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Penser le monde d’aujourd’hui et agir : la pauvreté au Canada

Le choix de notre sujet de recherche devait être en lien avec le thème de ce cours, Penser le monde aujourd’hui et agir. Cette phrase peut être interprétée de différentes manières, mais pour nous, « penser le monde » signifiait de se questionner sur les causes et conséquences des problèmes sociales majeures et d’« agir » en réfléchissant à des solutions possibles. Le problème social qui nous interpelle particulièrement est celui de la pauvreté, car on considère que c’est un phénomène qui a directement des conséquences néfastes sur le bien-être et le progrès de la société. On aimerait donc étudier comment se vit la pauvreté chez les Canadiens, c’est-à-dire comprendre ses causes et conséquences sociologiques, psychologiques, politiques et économiques par rapport aux individus. Pour ce faire, on a choisi de diviser notre recherche en trois et chaque partie concerne un groupe de personnes en particulier, soit les immigrants, les autochtones, et les enfants. D’ailleurs, on aimerait aussi étudier le phénomène de la pauvreté en tant que problème social, c’est-à-dire de comprendre le rôle de l’État dans la lutte contre la pauvreté ainsi que dans ses causes. L’enjeu de la pauvreté est important, car celle-ci touche beaucoup de personnes à travers le monde. La recherche consiste à recherche à établir un portrait de la pauvreté dans un pays développé comme le Canada. De plus, on s’intéresse a comment plusieurs facteurs, tels que le chômage, le faible revenu, les logements insalubres, les soins de santé inadéquats ainsi qu’à l’accès limité à l’éducation, jouent un rôle dans la pauvreté des Canadiens. Ces facteurs ont un rôle important et celui-ci sera étudié plus en détail au cours de cette recherche. Nous voulons sensibiliser les gens à prendre conscience des problèmes politiques du Canada vis-à-vis la pauvreté. Il y a très peu de structure sociale formée par le gouvernement pour aider une population visiblement en besoin de soutient. La recherche va nous permettre de comprendre se qui ce passe dans notre société et surtout ce qu’on peut faire pour l’aider. Comment pouvons-nous intégrer les immigrants dans notre société pour qu’ils se sentent valorisés? Comment permettre aux Autochtones de se sortir de cet isolement créer par les Canadiens ainsi que par la loi des Indiens? Comment sortir un enfant d’un milieu défavorisé pour lui donner le plus de chance possible dans la vie? Comment le gouvernement pourrait agir face à sa population en besoin? Ce sujet de recherche porte sur plusieurs aspects intéressants et qui touchent notre vie quotidienne. En effet, on vit dans une société remplie d’enfants, qui se caractérise par l’arrivée d’une nouvelle génération, de plusieurs immigrants, qui ont comme seul but de vivre une vie meilleure, avec plus d’opportunité, que celle qu’ils avaient dans leur pays. Il ne faut pas oublier les autochtones, qui eux sont les premiers occupants de ce territoire, mais paradoxalement, font face à une pauvreté majeure.

Heba Farawi

Jennifer Ryter

Chloey Quesnel

Marina Tawadrous

Entrevue avec Madame Nathalie Laferté

Pendant l’entrevue avec Madame Natalie Laferté, professeur à Gérald-Godin en sociologie, celle-ci a répondu à toutes nos questions sur le sujet de la pauvreté au Canada. Selon elle, les conséquences, concernant la pauvreté chez les enfants de 0 à 18 ans, sont désastreuses. Les jeunes en bas âges ont d’importants retards au niveau du développement cognitif. Elle précise que les jeunes qui ont des retards dans le développement de la langue viennent, en grande majorité, de milieux très pauvres. Ils ont une santé fragile, ce qui les entraine à manquer de l’école et ainsi, développer un retard scolaire. Madame Laferté expliquait que les retards au niveau cognitif se font entre 0 et 4 ans.

En ce qui concerne les immigrants, la plupart d’entre eux proviennent de l’Asie et s’installent surtout à Vancouver. De plus, on retrouve beaucoup d’immigrants venus d’Afrique du Nord au Québec. De plus, les immigrants qui arrivent avec un diplôme d’études universitaire, ont beaucoup de difficulté à s’intégrer au monde du travail. Comme Madame Nathalie Laferté l’explique, la principale raison de ces difficultés est que ces immigrants doivent se trouver un métier à la hauteur de leurs compétences. Alors, les immigrants, qui dans leurs pays étaient très scolarisés et vivaient généralement bien et qui avaient des métiers comme pharmacien, professeur, ingénieur ainsi que plein d’autres, recherchent un métier semblable à leur ancienne profession. Lorsqu’ils arrivent ici, ils ne se retrouvent pas pharmaciens, mais plutôt techniciens. Alors, c’est une problématique des immigrants scolarisés qui n’arrivent pas à s’intégrer. Ensuite, d’autres immigrants entrent au pays dans le but de fuir la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. D’un côté, on retrouve des femmes philippines ou haïtiennes qui font de l’aide domestiques qui ne sont pas capables de s’intégrer, et de l’autre côté, on retrouve les immigrants qui sont initialement des  médecins, des pharmaciens ou des ingénieurs, mais qui ne sont pas capables de s’intégrer non plus. Alors, on se retrouve avec un problème structurel et une forme de racisme du fait que le Canada n’accepte pas tous les diplômes étrangers. La mauvaise intégration affecte la santé également puisqu’ils ont moins de ressources que les Québécois.

Pour ce qui est de la pauvreté chez les Autochtones, celle-ci est fondamentalement basée sur la politique et sur l’historique de ce peuple. La mise en place de la loi des Indiens est une des plus grandes causes de la pauvreté chez les Autochtones du Canada. Cette loi brime la liberté de ceux-ci ce qui les empêche de se sortir de la misère. De plus, cette loi empêche aussi la croissance économique des réserves. Les conséquences liées à la pauvreté sont les mêmes que pour les allophones dans la même situation. Il y a donc beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur du problème est donc plus importante chez les Autochtones que chez les allophones.

