus importante au niveau de l’écoute. De plus, il est à noter que du 70% des répondants qui parlent le français le plus souvent à la maison, il est inévitable que certains d’entre eux valorisent l’écoute de chansons en anglais.

 

 

 

Question 7 de la partie 1: Quelle importance accordez-vous à la préservation de la langue française au Québec?

 

En observant le graphique 3, on peut constater seulement 20 % des répondants accordent une très grande importance à la préservation du français. Ensuite, 50 % y accordent importance. Malheureusement, 30 % n’y accordent aucune importance. Ici nous pouvons clairement voir que pour le tiers des répondants la préservation du français n’a aucune importance. Ceci étant dit, il y a quand même 70 % des répondants qui y accordent une importance quelconque. Cette constatation est intéressante quand on considère que 70% des répondants parlent français le plus souvent à la maison. Mais c’est lors de la remise en contexte que le constat devient frappant. En effet, le sondage a été réalisé dans un cegep francophone et 30% des répondants au sondage n’accordent aucune importance à la préservation de français.

 

 

Question 1 de la partie 2 : Combien d’heures par jour utilisez-vous Facebook, Twitter et Instagram au total?
Moins d’une heure             1h-2h             2h- 3h            3h-5h             5h et +

chart4

En observant le graphique 4, on peut constater la majorité des répondants (43.3 %) utilisent Facebook, Twitter et Instagram entre une et 2 heures par jour. Ensuite, 20% des répondants les utilisent de deux à trois heures par jour et un autre 20% les utilisent trois à cinq heures par jour. De plus, 10% des répondants utilisent ces medias sociaux plus de cinq heures par jour et une petite portion des répondants les utilisent moins d’une heure. Nous pouvons donc conclure que les jeunes québécois ne peuvent pas utiliser leur réseaux sociaux moins d’une heure par journée, car c’est le plus faible pourcentage d’utilisation. Si nous additionnons la tranche de 2h-3h et de 3h-5h, nous avons au total 40% des élèves interrogés qui utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour. Sur une journée de quatorze heures, considérant que nous n’en dormons que huit par nuit, c’est une assez grosse portion que de passer 2 à 5 heures par jour sur les réseaux sociaux. Les jeunes sont donc très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux.

Question 4 de la partie 2 : En général, vous sentez-vous sollicité(e) par les publicités diffusées sur les médias sociaux?

Jamais             Parfois             Souvent           Toujours

 chart5

 

 

 

 

 

 

 

 

En regardant le graphique 5, on peut remarquer que la plupart des répondants se sentent parfois interpellé par les publicités diffusées sur les medias sociaux. Par la suite, 36.7% se sentent souvent interpelle et 23.3% se sentent jamais interpelle. Ceci laisse entendre que les publicités qui ciblent une certaine clientèle réussissent plus souvent que pas à interpeller leur clientèle cible sur les réseaux sociaux. Ceci est causé par une certaine violation de la vie privée qui permet de cibler la clientèle voulue. De n’avoir que 23% des répondants qui ne se sentent jamais interpellé signifie que les reste des répondants, soit 77%, se sentent parfois ou souvent interpellés. Ceci signifie aussi que les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4, ce qui est très haut comme «taux de réussite». On peut donc possiblement en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. De plus, on pourrait ajouter que ceux qui ne se sentent pas interpellés voient quand même les publicités et y sont donc tout aussi exposé.

 

 

 

Quesiton 1 de la partie 3 : Quel type de films visionnez-vous?

Films hollywoodiens     Films indépendants   Films étrangers   Films québécois

 

En prêtant attention au graphique 6, nous pouvons voir que près des trois quarts (74%) des répondants disent visionner principalement des films Hollywoodiens, écrasant les autres catégories. Cela en dit long sur la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produits.

 

 

Question 4 de la partie 3 : Comment visionnez-vous des films?

Internet (Netflix,streaming)                   Cinéma                      Télévision

 

En regardant le graphique 7, nous pouvons noter que 64% de nos participants ont répondus qu’ils utilisent principalement l’Internet comme moyen de visionnement de films. C’est une proportion qui devance largement le cinéma (23%), et la télévision (13%) qui semble réellement être en voie d’extinction. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, c’est-à-dire que le film a été visionné sans avoir été loué ou acheté. Ce qui implique que certains répondants sont prêts à commettre des actes considéré comme étant des crimes punissables pour visionner des films.

 

 

Question 5 de la partie 3 : Qu’est-ce qui vous influence le plus pour choisir les films que vous visionnez?

Publicité                         Acteurs               Critiques                     Votre entourage

 

En observant le graphique 8, nous pouvons remarquer que 49% de nos répondants disent être principalement influencés par la publicité lorsqu’ils choisissent les films qu’ils veulent visionner. Le 51% restant est divisé de manière parfaitement égale pour les autres catégories, soit les acteurs, les critiques et l’entourage, tous ayant 17%.Ceci laisse entendre que pour la majorité des répondants, le marketing joue donc vraisemblablement un rôle important. Les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnellement fort qui pourrait expliquer leur popularité à la première question, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes.

 

 

En somme, en prêtant attention aux résultats de la première partie du sondage de ce sondage nous pouvons clairement voir que la demande du français est seconde à la demande de l’anglais dans l’écoute de chansons qui est un des moyens de diffusion de la culture populaire. Ensuite, la préservation du français a une certaine importance pour 70 % des répondants, mais l’autre 30 % n’y accorde aucune importance. Ceci est un exemple flagrant de la perte que cause la culture populaire, parmi d’autres facteurs, pour la culture québécoise d’aujourd’hui et auquel les mécanismes de préservation sont insuffisants. En ce qui concerne la deuxième partie du sondage, nous pouvons constater que 40% des répondants utilisent les réseaux sociaux entre 2 et 5 heures par jour, et donc les jeunes sont très exposés aux publicités et aux tendances visibles sur les réseaux sociaux. Ensuite, 77% des répondants se sentent parfois ou souvent interpellés par des publicités misent sur les réseaux sociaux. Conséquemment, les publicitaires réussissent à ciblé leurs publicités aux jeunes internautes 3 fois sur 4! On peut donc en déduire que les jeunes sont très exposés aux publicités sur les réseaux sociaux, puisqu’une forte majorité se sent parfois ou souvent interpellée. Et ceux qui ne se sentent pas interpellés y sont tout de même exposé. Nous pouvons alors affirmer que les jeunes québécois sont influences par les publicités sur les réseaux sociaux. Finalement, la troisième partie soulève la domination d’Hollywood dans l’industrie du film, la puissance de son marketing et l’accessibilité du contenu des films qui y sont produit en raison de sa popularité d’écoute, soit 74%. Ensuite, 64% des participants utilisent principalement l’Internet pour visionner des films. L’utilisation d’internet implique parfois que le visionnement s’est fait de façon illégale, ainsi certains répondants sont prêts à commettre des crimes punissables pour visionner des films. De De plus, la publicité entourant un film est le facteur dominant dans l’influence du choix d’un film avec 49% des votes des répondants. Donc, le marketing joue vraisemblablement un rôle important. En joignant ce constat au constat sur les films hollywoodiens nous pouvons déduire que les films hollywoodiens jouissent d’un marketing exceptionnel qui pourrait expliquer leur popularité, et les faibles résultats des autres types de films produits ayant des mobilisations publicitaires plus modestes. Il est donc possible d’affirmer que le cinéma américain peut être une des choses qui influencent le piratage de film qui se fait sur internet.