Le désengagement actuel de l’État rend la lutte contre la pauvreté encore plus difficile et nuit à son progrès. Le gouvernement coupe de plus en plus dans les services de santé et d’éducation, et ce même chez les jeunes enfants. Par contre, les subventions dans les services pour les enfants, par exemple les CPE, sont, en réalité, un investissement pour la société. En fait, les enfants ayant une meilleure éducation à la petite enfance ont plus de chance de réussir et de s’intégrer dans la société à l’âge adulte. Ils contribuent donc plus à l’économie et ont moins besoin de services de soutiens. Outre la question de rentabilité, il faut aussi se questionner sur les valeurs qu’on veut pour notre société, c’est-à-dire de choisir entre une société où chacun agit pour soi ou bien une où on protège les plus démunis et on répartit les richesses. D’ailleurs, si l’État coupe dans les services publics, on peut supposer que cela ouvrirait davantage les portes à la privatisation. Dans les services privés, non seulement les coûts sont plus élevés, mais ceux-ci doivent être rentables, ce qui n’est pas le cas pour les services liés à la culture, aux sports, aux divertissements, etc.

Questions de l’entrevue

  1. Pouvez-vous dresser un portrait de la pauvreté chez les Autochtones? Qu’est-ce qui cause cette pauvreté?

La pauvreté chez les Autochtones c’est fondamentalement basé sur l’historique et la politique.
La loi des Indiens les empêche de posséder des maisons dans la réserve, puisque la réserve appartient au conseil de banque et la terre appartient à la Couronne. Donc, lorsqu’ils veulent lancer une petite entreprise pour se débrouiller, ils ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque. La loi des Indiens les bloque donc économiquement parlant. La maison est donc prêtée par le conseil de Banque, mais lorsque les parents meurent, la maison ne revient pas aux enfants. Les familles ne prennent donc aucunement soin de la maison et il faut que le conseil de Banque approuve la réparation. Les Autochtones sont donc coincés dans un système.
Puisqu’il y a une pénurie de maisons (bungalow), ils se retrouvent souvent 10 ou 11 dans un même bungalow. Ils sortent les matelas des garde-robes le soir et les disposent dans le salon pour dormir. Il y a donc beaucoup de promiscuité et d’inceste.
Elle donne un exemple : un jeune se promenait autour de la réserve durant la nuit, parce qu’il attendait que quelqu’un se réveille pour aller prendre son matelas et dormir.
Statistique : Dans une école secondaire, il y a 250 élèves et seulement 5 d’entre eux graduent. 1 réserve sur 6 n’a pas d’eau potable.

  1. Quelles sont les conséquences de la pauvreté chez les Autochtones?

Les conséquences sont les mêmes que chez les allophones, donc il y a beaucoup de suicide, de toxicomanie, de décrochage scolaire, de violence, mais ces conséquences sont multipliées par 10. L’ampleur est plus importante chez les Autochtones que chez les allophones. Ils ont aussi beaucoup moins de ressources que nous autres. De plus, la plupart des communautés autochtones ont perdu leur langue. Quand tu perds ta langue, tu perds ton identité et ta culture.

 

  1. Selon vous, comment expliquer que les immigrants qui viennent d’un pays moins développé connaissent plus de difficultés à s’intégrer? Avez-vous une idée de quelle origine on retrouve le plus ici, au Canada?

D’autres immigrants qui viennent fuyant la famine, la guerre, la discrimination ou un tremblement de terre, comme la communauté haïtienne. Alors, ces derniers arrivent ici complètement démunis. Ils vont donc travailler dans des usines manufacturées, de textile ou faire par exemple, de la couture dans leur appartement. Ces immigrants démunis ne vivaient pas une belle vie dans leur pays à l’origine, alors comment ils auront une belle vie dans un pays hautement développé? Ils n’ont pas les ressources nécessaires initialement.

On retrouve plus des immigrants en provenance de l’Afrique du Nord et de l’Asie, ici au Canada.

  1. Comment une intégration difficile chez les immigrants affecte leur santé?

La mauvaise intégration affecte la santé également. Ils vont avoir moins de ressources que nous. Le revenu de certains immigrants n’est pas assez élevé afin de se procurer les aliments comme un citoyen canadien avec un revenu normal pourrait se procurer.

  1. Les conséquences de la pauvreté chez les enfants.

Les enfants pauvres, d’après plusieurs études, ont des retards du développement du langage et développement moteur. Les enfants qui sont touché par ces retards-là viennent de milieux appauvris. Il y a des conséquences directes sur le développement de l’enfant en milieux appauvris et comme nous l’avons en classe, les enfants pauvres ont une santé fragile, d’être malade, qui va manquer de l’école, ce qui entraine des retards scolaires, décrochage scolaire et donc un cercle vicieux de la pauvreté. C’est sûr que les organismes comme docteur julien ont des impacts importants chez les jeunes, mais le problème c’est qu’il manque de ressource. Plusieurs organismes ne seront pas mis en place par manque de ressource. Au départ, Docteur Julien et une autre dame s’occupaient de 300 enfants. Il est maintenant plus reconnu avec pédiatrie sociale aujourd’hui un autre organise connue a ouvert les portes, Assistance aux enfants en difficulté à côté des neiges. LE gouvernement ne veut pas s’en occuper sans avoir un moyen de pression. Et ce n’est pas avec l’austérité que tout va s’améliorer. LE défi qu’ils ont c’est les enfants de 0 à ans, car un retard à cet âge-là entraine à un retard dès la rentrée à l’école.

  1. Les solutions contre la pauvreté chez les enfants.

Les services communautaires, mais les services communautaires éteigne surtout les feux. L’UNICEF pointe du doigt le Canada pour son peu de mesure pour lutter contre la pauvreté chez les enfants. Ce n’est pas les enfants qui vont revendiquer leur droit comme le font les étudiants. Il faut s’occuper des enfants, il faut lutter massivement contre la pauvreté chez les enfants à la base, la société va en profiter. Il va avoir moins de délinquance, moins de bien-être social, ça va être moins couteux pour la société. C’est rentable d’avoir des jeunes qu’on intègre dans notre société pour peut-être créer des emplois

  1. Comment les coupures budgétaires récentes vont-elles affecter les services comme la pédiatrie sociale?

Si on coupe dans la santé et dans l’éducation, mon hypothèse est que ça laisse beaucoup la porte ouverte à la privatisation des services. Comme aux États-Unis, ça couterait très cher l’université et les services de santé. Si on privatise, il faut que ça soit rentable, et la culture les sports, ce n’est jamais rentable.

8. Pourquoi la lutte contre la pauvreté n’est-elle pas une priorité pour le gouvernement?
Le gouvernement ne priorise pas l’intérêt des plus démunis, car ils ne sont pas sa base électorale. En fait, la majorité de la population, qui a voté libéral, appuie le gouvernement en ce moment.
L’État veut qu’on coupe pour réduire les dépenses, mais on ne regarde pas les revenus, il y en a beaucoup qui sont perdu dans paradis fiscaux.
On réduit de plus en plus le rôle de l’état, il faut donc réfléchir sur les valeurs qu’on veut pour la société, si on veut ou non protéger les plus démunis et mieux répartir la richesse.

Les enjeux sociologiques des immigrants au Canada…Pas facile!

Les enjeux sociologiques des immigrants au Canada…Pas facile                  Le 28 avril 2015

Les immigrants connaissent une certaine pauvreté relative lorsqu’ils viennent s’installer dans un nouveau pays. Qu’est-ce qu’une pauvreté relative? Une personne vit dans la pauvreté si son revenu et ses ressources ne sont pas assez pour bien répondre à leurs besoins. Parlant de revenu, le revenu moyen après les impôts au Canada selon le type de famille économique en 2011 est de 79 600$[1], tandis que le revenu moyen pour un immigrant est de 41 600$[2]. Cette personne, pauvre,  ne va donc pas avoir un niveau de vie acceptable pour la société dans laquelle elle vit. En effet, elle n’est pas au même niveau économique et social des citoyens natifs de sa nouvelle société. Souvent marginalisés, les immigrants peuvent se trouver défavorisés de plusieurs manières: chômage, faible revenu, logement insalubre, soins de santé inadéquats et obstacles à son accès à l’apprentissage tout au long de la vie, à la culture, au sport et aux loisirs[3]. On retrouve une certaine pauvreté chez immigrants au Canada. Leur lieu de provenance (pays développé ou non) et son occupation sont tous des facteurs qui influencent l’intégration de l’immigrant. Un immigrant venant d’un pays moins développé comme l’Inde ou le Congo connaitra certaines difficultés à maintenir une vie saine dans son pays d’accueil. Ceci entrainera une certaine pauvreté chez l’immigrant.

Ce sujet, la pauvreté des immigrants, mérite d’avoir une importance majeure, car c’est un problème social et intégral. C’est aussi un problème structurel de notre société. On peut constater, comme que Madame Nathalie Lafarté l’a mentionnée, la société provoque une certaine forme de racisme. Ce sujet peut être étudié sous plusieurs dimensions, soit économique, sociale, politique ou historique. Par contre, dans cette étude, ce sont les dimensions sociales et économiques qui seront présentées afin de bien expliquer cette problématique. En effet, lors de la lecture de ce premier article, on étudiera, au niveau sociologique, la vie chez les immigrants.

Quelles sont les effets sociologiques de l’immigration? C’est-à-dire les interactions des immigrants avec les canadiens natifs, le groupe social dans lequel ils appartiennent ou même leur mode de communication utilisée dans leur vie quotidienne. Comment que les Canadiens français font face à l’immigration? Comment que les immigrants se perçoivent dans un nouveau pays? Tout un changement. Leur vie change complètement : nouvelle culture/ ethnie, nouvelle langue et nouveau emploie.

Cependant, tout en cherchant à avoir une meilleure vie ici au Canada, certains immigrés reconnaissent des difficultés à s’intégrer socialement. Ceci s’explique par les attitudes des Canadiens francophones face aux immigrants.

En effet, les Canadiens revendiquent plusieurs caractéristiques des immigrants pour que ces derniers puissent bien s’adapter ici. Par exemple, le choix linguistique. En ne répondant pas aux «exigencies» que les Canadiens revendiquent, les immigrants auront de la misère a se procurer des même quantité de ressources humaines (argent, soins, scolarité …) que les Canadiens natifs. Ceci va ensuite provoquer une absence d’adaptation à la nouvelle société.

Les Canadiens de souche trouvent qu’il y a une «minorisation des Canadiens français à Montréal, étant donné le nombre toujours élevé des immigrants qui s’y installent et leur non-intégration à la collectivité francophone». Des pensées comme ceux-ci influencent grandement l’adaptation sociale des immigrants. Ils vont avoir plus de difficulté à ressentir un sentiment d’appartenance dans la nouvelle communauté. De plus, les immigrants font face à plusieurs préjugés : Voleurs de job, sont à la charge de la société québécoise, des envahisseurs etc.

Du côté de la langue française, facteur d’adaptation,  le nombre d’immigrants qui s’installent au Québec qui ne connaissent ni le français et l’anglais augmentent d’année en année. En effet, en 2009, ils étaient de 5 179 (21.1%)[4] immigrants et en 2013, on trouve 7 780 (29.7%)[5] immigrants. Les immigrants qui arrivent au Canada en ayant le français comme langue maternelle sont que 18.9%, tandis que ceux qui arrivent en n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue maternelle se retrouvent à 77.8%. On voit un grand écart.  La langue française permet de communiquer avec les autres et facilite une meilleure intégration dans la communauté québécoise.

Les immigrants, surtout ceux qui viennent de l’Asie et de l’Afrique, sont touchés souvent par la pauvreté, soit 72% de ces immigrants[6]. D’un autre côté, d’autres Canadiens voient l’immigration comme un bon moyen pour empêcher le vieillissement de la population et de pénuries de main-d’œuvre. Alors, le Québec a adopté une loi politique pour améliorer la condition canadienne. Cette loi est basée sur une sélection d’immigrants. Les immigrants sélectionnés ont un profil jeune, un niveau d’instruction relativement élevé et évidement, parlent le français. Cependant, malgré tous ces facteurs positifs de ces immigrants dire «bénéfiques» pour le Canada, ils connaissent des difficultés à s’intégrer.

Pourquoi ont-ils de la difficulté à s’intégrer? On fait appel à des problèmes de langues, de reconnaissance des acquis et des compétences, au manque de réseaux sociaux et aux pratiques discriminatoires peuvent expliquer cette difficulté d’intégration. En faisant face à une certaine forme de discrimination, l’immigrant est poussé à ne pas connaître la culture de l’autre (québécois). C’est pour cela que le processus d’immigration est un processus difficile pour certaines personnes. En effet, les immigrants doivent s’intégrer principalement culturellement, et après socialement et politiquement à la société québécoise. Pour pouvoir s’intégrer correctement, l’immigrant doit avoir une connaissance de la langue française. L’apprentissage de la langue française est plus compliqué pour les personnes les plus âgées. Selon une étude en 2013, on estime qu’il y a 20.2% d’immigrants âgés de 35 à 44 ans qui viennent au Canada. Cette catégorie de personnes est la plus populaire après la catégorie des immigrants de 0-14 ans. «La difficulté d’acquérir la langue de la société d’accueil a pour effet que les individus associent davantage avec les membres de leur groupe ethnique»[7]. En effet, en n’ayant pas la langue de communication de leur société d’accueil, ils ne vont pas pouvoir vivre du même niveau que les natifs. Leur vie ne serait pas confortable. Le manque de connaissance de la langue française et du non reconnaissance du diplôme peut causer un bas niveau de salaire. Ce salaire ne pourra pas satisfaire à tous leurs besoins fondamentaux et alors, ils vivent dans de conditions défavorisés. On voit donc une pauvreté relative comparé aux natifs.

En arrivant dans son nouveau pays d’accueil, l’immigrant a-t-il suffisamment d’information sur cette culture. La réponse c’est non. En général, l’immigrant ne sait pas vraiment les traditions et coutumes, les modes et qualités de vie etc. En ne sachant pas la culture du pays d’accueil, les immigrants ne seront pas en mesure de s’intégrer dans la communauté. En ne sachant pas de s’intégrer, les immigrants vont avoir de la difficulté à prendre bien soin, non seulement d’eux-mêmes, mais de leurs familles également. En effet, de nombreux immigrants viennent d’une grande famille, car souvent, dans les pays moins développés, les familles sont plutôt composées de plusieurs membres. Ce fait nécessite un plus grand effort du côté des parents pour bien prendre soin de leur famille. En ayant pas accès à toutes les ressources, ces parents auront plus de la misère a bien s’occuper de leurs enfants. On peut donc constater qu’ils connaissent une certaine pauvreté. La pauvreté des immigrants augmente d’année en année. En effet, de 1991 à 1996, le taux de pauvreté des immigrants a augmenté de 11.6%.

Cette augmentation du taux de pauvreté chez les immigrants s’explique par le manque d’intégration dans la communauté québécoise. En effet, l’immigrant ferait face à une exclusion sociale et culturelle. En effet, la non reconnaissance du diplôme et des compétences des immigrants fait appel à une forme de racisme. Cette exclusion va donc privée un bon développement économique social chez l’immigrant. Par la suite, l’immigrant n’aura pas les mêmes droits économiques, sociaux et culturels des natifs. Il va donc moins participer dans sa communauté d’accueil. Alors, ceci mènera une pauvreté relative chez l’immigrant, car il ne pourrait pas bien prendre soin de lui et vivre dans de bonnes conditions.

Maria Tawadrous

[1] STATISTIQUE CANADA, 27 juin 2013

[2] VAILLES Francis, 4 juin 2014

[3] LA PAUVRETÉ : QU’EST-CE QUE C’EST ?  S.D

[4] PAULA FILIP Raluca, «Tableaux sur l’immigration permanente

au Québec», avril 2014,

[5] PAULA FILIP Raluca, «Tableaux sur l’immigration permanente

au Québec», avril 2014,

[6] STATISICS CANADA, «Snapshot of racialized Poverty in Canada», Employment and social Development Canada,

 

[7] PICHÉ Victor, «La sociologie des migrations au Québec», Canadian Studies in population, Vol 5 http://www.canpopsoc.ca/CanPopSoc/assets/File/publications/journal/CSPv5p37.pdf, (page consultée le 20 mars 2015)

 

 

 

Assez pour survivre? L’économie chez les immigrants

Assez pour survivre? L’économie chez les immigrants                                                                                            le 28 avril 2015

Au niveau économique, les immigrants connaissent de nombreuses difficultés dans le marché du travail : la non-reconnaissance de leur diplôme et des inégalités de revenus. Cela est causé principalement par leur pays d’origine, leur occupation dans leur pays. Pour savoir les causes de ces injustices, il faut se poser les questions suivantes : Ces immigrants, viennent d’un pays développé ou peu développé ou en voie de développement? Est-ce que leur pays d’origine ressemble au Canada? Comment ces immigrants se débrouillent ici? Ces «sous-sujets» peuvent amener à certaines complexités dans leur vie quotidienne, comme leur santé et leur logement. Cela résulte donc une certaine pauvreté comparativement aux natifs du Canada. En effet, les immigrants n’ont pas la même quantité de ressources qu’aux natifs afin de satisfaire leur besoins fondamentaux.

Comment que ces immigrants finissent-t-ils par être touchés par la pauvreté? Cela dépend tout d’abord de leur adaptation économique au Canada. Deux facteurs influencent une bonne adaptation dans la société d’accueil : des compétences professionnelles et un contrat de travail assuré. Pour ce qui en est du logement, une étude a été faite sur la communauté portugaise dans le Quartier Saint-Louis de Montréal. Cette étude s’est concentrée sur l’état économique des maisons, des conditions de vie et de la dimension du terrain de la maison ainsi que le nombre des membres des familles de ce quartier a été faite. Selon cette étude, 66% des familles contiennent quatre personnes ou plus. Cela est beaucoup! Comme que c’est mentionné dans l’article 1, le nombre de membre dans la famille est un facteur important à prendre en considération car, ces familles auront besoin beaucoup plus de support qu’une famille seulement avec un enfant. La famille aurait également besoin d’un bon salaire pour pouvoir bien satisfaire leurs besoins (manger, vêtir, médicaments etc.). Comme que Madame Nathalie Lafarté l’a mentionné, les immigrantes, surtout, travail souvent dans l’aide domestique comme couturière par exemple. On s’entend que le salaire d’une couturière ce n’est pas beaucoup comparer à un métier comme un professeur ou une infirmière. Cependant, au Québec, l’équité salariale entre les immigrants et les québécois nés au Canada n’est pas trop présente.

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MORVAN Nicolas, 25 septembre 2007

Cette caricature vise à montrer l’injustice sociale dont les immigrants font face à leur arrivée ici. L’écart entre les salaires dépend du pays de provenance de l’immigrant. En effet, si l’immigrant vient d’un pays développé (Angleterre par exemple), il y a de plus grande chance que ce pays puisse fournir une main-d’œuvre plus qualifiée que d’autres pays. Cet immigré, venant de ce pays développé, aurait des meilleures conditions de vie qu’un immigrant venant d’un pays peu développé. L’adaptation économique prend du temps, surtout dans un pays comme le Canada. En effet, lorsque les immigrants arrivent au Canada, ils sont forts dépendants sur l’aide privée ou publique. Cependant cette dépendance diminue avec le temps sauf pour les immigrants qui n’ont pas assez d’instructions, ayant un travail saisonnier ou en étant âgées. «Ainsi, plus d’un immigrant sur quatre, soit 26,9 %, est en situation de faible revenu, tandis que la moyenne canadienne est à 18,1 %»[1]. Cela ne définit pas la pauvreté, mais plutôt l’inégalité salariale, qui a pour effet, la pauvreté. Le chômage vient amplifier la mauvaise condition des immigrants au Canada. En effet, selon Statistique Canada, le taux de chômage des immigrants était de 11% tandis que le taux de chômage des Canadiens était de 5.5%. Cela diffère du lieu d’origine des immigrés. Les asiatiques reconnaissent un taux de chômage de 11.0%, les latinos 10.5%, les européens 8.4% et les Africains 20.8%[2]. On voit alors que les immigrants sont moins favorisés dans le marché de travail. Cela causerait un manque de argent, qui a son tour empêcherait la personne de se procurer assez de biens pour ses besoins de première nécessité. Elle serait donc touchée d’une pauvreté relative. Alors, les immigrants, surtout africains et asiatiques, comme que Madame Nathalie Lafarté a dit, sont souvent touchés par une forme de racisme. Marginalisés, ils font face à des inégalités salariales. Ceci freine à leurs dépenses dans la consommation de biens et service, Ils vont donc moins consommer, ce qui les amènera a se sentir moins en forme que les natifs.

Voici un vidéo qui explique comment les immigrants (haïtiens) font face a une certaine forme de racisme dans le marché de travail. http://ici.radiocanada.ca/regions/atlantique/2012/11/06/009-immigrants-difficultes-emploi.shtml

Marina Tawadrous

[1]RADIO-CANADA, «Les immigrants vivent dans la pauvreté au Québec»,

[2]ZHU Nung et HELLY Denise, «L’inégalité, la pauvreté et l’intégration économique des immigrés au Canada», 2011,

 

 

 

 

 

 

 

 

La pauvreté chez les Autochtones du Canada

La pauvreté touche beaucoup plus le Canada que ce qu’on pourrait croire. Les Autochtones sont un des groupe les plus touchés par la réalité socio-économique des réserves.

 

La pauvreté infantile chez les Autochtones est aussi très alarmante.

Ce diagramme montre la différence entre la pauvreté chez les enfants autochtones, la pauvreté chez les Minsl et la pauvreté chez les enfants non-indigènes au Canada.

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De plus, cet article publié dans le Journal Le Devoir le 19 juin 2013 explique la pauvreté chez les enfants Autochtones.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/381176/la-pauvrete-frappe-la-moitie-des-enfants-autochtones-du-canada

Les Autochtones: la pauvreté en lien avec leur histoire

Lors de l’arrivée des Français sur le territoire américain, ceux-ci n’ont pas tout de suite eu comme réflexe d’assimiler les Autochtones. Au contraire, ils voulaient s’allier avec eux dans le but de survivre sur ce nouveau continent. « Ce qui a modelé les relations entre Français et Amérindiens, c’est avant tout le commerce, la traite des fourrures » (Lepage, 2011). Cette alliance est donc très valorisée par les Européens puisque, « plutôt que par la conquête et par la force, c’est en favorisant des alliances commerciales et militaires, en concluant de nombreux traités de paix et d’amitié que les relations entre les deux peuples se sont solidifiée » (Lepage, 2011). L’aide apportée par les Autochtones est protégée lors de la capitulation de Montréal en 1760, puisque « le gouverneur français, Vaudreuil va exiger, de son vis-à-vis anglais, la protection de ces alliés » (Lepage, 2011). Il est aussi important de souligner que, lors de la période d’avant-guerre, les Amérindiens « ont tenu à affirmer leur neutralité dans la guerre qui opposait les Français et les Anglais » (Lepage, 2011). La victoire des Anglais ne marque donc pas la défaite des Amérindiens, mais bien la défaite des Français. Les Anglais n’avaient donc au départ aucune intention d’assimiler les Autochtones. Ni les Français ni les Anglais n’ont tenté d’imposer leur façon de faire aux Amérindiens. C’est plutôt les Amérindiens qui ont montré à ces deux sociétés comment vivre en Amérique. On leur doit plusieurs choses, telles que « les emprunts culinaires, allant de l’eau d’érable à la courge, au haricot, au maïs et même à la tomate… et la connaissance de plantes médicinales » (Lepage, 2011). Ensuite, la proclamation royale de 1763 a été considérée comme la Magna Carta, la grande charte, des Autochtones. Elle « reconnaît avant tout les autochtones comme des sociétés organisées avec qui il faut négocier des traités. Les éléments-clés du document sont les suivants : la reconnaissance d’un statut de “nations et tribus”, donc de groupes politiquement distincts; la reconnaissance d’une responsabilité de “protection” de la part de la Couronne; l’établissement d’une procédure de “consentement” par traité lorsqu’il s’agit de coloniser les terres » (Lepage, 2011). Avec l’arrivée des Anglais, la politique est poursuivie : « elle était fondée sur une relation d’égal à égal, de nation à nation » (Lepage, 2011). Les anciennes alliances sont renouvelées avec les Anglais et on assiste à une intense activité diplomatique. Même après la colonisation des Anglais, la paix est toujours présente entre les Amérindiens et les Anglais et entre les Amérindiens et les Français. Malgré le fait que déjà en 1867, lors de la création de la Confédération canadienne, les Amérindiens ne sont pas consultés, c’est en 1876 que tout va basculer.

La loi sur les Indiens

La loi sur les Indiens arrive en 1876 et vient tout basculer dans les droits des Autochtones. Cette loi deviendra une déformation de la protection qu’ils avaient avec la Proclamation Royale, « car si au départ ils étaient des nations et tribus dont il fallait assurer la protection, ils deviendront dans les faits des citoyens mineurs sous la tutelle du gouvernement fédéral. Ce qu’on entend par citoyen mineur c’est qu’ils n’ont aucune liberté de décision. S’ils veulent quelque chose, ils doivent avoir l’accord du conseil de banque. Au nom de la protection, on se permettra de décider ce qui est bien pour eux » (Lepage, 2011). Cette non-protection est le résultat de plusieurs changements socio-économiques tels que la baisse de l’importance du commerce des fourrures. De plus, les Anglais, suite à « la fin des hostilités entre les Américains et les Britanniques » (Lepage, 2011), n’ont plus besoin des Amérindiens pour faire la guerre. Les deux raisons qui faisaient en sorte que les nouveaux arrivants avaient besoin des Amérindiens, donc la guerre et le commerce des fourrures, ne sont plus des raisons pour s’allier avec eux. Ils « perdent donc leur position d’alliées stratégiques » (Lepage, 2011). Par contre, on a toujours besoin d’eux, mais pour leurs terres. « Les autorités gouvernementales vont en effet chercher à se doter de pouvoirs nécessaires à l’accélération de la dépossession territoriale des Indiens, et à la diminution du nombre de ceux-ci par voie d’assimilation au mode de vie blanc » (Lepage, 2011). C’est donc à ce moment même que les droits des Amérindiens se voient retirés dans le seul but de rendre ceux-ci plus faciles à assimiler. La Loi sur les Indiens c’est une loi « adoptée par le Parlement du Canada qui confère aux Indiens, telle que soulignée plus haut, un statut équivalent à celui de citoyens mineurs » (Lepage, 2011). Elle brime complètement leur autonomie. « La politique d’assimilation se fondait sur quatre a priori déshumanisants (et incorrects) au sujet des autochtones et de leurs cultures : c’étaient des peuples inférieurs, ils étaient incapables de se gouverner et les autorités coloniales étaient les mieux placées pour savoir comment protéger leurs intérêts et leur bien-être, la relation spéciale fondée sur le respect et le partage que consacraient les traités étaient une anomalie historique qui n’avait plus sa raison d’être et les idées européennes de progrès et de développement étaient de toute évidence correctes et pouvaient être imposées aux autochtones sans tenir compte des autres valeurs, opinions ou droits qui pouvaient être les leurs » (Lepage, 2011).

Les pensionnats indiens

Thomas Moore avant et après son entré dans l’école « Regina Indian Residential School » en Saskatchewan en 1874. (Librairie et Archives Canada, s.d.)

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Dans le but d’assimiler les Amérindiens, le gouvernement a mis en place des institutions nommées pensionnats en 1892. « Le but de ces établissements était simple : l’évangélisation et l’assimilation progressive des peuples autochtones. À la fin de leurs études dans les pensionnats, les enfants, après avoir été resocialisés et baignés dans les valeurs de la culture européenne, seraient les prototypes d’une magnifique métamorphose : le “sauvage” devenu civilisé, prêt à accepter ses privilèges et ses responsabilités de citoyen » (Lepage, 2011). Quatre-vingts écoles étaient présentent sur le territoire canadien en 1931. Elles étaient situées principalement dans le Nord-Ouest et dans l’ouest du pays. L’arrivée des pensionnats au Québec fut tardive. Les autorités religieuses « recommandaient alors de prendre en charge les enfants dès l’âge de six ans, car il était primordial qu’ils soient suffisamment jeunes pour échapper “à toute l’influence dégénérative de leur environnement familial” » (Sbarrato, 2005). Les pensionnats ont tellement eu un effet néfaste sur les autochtones qu’en « 1998, le gouvernement du Canada s’engageait à consacrer un montant de 350 millions de dollars afin d’appuyer des initiatives dites de “guérison communautaire” pour les membres des peuples autochtones qui souffrent des séquelles laissées par les sévices physiques et sexuels subis dans les pensionnats » (Lepage, 2011). Les Amérindiens ont donc cherché à défendre leurs droits en utilisant des ressources internationales. « Les premières démarches ont pris la forme d’appels, de pétitions et de requêtes auprès des autorités impériales des différents pays colonisateurs » (Lepage, 2011).

De nos jours, l’égalité entre les Autochtones et les Canadiens est toujours négligée. Les Autochtones ont beaucoup plus de problèmes à se sortir de la misère dans laquelle le Canada les a mis. Le gouvernement ne s’occupe plus des Autochtones et c’est pour cette raison qu’ils vivent dans de telles conditions de vie. La pauvreté chez les Autochtones est donc fondamentalement basée sur l’historique et sur la politique comme ont a pu le remarquer plus haut.

Jennifer Ryter

Médiagraphie:

LEPAGE, Pierre. Mythes et réalités sur les peuples autochtones, Québec, 2e édition, CDPDJ, 2011

SBARRATO,Nicolas.  L’éducation dans les communautés autochtones au Québec. Du système d’écoles résidentielles à l’espoir contemporain, revue internationale d’étude québécoise, vol.8, n°2, 2005, p.263

Les causes et conséquences de la pauvreté chez les Autochtones du Canada

La répartition des Autochtones au Canada (Affaire autochtones et développement du Nord Canada, 2011)

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Pour commencer, dans le but de bien comprendre les conséquences liées à la pauvreté des Autochtones, il faut tout d’abord comprendre pourquoi ils sont dans cette situation dès le départ. Dans cet article, je ferais le point sur les causes de la pauvreté chez les Autochtones et ainsi des conséquences de cette pauvreté sur ce peuple.

Toutes les causes reliées à cette pauvreté remontent à une seule loi instaurée en 1876. De cette loi découlent toutes les autres causes en lien avec la pauvreté. Donc pour que vous compreniez bien la situation, il faut comprendre ce qu’est la loi des Indiens puisque cette loi brime toute la liberté des Autochtones et ne leur permet pas de sortir de leur pauvreté. La loi sur les Indiens, appelée autrefois la loi des Sauvages, a été instaurée en 1876 et elle reconnait les Autochtones comme des citoyens mineurs. Ce que cela signifie c’est que même s’ils ont plus de 18 ans, ils seront toujours considérés comme des mineurs, donc des personnes de moins de 18 ans. Au niveau politique, cela signifie qu’ils n’ont pas de pouvoir devant la loi. Le seul pouvoir qu’ils ont, et ils l’ont obtenu en 1969, c’est le droit de vote. En fait, la loi sur les Indiens ne leur donne, comme dit plus haut, très peu et même pas de liberté. Par exemple, les bungalows, qui sont mis à la disposition des Autochtones par le gouvernement, ne leur appartiennent pas. Donc, si le propriétaire du bungalow meurt, ce dernier ne revient pas aux enfants du propriétaire, le bungalow retourne au gouvernement et celui-ci lui assigne un nouveau propriétaire. La raison pour laquelle ils ne peuvent pas s’acheter une maison est très simple : ils n’ont pas la permission d’emprunter à la Banque donc ils n’ont pas d’hypothèque, etc. Le fait qu’ils ne peuvent pas emprunter à la Banque leur est très fatal au niveau économique. Par exemple, un jeune autochtone, qui décide qu’il est a marre de vivre dans des conditions de pauvreté, aimerait partir une compagnie forestière dans le but de faire fleurir l’économie des réserves. Ce jeune n’a aucune chance de démarrer son entreprise puisqu’il ne peut pas emprunter à la Banque, donc il ne peut pas investir dans sa nouvelle entreprise. De plus, il y a aussi la question du territoire. En fait, cela signifie que les terres des réserves ne leur appartiennent pas. Elles appartiennent à la Couronne. Si les Autochtones veulent couper un arbre, ils doivent demander la permission au ministre des Affaires indiennes. Si les Autochtones veulent faire des réparations dans leur petit bungalow, ils doivent demander la permission au ministre des Affaires indiennes et ainsi de suite. Ils ne peuvent donc rien décider sur le territoire qu’ils occupent puisque celui ne leur appartient pas. Avec cette loi mise en place, il devient très difficile pour les Autochtones du Canada de se sortir de la misère et même de tout simplement vivre sans que le gouvernement intervienne.

Après avoir compris d’où provenait la pauvreté chez les Autochtones, il faut maintenant comprendre les conséquences liées à cette pauvreté. Les conséquences sont donc les mêmes que chez les allophones. Une des conséquences serait les dépenses excessives dans « l’amusement, les vidéos, les bingos » (Desmarais, 1993). Ensuite, il y a beaucoup de violence des parents envers leurs enfants. Ces jeunes victimes de violence durant leur enfance sont donc grandement à risques et c’est de cette violence qu’apparaissent tous les problèmes sociaux chez les autochtones. Les parents n’inculquent pas les valeurs reliées à la réussite scolaire ou reliées aux effets néfastes de l’alcool et de la drogue chez leurs enfants, puisque les parents n’ont jamais connu ces valeurs et prennent de la drogue et de l’alcool pour fuir leurs propres problèmes de pauvreté. Le décrochage scolaire est donc un déterminant dans la pauvreté des autochtones. Par exemple, dans une école secondaire de 250 élèves, seulement 5 parmi les 250 obtiendront leur diplôme de fin d’études secondaires (Laferté, 2015). Ceux-ci n’étant pas assez éduqués, ils n’ont donc pas les critères requis pour avoir un emploi avec un revenu qui empêcherait la pauvreté chez les générations futures des autochtones : « le taux d’échec et d’abandon scolaire est en général supérieur de 250 % à 300 % à la moyenne québécoise chez les autochtones » (Larose, 2005). L’alcool et la drogue sont aussi présents chez les jeunes, car ceux-ci « veulent être ailleurs, veulent rêver à autre chose » (Desmarais, 1993) et aussi « parce que les gens boivent pour oublier le milieu dans lequel ils vivent et leur misère » (Desmarais, 1993). L’autre moyen utilisé pour s’évader de la misère dans laquelle ils vivent c’est par le suicide. Le taux de suicide est anormalement élevé chez les autochtones (5 à 8 fois plus) (Aubry, 2002). La pauvreté des autochtones est bien évidemment en lien avec le manque de travail dans les réserves qui est aussi directement lié à la loi des Indiens. Il n’y a donc « à peu près pas de possibilités de développement économique, pas de commerces, pas d’institutions » (Desmarais. 1993).

Pour finir, la pauvreté chez les Autochtones entraîne aussi beaucoup de problèmes reliés à leur santé. Elle est « associée à un risque accru de maladies chroniques, de blessures, de mauvais développement infantile, d’un éventail de problèmes de santé mentale (stress, anxiété, dépression et manque d’estime de soi), et de mort prématurée » (Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, s.d.). Il faut donc que les Autochtones agissent et rapidement dans le but d’avoir de meilleure condition de vie.

Jennifer Ryter

Médiagraphie:

AUBRY, Nicole. Les jeunes Autochtones du Québec, VHS, 50 min. Enjeux, SRC, 2002.

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, La pauvreté: un déterminant social de la santé des Premières Nations, Inuit et Métis, [En ligne], http://www.ccnsa.ca/docs/french%20fact%20sheets/social%20determinants%20fact%20sheets/1689_NCCAH_fs_poverty_FR_V2.pdf

 DESMARAIS, Danielle. Violence familiale, pauvreté et autonomie politique : défis des femmes autochtones québécoises : entrevue avec Michèle Rouleau, Nouvelles pratiques sociales, vol. 6, n° 1, 1993, p. 15-31.

 LAROSE, François. La résilience scolaire comme indice d’acculturation chez les autochtones: bilan de recherché en milieu innus, Revue des sciences de l’éducation, Vol. XXVII, n°1, 2005, p.151 à 180.

La pauvreté chez les enfants canadiens, une réalité méconnue.

La recherche sur la pauvreté des enfants du Canada est importante, c’est grâce à elle qu’il est possible de comprendre les conséquences auxquelles ils font face. Comme il a été présenté dans l’entrevue de Natalie Laferté, les enfants ne peuvent pas revendiquer leur droit, alors il est important de sensibilisé la population à leur égard et ainsi leur permettre de vivre une vie en santé sans injustice. D’après une recherche d’UNICEF (UNICEF, 2010), il y aurait 13.3 % des enfants qui vivent dans une pauvreté relative au Canada, ce qui signifie que la famille à un revenu suffisamment bonne pour subvenir au besoin primaire de la famille. De même, au Canada il y a une plus grande population d’enfants pauvres que d’adultes pauvres. Le Canada est souvent critiqué par l’UNICEF par son manque d’action auprès des jeunes en difficulté, comme le mentionne Madame Laferté, le gouvernement ne se presse pas à résoudre ce problème de pauvreté et même qu’il en parle très peu lors des élections. Ces jeunes sont victime d’injustice. Pourquoi? Parce que les pauvres ne sont pas leur public cible, puisqu’ils ne sont pas en âge de voter et que les parents ne sont pas interpellés par les parties. Le gouvernement canadien réagit très peu au besoin des enfants et au contraire, c’est des services communautaires comme docteur Julien qui aide les familles démunies à s’en sortir. De plus, avec l’austérité d’aujourd’hui les groupes humanitaires qui recevaient de l’aide du gouvernement vont être coupés de leur subvention. Selon une autre recherche de l’UNICEF (UNICEF, 2010), le Canada se situe au 18e rang des 35 pays riches dont le taux de pauvreté est le plus élevé. Le Canada ne met pas beaucoup d’argent sur les programmes pour les familles pauvres, contrairement à d’autres pays riches qui mettent beaucoup d’effort et d’argent pour que le pourcentage de pauvreté chez les enfants soit plus bas. Comme le mentionne la recherche de l’UNICEF, le gouvernement met environ 13.2 milliards de dollars pour les enfants, par contre il met beaucoup plus que le double de cet argent aux personnes âgées, alors qu’ils ne représentent que 6.3 % de la pauvreté. Donc, encore une fois les enfants sont mises de côté. Ce sont les familles monoparentales et les familles avec des parents peu instruits qui ont le plus grand taux de pauvreté, car leur faible scolarité fait en sorte que leur travail est moins bien rémunéré. Pour ce qui est ai des familles monoparentales, le faible revenu dans les ménages n’aide pas la situation de pauvreté.

Les impacts sur le développement social de l’enfant entre 0 et 18 ans.

La pauvreté, chez les enfants, peut engendrer plusieurs problèmes au niveau social et psychologique, ce qui peut entraîner une injustice importante envers l’enfant. Le cercle vicieux de la pauvreté en est un exemple. En effet, comme l’explique Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les enfants, dont les parents ont une faible scolarité, vont être pris dans une spirale, car ils vont systématiquement faire le même trajet que leurs parents. Ils vont développer des retards dès le tout jeune âge et plusieurs vont décrocher. Ce décrochage de ces jeunes va les empêcher d’avoir accès à de bons emplois rémunérés. Alors, ils vont avoir moins de revenues ce qui les entraine dans une vie de pauvreté. Ces jeunes vont ensuite léguer leur pauvreté à leur enfant. C’est ce qui crée le cercle vicieux de la pauvreté. Certains s’en sortent grâce à une grande volonté de réussir. Les jeunes quittent plus tôt l’école pour subvenir à sa famille, mais principalement à cause d’un manque d’estime de soi causé par plusieurs échecs à l’école qui n’est pas fait pour subvenir à ses besoins. L’abandon de ces jeunes à l’école cause une augmentation de l’aide sociale et du chômage, car ils ne sont pas assez formés pour se trouver un emploi. C’est pourquoi qu’il est important que le gouvernement aide les jeunes pour les insister à rester à l’école et ainsi avoir accès à de meilleurs emplois. En plus d’aider les jeunes, le gouvernement va aider l’économie.

            L’exclusion sociale des jeunes est aussi un aspect important causé par pauvreté, car elle a des impacts négatifs sur le développement de l’enfant. Les jeunes décrochent des écoles puisqu’ils ne se sentent pas comme les autres, ils sont exclus de la société des classes moyennes. Ils ont moins d’argent pour être habillés à la dernière mode et souvent ils ont un retard au niveau scolaire. C’est pourquoi ils quittent l’école au lieu de subir cette pression et pour trouver un travail ou un domaine d’étude où ils sont acceptés comme ils sont. Par contre, comme l’explique encore Lisette Moreau dans la pauvreté et le décrochage scolaire ou la spirale de l’exclusion, les activités et les groupes scolaires peuvent avoir un impact positif sur la vie des jeunes. Si les jeunes peuvent participer à des activités qu’ils aiment, ils vont se faire accepter dans des groupes de jeunes plus sains que ceux qui se retrouvent dans la rue. Ces jeunes sont de meilleures influences que les décrocheurs. Cette intégration des jeunes dans des milieux sociaux brise automatiquement l’isolement créé par la pauvreté et ses injustices. Malheureusement, ce n’est pas toutes les écoles qui ont plusieurs activités parascolaires. C’est à ce moment-là que les enfants se sentent différents et exclus de la société. Si les enfants ne sont pas inscrits dans les sports, cela entraine facilement le rejet, car les sports sont un lieu de socialisation important à l’école. Par contre, les sports coûtent très cher. Comme il est présenté dans la vidéo la pauvreté en héritage, les sports sont couteux, car il faut acheter l’équipement et il y a souvent des déplacements. Par exemple le ski, il faut acheter les skis, les cours, le remonte-pente et se déplacer. Ce n’est pas toutes les familles qui peuvent se le permettre.

            De plus en plus dans les écoles, il est possible de retrouver une travailleuse sociale, qui aide les familles à s’intégrer et facilité l’entrée en milieu scolaire de l’enfant, ainsi, il s’assure de la réussite de l’enfant[1]. La travailleuse sociale s’assure que l’adaptation de l’enfant en classe se fait bien et que l’enfant obtienne le plus de support possible et qui est nécessaire pour sa réussite en milieu scolaire et ainsi prévenir le décrochage scolaire. Elle est présente pour l’aider en tout temps à l’école. En outre, la travailleuse sociale peut aussi organiser des thérapies de groupe d’entraide pour aider les parents à gérer les enfants en difficulté, le travail et les crises des enfants.

            L’isolement qui entoure ces enfants fait en sorte qu’ils sont constamment à la recherche de leurs identités. Ils cherchent un modèle parmi les adultes qui le côtoient, mais un bon exemple de modèle qui a réussi à se sortir de la pauvreté est plus difficile à avoir, car ils sont isolés du reste de la société. Leurs modèles sont souvent leurs parents qui vivent dans des milieux appauvris. Les enfants ont donc tendance à imiter le comportement de leurs parents en grandissant. Comme Paul Makdissi et Mathieu Audet dans La pauvreté chez les jeunes de 0 à 17 ans au Québec : Une perspective comparative, les jeunes ont absolument besoin d’un modèle, d’un mentor pour se sentir compris et sécurisé. Ils sont donc des modèles qui vont leur montrer comment vivre dans une société qui les rejette. Donc, il est primordial de créer des groupes d’aide, comme du parrainage, pour aider les jeunes enfants à avoir des modèles qui ont réussi et qui peuvent les guidés dans la bonne direction.

[1] Adje  VAN DE SANDE et Gilles RENAULT, « Le travail social auprès des enfants », Reflet : revue d’intervention sociale et communautaire, vol. 7, n. 2, 2001, p.76-91, Dans Érudit, p. p85.